<Desc/Clms Page number 1>
"PROCEDE DE COULEE ET MOYENS PROPRES A SA REALISATION".
La présente invention a pour objet un procédé de coulée de toute matière liquide, solide, pulvérulente, plastique ou autre, à action multiple et simultanée, ainsi que les moyens propres à sa réalisation.
Le procédé consiste essentiellement à séparer le produit utile, des inclusions nuisibles, scories, laitiers, impuretés, gaz, ensuite à l'améliorer par des moyens appropriés, physiques, chimiques, électriques, mécaniques ou autres, à procéder à la coulée régularisée, homogène, continue ou intermittente dans des conditions datmosphère, dépression, température, débit, vitesse de coulée, hauteurs de chute variables et réglables à volonté.
Ces conditions pouvant être réalisées solidairement ou isolément sur l'ensemble ou sur une partie de la coulée. C'est ainsi qu'en prenant l'exemple de la métallurgie de ltacier, plu sieurs lingots peuvent être coulés ensemble, au même instant, sous des conditions différentes pour chacun d'eux de température,
<Desc/Clms Page number 2>
de débit, de vitesse, de hauteur de chute, de dépression, d'atmosphère, d'homogénéisation ou d'additions, comme ils pourraient être coulés tous dans le même temps et dans les mêmes conditions.
Il y a donc nouveauté dans la réception du produit, dans son amélioration, dans sa transmission. pour réaliser cet objet du présent brevet, on disposera essentiellement d'une poche à compartiments multiples et à pluralité d'orifices de coulée, que lion dénommera " poche multiplex" avec affineur-régulateur perfectionné, dont des exemples de réalisation sont représentés dans les figures des dessins annexés données à titre exemplatif mais non limitatif pour illustrer l'objet du présent brevet.
A cet effet, la fig.I représente une coupe transversale en élévation d'un modèle de poche de coulée à compartiments multiples à dégagements séparés pour déchets et produits finis et à plura- lité d'orifices de coulée par exemple à cinq orifices de coulée.
La fig.2 une coupe transversale en élévation d'un modèle d'affineur-régulateur et de son dispositif de suspension dans sa position normale, par rapport à la poche de coulée multiplex,
La fig.3, la vue en plan de la poche de coulée multiplex représentée par la fig.I ( avec coupe des orifices de coulée).
La fig.4 la coupe transversale d'un autre modèle de poches à compartiments multiples, dégagements séparés et à pluralité d'orifices de coulée.
La fig.5, la coupe transversale d'un procédé de coulée à poches intérieures multiples, combinées à une poche principale multiplex.
La fig.6 la coupe horizontale et longitudinale d'un autre modèle de poche à compartiments multiples et à dégagements réservés pour déchets et pour produits finis et à pluralité d'orifices de coulée ( par exemple à dix orifices de coulée).
La fig.7, l'ensemble de quatre poches multiplex synchronisées dans une disposition en étoile.
La fig.8 un exemple de quatre rangées d'orfices de coulée pour débit et vitesse de coulée uniformes ou variables, avec
<Desc/Clms Page number 3>
procédé de progressivité et dégressivité à volonté;
La fig.9 un ensemble amovible d'orifices de coulée, monté sur un cadre-chassis.
La fig.IO un exemple de réalisation d'un affineur-régulateur à dépression, pour extraction des gaz occlus et additions de réactifs ou produits d'amélioration.
La fig.Il la coupe transversale en élévation d'un autre modèle d'affineur-régulateur à barrages intercalaires, amovibles, mobiles et inclinables à volonté, suivant A-B, fig.12.
La fig.I2 la vue en plan de l'exemple représenté par la fig.II.
La fig.13, un exemple de mécanisme pour mouvoir mécaniquement par les organes moteurs de la poche, les barrages intercalaires, représentés sur le modèle des figures II et 12.
La fig.14, une coupe verticale du compartiment central du modèle de poche représenté par la fig.6.
En se reportant aux fig.I et 3, ces figures représentent une poche de coulée multiplex à parois métalliques et à revêtement intérieur réfractaire ou analogue à compartiments 1, 1A et 1B.
Le nombre de compartiments peut varier à volonté, ils peuvent être longitudinaux, transversaux ou autres, communiquer ou non entre eux, avoir ou non leur propre dégagement et affineur, ou recevoir des produits différents, l'un d'eux peut contenir un produit d'affinage ou d'amélioration, par exemple le compartiment central et le communiquer aux autres.
L'arrivée de la matière à couler se fait de préférence par 19 dans le compartiment 1, créant ainsi la nouveauté dans la réception du produit. En cas de besoin ou d'accident, celui-ci peut être admis par les ouvertures 17,18 des compartiments 1A et 1B.
Les numéros 17 et 18 représentent des trous d'homme, d'observation ou de réserve. Ces trois ouvertures peuvent être recouvertes par les couvercles amovibles 8,9,10. Ceux-ci portent des anneaux 31 permettant l'accrochage pour leur déplacement et ils s'appuient sur les entonnoirs de la poche, par l'intermédiaire des rebords 47.
<Desc/Clms Page number 4>
Ces couvercles peuvent eux aussi, recevoir un revêtement intérieur en réfractaire. En cas de rotation de la poche multiplex sur ses tourillons 2, les couvercles sont retenus par leur emboi- tement 29,30 aux rebords 47 des entonnoirs de la poche. Au fur et à mesure de l'arrivée de la matière à couler, le niveau s'élève dans le compartiment 1 et passe dans le compartiment lA par le passage 3 suivant le principe des vases communicants.
Si l'on ne procède pas à une coulée continue, la poche multiplex est maintenue dans la position indiquée par la fig.I et le niveau s'élève jusqu'au passage 4 à l'entrée du compartiment 1B.
Les passages 3 et 4 peuvent s'étendre sur toute la largeur de la poche d'un côté latéral à l'autre, ou bien ils peuvent s'en limiter à une partie, par exemple, à une ou plusieurs sections circulaires établies dans chacune des cloisons 11 et 12; afin de canaliser largement le débit d'arrivée, cette ou ces sections seront égales ou supérieures à la section du trou de coulée de l'appareil qui fournit le produit à couler à la poche et le fond des compartiment 1 et lA ( paroi inférieure et les cloisons 11 et 12) seront appropriées pour faciliter l'acheminement du produit 'vers les passages circulaires 3 et 4 par tous moyens convenables, notamment par une inclinaison adéquate.
Les scories, laitiers, impuretés de densité moindre arrivent dans la poche après que le niveau 3 a été dépassé par le produit utile et se localisent ainsi d'eux-mêmes, au niveau supérieur du compartiment 1, dénommé compartiment à laitiers, qui est ainsi délimité et isolé exactement, Les compartiments lA et 1B étant réservés pour les produits finis, par exemple: l'acier liquide.
L'ordre ou le nombre des compartiments peut être inversé, mais le ou les compartiments à déchets, sont toujours distincts et séparés du ou des compartiments à produits utiles. Les déchets sont évacués par les orifices 7 qui leur sont spécialement réservés.
Au besoin, une légère rotation de la poche dans le sens arrière facilite leur sortie, de même qu'un léger mouvement rotatif dans le sens contraire sert à couler le produit utile par les orifices 5.
Ces derniers dessinés sur ,les fig. 3 et 6 sont au nombre de cinq
<Desc/Clms Page number 5>
sur la fig.3 et au nombre de dix sur la fig.6, permettant ainsi de réaliser effectivement la transmission multiple et simultanée du produit utile ; orifices pour évacuation des déchets sont au nombre de trois sur la fig.3 et de un sur la fig.6, mais les uns et les autres peuvent être plus ou moins nombreux volonté.
Les organes 33,46 et 15 représentent des moyens nouveaux d'amé- lioration du produit par chauffage additionnel convenable. Ils permettent d'agir sur la température de coulée afin d'obtenir celle qui est la plus favorable et éviter ainsi les défauts des produits finis, inhérents à une mauvaise température de coulée et à éviter la dissolution des gaz dans le produit utile, lors de l'élaboration de l'acier par exemple, à cause dtune surchauffe du métal. Le réchauffage additionnel représente un moyen nouveau d'amélioration du produit fini dans la poche.
Le chauffage additionnel peut comprendre le chauffage au gaz par tubes radiants par exemple, ou autres, Pu. résistances électriques de chauffage. Pour obtenir un réchauffage ou maintenir une température déterminée de la masse, les organes 33 et 46 sont placés k la paroi supérieure 77 et pour obtenir éventuellement un réchauffage du jet de coulée, les organes 15, par exemple des résistances de chauffage électriques, sont placés à proximité de la sortie du produit à couler.
Le réchauffage additionnel peut être effectué par l'intermédiaire de flotteurs recouvrant le produit fini, et constitués en matériaux de densité intermédiaire entre celle du produit fini et celle des scories et comme ils sont percés d'ouvertures de part en part, la scorie ou les inclusions remontent au niveau supérieur de la masse en traversant les passages opérés dans les flotteurs et se posent à la partie supérieure de ceux-ci. Cette ascension des impuretés contenues dans la masse est accélérée par le rôle des ouvertures pratiquées dans les flotteurs, celles-ci remplissant en effet, l'office de cheminées aspirantes, il s'opère une succion de ces impuretés.
Cette aspiration est encore augmentée par l'emploi de flotteurs
<Desc/Clms Page number 6>
creux dans lesquels sont logés des moyens additionnels de réchauf- fage, par exemple, constitués par des résistances électriques ou tubes radiants comme déjà signalés ci-dessus,
Chacun des compartiments peut être muni d'un ou de plusieurs flotteurs, dans ce cas, les couvercles 8,9,10 des fig.I et 4 peuvent être supprimés. Ce dispositif à flotteurs constitue un procédé nouveau d'épuration dans les poches à acier liquide et en général à produits liquides.
Les moyens de réchauffageadditionnel dont il est question ci-dessus, peuvent être placés à d'autres endroits de la poche, par exemple, aux parties supérieures des cloisons séparatives ou autres. L'appoint additionnel de calories peut être apporté par toutes autres sources de chaleur, telles que les combustibles liquides, solides, gazeux, l'électricité sous toutes ses formes, par des agents chimiques ou physiques, par conductibilité, rayon- nernent et même par un moyen tel qu'une ceinture calorifugée ou canalisation extérieure à la poche, contenant un fluide isolé du contenu de la poche.
Dans cette catégorie des moyens de réchauffage il faut com- prendre le cas, ou le fluide est remplacé par de la scorie ou laitier en fusion ou non, provenant des déchets éliminés au cours de la coulée. Cette ceinture ou canalisation calmrifugée est cons- truite de plusieurs pièces amovibles avec attaches pour leur ' permettant manutention, notamment, leur enlèvement séparé ou simultané pour le dégagement du contenu après l'opération.
Dans le cas ou le chauffage additionnel n'est pas mis en action et en supposant qu'on procède à la coulée d'un métal liquide, tel l'acier en fusion par exemple, c'est l'acier entré en premier lieu dans la poche, qui sera coulé en premier lieu à la sortie, c'est le métal le plus froid ou qui a tendance à se refroidir en premier lieu qui sera évacué pour commencer, la réalisation de cette constante, constitue un procédé nouveau de coulée.
Etant donné ces conditions de coulée, la scorie n'est plus nécessaire dans la poche pour recouvrir le métal, et elle peut
<Desc/Clms Page number 7>
être évacuée directement vers une autre destination sa sortie du four et non admise dans la poche. Un réactif d'amélioration du produit peut être placé à la partie inférieure du compartiment 1, où il agira sur toute la masse, par le passage du produit et où les déchets éventuels de la réaction seront extraits automatiquement.
Les orifices de coulée sont garnis de logements amovibles 13 et 14 à grande inclinaison du canal intérieur, ces logements sont construits en matériaux adéquats ( réfractaires pour ce qui concerne l'acier liquide) et ils sont maintenue dans leur position par un adhérent, ciment, mortier réfractaire ou analogue au dispositif de retient 34 en liaison avec la poche. Les compartiments sont séparés par les cloisons 11 et 12, recouvertes de matériaux réfractaires, La poche entière est amovible, elle peut être soulevée en la prenant par les tourillons 2 et crochets 44 et maintenue par pont roulant par exemple pour effectuer la coulée, celui-ci 'peut aussi la déposer sur un chariot de coulée avec bâti Ib.
Les numéros 32 représentent deux roues dentées ou organes analogues destinées à recevoir le mouvement moteur pour la rotation de la poche en supposant que celle-ci est portée par un chariot transporteur.
D'autre part, la poche peut reposer follement sur ses tourillons 2 et recevoir son mouvement moteur par pistons-releveurs, crémaillères, bielles ou analogues agissant à l'endroit du crochet 44 par exemple, où à l'aide de barres ou câbles en liaison avec les crochets 44 ou les pivots 20, 20' et stenroulant sur tambour moteur par l'intermédiaire de deux flèches latérales par exemple comme pour les grues, ou par entrainement au moyen de galets à friction. Le mouvement mécanique est muni des organes habituels tels que réducteurs de vitesse, freins, organes de sécurité et de contrôle, taquets dtarrêt, verrous de calage, cliquets,etc.
La poche peut aussi être supportée par deux bras porteurs, ou
<Desc/Clms Page number 8>
ceinture qui lui communiquent ou non les mouvements nécessaires.
Coulée continue,.- Pour réaliser la coulée oontinue la poche multiplex est inclinée, dès le moment de l'entrée du produit dans la poche et celui-ci s'écoule par les passages 3,4,5 en. suivant la paroi inférieure 6, dans le même temps que se fait l'arrivée par 19.
Les organes portant les numéros 36,20,35, représentent un exemple de dispositif de suspension de l'affineur- régulateur ; il est fixé à la poche multiplex, par exemple à la paroi latérale et il subit les mouvements imprimés à la poche ; que les organes 36', 20', 35' figurent un exemple du même dispositif mais à action mobile, il peut osciller autour de l'axe 78 fixé par/exemple à la paroi latérale de la poche.
Un ou plusieurs ergots d'arrêt, verrous ou analogues 80 peuvent toutefois l'immobiliser dans une position déterminée, le dispositif fonctionne alors dans ce cas, comme l'appareil précédent fixé à la poche, le mouvement est communiqué par les organes moteurs actionnant les mouvements de la poche, à l'aide de cables s'enroulant sur un tambour-moteur, par exemple, et dont les crochets d'attache, anneaux, ou analogues sont en -liaison avec le dispositif, par l'intermédiaire de l'axe 81 ; un contrepoids 79 régularise la manoeuvre. Ce dispositif permet de modifier à tout instant la distance séparant l'affineur de l'appareil récepteur (lingotières ou autres) et de l'appareil fournisseur ( poche) et d'agir ainsi sur la hauteur de chute du produit coulé.
Sur la fig.3 un exemple de chacun dé ses dispositifs est dessiné sur chacun des côtés de la poche, mais il va sans dire qu'il est recommandé d'avoir le même exemple sur les deux côtés puisque l'ensemble est appelé à fonctionner en synchronisme.
Un contrepoids peut être placé éventuellement pour équilibrer l'ensemble de la poche à charge.
L'affineur-régulateur est le prolongement de la poche multiplex tout en étant un appareil tout à fait distinct. Il reçoit
<Desc/Clms Page number 9>
le produit à couler, qui lui est fourni par la poche par l'intermédiaire des orifices de coulée 5, garnis des logements 13 (réfractaires dans le cas de la métallurgie de l'acier fig.l et 3. Il est schématisé dans sa position naturelle la plus générale, par la fig.2 mais il est représenté par des exemples différents sous les fig.2,10,11,12 et 13, il est entièrement amovible. Dans tous les exemples; les crochets 21 ( dessinés sur la fig.2) permettent de le suspendre aux axes 20, 20' ( de la fig.3) des dispositifs de suspension de la poche, il subit donc les mouvements de celle-ci.
Les crochets 21 peuvent être montés sur un palan par exemple, de manière à faire mouvoir l'affineur-régulateur à volonté, indépendamment des mouvements imprimés à la poche.
Un ensemble mécanique 22,23,24,82, dessiné sur la fig.2 complète le dispositif d'accrochage de l'affineur-régulateur ou 23 et 24 (fig.2) sont des axes fixés à la paroi par exemple.
Sur la fig.2, 22 représentent des barres reliant ces axes à un axe commun 82 qui reçoit les crochets d'attelage 21 déjà cités, ceux-ci peuvent donc être tout à fait indépendants et amovibles, Le dispositif de suspension tel que décrit, est signalé à titre d'exemple, il y en a d'autres, ils relèvent simplement de l'art de l'homme de métier. Sur la fig.2, lâorgane 25 représente une paroi de protection contre les jets, étincelles qui peuvent être projetées par 5, 13 de la fig.l.
26 figure la paroi de l'affineur-régulateur à forme élargie vers la partie supérieure pour faciliter les dégagements gazeux, elle est amovible et retenue dans un châssis, Les organes 27 désignent les barrages intercalaires intérieurs régulateurs du jet de coulée, amortisseurs et réducteurs de chute du produit coulé ; leur nombre peut être augmenté ou diminué à volonté, ils forment des éléments multiples étagés et amovibles suspendus au chassis de l'affineur ou parois 26 par des crochets 94. Les organes 28 représentent des orifices pratiqués dans les barrages intercalaires 27 et 83 des trous d'homme, de regard, ils servent
<Desc/Clms Page number 10>
pour l'introduction de réactifs ou autres éléments d'amélioration ou gaz d'affinage ou des moyens additionnels de réchauffage. Les organes 28,83, peuvent varier à volonté.
L'affineur-régulateur peut être animé de mouvement$ vibratoires, secousses, rotation, améliorant le produit fini, grâce à sa suspension mécanique et au mouvement moteur de la poche. Il peut exister un affineurrégulateur distinct par orifice. de coulée ou par groupe de ceuxci, comme il peut exister des cellules isolées aménagées en regard de chacun des orifices de coulée dans un affineur- régulateur général. Le produit fini peut aussi recevoir des améliorations ou conditions de coulée différentes dans ohacun d.es affineurs, cellules ou groupes, permettant de réaliser le principe énoncé de la transmission régularisée, multiple et simultanée Tous les organes de l'affineur-régulateur peuvent recevoir éven- tuellernent un revêtement de protection ou calorifuge en réfractaire ou autres.
La fig.IO représente un affineur-régulateur perfectionné, à double enveloppe calorifugée 53 et 54 permettant l'extraction des gaz. Pour la mise en travail, il est suspendu à la poche comme nous l'avons déjà décrit au sujet de la fig.2. Pour la bonne compréhension du dessin, l'appareil de suspension n'a donc pas été reproduit sur la fig.IO.
Le produit à couler est déversé par la poche dans le récipient 57 de l'affineur-régulateur dont les parois épousent une forme appropriée pour obtenir un écoulement aisé du produit. Les barrages intercalaires 56 ont la même signification que ceux 27 déjà décrit au sujet de la fig.2, de même que les n 55 avec couvercles hermétiques, ont déjà fait l'objet dtune explication à propos de la fig.2. sous le N 83.
Pour l'extraction des gaz, la canalisation 62, qui peut être un simple flexible est raccordée à l'affineur à l'aide du raccord 60 et le purgeur 61. Ces trois dernières pièces étant amovibles, leur assemblage est aisé et peut être monté seulement au moment de la mise en dépression. La oanalisation est ensuite mise en communication avec une source de dépression ou pompe à vide.
<Desc/Clms Page number 11>
Au moment de la coulée, le récipient 57 est rempli du produit à couler, de même que les barrages intercalaires 56 sont chargés du même produit, de sorte que celui-ci (l'acier liquide, dans le cas de la métallurgie de l'acier) sert lui-même de joint hermétique empêchant les rentrées d'air extérieur dans le dispo- sitif.
Les gaz sont ainsi acheminés par les passages 63 et la double enveloppe 59,58 pour être évacués par une cheminée, par exemple. L'ensemble comprend éventuellement des manomètres, indicateurs, soupapes et tous organes habituellement utilisés dans l'appareillage à vide ou à dépression. A remarquer que cet affi- neur-régulateur peut fonctionner en allure simple c'est à dire sans extraction des gaz, dans ce cas, la canalisation à vide n'est pas raccordée,
Les fig.11 et 12 représentent des exemples d'affineurrégulateur dont les caractéristiques principales sont une très grande amovibilité et mobilité des éléments qui le composent, notamment des barrages intercalaires mobiles 64, correspondant aux barrages intercalaires 27 et 56 des fig.2 et 10.
Les barrages intercalaires 64, fig.II et 12, sont construits en matériaux adéquats au genre de coulée à effectuer ( en réfractaire s'il s'agit d'acier liquide par exemple), ils sont construits en séries sur chantier et éventuellement séchés et recuits en étuve ou analogues avant leur utilisation et placés en réserve. Au moment de leur emploi, les barrages intercalaires 64 sont placés, éventuellement à l'aide de pinces et pont roulant, dans les' ) logements 65 aménagés pour les recevoir. Ceux-ci sont disposés par exemple comme sur la fig.II. de manière à permettre l'intro- duction des barrages intercalaires dans les logements 65 par la partie supérieure du chassis. Le nombre de ces barrages utilisés dans un affineur est variable à volonté.
Les logements 65 et par suite les barrages 64 sont mobiles et actionnés par poignée et contrepoids 69 et 66 tournant autour de l'axe 67 fixé au chassis 68 de 1'affineur, par exemple. Les barrages 64 sont ainsi rendus inclinables à volonté suivant les nécessités du service,
<Desc/Clms Page number 12>
la coulabilité ou la qualité du produit à fabriquer ; leur inclinaison peut être réduite à néant ou rendue totale en les amenant respectivement dans les positions verticales ou horizontales, en passant par toutes les positions intermédiaires, dans le premier cas, le produit coule directement en chute libre, par exemple depuis la poche jusqu'à la lingotière ou le moule; dans le second cas, le produit coulé est stoppé.
Après avoir réalisé l'inclinaison désirée pour la bonne marche de la coulée, les logements 65 et par suite les barrages 64 peuvent être stabilisés dans une position déterminée pendant le temps nécessaire pour la durée de l'opération de coulée, en maintenant immobile la poignée 69 ou contrepoids 66 à l'aide d'attaches et crochets, cales de blocage, verrous, ou analogues,
Les barrages 64 peuvent porter ou reoevoir des conformations 70, fig.12, en nombre aussi élevé que d'orifices de coulée existant à la poche.
En vue de faciliter ou guider l'écoulement du produit à couler, ces conformations ou barrages peuvent avoir toutes formes ou directions variables, Les barrages intercalaires 64 peuvent être en une ou plusieurs pièces manoeuvrées toutes ensemble ou chacune isolément.
Le chassis 68 est monté à emboitement pour permettre la dilatation et l'adjonction éventuelle de barrages supplémentaires. Les oaractéristiques des exemples d'affineurs-régulateurs décrits antérieurement et relatifs aux fig.2 et 10, sont également d'application pour l'exemple représenté par les fig.II et 12. Les exemples d'affineur précédents peuvent être utilisés avec des poches autres que la poche multiplex, par exemple, avec des poches à quenouilles ou autres. Au lieu d'être suspendus comme dans les exemples figurés, ils peuvent reposer sur chassis, cadre, étrier, en liaison avec le chariot de la poche par exemple, et circuler sur une voie de roulement en même temps que le chariot de la poche, ils peuvent aussi être placés sur un ou sur les deux côtés latéraux de la poche reliés ou non en synchronisme.
La fig.13 représente un modèle de dispositif ou les logements
<Desc/Clms Page number 13>
65 et barrages 64 décrits aux fig,II et 12, sont mus mécaniquement ltaide desmoteurs actionnant la poche par exemple. Les poignées 69 et contrepoids 66-sont remplacés par un pignon 71 recevant le mouvement moteur, le transmettant à la crémaillère mobile 72 et au pignon 73. Cedernier est calé sur l'arbre 84 par la clavette 74, Un étrier 75 avec ergot 76 est monté sur l'arbre et est relié aux logements 65 portant les barrages intercalaires 64.
L'exemple de poche multiplex à compartiments, représenté lafig.4, diffère de celui de la fig. I, en ce sens que les parois II et 12 de cette dernière figure sont remplacées par la paroi 45 sur la fig.4. Ltouverture 17 et le couvercle 9 de la fig.I sont également supprimés et remplacés par la voûte 91 sur la fig. 4. Une cloison barrage comme 12 de la fig.I peut être placée au même endroit sur la fig.4. Les autres organes ont la même signification que sur la fig.I et portent les mêmes numéros.
Une variante à cet exemple de poche multiplex peut être construite en supprimant la voûte 91-de la fig.4 et en la remplaçant par la paroi 93 dessinée en pointillé sur la même figure, le contour supérieur de cet autre exemple de poche multiplex serait donc limité (fig.4) par le couvercle 19, la paroi 93 reliée à la paroi 45 et le couvercle 10.
La fig.7 représente un exemple de quatre poches multiplex disposées en étoile 39,40,41,42 synchronisées. Elles peuvent être placées ou non sur uneplateforme d'un chariot de coulée et éventuellement recevoir un mouvement circulaire horizontal; la plateforme elle-même peut être animée de ce mouvement. Les poches de coulée 39 et 40 possèdent chacune un orifice de coulée à trois directions 5 garnies de logement 13 ( réfractaires ou autres). La poche 41 montre un orifice de coulée à trois directions 5, mais avec un logement adéquat 37 d'une seule pièce.
La poche 42 présente un orifice de coulée 5, à une seule direction et un logement 38 d'une seule pièce. Le nombre d'orifices et directions de toutes ces poches peuvent varier à volonté.L'or- gane 43 représente un collecteur des jets de coulée en liaison avec les poches, il peut monter ou descendre en synchronisme avec celles-
<Desc/Clms Page number 14>
ci, il peut recevoir le mouvement moteur et commander ainsi l'ensemble des poches pendant le temps de la coulée, il peut aussi être immobile,isolé des poches et adapté au chariot par exemple,il supporte l'affineur-régulateur.
Les autres organes de cet ensemble portent les mêmes numéros que ceux décrits antérieurement et ont la même signification.
Dans la fig.8,tous les orifices de coulée peuvent donner le même jet de coulée,même débit, même diamètre, même section par exemple,c'est le cas pour ceux schématisés sous les numéros 48 de la fig.8, ou 5 des fig.I et 3, pour une rangée horizontale et 50 de la fig.8 pour une rangée oblique, ils peuvent être placés droits ou inclinés,être de diamètre ou section différents sur une même rangée horizontale comme 49,fig.8, ou sur une même rangée oblique 51,fig.8,.La diversité des orifices de coulée, en quantité,diamètre, section et par suite en débit,en rangée, direction position,inclinaison,peut varier à volonté.
Ces mêmes rangées peuvent être doublées,triplées ou multipliées,frontales ou latérale$ quant à la vitesse de coulée,elle peut varier à volonté par le seul fait de la rotation de la poche,il suffit de.tourner celle-ci pour placer les orifices de coulée au niveau le plus bas pour obtenir la vitesse de coulée maximum et de la relever au niveau supérieur pour avoir la vitesse minimum de coulée.
Cette disposition des orifices de coulée, surtout ceux figurant sous les n 50 et 5I,par exemple, constitue un procédé nouveau d'obtention d'un débit et dtune vitesse de coulée variables et réglables à volonté,en obtenant le débit de coulée le plus fort qu'il soit possible d'obtenir,avec la vitesse de coulée la plus réduite, ce qui est favorable à un bon dégagement des gaz, à l'élimination des mouvements turbulents dans la poche et des défauts physiques du produit fini.
Dans la fig.9, les orfices de coulée au nombre d'une dizaine par exe mple,comme décrit ci-avant,au sujet de la fig.8,peuvent être réunis dans une même construction en forme de cadre-chassis 52 par exemple.des derniers sont préparés d'avance sur chantier, notamment en garnissant les orifices de coulée de leur logement réfractaire ou analogue 13,en les passant éventuellement au séchoir ou à l'étuve.Ils sont tenus en réserve comme des pièces
<Desc/Clms Page number 15>
de rechange,ils sont donc complètement interchangeables, et placés dtune seule pièce(le cadre-chassis) sur la poche à l'aide d'anneaux ou crochets,par exemple,ils sont adaptés à la paroi 6 par tout moyen connu.
Dans la fig.5 on a représenté une disposition de poches intérieures multiples dont les n 85 et 86 en sont deux exemples.
Elles sont constituées par la forme spéciale donnée à la paroi inférieure 6 de la poche multiplex représentée aux fig.I et 4,par exemple.cette disposition permet de procéder à autant de coulées intercalaires à ltintérieur de la poche principale, qutil y a de poches secondaires constituées.
Ces poches intérieures forment des endroits favorables pour une action éventuelle sur le produit à couler,en effet elles peuvent recevoir des réactifs ou produits spéciaux d'amélioration,sources extérieures de chauffage additionnel, d'apport en gaz ou autres destinés à une partie ou à la totalité de la masse.Elles constituent un procédé nouveau d'amélioration du produit dans la poche,d'autant plus qu'elles peuvent être compartimentées avec orifices de coulée reservés suivant les différences de qualité de produit fini à obtenir.Malgré que la poche multiplex est disposée pour effectuer une opération de coulée en une seule fois,sans relèvement de la poche, si la coulée doit se faire en plusieurs phases,la procédé à poches intérieures multiples permet au produit à couler,quand le niveau a baissé dans la poche principale,
de se rapprocher de l'orifice de coulée 5 et d' arriver plus rapidement à la sortie, améliorant ainsi le rendement, Lors de la reprise de l'opération de coulée,il permet un amorçage de la vidange plus régulier et avec une pression graduellement ascendante.Le nombre de poches intérieures,leur forme, leur disposition peut varier à volonté.
La poche multiplex représentée dans les exemples précédents peut varier de forme,tout en continuant à répondre aux principes de sa construction;elle peut, par exemple,être cylindrique,conique, troncônique,sphérique ou autres,entourée entièrement ou partiellement d'enveloppes,goulottes,ou collecteurs mobiles ou fixés au
<Desc/Clms Page number 16>
chariot de coulée, par exemple.
Entre autres,les fig.6 et 14 représentent une variante des exemples des fig.I,3 et 4 de la poche multiplex.Le compartiment 1, sert à l'isolement des déchets et à leur évacuation par l'orifice 7,métallique ou non, et garni éventuellement de son logement 14; ce compartiment est central et tranversal,les deux compartiments voisins 1A et 1B servent pour les produits finis.Chacun des compartiments possède son ouverture et son couvercle comme dessiné sur la fig.I sous les numéros 19,17,18 et 8,9,10.Le produit à couler entre dans le compartiment 1 par l'ouverture 19 et est transmis aux compartiments lA et 1B par les passages 3 et 4(fig.14) situés à la partie inférieure des cloisons 87 et 88 en passant par les plans inolinés 89 et 90 (fig.I4)
pour être ensuite coulé par les dix orifices de coulée 5 garnis intérieurement de leur logement 13 à grande inclinaison du canal intérieur.
Les passages 3 et 4 peuvent s'étendre sur toute la longueur des cloisons 87 et 88 ou sur une partie seulement,ou se limiter à un ou plusieurs passages circulaires dans chacune de ces deux cloisons.
Les cloisons 87 et 88 peuvent être verticales ou légèrement évasées à la partie supérieure.La cloison 92 peut avoir la forme de la cloison inférieure 6 dessinée sur les fig.I et 4 avec prolongement jusqutau niveau supérieur de la poche,puisque cette cloison ne porte pas d'orifice de coulée 5,elle peut être verticale ou faire un angle de 90 avec le plan de la cloison inférieure 6, des compartiments 1A et 1B.
Les autres numéros de ces figures représentent des organes déjà décrits antérieurement,les perfectionnements signalés au sujet des exeniples précédents peuvent être adaptés celui des fig.6 et 14.
En résumé,il faut considérer comme rentrant dans le cadre du domaine du présent brevet un procédé de coulée et moyens propres à sa réalisation,caractérisés par ce qui suit,