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"Container démontable"
La présente invent ion a pour objet un container pour transports et plus spécialement pour transports maritimes.
On sait que, de plus en plus, l'utilisation des containers se substitue à celle des emballages anciens par caisses ou paniers, ce mode d'emballage étant considérable- ment plus avantageux, tant en raison de la facilité et de l'économie de manutention qu'il procure, que de la protec- tion contre la casse.
Les containers usuels, constitués par des caisses en acier, présentent toutefois divers inconvénients. Spé- cialement, dans les transports maritimes, leur retour à vide exigeant le même volume que lorsqu'ils sont chargés est très onéreux, puisqu'il est presque aussi coûteux que l'aller à pleine charge, ce qui obère considérablement les frais de transport. Avec les containers métalliques les réparations sont difficiles: elles nécessitent l'immobili-
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sation complète du containér. On peut remarquer enfin que leur fermeture ne les protège que très insuffisamment contre les vols.
Ces inconvénients sont évités avec le container selon la présente invention.
Celui-ci est essentiellement constitué en éléments démontables ainsi agencés qu'ils puissent à la fois être contés pour constituer le container et, une fois démontés, s'emboîter les uns dans les autres, pour former un bloc de petit volume sans place perdue.
Ces éléments comprerment une base, un toit et qua - tre panne.aux latéraux. Les dimensions respectives des pan- neaux et des autres éléments sont telles que, dans la position repliée, la surface de la base et du toit corres- ponde à la surface totale de deux panneaux juxtaposés. Les éléments comportent des moyens d'assemblage servant aussi bien au montage du container qu'à la rémion des éléments démontés et superposés pour le retour à vide. Cet assembla- ge est assuré notamment par des broches montées sur cer- tains éléments ou mobiles, coopérant avec des orifices convenablement ménagés sur les autres éléments, la fixation se faisait par clavettes.
Le container ainsi constitué est de préférence réa- lisé en bois, ce qui permet de réduire son poids mort. Il est tonné d'éléments interchangeab les de sorte que toute pièce endommagée ou perdue peut être immédiatement rempla- cée par une pièce semblable. Les réparations sont ainsi instantanées sans immobiliser le container. A chaque élé- ment peut être associé un ou plusieurs dispositifs d'invio- labilité. En outre, l'ouverture du container nécessite un véritable démontage qui ne peut être effectué furtivement,
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ce qui assure une protection contre les vols.
Les dessins annexés représentent à titre d'exem- ple un mode de réalisation du container démontableselon l'invention.
La figure 1 est une vue perspective du container monté; la figure 2 est une vue peers pective du container replié pour le retour à vide; la figure 3 est unevue perspective de l'élément de base; la figure 4 est une coupe de cet élément; la figure 5 est une vue de face d'un panneau laté- ral; la figure 6 est une vue en coupe de ce panneau suivant la ligne VI-VI de la figure 5; la figure 7 représente la disposition d'ensemble des panneaux latéraux; les figures 8 et 9 montrent en détail respective- ment en coupe et de face l'assemblage des panneaux avec la base ; la figure10 est une vue en coupedu montage de deux panneaux; la figure 11 représente le toit vu par dessous ; la figure 12 est une coupe suivant la ligne XII- XII de la figure 11.
Le container se compose de six éléments démonta- bles : une base 1, un toit 2 et quatre panneaux latéraux 3, 4,5 et 6. Ces panneaux sont identiques., interchangea- bles et réversibles. Ils sont assemblés avec la base 1, avec le toit 2 et entra eux au moyen d'un ensenble de broches et clavettes coopérant avec des orifices convenable.
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ment ménagés permettant la fixation aussi bien pour le container monté (fig. 1) que pour les éléments démontés et superposés (fig. 2).
Dans la position montée, les panneaux 3 et 5 s'étendent sur toute la largeur de la base 1. Dans le sens de la longueur, les panneaux 4 et 6 n'affleurent pas au bord de la base 1, le complément étant assuré par l'épais- seur des panneaux 3 et 5 (fig. 1 et 7 ) .
La hauteur des panneaux est égale à la moitié de la longueur de la base 1. De la sorte, lorsque les panneaux sont démontés, deux panneaux 3 et 4, ou 5 et 6 (fig. 2), peuvent être juxtaposés pour occuper la surface totale de la base 1 (ou du toit 2). Dans cette position, les broches prévues sur la base 1 ou le toit 2, qui servent au montage du container, coopérant avec des orifices des panneaux 3 à 6 pour assurer leur liaison et constituer avec les éléments repliés un volume réduit.
La base 1 se compose d'un cadre 7 en bois dur, d'équarrissage convenable pourvu d'entre toises 8, le tout assemblé à tenons et mortaises et consolidé par des arma- tures en acier 9. Cadre et entroises sont recouverts d'un parquet en bois 10, éventuellement renforcé par une tôle.
La base porte en outre quatre pieds 11, en bois dur ou métalliques, de dimensions appropriées pour répondre aux prescriptions réglementaires. Chacun, de ces pieds 11 est entaillé pour présenter une encoche transversale 12. Cette encoche est à double but: elle est destinée à recevoir les broches de fixation sur les plateformes des wagons ou au- tres engins de transport; elle sert aussi à permettre le passage à un essieu qui, muni de galets de roulement, faci- lite les déplacements du container.
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Dans les pièces constituant le cadre 8 sont dispo- sées des broches métalliques 13, représentées en détail figures 8 et 9, servant à la fixation des panneaux tant à la position verticale (fig. 1) qu'horizontale (fig. 2).
Des anneaux 14 sont prévus, de préférence sur les entre- toises longitudinales 8 de section suffisante pour sup- porter un effort double de l'effort nonnal de levage.
Les panneaux 3, 4,5 et 6 sont identiques entre eux et chacun est symétrique par rapport à ses deux axes prin- oipaux. De sorte que les quatre pameaux sont réversibles.
Chaque panneau est formé d'un cadre en bois dur 15 avec entretoises 16, garni d'un parquet 17 en bois ou contre- plaqué, au besoin renforcé d'une feuille de tôle. Le cadre est renforcé aux angles par des équerres métalliques 18. Il porte convenablement disposés des orifices 19 au nombre de huit pour le passaga de broche d'assemblage. Ces orifices sont avantageusement protégés par des plaques métalliques 20 de préférence en forme d'équerres. Des poignées 31 peuvent être prévues pour la manutention. Chaque panneau a une longueur égale à la largeur de la base 1 ; sahauteur est égale à la moitié de la longueur de la base 1. De la sorte, deux panneaux juxtaposés et posés à plat viennent occuper la surface totale de la base 1 pour le retour à vide du container.
Dans le cadre 15, et à chaque trou 19 transversal est associé un trou longitudinal croisant le premier. Les trous sont ainsi disposés qu'ils puissent venir s'emboîter, en toutes positions, dans les broches 12 de la base 1 (ou celles du toit). Avec cette disposition, le montage des panneaux se fait comme représenté figure 7.
Une fois le panneau 3 monté, les panneaux perpendiculaires 4 et 6 sont appliqués en bout, leur bord extérieur vers l'avant venant en contact avec la face postérieure du
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panneau 3. Ceux-ci montés, le panneau 5 vient s'appuyer en bout sur les panneaux 4 et 6.
La fixation des panneaux à la base 1 est assurée comme représenté figures 8 et 9. Le cadre 7 de la base est traversé par des broches 12 présentant; une plaque d'appui 21 assujettie au cadre 7 et en dessous au moyen de vis à tête fraisée par exemple. Dans l'extrémité supérieure de la broche 12 qui dépasse, on vient emboîter le trou 19 ménagé dans le cadre 15 du panneau. La broche 12 présente une fente 22 dans laquelle on vient coincer la clavette 23.
Celle-cipeut oomport er destrous telsque 24 dans lesquels sont introduits des "plombs" usuels d'inviolabilité.
L'assemblage de deux panneaux entre eux se fait de façon analogue (fig. 10). Les montants verticaux 15 de deux panneaux voisins se trouvant accolés, les orifices ortho- gonaux 19, transversal pour l'un, longitudinal pour l'autre se trouvent face à face. On introduit dans ces deux trous en prolongement l'un de l'autre une broche mobile 25 que l'on fixe au moyen d'une clavette 23 comme précédemment. Le toit 2 du container (fig. 11 et 12) a un profil trapézoïdal, le rapport de la hauteur à la base étant faible et juste suffisant pour assurer une pente convenable pour l'écoulé- ment des eaux. Il se compose de quatre traverses verticales 26 reliées entre elles par deux éléments 27 en bois dur.
Sur l'ensemble des traverses 26 et des éléments longitudi- naux 27 formant cadre, est monté un plancher 28 doublé d'une matière imperméable, métal ou autre. Le cadre porte par dessous des broches fixes 29 analogues à celle s de la base 1 et s'assemblent aux panneaux latéraux de la même façon comme décrit ci-dessus. Les traverses peuvent être percées de trous 30 dans lesquels, lorsque le container est démonté, pourraient être passées les élingues 32 pour le cordage des panneaux superposés à plat et d'une maniè- re analogue à celle de la figure 2.
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On voit que, une fois les panneaux 3, 4, 5, 6 dres- sés et assemblés avec la base 1, il suffit de poser le toit, les broches 29 de celui-ci venant s'emboîter dans les orifices 19 des pameaux ménagés dans la partie supé- rieure de leur cadre. Le container se trouve ainsi recou- vert et sa fermeture définitive est assurée par les clavet- tes traversant les fentes des broches 29, ainsi qu'il a été exposé à propos des broches 12.
Le démontage s'effectue en sens inverse en libérant les clavettes et en détachant le toit, les panneaux et la base.
Deux panneaux 3, 4 sont posés à plat sur la base 1, les broches 12 s'engagent dans leurs orifices 19. Deux autres panneaux 5,6 sont superposés aux premiers, puis le toit 2 est placé au dessus d'eux, les broches 29 du toit s'engagent dans leurs orifices 19. Le tout est assem- blé par deux élingues 32 en chaîne ou en câble munies de crochets qui passent dans les anneaux 14.
Le container monté est scellé par des plombs passant dans les trous 24 des clavettes 23. Celles-ci ne peuvent être dégagées qu'en brisant ces plombs. Cette protection, oonvenable pour la douane, ne serait oependant pas suffi- sante pour se prémunir contre les vols, si le container pouvait s'ouvrir facilement. Mais avec la disposition dé- crite, il n'en est pas ainsi, pui sque pour ouvrir le con- tainer et atteindre son contenu, il faut dégager toutes les clavettes du toit 2, puis soulever suffisamment celui-ci pour dégager toutes leroehes. Cette opération nécessite le concours d'au moins deux hommes, de sorte qu'elle ne peut être effectuée sans attirer l'attention, ce qui met le container à l'abri des vols.
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La manutention du container se fait normalement par les moyens de levage usuels à l'aide des anneaux 14 de la base 1. Toutefois, pour le cas où ces moyens de levage feraient défaut, colonies, usines, on peut faire passer par les fentes 12 des pieds 11 des essieux tubu- laires qui seront maintenus en place par des clavettes et aux extrémités desquels on fixera des galets ou des roues.
Le oontainer tel que déorit et représenté est prévu pour répondre a prescriptions réglementaires et notamment celles de l'Union Intercontinental des Chemins de Fer. Mais, lorsque l'on n'est pas limité par ces oondi - tions, et spécialement lorsqu'il sert à transporter des marchandises de faible densité, sa capacité peut être doublée en superposant aux panneaux 3, 4,5, 6 un jeu de panneaux identiques assemblés avec les premiers par broohes mobiles et clavettes. Le container o cmporte alors huit panneaux au lieu de quatre. Son montage et son repliement s'effectuent comme indiqué précédemment.
Le container selon l'invention peut s'appliquer à des transports autres que par chemin de fer oar il peut comporter toute adaptation aux différents engins de trans- port utilisés.
Pour des transports aériens notamment, le container peut être simplifié. La base 1 au lieu de comporter un par- quetage résistant:, peut être en contreplaqué ou mieux en bois de balsa armé d'une tôle de duralumin. De même, le tout peut être réalisé avec un remplissage de balsa oouvert d'une tôle d'aluminium. Au lieu de deux boucles d'élingage, on peut en prévoir davantage permettant notamment le pas- sage de brancards pour faciliter la manutention à bras d'hommes.
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D'une façon générale, toutes dispositionsappro- priées peuvent être adoptées pour répondre au besoin de chaque mo de de transport.
Les panneaux peuvent être munis d'un revêtement calorifuge ou pourvus d'orifices de ventilation, ou comporter tous dispositifs aptes à assurer le condition- nement intérieur du container.
L'ensemble du ocntainer peut aussi être agencé de façon à obtenir une température déterminée. Il peut compor- ter tous appareils nécessaires à assurer une réfrigération soit permanente, soit à intervalles réguliers. C'est ainsi que l'on peut: prévoir un des panneaux garni d'un coffre amovible contenant un accumulateur de froid, tel que glace ordinaire, glace oarbonique, saumure, etc.. ou un accumu- lateur de chaleur, sel dissous par exemple. Ou encore au container peut être associé un groupe compresseur raccordé aux arrêts sur un réseau électrique.
Pour les transports aériens de oertaines machan- dises, tels que les liquides en flacons ou ampoules par exemple, le oontainer est agencé pour conserver à l'inté- rieur une pression constante, de façon à éviter les éclatements que causeraient les différences de pression dues aux variations d'altitude.