Dispositif d'emmanchage pour outils. L'invention est relative aux dispositifs d'emmanchage pour outils susceptibles d'être exposés à des chocs, soit régulièrement (cas des marteaux, pics, pioches, etc.), soit acci dentellement (fourches, faux, etc.).
Le dispositif suivant l'invention est carac térisé par le fait qu'entre le manche et l'ou til proprement. dit est interposé un dispositif de liaison élastique qui a pour but d'amortir les chocs reçus par l'outil.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, plusieurs formes d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue d'un dispositif d'em- ma.nchage @de fourche.
Les fig. 2 à 8 montrent diverses variantes de ce dispositif.
Les fig. 9 et 10 représentent, respective ment en coupe axiale et en coupe transver sale, un dispositif d'emmanchage pour fourche établi conformément à une forme de réalisa tion de l'invention différente de la précédente.
Les fig. 11 et 12 illustrent, respectivement en élévation et en coupe transversale, un dis positif d'emma.nchage pour fourche établi con formément à une autre forme de réalisation de l'invention.
Les fig. 13 à 15 sont des schémas montrant l'application de l'invention à un marteau. La fig. 16 est un croquis perspectif des tiné à montrer les facilités d'usinage d'un marteau comportant un dispositif d'emman- chage selon la fig. 14. Les fig. 17 et 18 représentent, respective ment en élévation et en plan, une pioche agen cée de façon à pouvoir être assujettie à un manche à l'aide d'un dispositif d'emmanchage comportant une liaison élastique.
Les fig. 19 et 20 sont des coupes axiales avec arrachement partiel de pioches classi ques emmanchées conformément à deux for mes -de réalisation différentes de l'invention.
La fig. 21, enfin, est une coupe axiale avec arrachement partiel d'une pioche agencée de façon à pouvoir recevoir iun manche en bois tout en conservant les avantages inhérents au dispositif d'emmanchage faisant l'objet de la fig. 1.
En ce qui concerne tout d'abord la four che proprement dite, elle est établie de la fa çon usuelle, c'est-à-dire de manière qu'elle comporte une nervure transversale 1 portant, d'un côté, la denture 1a et,,de l'autre côté, une sorte de goujon de fixation (appelé soie ) 1b, ladite soie pouvant être soit rapportée, soit, comme il sera supposé ci-après, venue d'une seule pièce lots du forgeage de l'outil.
On prévoit alors, pour supporter cette fourche, un manche tubulaire 2 que l'on éta blit, de préférence, en métal léger ou en ma tière plastique.
Cela étant, on interpose, entre le manche 2 et la soie 1b, un dispositif,de liaison élasti que constitué, par exemple, par -Lui manchon de caoutchouc 11 maintenu sous pression par un dispositif de serrage approprié.
Suivant le mode de réalisation qu'illustre la fig. 1 et pour lequel la soie lb est suppo sée cylindrique, le dispositif de serrage est constitué très simplement en filetant l'extré mité de la susdite soie et en faisant coagir, avec cette extrémité, un écrou 12 propre à assurer l'application d'une rondelle 13 contre le manchon 11.
Si la soie 1b est à section carrée, on pourra., comme représenté fig. 2, gainer la dite soie sur une partie de sa long 2ieur à l'aide d'un manchon fileté 14 à section intérieure carrée et faire coagir, avec ce manchon, un écrou -de serrage 15 propre à assurer la com pression -dans le sens axial du manchon élas tique 11 par l'intermédiaire d'une entretoise tubulaire 16 disposée entre le susdit écrou 15 et ime rondelle 17.
Selon la variante qu'illustre la fig. 3, le manchon élastique 11 est buté à son extrémité arrière par une rondelle 18 à orifice central carré (la soie 1b étant supposée à section car rée), ladite rondelle étant elle-même mainte nue par une goupille 19 ou par tout autre organe de blocage approprié, et le serrage s'opère par l'avant de la fourche à l'aide -d'un manchon taraudé 20 coagissant avec un four reau fileté 21 à section interne carrée préala blement enfilé sur la soie 1b.
La fig. 4 représente un dispositif d'em- manchage différant du précédent par le sim ple fait que le manchon -de serrage 20, au lieu d'être taraudé, est fileté et coagit directement âvec l'extrémité avant du manche 2, extré mité avant qui est alors taraudée.
La fig. 5 montre une autre variante sui vant laquelle le manchon 20 comporte, pour l'engagement de -l'extrémité avant du man che 2, -un évidement annulaire taraudé dans lequel la susdite extrémité avant, préalable ment filetée, peut être vissée et provoquer ainsi la compression du manchon élastique 11.
La fig. 6 illustre un autre mode de serrage avant du manchon élastique 11 à l'aide d'une goupille conique 21 propre, lorsque enfoncée, à provoquer un déplacement axial d'une ron delle de compression 22 montée coulissante sur la soie lb et prenant appui contre l'extrémité avant du susdit manchon élastique.
Il y a lieu de noter que l'on pourra, si l'on désire conférer plus de souplesse à la fixation de la fourche sur son manche, scinder le man chon élastique en deux éléments 11a, et 11b (fig. 7), lesdits éléments étant alors avanta geusement soumis à l'action d'un dispositif de serrage unique constitué, par exemple, par tin écrou 23, un jeu de rondelles d'applica tion 24 et une entretoise tubulaire 25.
Dans les divers exemples envisagés précé demment, le serrage du manchon 11 s'opérait par une pression exercée dans le sens axial. Mais on pourrait encore envisager des solu tions suivant lesquelles le serrage en question serait provoqué par un dispositif agissant dans le sens radial.
C'est ainsi, par exemple, que l'on peut uti liser un dispositif de serrage du genre de ceux comportés par les stylographes à poche élas tique, ce pour quoi, par exemple et comme Te présenté fig. 8, on monte sur le côté du man chon élastique 11 aine barre de compression 26 soumise à l'action d'un levier latéral \37 articulé sur l'extrémité avant du manche 2, le rabattement dudit levier ayant pour effet de rapprocher la barre 26 de l'axe du dispo sitif et,
par suite, de provoquer le blocage du manchon 11 sur la soie 1b.
On peut encore réaliser un dispositif d'em- maneha.ge à serrage radial: soit comme montré fig. 9 et 10, en inter posant entre la soie 1b (supposée à section Car rée) et la paroi interne du manche 2 une pluralité de manchons élastiques 28 compor tant chacun un méplat 28a et montés touril- lonnant sur des axes 29 eux-mêmes supportés par une cage tournante 30,
cage dont la rota tion permet de provoquer le blocage ou le dé blocage de la soie 1b suivant que cette der nière prend appui contre une portion cylin drique des manchons 28, ou, au contraire, contre leur méplat<B>2%,</B> soit, ainsi que représenté fig. 11 et 12, en prévoyant un manchon élastique 11 unique entre la soie 1b et l'extrémité du manche 2 et en fendant sur une certaine longueur ladite extrémité, le blocage de l'ensemble étant alors obtenu par un simple collier de serrage 31.
En suite de quoi, on dispose d'une fourche qui présente, entre autres avantages: celui d'être légère, celui de pouvoir être facilement démontée en vue d'opérer un changement de manche ou d'outil, et celui, enfin, de présenter, suivant le mode de réalisation adopté, soit une rigidité rela tive, soit au contraire une certaine souplesse au niveau du dispositif d'emmanchage.
Si l'on se propose maintenant d'établir, hou plus une fourche, mais un outil dé choc tel, par exemple et tout d'abord, qu'in mar teau 22 (fig. 13), on aura intérêt à réunir ledit marteau à son manche 2, manche que l'on constitue, de préférence, par un élément tubulaire métallique, à l'aide d'un dispositif d'emmanchage souple du genre de ceux dé crits précédemment au sujet de la fourche.
A titre d'exemple, on a représenté sur la fig. 13 un dispositif de ce genre particulière ment simple pour lequel la compression du manchon élastique 11 est obtenue à l'aide d'un écrou 12 se vissant sur l'extrémité de la soie 32b du marteau et prenant appui sur une rondelle 13 semblablement à ce qui se passe pour le dispositif d'emmanchage fai sant l'objet de la fig. 1.
Il y a lieu,de noter que les dispositifs dé crits permettent, outre la possibilité d'assurer un amortissement partiel des chocs reçus par le marteau, un usinage de ce dernier beau coup plus simple que celui nécessité par les marteaux à emmanchage classique.
En effet, dans ce dernier cas, il fallait ménager dans le corps même du marteau un évidement allongé destiné à recevoir le manche.
Au contraire, avec un marteau emmanché comme décrit, on peut se contenter: soit, comme représenté fig. 13, de faire venir la soie 32b d'une seule pièce avec le corps du marteau, auquel cas toute opération de perçage se trouve supprimée, soit, remplacer la soie 32b par une tige file tée 33 traversant de part en part le corps du marteau (fig. 14) ou par un goujon 34 ve nant se visser dans un orifice borgne ménagé à cet effet dans le susdit corps de marteau (fig. 15),
ces deux solutions nécessitant seu lement un perçage cylindrique (complet pour la première et partiel pour la seconde) du marteau proprement .dit, opération beaucoup plus simple que celle consistant à forger un oeil allongé.
On pourra alors aisément, dans ces deux derniers cas, envisager la fabrication en série de corps de marteau 32 par laminage au pro fil convenable d'une billette d'acier (fig. 16), par découpage de ladite billette à la scie en autant d'éléments que l'on désire réaliser .de corps de marteau et, enfin, par perçage .des dits éléments, cette dernière opération pou vant éventuellement être effectuée avant le découpage.
On bénéficierait, bien entendu, des mêmes facilités constructives s'il s'agissait d'un outil de choc autre qu'un marteau; par exemple d'une pioche, ainsi que représenté (fig. 17 et 18), auquel cas il suffirait d'effectuer, dans 'la partie médiane du corps 35 de cet outil, un simple perçage 35,, alors que, pour des pioches à emmanchement classique, il était nécessaire de prévoir un bossage de renforcement dans lequel -on ménageait, par forgeage, l'oeil allongé destiné à recevoir le manche.
Par .ailleurs, il est intéressant de noter que l'on pourra toujours utiliser un dispositif d'emmanchage souple pour le montage d'ou tils agencés en vue de recevoir un manche classique.
C'est ainsi, par exemple, que si on dis pose -d'un corps de pioche 35 à bossage 35, et à oeil allongé 35v, on pourra: soit, comme représenté fig. 19, réunir ce corps de pioche à un manche tubulaire 2 à l'aide d'un manchon élastique 11 maintenu comprimé par un boulon 36 coagissant, par une de ses extrémités, avec une rondelle 37 débordant le contour de 1'#i1 allongé 35b et, par son autre extrémité,
avec une rondelle de serrage 13 prenant appui sur la face arrière du susdit manchon élastique 11, soit, ainsi que montré fig. 20, attribuer à l'extrémité avant du manche tubulaire 2 aine forme évasée permettant toutefois de l'enga ger dans 1'#i1 allongé 35u avec interposition d'un manchon élastique 11, le blocage du corps de pioche 35 sur le manchon 2 étant alors obtenu à l'aide d'un dispositif de ser rage constitué, par exemple,
par une pièce conique 38 à déplacement axial commandé par une vis 39 coagissant avec un filetage ménagé dans tune pièce 40 solidaire chi manchon 2.
Enfin, on peut envisager de réaliser l'em- manchage d'un outil de l'une quelconque des façons envisagées précédemment, non plus directement sur le manche 2, mais sur un em bout conique 41 (fig. 21), propre à recevoir un manche en bois 2@ de type classique. Dans ce cas, le manchon en caoutchouc se trouve en contact par sa tranche la plus voisine de l'outil, directement avec ce dernier.
Dans la forme d'exécution de la fig. 13, le manchon en caoutchouc 11 se trouve en contact, par sa tranche la plus voisine de l'outil, avec tune rondelle que le frottement rend pratiquement solidaire en rotation du- dit marteau.