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" PIECE DE PROTECTION POUR TALONS DE CHAUSSURES".
La présente invention concerne des perfectionnements apportés aux pièces de protection pour talons de chaussures et plus particuliè- rement aux coins d'usure dont le bord extérieur est courbe pour s'adap- ter avec le contour général du talon, ,
Un des buts de l'invention est d'augmenter la résistance à l'usu re des coins de protection qui ont jusqu'ici été faits en acier,
Un autre but de l'invention est de réaliser un dispositif protec- teur pour ,chaussures qui soit de réalisation simple, peu coûteux à fa- briquer et très résistant à l'usage.
Suivant une caractéristique essentielle de l'invention, le dispo-,;. sitif de protection comporte une portion de grande résistance à l'usu- re, susceptible de venir faire partie de la surface d'appui du talon sur le sol, tandis que le reste dudit protège-talon peut être fait en une matière différente de celle constituant ladite portion d'usure et recevoir les moyens d'attache susceptibles de maintenir ladite portion
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dans la position désirée.
Suivent une autre caractéristique de l'invention, il est prévu plusieurs pièces protège-talon juxtaposées sur une plaquette de sup- port et de formes ou de constitutions telles qu'elles correspondent ei. résistent aux différents degréa d'usure auxquels est soumise la partie correspondante de la semelle ou du talon de chaussure. une autre caractéristique encore de l'invention réside dans l' existence de moyens pour conférer une élasticité suffisamment grande à la surface de travail du dispositif de protection bien que cette surface doit consituée par une matière extrêmement dure et résistante a l'usure.
Ces caractéristiques ainsi que d'autres et les avantages de cer- tains perfectionnements, combinaisons et dispositions suivant l'inven- tion seront dcrits ci-après dans tous les détails, en se référant aux dessins annexés, donnés uniquement à titre d'exemple, et dans les- quels : @
La fige 1 est une vue en perspective d.'un dispositif protège- talon établi suivant l'invention ;
Fig. 2 est une vue en perspective du protège-talon de la fige 1 dans son application au talon d'unechaussure (représenté en partie seulement) ;
Les figs. 3 et 1! représentent, vue respectivement et partielle.- ment en plan et de profil, une variante du protège-talon ;
Le fige -5 montre en perspective le protège-talon de la fig. 3 dans son application au talon d'une chaussure ;
La fig . b est une vue en coupe suivant la ligne 6-6 de la fige 3 ; La fig. 7 est une vue fragmentaire, en perspective, d'un talon et d'un dessus de chaussure, et représente une autre réalisation de protège-talon suivant l'invention, appliquée au talon ;
La fig. 8 est une vue agrandie en perspective du protège-talon suivant la fig. 7;
La fige 9 est une vue fragmentaire d'un coin d'une forme de réa- lisation légèrement modifiée du protège-talon représenté à la fig. 7 ;
La fig. 10 est une vue en perspective d'une autre variante de protège-talon ;
Et la fig. Il est une coupe suivant la ligne 11-11 de la fige 10.
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Conformément à l'invention, la pièce de protection 20 du talon comprend une plaquette de base 19, découpée de préférence dans une minee tôle d'acier élastique et pouvant être facilement conformée ou emboutie sous la forme; désirée, et une couche également relative- ment mince 22 d'une matière excessivement dure et quelque peu cassante, telle que du carbure de tungstène cémenté fixé, par exemple par brasu- re, à ladite plaquette, afin de faire bloc avec elle.
Dans l'exemple d'exécution représenté aux fige. 1 et 2, la pla- quette mé@alli que 19 a une forme de coin dont le bord extérieur 20a est arrondi en conformité du contnur du talon 21 de la chaussure. La plaquette 19 porte sur sa face aupérieure une ou plusieurs couches minces 22 d'une matière extrêmement dure et par conséquent très ré- sistante à l'usure, de préférence un composé de carbure de tungstème.
On peut ne donner à cette pièce de protection perfectionnée qu'une très faible épaisseur, (lui peut correspondre approximativement à celle d'une lame de rasoir, ce qui lui confère un meilleur aspect et une élasticité suffisamment élavée et permet de la monter et de la fixer de façon très simple sur le talon ou la semelle d'une chaussure.
L'élément 22 a une partie courbe qui coïncide avec celle dé la plaquette 19. Cette dernière déborde latéralement l'élément 22 en for- mant des pattes23 et 24; cespattes 23 et 24 sont pourvues de plu- sieurs trous 25, 25', 25" permettant de fixer la pièce de protection au talon au moyen de clous 2b. Les pattes 23, 24 sont ici insérées dans le logement ou espace 21a situé entre la feuille de cuir 27 et la cou- che supérieure 28 du talon, tandis que la surface de l'élément 22 peut sensiblement affleurer la surface extérieure de la couche supérieure 25 du talon ou être quelque peu, en saillie par rapport à celle-ci.
A cette fin, la couche supérieure 28 présente une échancrure en forme de coin dans laquelle s'insère ledit élément 22.
Comme on le voit aux figs. 1 et 2, la pièce de protection 22 re- pose sur la plaquette élastique 19 traversée par les mayens de fixation ou clous 26 sang que soit affaiblie la surface effective de l'élément en carbure de tungstène cémenté relativement cassant.
Comme la plaquette 19 peut avoir une épaisseur d'environ 0,3mm. et moins, et la couche 22 une épaisseur d'environ 0,6 à 1,6 mm., le
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logement 21a peut être fait très petit, Il peut être obtenu facile- ment au moyen d'un simple outil de forme ou autre, ce qui simplifie la préparation du talon pour y insérer la pièce de protection perfec- tionnée.
22 De cette façon, seul l'élément très dur en carbure de tungstène est exposé à l'usure, tandis que les chocs provoqués par la marche ou le piétinement sont immédiatement transmis à la plaquette élastique 19 et au talon 21 qui, à son tour, possède une certaine élasticité, de sorte que la rupture de l'élément cassant 22 en carbure de tungstène cémenté est effectivement empêchée dans une grande mesure.
La forme de réalisation de la pièce de protection modifiée sui- vant lesfigs. 3 à 6 se différencie principalement de celle visible à la fig. 1 en ce que 1'élément résistant à l'usure de la pièce de pro- tecti.on du talon comprend plusieurs segments 32,33, 34 juxtaposés et rendus solidaires de la plaquette unique 30.
Cette plaquette 30 peut être très mince et présenter un contour
40 elliptique, sa courbure extérieure correspondant à celle du talon/qu" quel elle est destinée. La plaquette 30 est percée de petits trous
31, 31', 31" afin de permettre sa fixation sur la couche supérieure du talon 40 au moyen de clous 41. Sur cette plaquette 30 sont fixés rigi- dement, de préférence par brasure, des segments séparés en matière résis-, tant à l'usure, c'est-à-dire des éléments 32,33 et 34 en carbure de tungstène cémenté, dont les bords extérieurs sont courbés de façon à correspondre au contour du talon.
Ces segments peuvent être maintenus en place dans des alvéoles
35, 36 et 37, ménagés dans la zone marginale 30a de la plaquette 30 et séparés les uns des autres par des nervures ou cloisons 38 et 39 qui facilitent la mise en place exacte desdits éléments. Si on le désire, ces éléments peuvent avoir des hauteurs ou épaisseurs différentes, être'' faits de matières différentes et être disposés les uns par rapport aux autres selon les différents degrés d'usure auxquels ils peuvent être exposés à l'usage.
De cette façon, la résistance aux chocs de la partie résistant à l'usure de la pièce de protection se trouve encore améliorée, et la mise en place et la fixation de ladite pièce sont simplifiées du fait
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que seuls la couche supérieure du talon doit être façonnée ou munie d'une entaille relativement petite, ce qui peut être exécuté à l'aide d'un simple outil de forme.
Le dispositif de protection représenté aux fige. 7 et 8 consiste en une plaquette ou tôle de fer 23, de préférence de faible épaisseur et d'une forme légèrement courbe. L'une des faces de la plaquette 23 est munie d'un revêtement 24 en une matière excessivement dure, ré- sistant à l'usure et composée de particules de carbure de tungstène le agglomérés à l'aide d'un liant métallique tel que/cobalt. Le revête- ment 24 de carbure de métal dur peut être fixé à la plaquette 23 par brasure ou autres moyens mécaniques, tels que rivetage ou autre procé- dé comme pour relier ledit revêtement à la plaquette 23 d'une façon sûre et sans possibilité de déplacement afin de leur faire former bloc.
Comme reposante à la figo 8, la plaquette 23 déborde latéralement le revêtement 24 pour former des pattes d'extrémité 25, 26 munies de trous 2( et 28.
Comme on le voit à la fig. 7, la pièce de protection 20 a été insérée dans le talon 21 qui a étéiréalablement incisé suivant le contour spécial et la forme choisie de ladite pièce 20.
Comme il est encore viaible à la fig. 7, des clous 29 et 30 sont enfoncés à travers la couche de cuir du talon 21 pour s'engager res- pectivement dans les trous 2( et 28 au sein du talon 21. Bien que cette forme de la pièce de protection ait été trouvée très pratique et efficace à l'usage, toute autre forme peut/également convenir, ainsi que la fig. 9 en donne un exemple.
La fig. 9 montre un coin de la pièce de protection 20a dans le- quel la couche de métal dur 24a a la même longueur que la plaquette 23a. Le trou 25a passe ici à travers le revêtement 24a et la plaquet- te 23a et se trouve légèrement noyée dans la surface supérieure du re- vêtement en métal dur 24a.
Dans la pièce de protection 35 représentée à la fig. 10, le revê- tement 36 s'étend aur toute la surface d'une plaquette métallique 37 relativement mince. La plaquette de base 37 est munie de griffes ou saillies 38, 39,@@ et @@ qui, en l'occurrence, ont été obtenues par estampage de la matière même de la plaquette 38. Afin de renforcer
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ces saillies, on peut leur donner une section légèrement courbe, com- me représenté à la fig. 11, ce qui a pour effet de les rendre plus ri- gides. Apre application du revêtement 36 sur la plaquette 37, le dispositif protecteur 35 peut être fixé au talon ou à la pointe de la semelle de la chaussure et peut aussi y être noyé, si on le désire.
Si le revêtement 3b est brasé sur la plaquette 37, les saillies peuvent être trempées après coup ou traitées d'une autre façon pour les adapter à leur destination particulière de pointes d'attache.
L'expérienee a prouvé que la ou les parties résistant à l'usure n' peuvent@ être -en saillie sur la surface du talon que d'une quantité très faible et pratiquement négligeable, ce qui évite tout effet de bas- cule pendant la marche.
Des talons munis du dispositif protecteur suivant l'invention ont démontré qu'ils peuvent être portés au moins quatre à six fois plus longtemps qu'avec les coins d'acier ordinaire.
Il y a lieu d'ajouter que le carbure de métal dur (tungstène, molybdène ou autres éléments métalliques du groupe du chrome, puis tan- tale, bore, etc...), servant à la fabrication de l'élément ou des élé- menti., du protection, peut avantageusement être appliqué ou lié direo- tement a un autre support, tel que du cuir, ou peut être employé en combinaison avec des talons de caoutchouc en moulant ou coulant ledit clament dans la masse de csoutchouc avant le durcissement et le finis- sage de celle-ci.
Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux particulari- tés décrites et représentées aux dessins ; au contraire, des changements et substitutions peuvent être apportés à la forme et aux détails des dispositifs décrits et représentés à titre d'exemple, sans pour cela sortir du cadre et de l'esprit de la présente invention.