Support pour machine à traire.
La présente invention concerne un sup- port pour machine à traire suspendue dans la position de traite au-dessous d'une vache.
De telles machines à traire sont généralement suspendues à l'aide d'une sangle posée sur le dos de ranimai, bien qu'on emploie souvent d'autres moyens de support, notamment dans] es stalles de traite.
On a constaté que les supports du type a. sangle présentent un inconvénient dans cer taines circonstances, en ce sens qu'une vache peut se prendre un pied dans les organes du support et, dans son effort pour s'en dégager, se casser une patte ou subir un autre accident.
Dans les supports habituels à sangle, celle-ci passe sur le dos de la vache et descend sur ses i'lancs, une tringle ou areeau métallique s'étendant sous la panse de la bête d'une extrémité à l'autre de la sangle. On conçoit qu'une vache en se grattant le flanc avec une patte arrière ou en donnant des coups de sahot à la machine a. traire lorsqu'elle n'y est pas encore habituée, risque aisément de se prendre le pied dans l'arceau.
IJ n'est évidemment pas indiqué que la sangle soit d'une structure faible au point de se rompre aisément, car ceci signifierait des remplacements continuels de la sangle. De plus, si la sangle était suffisamment faible à l'état neuf pour se rompre sous 1'effort envisagé, elle se romprait sous l'effort de traite normal par suite de la détérioration due à l'usure, à la sueur et à : d'autres causes analogues, vu qu'une machine à traire suspendue complètement remplie pèse plus de 20 kilos, et que cette force statique est augmentée par les efforts dynamiques dus au mouvement.
La présente invention a pour but d'éli- miner ces difficultés.
Le support objet de l'invention, qui com- porte comme les dispositifs connus un élément souple descendant sur les flancs de la vache et un élément relativement rigide s'étendant sous la vache et portant la. machine à traire, est caractérisé en ce qu'il comprend un organe de relâchement constitué par une tige élas- tique façonnée sous la forme d'un triangle et reliée en permanence par un côté à l'un desdits éléments, la résistance à. la déformation de la tige élastique étant telle que la liaison soit maintenue sous les efforts de traite normaux, mais soit relâchée lorsqu'elle est soumise à un effort dépassant une valeur déterminée.
Une forme d'exécution de l'objet de l'in- vention est représentée, à titre d'exemple, au dessin annexé.
La fig. 1 est une élévation latérale du support posé sur une vache et supportant une machine à traire suspendue
La 2 est une coupe transversale de ce support, la machine étant enlevée et le corps de la vache étant simplement indiqué en pointillé.
La fig. 3 est une vue partielle à plus grande échelle du dispositif de relâchement.
La fig. 4 est une vue partielle suivant la ligne 4--4 de la fig. 3, l'organe de relâchement et l'organe de support étant dessinés en traits pleins dans la position de support et en traits interrompus dans les positions relatives qu'ils occupent lors du rétablissement de la liaison après que celle-ci a été rompue.
Dans la fig. 1 du dessin, on a représenté en position de traite une machine à traire ou trayeuse suspendue 10 de type quelconque connu destinée à fonctionner au moyen du vicle produit dans un tuyau flexible 11 relié à une source de dépression. Le support pour la trayeuse est constitué principalement par une sangle ou dossière 13 en cuir souple, destinée à être posée transversalement sur le dos de la vache et à pendre sur ses flancs, une tringle ou arceau 14 en acier à ressorts, destiné à être réuni par chacune de ses extrémités à la sangle et présentant une partie médiane 14a en forme d'anse destinée à s'engager dans une encoche appropriée de la poignée de la trayeuse, afin de supporter celle-ci dans la position de traite,
et un organe d'ouverture ou de relâchement désigné par 15.
Il convient de noter que la suspension est de préférence établie de façon que la partie supérieure de la sangle se trouve légèrement en avant par rapport au point de liaison avec la trayeuse, comme montré dans la fig. 1, de sorte e que les trayons sont soumis à une trac- tion tant vers l'avant que vers le bas lors de la traite. Il est souhaitable de placer le support de façon que la trayeuse puisse se déplacer librement durant la traite, en exer çant un effet dynamique en vue de produire sur les trayons une traction vers le bas et vers l'avant.
Une telle liberté de mouvement est facilitée lorsque les deux extrémités pendantes de la sangle sont eonvenablement éeartées des flancs de la vache, comme montré dans la fig. 2. C'est cette disposition qui sou- lève le problème mentionné plus haut, en ce sens qu'un espace important est laissé le long des flancs de la vache, espace dans lequel celle-ci peut se prendre le pied en se grattant ou en donnant des coups de sabot.
Comme cela ressort, clairement de la fig. 2, une liaison de position réglable est établie sur le côté gauche au moyen d'oeillets 13a, 13 & , et : e., dans lesquels pent s'accroeher 1'extré- mité 14 & de l'arceau 14. Cette possibilité de réglage est recommandable en raison des différenees qui se présentent d'une vache à l'autre en ee qui concerne la taille de la bête, la position des pis, etc.
L'autre extrémité de l'arceau 14 en acier faisant ressort est repliée sur elle-même pour former une boucle 14c. Comme cela ressort clairement, de la fig. 4. eette boucle n'est pas complètement, fermée dans un but. qui sera dÚcrit ci-après.
L'extrémité de droite de la sangle est re pliée sur elle-même et est fixée dans cette position ; la boucle ainsi formée porte le côté 1 (l d'un triangle formé d'une tige d'acier à res sorts d'un diamètre d'environ 5 à 6 mm. Les s deux autres cotés 15 et 15c se dirigent vers le bas de façon que les extrémités de cette tige se rapprochent au sommet du triangle, opposé au coté 15a, comme montré clairement clans la fig. 3.
La liaison entre cette extrémité de la sangle et l'arceau de support 14 est réalisée par l'engagement de la boucle Ile dans le triangle 15, comme montré clairement dans les fig. 3 et 4.
Le triangle 15 constitue un organe de relâchement. En effet, les deux extrémités de la tige formant cet organe restent rapprochées par la tension Úlastique des e¯t¯s 15b et 15c jusqu'à ce qu'une traction importante vers le bas s'exerce sur l'extrémité de l'arceau 14, après quoi les e¯tÚs 15b et 15c sÚcartent Úlas tiquement. d'une quantité suffisante pour permettre à la boucle 14c de se dégager du triangle. Il est désirable de construire l'or- gane de relâchement de façon qu'une force de 22,50 ss 34 kg., de prÚfÚrence environ 27 kg., soit nÚcessaire pour amener la rupture de la liaison.
Le poids de la trayeuse remplie est réparti entre les deux côtés de la sangle, de telle manière que la force statique s'exerçant sur la liaison du côté droit ne soit que d'envi ron 11 kg. En établissant une liaison capable de résister au double de cet effort, on tient compte des efforts dynamiques normaux de la traite qui viennent s'ajouter au poids statique de la trayeuse. Toutefois, lorsqu'une vache se prend une patte arrière dans l'arceau, la patte glisse généralement vers le bas jusqu'à un point proche du milieu de l'arceau et le débattement de la vache pour libérer sa patte impose une contrainte supplémentaire, qui dépasse la capacité de retenue de l'organe de relâchement.
Tout autre effort anormal aura pour effet un relâchement, analogue de la liaison, protégeant ainsi les organes contre les détériorations, et la vache contre les blessures.
Lorsque la liaison a été rompue pour une raison quelconque, il est souhaitable qu'elle puisse, être rétablie assez facilement. Dans la forme d'exécution exposée ici, eeei est réalisé en tirant le triangle jusqu'à ce qu'il occupe à nouveau sa position d'engagement réciproque avec la boucle 14c, c'est-à-dire en amenant le sommet, du triangle à proximité de l'ouverture de la boucle, comme montré en pointillé dans la fig. 4.
De préférenee, la boucle 14c est suffisamment fermée pour empêcher l'élément 1.') de s'en détacher accidentellement, mais suf- fisamment ouverte pour permettre l'engage- ment réciproque des deux éléments avec un très faible écartement des extrémités adja- eentes des côtés 15b et 15c. Cette ouverture est de préférence telle que, compte tenu des dimensions de la tige servant à former l'or gane de relâchement, une traction d'environ -1,
5 kg ou légèrement inférieure suffit pour amener l'engagement réciproque de ees élé ents. Il importe également que la boucle de sangle entourant un côté du triangle soit très courte afin d'empêcher tout risque de déplacement angulaire du triangle dans son propre plan. va de soi que, si le triangle avait la liberté d'effectuer des déplacements angulaires dans son propre plan jusqu'à ce que le côté 15 & vienne s'engager dans la boucle de la sangle, le sommet inférieur du triangle se trouverait être fermé et l'action de relâchement recherehée ne se produirait pas.
De plus, la liaison libre, métal sur métal, entre l'organe de relâchement 15 et la bouche 14c présente un autre avantage en ce sens que l'arceau de sup- port pend toujours dans une position correcte.