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"SUPPORT LE TRAYEUSE".
La présente invention concerne un supportde tray- euse et vise particulièrement à établir un dispositif perfec- tionné pour supporter une trayeuse suspendue dans la position de traite au-dessous d'une vache .
Une caractéristique de l'invention consiste en ce que le support de trayeuse comporte une attache établie pour résister aux efforts de traite normaux, mais pour se séparer lorsque l'effort agissant sur la liaison dépasse une valeur déterminée, afin d'éviter que la vache ne se blesse au cas où son pied serait pris dans le dispositif de support ou dans l'éventualité de tout autre effort anormal.
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Une autre caractéristique de l'invention consiste en ce que, bien que la séparation de la liaison exige un effort élevé, cette liaison peut être aisément rétablie.
Une troisième caractéristique de l'invention consiste en ce que le dispositif de relâchement constitué selon une variante préférée de l'invention est simple et robuste et parfaitement adapté en vue de son utilisation dans une étable de laiterie.
D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description ci-après et des dessins annexés dans lesquels:
La figure 1 est une élévation latérale d'un support de trayeuse comportant l'objet de la présente invention, ce sup- port étant posé sur une vache en supportant etsoutenant une trayeuse suspendue .
La figure 2 est une coupe transversale de ce support, la trayeuse étant enlevée et le corps de la vache étant sim- plement indiqué en pointillé.
La figure 3 est une vue partielle à plus grande échel- le du dispositif de relâchement ou de déconnextion et de la liaison.
La figure 4 est une vue partielle suivant la ligne 4-4 de la figure 3, l'organe de relâchement ou de séparation et l'organe de support étant dessinés en traits pleins dans la position de support et en traits interrompus dans les positions relatives qu'ils occupent lors du rétablissement de la liaison après que celle-ci a été relâchée.
Il a été démontré que les trayeuses suspendues présentent de nombreux avantages vis à vis d'autres types de trayeuses; elles représentent une grande proportion de trayeu- ses actuellement vendues sur le marché. De telles trayeuses sont généralement suspendues au-dessous de la vache à l'aide
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d'un surfaix ou dossière posé sur le dos de l'animal, bien qu'on emploie souvent d'autres types de moyens de support, notamment dans les stalles de traite.
Un a constaté que les dispositifs de support, notam- ment du type à dossière, présentent un inconvénient dans cer- taines circonscances, en ce sens qu'une vache peut se prendre un pied dans le dispositif de support et, dans son effort pour s'en dégager, casser une patte ou subir un autre accident Le dispositif de support habituel à dossière comporte une san- gle passant sur le dos de la vache et descendant sur ses flancs, ainsi qu'une tringle ou arceau métallique s'étendant sous la panse de la bête d'une extrémité à l'autre de la sangle. En examinant la figure 2, on conçoit qu'une vache, en se grattant le flanc avec une patte arrière ou en donnant des coups de sabot à la trayeuse lorsqu'elle n'y est pas encore habituée, risque aisément de se prendre le pied dans l'arceau.
Il n'est évidemment pas indiqué que la sangle soit d'une structure faible au point de se rompre aisément, car ceci signifierait des remplacements continuels de la sangle.
De plus, si la sangle était suffisamment faible à l'état neuf pour se rompre sous l'effort envisagé, elle se romprait sous l'effort de traite normale par suite de la détérioration due à l'usure, à la sueur et à d'autres causes analogues, vu qu'une trayeuse suspendue complètement remplie pèse plus de 20 kilos, et que cette force statique est augmentée par les efforts dynamiques dus au mouvement.
La présente invention permet d'éliminer ces difficul- tés grâce à la prévision d'un dispositif de relâchement capable de maintenir la trayeuse dans la position appropriée et de résister à tous les efforts de traite normaux, mais qui détermine une séparation d'une liaison de l'appareil de support lorsque l'effort dépasse une valeur déterminée. De plus, le dispositif de relâchement selon l'invention est construit
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de telle façon qu'il ne se détériore ni ne se modifie avec le temps et qu'une liaison rompue par un effort anor- mal puisse être rétablie très facilement.
Dans la forme de réalisation de l'invention montrée par les dessins, on a représenté en position de traite une trayeuse suspendue 10 de type quelconque connu destinée à fonctionner au moyen du vide produit dans un tuyau flexi- ble Il relié à une source de dépression. Le dispositif de support pour la trayeuse est constitué principalement par une sangle ou dossière 13 en cuir souple, destinée à se poser transversalement sur le dos de la vache et à pendre sur ses flancs, une tringle ou arceau 14 en acier à ressorts, destiné à être réuni par chacune de ses extrémités à la sangle et présentant une partie médiane 14a en forme d'ans destinée à s'engager dans une encoche appropriée de la poi- gnée de la trayeuse afin de supporter celle-ci dans la posi- tion de traite et un organe d'ouverture ou de relâchement désigné par 15.
La trayeuse est constituée principalement par : un pot-trayeur, un couvercle, un pulsateur, quatre gobelets- trayeurs, et les tuyaux et les raccords en caoutchouc néces- saires à son fonctionnement. Cette trayeuse ne sera pas dé- crite ici en détail, vu qu"elle est connue des hommes de métier et qu'elle ne fait pas en elle-même l'objet de la présente invention, laquelle concerne principalement le dis- positif de support pour une telle trayeuse. Pour une descrip- tion plus complète de telles trayeuses et de la façon suivant laquelle elles sont supportées habituellement, on pourra se ' référer au brevetaméricain McCornack 1. 859.213 du 17 mai 1932, ainsi qu'à d'autre brevets délivrés.
Il convient de noter que la suspension est de préférence établie de façon que la partie supérieure de la sangle se trouve légèrement en avant par rapport au point de liaison avec la trayeuse,
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comme montré dans la figure 1, de sorte que les trayons sont soumis à une traction tant vers l'avant que vers le bas lors de la traite. Comme il a été expliqué dans le brevetprécité, il est souhaitable de placer le dispositif de support de fa- çon que la trayeuse pdisse se déplacer librement durant la traite, en exerçant un effet dynamique en vue de produire sur les trayons une traction et un tiraillement vers le bas et vers l'avant.
Une telle liberté de mouvement est facilitée lorsque les deux extrémités pendantes de la sangle de dossiè- re sont convenablement écartées des flancs de la vache, comme montré dans la figure 2. C'est cette disposition qui soulève le problème mentionné plus haut, en ce sens qu'un espace im- portant est laissé le long des flancs de la vache, espace dans lequel celle-ci peut se prendre le pied en se grattant ou en donnant des coups de sabot.
Comme cela ressot clairement de la figure 2, une liaison réglable est établie sur le côté gauche (en considé- rant le dessin) par la prévision d'oeillets 13a, 13b, etc..., dans lesquels peut s'accrocher l'extrémité 14b de l'arceau 14.
Cette possibilité de réglage est recommandable en raison des différences qui se présentent d'une vache à l'autre en ce qui concerne la largeur de la cage thoracique, la hauteur de la panse au-dessus du sol, la position des pis, etc....
L'autre extrémité de l'arceau 14 en acier faisant ressort est repliée sur elle-même pour former une boucle ou oeillet 14c. Comme cela ressort clairement de la figure 4, cette boucle n'est pas complètement fermée, mais présente une partie partiellement ouverte à proximité de l'extrémité de la tringle, dans un but qui sera décrit ci-après plus complètement.
L'extrémité de droite de la sangle est repliée sur elle-même et est fixée dans cette position; la boucle ainsi formée porte le côté 15a d'un triangle formé d'une tige d'a- cier à ressorts d'un diamètre d'environ (4,75 ou 6,35 mm.).
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Les deux autres c8tés 15b et 15c se dirigent vers le bas de façon que les extrémités de cette tige se rapprochent au som- met du triangle, opposé au côté 15a, comme montré clairement dans la figure 3. La liaison entre cette extrémité de la san- gle et l'arceau de support 14 estcomplétée par l'engagement réciproque de la boucle 14c et de l'organe de relâchement 15, comme montré clairement dans les figures 3 et 4.
Lorsque l'organe de relâchement 15 est établi en acier faisant ressort d'épaisseur appropriée, les deux extrémités restent rapprochées par la tension élastique des côtés 15b et 15c jusqu'à ce qu'une traction importante vers le bas s'exerce sur l'extrémité de l'arceau 14, après quoi les côtés 15b et 15c s'écartent élastiquement d'une quantité suffisante pour permettre à la boucle ou à l'oeillet 14c de se détacher du sommet du triangle. Il est désirable de construire l'organe de relâchement de façon qu'une force de 22,50 à 34kg., de préférence environ 27kg. soit nécessaire pour amener la rup- ture de la liaison.
Le poids de la trayeuse remplie estré- parti uniformément entre les deux c8tés de la sangle, ceci évidemment de telle manière que la force statique s'exerçant sur la liaison du côté droit ne soit que d'environ 11,35 kg.
En établissant une liaison capable de résister au double de cet effort, on tient compte des efforts dynamiques normaux de la traite qui -viennent s'ajouter a poids statique de la trayeuse. Toutefois, lorsqu'une vache se prend une patte arrière dans l'arceau, la patte glisse généralement vers le bas jusqu'à un point proche du milieu de l'arceau et le débattement de la vache pour libérer sa patte impose une con- trainte supplémentaire, qui dépasse la capacité de retenue de l'organe de relâchement. Tout autre effort anormal aura pour effet un relâchement analogue de la liaison, protégeant ainsi les organes contre les détériorations, et la vache contre les blessures.
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Lorsque la liaison a été rompue pour une raison quelcon- que, il est souhaitable qu'elle puisse être rétablie assez facilement. Dan.s le mode d'exécution de l'invention expo- sé ici, ceci est réalisé en tirant le triangle jusqu'à ce qu'il occupe à nouveau sa position d'engagement réciproque avec la - boucle 14c, ce qui est réalisé en amenant le sommet du triangle à proximité de l'ouverture de la boucle, comme montré en pointillé dans la figure 4. De préférence, la boucle 14c est suffisamment fermée pour empêcher l'élément 15 de s'en détacher accidentellement, mais suffisamment ou- verte pour permettre l'engagement réciproque des deux élé- ments avec un très faible écartement des extrémités adjacen- tes des cotés 15b et 15c.
Cette ouverture est de préférence telle que, compte tenu des dimensions de la tige servant à former l'organe de relâchement, une traction d'environ 4,5 kg. ou légèrement inférieure suffit pour amener l'engagement réciproque de ces éléments. Il importe également que la boucle de sangle entourant le côté du triangle soit très courte afin d'empêcher tout risque de déplacement angulaire du triangle dans son propre plan. Il va de soi,que, si le triangle avait la liberté d'effectuer des déplacements an- gulaires dans son propre plan jusqu'à ce que le coté 15b vienne s'engager dans la sangle, le sommetinférieur du triangle se trouverait être fermé et l'action de relâchement recherchée ne se produirait pas.
De plus, la liaison libre, métal sur métal, entre l'organe de relâchement 15 etla boucle 14c présente un autre avantage en ce sens que l'ar- ceau de support pend toujours dans une position appropriée lorsque la sangle est posée en travers du dos de la vache depuis le côté gauche, et n'a aucune tendance à s'écarter sous un angle indésirable quelconque.
Bien qu'on ait décrit etreprésenté ici certains mo- des d'exécution de la présente invention, on conçoit que
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celle-ci est susceptible de nombreuses modifications. Par conséquent, des changements peuvent être apportés à la cons- truction et à la disposition, sans pour cela s'écarter de l'esprit ni dépasser le cadre de la présente invention, telle que définie dans les revendications annexées.
REVENDICATIONS.
------------------------ 1.- Appareil de support pour trayeuse suspendue, comportant: un élément souple destiné à descendre sur les flancs de la vache, un élément relativement rigide destiné à s'étendre au-dessous de la panse de la vache et à supporter la trayeuse, et un élément de relâchement constitué par une tige élastique façonnée en triangle dont un côté est relié en permanence à l'un des deux éléments précités de façon à ne permettre .qu'un déplacement du triangle autour de l'axe de ce c6té, tandis que les extrémités de cette tige sont adjacentes entre elles au'sommet opposé au côté précité, l'autre des deux pre-- miers éléments précités étant pourvu d'une boucle dont une partie présente une ouverture,
cette boucle et ce triangle étant appelés à s'engager mutuellement, la résistance à la déformation de la tige élastique étant telle que la liaison soit maintenue sous les efforts de traite normaux, mais soit relâchée lorsqu'elle est soumise à un effort dépassant une valeur déterminée, l'ouverture prévue dans la boucle permet- tant de rétablir la liaison en exerçant seulement une frac- tion peu importante mais appréciable de 1-'effort nécessaire pour déterminer le relâchement.