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PERFECTIONNEMENTS AUX CIRCUITS ELECTRIQUES DE COMPTAGE
La présente invention se rapporteàdes dispositifs de comptage utilisant des tubes à décharge électrique dans une atmos- phère gazeuse.
Dans nos brevets 479.791 et 479.960 on a décrit des cir- cuits de comptage utilisant des tubes où les électrodes étaient dis- posées de manière à prévoir un certain nombre d'espaces de décharge.
Dans une application de ces appareils, une tension est appliquée entre les deux électrodes de chaque espace, et les électrodes anodes de ces espaces peuvent être connectées entre elles à l'intérieur ou à l'extérieur du tube, de marne que les cathodes. Suivant l'arrange- ment, cette tension, qui peut être fournie par une batterie, est insuffisante pour provoquer une décharge à travers un des espaces, mais est suffisante pour maintenir une telle décharge quand celle- ci est créée.
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Des impulsions de même polarité que la batterie sont appli- quées à travers tous les espaces en commun, et la tension combinée de la batterie et de l'impulsion allumera seulement un espace (appe- lé espace de déclenchement) quand les espaces dans le tube ne sont pas ionisés. Une première impulsion, appliquée au tube, allumera l'espace de déclenchement qui continuera la décharge par suite de la tension de la batterie. Une deuxième impulsion sera apte à allumer un autre espace voisin de l'espace de déclenchement, par suite du déplacement de l'ionisation de l'atmosphère gazeuse dans le tube, depuis l'espace de déclenchement jusqu'à l'espace voisin.
Une troisième impulsion allumera alors un autre espace par suite du déplacement de l'ionisation du gaz vers cet espace voisin du second espace allumé.
Cette série continuera jusqu'à ce que tous les espaces soient allumés par suite d'impulsions successives, et des arrange- ments sont faits pour que lors de l'allumage du dernier espace, il se produise une chute de tension qui éteint toutes les décharges.
Dans ces dispositifs, il est désirable que si le tube doit être actionné par une série de cycles d'allumages, le temps entre les impulsions doit Être suffisant pour que la désionisation ait lieu en l'absence de décharge, de sorte que après que tous les espaces ont été allumés puis éteints, l'impulsion suivante a seule- ment lieu pour allumer l'espace de déclenchement. Celui-ci, et aucun autre espace, sera alors allumé par l'impulsion suivante après l'extinction de tous les espaces. Si une ionisation était encore présente à un degré suffisant, il s'ensuivrait, au moment de l'impulsion suivante après l'extinction des décharges, que tous les espaces seraient en condition de s'allumer quand cette nouvelle impulsion arrive, et non seulement l'espace de déclenchement.
La vitesse de répétition des impulsions à laquelle un tel tube peut fonctionner est donc limitée, à moins que des moyens ne soient prévus, ainsi qu'il est exposé dans notre brevet 479.791, pour insérer un intervalle égal au temps de désionisation entre
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l'impulsion final d'une série et l'impulsion de déclenchement de la série suivante.
On a proposé de prévoir un dispositif compteur utilisant un tube à décharge dans un gaz de manière qu'il n'y ait aucune tension de batterie appliquée entre les impulsions pour maintenir la décharge dans les espaces une fois qu'ils ont été allumés, et par lequel la vitesse de répétition des impulsions, qui peuvent être appliquées, est élevée par la réduction du temps'de désionisation dû à l'extinc- tion complète de toutes les décharges entre les impulsions, compara- tivement avec le temps requis pour la désionisation quand les déchar- ges sont maintenues par une batterie entre les impulsions d'un cycle.
La présente invention consiste en un arrangement de cir- cuits pour un tube à décharge dans un gaz et à cathode froide ayant trois ou plusieurs espaces de décharge séparés anode-cathode, dispo- sés de manière que l'ionisation du gaz dans le voisinage d'un espace, par suite d'une décharge à travers cet espace, réduise la tension nécessaire pour allumer un espace adjacent éteint, ce tube étant con- struit de manière, et les espaces étant connectés et interconnectés de telle sorte, que quand une série d'impulsions sont appliquées aux espaces en parallèle, ces espaces s'allument à tour de rôle, le der- nier espace au moins s'allumant seul.
Certaines formes de réalisation de l'invention sont main- tenant décrites en se basant sur les dessins ci-joints.
La figure 1 représente le schéma d'un circuit pour disposi- tif de comptage utilisant un tube à décharge dans un gaz et à cathode froide, comprenant plusieurs espaces de décharge, ces espaces étant allumés successivement par des impulsions récurrentes, chaque espace se rallumant pour chaque impulsion d'un cycle, une fois qu'il a été initiallement allumé, cet arrangement ne comprenant aucune batterie d'entretien.
La figure 2 donne le schéma d'un circuit pour dispositif de comptage utilisant un tube à décharge dans les gaz et à cathode froide
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ce dispositif comprenant plusieurs espaces à décharge qui sont allumés successivement par des impulsions récurrentes, chaque espace s'allumant une fois seulement pendant chaque cycle d'impulsions, ce dispositif ne comprenant aucune batterie d'entretien, et le résultat est obtenu par l'action d'une cathode additionnelle qui coopère avec l'anode comparativement à l'arrangement de la fig. 1.
La figure 3 est le schéma d'un circuit de dispositif compteur utilisant un tube à décharge dans le gaz et à cathode froide, comprenant un grand nombre d'espaces, et qui peut être utilisé au lieu du circuit de la fig. 2 quand il est nécessaire de compter les impulsions sur une large base, et qui comprend une cathode addition- nelle comme dans l'arrangement de la fig. 2, mais coopérant avec une deuxième anode.
Les figures 4 et 5 montrent en plan et en élévation un mode de construction d'un tube du genre utilisé dans l'appareil de la fig. 3. sur la figure 1 est représenté un tube à gaz comprenant une anode 2 faite d'un ruban ou d'un fil et connectée à la terre à tra- vers une résistance 3. Une cathode dentée 5 présente des intervalles égaux entre ses différents points ou dents, et des espaces égaux avec l'anode, excepté pour l'espace de déclenchement 4 qui est légèrement plus court. La cathode 5 est reliée à la terre à travers une rési- stance 6. Une cathode supplémentaire 7 se trouve à la même distance de l'anode que les différents sommets des dents de la cathode 5, excepté pour l'espace 4, et est à un espacement du dernier sommet de 5 égal aux distances qui séparent les diverses sommets de 5 les uns des autres.
Une troisième cathode 8 consiste en une petite plaque qui se trouve aussi à la même distance de l'anode que les sommets des dents de 5, le bord de gauche de cette petite plaque se trouvant à une distance de 7 égale à la distance séparant deux sommets des dents de 5. La cathode 7 est reliée à la terre à travers une rési- stance 9 shuntée par un petit condensateur 10. La troisième cathode
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8 est reliée à la terre à travers une résistance 11 et à travers un enroulement d'un transformateur d'impulsions 12 qui sera désigné par la suite sous le nom " d'enroulement primaire". La résistance 11 et l'enroulement primaire 12 sont shuntés par un petit condensateur 13, et l'enroulement primaire 12 est shunté par un redresseur 14.
L'autre enroulement du transformateur 12, qui sera désigné par la suite sous le nom"d'enroulement secondaire" est shunté par une impé- dance 15 et fournit des impulsions aux bornes de sortie 16. Un re- dresseur 17, en série avec la batterie 18, est connecté entre l'anode 2 et la cathode 5.
Dans la description suivante, lorsqu'il sera parlé des décharges qui ont lieu entre les cathodes d'un tube et son anode 2, l'expression "allumage" sert à désigner le commencement d'une décharge, et quand une des dites cathodes, ou une dent de celle-ci, est dite allumée, cela indiquera qu'une décharge commence ou a lieu entre la dite partie de la cathode, ou entre la dent et la ou les anodes du tube, la référence à ou aux anodes étant omise pour la simplicité de la description.
Les impulsions reçues, qui doivent être comptées, sont appliquées avec une polarité négative à la borne 19; puis passent à la cathode 8 à travers un condensateur de blocage 20. La borne 19 est aussi reliée à la cathode 5 via un petit réseau de retardation 22 et un condensateur 21, et à la cathode 7 via le réseau 22, la résistance 6 et la combinaison condensateur-résistance 10-9. Le réseau 22 peut consister par exemple en des inductances 23, 24, des condensateurs 25, 26, et son retard est plus grand que le temps d' établissement du bord avant de l'impulsion reçue, mais moindre que la durée de cette impulsion. L'amplitude est telle qu'en l'absence d'ionisation du gaz dans le tube seulement l'espace le plus court 4 est allumé.
Le redresseur 14, connecté à travers l'enroulement primaire du transformateur 12, shunte les impulsions d'arrivée à la borne 19,
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qui autrement auraient passés à travers cet enroulement en se diri- geant vers la cathode 8, et les empêche d'atteindre les bornes de sortie 16.
On suppose qu'une première impulsion est appliquée à la borne 19. L'espace 4 s'allume et la décharge se maintient pendant la durée de l'impulsion. Lors de la cessation de cette impulsion, la décharge cesse aussi à travers 4, puisqu'il n'y a aucune batterie' de maintien. Si l'impulsion voisine arrive avant que l'ionisation du gaz dans l'espace 4 n'ait eu le temps de disparattre ( par exemple en quelques microsecondes ou moins), l'impulsion suivante en 19 allu- mera la dent voisine de la cathode 4, puisque les constantes ont été arrangées dans ce but, tandis que l'espace 4 se rallume puisque 1' innisation du gaz aura passé de l'espace 4 à l'espace suivant. Les deux décharges seront interrompues quand cette deuxième impulsion cesse.
La troisième impulsion allume les trois premiers espaces de gauche et ainsi de suite jusqu'à ce que tous les espaces correspon- dants aux dents de la cathode 5 se soient allumés sur les impulsions suivantes.
On doit stabiliser les tensions des pointes d'impulsions à travers la cathode 5 et l'anode 2 qui tendent à varier comme le nombre d'espaces de décharge simultanée change, puisque la batterie 18 et le redresseur 17 en série avec elle sont connectés entre l'anode 2 et la cathode 5.
Le voltage total appliqué à travers le redresseur 17 est déterminé par la tension entre l'anode 2 et la cathode 5 supperposée à la tension de la batterie 18, cette dernière étant connectée de manière à s'opposer à la tension dérivée des impulsions. Le poten- tiel de la batterie 18 est réglé de manière que la pointe de l'impul- sion reçue fait passer un certain courant à travers 17 quand toutes les dents sur 5 s'allument ensemble, et le redresseur 17 est connecté dans une direction telle que quand moins que le nombre entier de dents sur 5 s'allument, un plus grand courant passera à travers lui.
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Donc quand moins d'espaces se déchargent, le redresseur 17, qui est en condition de conductibilité, est vertuellement en shunt à travers l'anode 2 et la cathode 5, de sorte qu'il laisse à ce moment passer du courant, lequel avec le courant passant à travers le chemin en parallèle entre l'anode 2 et la cathode 5, est approxi- mativement égal au courant passant entre l'anode et la cathode quand tous les espaces se déchargent. Tous ce courant passe à travers les résistances 3 et 6 limitant ainsi les tensions de pointes d'arrivée entre 2 et 5 à une valeur pratiquement constante, et empêchant la chute de tension variable qui aurait lieu par l'insertion du redres seur 17 et de la batterie 18 quand différents nombres de dents sur 5 s'allumeraient lors des impulsions successives.
Le degré de stabilisation de tension donné par le redres- seur 17 est tel qu'il maintient une tension relativement stable pour la rangée de courant passant à travers le tube entre la condition qui existe quand aucune décharge n'a lieu d'une part et quand toutes les dents de la cathode 5 déchargent d'autre part. A ce moment, le redresseur devient non conducteur, et par suite l'élévation de cou- rant à travers le tube provoque une chute dans la tension de pointe des impulsions appliquées au tube, qui ne sera pas compensée par le redresseur 17.
Quand toutes les dents de la cathode 5 se sont allumées, l'impulsion suivante allume l'espace 7 ainsi que tous les espaces de décharge de 5. Le condensateur 10 et la résistance 9 ont des valeurs telles que le courant à travers 7, dès son allumage, charge le con- densateur 10 suffisamment pour empêcher que les impulsions suivantes ne réallument l'espace 7. La constante de temps de la combinaison 9-10 est plusieurs fois la moyenne d'impulsion des espaces et n'est pas plus grande que la période de récurrence du train d'impulsions, qui peut être par exemple de 100 microsecondes.
L'impulsion suivant celle qui a allumé l'espace 7, allume l'espace de la cathode 8, mais celle-ci est connectée directement à la source d'impulsions via le condensateur 20 et la borne 19, de
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manière que les cathodes 5 et 7 sont connectées à cette borne 19 via le réseau de retardation 22.
Les impulsions atteignent 8 avant d'atteindre les cathodes 5 et 7 d'un temps égal au retard produit par le réseau 22, et qui est plus grand que le temps pris par les impulsions pour atteindre leur amplitude de pointe, mais qui est inférieur à celui de la durée des impulsions.
Comme la plaque 8 a une surface relativement large, un courant tend à se créer entre 8 et 2 quand la tension due à l'impul- sion s'établit. Ce courant qui passe à travers la résistance 3 de l'anode commune est inférieur à la tension d'anode 2 au moment de la pointe d'impulsion, et cela limite l'élévation de courant entre la cathode 8 et l'anode 2, un équilibre étant rapidement atteint en un point où la décharge à travers cet espace est justement maintenu.
Des arrangements ont été pris pour que cet équilibre soit atteint avant que l'impulsion retardée n'atteigne les autres cathodes 5 et 7, et on a aussi pris des dispositions pour que la tension de l'anode 2, au moment de l'équilibre, soit insuffisant pour qu'un point quel- conque de la cathode ( mtme l'espace 4) ne s'allume. La cathode 7 ne peut s'allumer dans ce cas en vertu de la charge du condensa- teur 10.
La cathode 8 à un circuit à constante de temps consistant en un condensateur 13 et une résistance 11, connecté dans le chemin par lequel les impulsions atteignent la cathode 8, L'impulsion suivante ne peut réallumer 8 par suite de la charge reçue par le condensateur 13, la constante de temps de 11-13 étant de plusieurs espaces d'impulsions.
A l'exception de l'espace 4, la seule dent de la cathode qui a maintenant assez d'ionisation résiduelle pour se rallumer est 7, voisin de l'espace ,8 qui s'est justement allumé, la dent voisine sur 5 étant à une distance double de 8 que celle de la dent 7, et étant suffisamment désionisé puisque 7 ne s'est plus allumé lors de la dernière impulsion, Toutefois l'espace en 7 ne peut se rallumer
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à cause de la charge qui reste encore sur 10. Donc seulement l'es- pace de déclenchement 4 s'allume, et la série des opérations a lieu de nouveau. Pendant le temps que mettent les espaces 7 ou 8 à se rallumer, les charges sur 10 et 13 seront ramenées pratiquement à zéro, de manière que ces espaces s'allument comme dans le premier cycle.
Le fait que la tension anode-cathode tombe complètement à zéro entre les impulsions, active le temps de désionisation, compara- tivement aux appareils où l'extinction est réalisée par une chute de tension qui n'atteint pas zéro et qui est due à une surintensité de courant à travers la dernière électrode allumée.
Dans les appareils utilisant un tube et une batterie qui maintient les décharges entre les impulsions, l'extinction des dé- charges dans le tube, après que tous les espaces ont été allumés, est réalisée par une surintensité de courant qui produit une chute de tension dans une charge commune, suffisante pour abaisser la tension au point où les décharges ne doivent pas être maintenues, la dernière électrode, dont l'allumage provoque cette surintensité, devant avoir une surface relativement large, et si le tube a un grand nombre d'espaces laissant passer un grand courant lors de la décharge, il peut être difficile de réaliser une dernière électrode capable de laisser passer un courant suffisamment grand pour produire la chute de tension nécessaire à l'extinction des décharges.
Dans le cas de la cathode 8 de l'arrangement décrit, la surintensité de courant a seulement besoin d'être suffisante pour couper la pointe de l'impulsion en dessous de la tension nécessaire pour provoquer une décharge à travers les dents de la cathode 5. La cathode 8 peut donc être relativement petite, et cela est un autre avantage du présent arrangement.
La fonction de comptage du dispositif décrit est réalisée par la fourniture d'une impulsion à travers le transformateur 12 aux bornes 16, chaque fois que la cathode 8 s'allume, ce qui a lieu une fois pour chaque cycle d'impulsions.
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Le taux de comptage est un nombre égal au nombre de points ou dents d'allumage de la cathode 5, plus les cathodes 7 et 8, comme tous ces points fonctionnent une fois dans la série de décharges du tube.
La figure 2 montre un tube à gaz 27 ayant une anode commune 28 consistant en un fil ou un ruban relié à la terre à travers la résistance 29. Une cathode 31, ayant un espace de décharge 30 plus étroit à une extrémité, consiste en une cathode à dents comme dans le cas de la fig. 1. Les cathodes 32 et 33 sont semblables aux cathodes 7 et 8 de la figure 1. Une cathode supplémentaire 34 con- siste en un fil ou un ruban qui est parallèle à 28 ou qui est in- cliné sur cette cathode 28 d'un petit angle de manière à rendre 1' espace de décharge de 34 à 28 légèrement plus grand à l'extrémité gauche qu'à l'extrémité droite. La cathode 34 présente une projection 36 à son extrémité droite qui donne un espace de décharge quelque peu plus court par rapport à 28 qu'en n'importe quel autre point de la cathode 34.
La cathode 31 est reliée à la terre à travers une résistance 41. La cathode 34 est reliée à la terre via une résistan- ce 35. La cathode 32 est reliée à la terre à travers une résistance 37, et la cathode 33 est reliée à la terre à travers une résistance 39 et l'enroulement d'un transformateur 41 en série avec cette rési- stance 39. Un autre enroulement du transformateur 41 aboutit dans une impédance 42, et des impulsions de sortie sont obtenues aux bor- nes 43.
La résistance 37 est shuntée par un petit condensateur 38, et la résistance 39 est en série avec un enroulement du transforma- teur 41 qui est shunté par le condensateur 40 comme dans la fig. 1.
Des impulsions positives reçues sont appliquées à la borne 44 puis à l'anode 28 via un condensateur 45.
La forme et les constantes choisies sont telles qu'une impulsion reçue arllumera toujours l'espace entre l'anode 28 et l'ex- trémité 36 de la cathode 34. 'Une effluve se répand très rapidement le long de la surface de la cathode 34,oouvrant la longueur totale
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avant la fin de la durée de l'impulsion appliquée en 44.
L'arrange.- ment est aussi tel que les impulsions reçues entre 28 et 31 sont insuffisantes pour allumer un point quelconque de la cathode 31, indépendamment de la présence du bord avant de l'effluve se transmet- tant de droite à gauche sur 34, excepté le petit espace 30 sur la cathode 31, Cependant, en présence du bord avant de l'effluve sur 34 combiné avec l'ionisation du gaz dans un espace quelconque entre la cathode 31 et l'anode 28, provoqué par l'allumage précédent d'un point adjacent sur 31, la tension au moment des impulsions est suffi- sante pour provoquer l'allumage d'un espace quelconque de 31 ou de la cathode 32. Semblablement la plaque 33 peut seulement être allu- mée par ionisation due à l'allumage immédiatement précédent de 32 avec la présence du bord avant de l'effluve allant de droite à gauche le long de 34.
La cathode 34 peut ne pas être immédiatement au dessus de la cathode 28, ainsi qu'il est montré, mais peut être placée dans une position quelconque qui donnera l'espacement mentionné ci-dessus. par exemple elle peut être placée de manière que le plan commun à 34 et 28 soit à angle droit avec le plan commun à 28-31-32-33-et 28. pour atteindre le résultat précédent, une tolérance d'environ + 5% dans l'amplitude de l'impulsion reçue, et du même ordre dans les espacements de décharge de l'anode 28 des points de 31 et des cathodes 32 et 33, est en général suffisant.
On suppose que la première impulsion reçue est maintenant appliquée en 44. L'espace entre le point 36 de la cathode 34 et 1' anode 28 s'allume et une effluve se répand rapidement sur la surface unie de 34 de droite à gauche, pendant l'impulsion, le bord avant de l'effluve sur 34 atteint l'espace plus court 30 de la cathode 31 qui s'allume. Les espaces 32, 33, et tous les autres espaces autres que 30 sur la cathode 31, ne s'allument pas, car il n'y a aucune ionisation des gaz dans les espaces adjacents. Quand l'impulsion cesse en 44, la décharge s'éteint.
L'impulsion suivante allume encore 34 s'établissant comme précédemment à sa distance la plus courte 36, L'effluve sur 34 se répand de droite à gauche et trouve
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maintenant que le premier espace sur la ligne des dents 31 qui est capable de s'allumer est l'espace 46 qui se trouve immédiatement à droite de 30, puisque cet espace est le premier de droite à gauche pour lequel l'ionisation est suffisamment grande pour l'allumage.
Cette ionisation est due à la récente décharge de l'espace 30, et cette ionisation persiste entre les impulsions. L'espace 46 s'allume avant que le bord avant de l'effluve sur 34 n'ait atteint 30 Aussi- tôt que 46 s'allume, la chute de tension à travers la résistance 47 diminue la tension entre 46 et 28 à une valeur suffisante pour main- tenir la décharge au point 46, mais insuffisante pour allumer l'es- pace 30 qui reste éteint. De même, l'impulsion suivante après l'ex- tinction de 46 à la fir de l'impulsion précédente, allume l'espace voisin 48 mais aucun autre puisque 48 est le premier suffisamment ionisé pour être atteint par l'effluve sur 34 se répandant de droite à gauche.
Les impulsions successives allumeront semblablement les espaces des points ou dents adjacentes sur 31, à raisôn d'un espace chaque fois et de gauche à droite jusqu'à ce que tous les espaces sur 31 aient été allumés. L'impulsion suivante allumera seulement 32, et l'impulsion suivante seulement 33. Dans chaque cas les espaces des dents de 31 ne seront pas rallumés par suite des chutes de tension dans la résistance 47 lors de l'allumage respectivement de 32 et 33.
Quand l'espace 33 s'allume, l'espace 32 ne peut se rallumer par suite de la charge reçue sur 38, l'action de cette cathode étant semblable à celle de la cathode 7 sur la fig. 1. L'espace 33 ne peut se rallumer soi-mtme à cause de la charge sur 40, et tous les longs espaces entre 28 et 31 sont insuffisamment ionisés. Donc à l'arrivée de l'impulsion suivant celle qui allume la cathode 33, la distance la plus courte 30 seule s'allume encore aussitôt que l'efflu- ve sur 34 a atteint l'extrémité gauche de 34. La série se répète alors indéfiniment. Les constantes de temps de 37-38 et de 39-40
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sont plus grandes que l'espace de temps de deux impulsions reçues, et moindre qu'une période du train complet d'impulsions.
Comme seulement un point sur la cathode 31 peut s'allumer à la fois, aucune mesure n'est nécessaire pour stabiliser la tension cathode-anode.
Si les impulsions reçues ne sont pas assez fortes pour allumer les cathodes, une batterie peut être placée en série avec la résistance 29 et la terre. Cette batterie doit être insuffisante pour maintenir une effluve en l'absence d'une impulsion, cette ajoute réduit évidemment quelque peu la durée de désionisation puis- que les tensions anode-cathode ne tombent plus à zéro entre les impulsions.
L'arrangement de la fig. 2 a l'avantage de la simplicité, de la faible nécessité de puissance, du fonctionnement rapide, et de la longue durée du tube par suite de la courte durée moyenne pendant laquelle chaque point ou dent de la cathode est déchargé. Il offre donc plusieurs avantages sur les arrangements décrits dans nos brevets 479.791 et 479.960.
Sur les figures 3, 4 et 5 on a représenté schématiquement un dispositif qui peut être utilisé dans l'arrangement montré fig. 2.
Un plus grand nombre d'espacements peut être utilisé avec un tel dispositif.
Les lignes pointillées de la fig. 3 limitent un schéma en perspective des électrodes d'un tube à décharge gazeuse pouvant être utilisé dans l'arrangement décrit. Il consiste en une anode en forme de grille 49 comprenant des éléments longitudinaux parallèles réunis à des éléments transversaux d'extrémité, et en une cathode 50 comprenant un fil ou un ruban plié de manière à passer d'un côté ou de l'autre de l'anode 49, les éléments longitudinaux de cette cathode étant à angle droit avec les éléments longitudinaux de 1' anode 49, et réunis aux extrémités alternées par des ligatures 51 à 54. L'anode 49 et la cathode 50 se trouvent dans des plans parallè- les séparés par une distance convenable, semblable à l'espace de
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décharge d'un tube à gaz.
L'extrémité de la cathode 50, la plus éloignée du fil d' amenée 55, a une partie plus épaisse, réduisant l'espace 56 entre elle et l'élément adjacent de 49 à un espacement plus court que ce- lui qui existe entre le plan de la grille 49 et le restant de la cathode 50. Aux points de croissement entre les éléments longitudi- naux de la cathode 50 et de l'anode 49, se trouvent une série d'es- paces de décharge 56 à 60 le long d'un élément longitudinal de 50, et en continuant après la courbure 51 on trouve d'autres espaces 61 et 62, et ainsi de suite jusqu'à l'espace final 63 qui se trouve près du fil d'amenée 55.
Dans un plan parallèle à ceux de la grille 49 et de la cathode 50, se trouve une cathode 64 de forme semblable à la cathode 50 mais ayant de préférence des éléments longitudinaux quelque peu plus long et déplacés latéralement par rapport à ceux de 50.
Une autre anode, consistant en ue plaque plate 65, se trouve dans un plan parallèle aux plans des autres électrodes men- tionnées ci-dessus. Les plans des électrodes 49, 50, 64 et 65, dans cet ordre, sont de préférence disposés côte à côte ou l'un au dessus des autres, et ils sont espacés de manière à prévoir des distances équivalentes à celles utilisées dans le tube de la fig. 2.
Dans ce but, les distances entre 49 et 50, aux intersections, sont équiva- lentes aux distances entre 31 et 28 sur la fig. 2, tandis que les distances entre 64 et 65 sont équivalentes aux distances entre 34 et 28 de cette figure, Un autre arrangement quelconque des électrodes donnant ces espaces relatifs peut être utilisé, par exemple la grille 49 peut être placée sous la cathode 50, la plaque 65 et la cathode 64 au lieu d'être au dessus d'eux comme cela est montré fig.
3.
A l'extrémité de la cathode 64 la plus proche du fil de sortie 66 est une saillie 67 se dirigeant vers l'anode 65 et créant un espace plus petit en ce point entre la cathode 64 et la plaque 65 que les espacesqui se trouvent aux autres points de ces deux électrodes
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Des impulsions négatives appliquées à la borne 68 sont transmises à la cathode 50 via un condensateur 69 et une résistance 70. Il y a une amplitude insuffisante pour provoquer une décharge entre 50 et 49, l'électrode 49 étant connectée à la terre via une résistance 71.
Les mêmes impulsions sont aussi appliquées à la cathode 64 via un condensateur 72 et une résistance 73, où elles provoquent une dé- charge au point 67 vers la plaque 65 qui propage rapidement, sous la forme d'une effluve, cette décharge entre la cathode 64 et l'anode 65 suivant le chemin du premier depuis le point 67 vers l'autre ex- trémité de 64,
Les dimensions sont telles que la distance 56 est suffisan- te pour permettre à l'effluve entre 64 et 65 de provoquer une déchar- ge à travers cette distance, due à une impulsion et au bord avant de l'effluve provenant de la cathode 64 quand elle atteint le voisinage de la distance 56. Les constantes des circuits et la forme du tube sont telles que l'effluve entre 64 et 65 atteint l'extrémité de 64 après environ la moitié d'une durée d'impulsion.
Une décharge a maintenant lieu à travers la distance 56, et l'effluve se propage pendant le restant de l'impulsion le long de la cathode 50 dans la direction de l'espace 57 amenant l'ionisa- tion pour provoquer rapidement l'allumage de cet espace. On peut supposer que la distance 74 entre le même élément longitudinal de 49 et l'élément longitudinal voisin de 50 est rapidement ionisé, mais cela n'est pas par suite à la transmission plus rapide de l'ioni- sation quand elle est accompagnée par l'effluve de la cathode qui se propage le long d'une surface unie, tandis que l'ionisation entre 56 et 74 se fait à travers l'espace. Dès la cessation de l'impulsion, la décharge en 56 cesse, et l'impulsion suivante répète le procédé d'allumage au point 67 de l'anode 65 ainsi que la diffusion de 1 effluve le long de 64.
Il est évident que l'effluve propagée le long de 64 passe près des divers espaces à décharge aux points de croissement entre 49 et 50, à tour de rôle et en ordre inverse. Quand elle atteint
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l'espaoe 57 entre 49 et 50, suivant l'espace 56, il y a assez d'ioni- sation pour provoquer l'allumage de cet espace. Les espaces entre 49 et 50, excepté 56, ont une dimension telle qu'ils s'allument en présence de l'impulsion avec le bord avant le l'effluve entre 64 et 65, et l'ionisation résiduelle au niveau produit par une décharge dans un espace adjacent le long d'un des éléments longitudinaux de 50, c'est-à-dire si la propagation de l'ionisation est accélérée par l'effluve le long de 50 pendant une décharge.
Cependant la distance est réglée de sorte que l'ionisation qui peut atteindre un espace à travers une distance égale au dit espace le long de 49 est insuffi" sante pour provoquer une décharge. Dès lors la distance 74 ne sera pas allumée par cette deuxième impulsion quand elle est atteinte par l'effluve de 64.
Quand l'espace 57 s'est allumé, l'effluve de 64 passera ; vers l'espace 56, mais celui-ci ne peut s'allumer vu la chute de tension dans la résistance commune 70 due à la décharge en 57. Le procédé se répète pour les impulsions successives, chaque impulsion allumant un espace consécutif suivant, et les espaces s'allumant une fois seulement.
Quand l'espace 60 est atteint, l'effluve se propage autpur de 51 assister par la proximité de l'extrémité de l'élément longitu- dinal de 49, et quand l'impulsion suivante arrive, l'espace 61 sur l'élément longitudinal voisin de 50 s'allume. L'espace 61 recura une ionisation directe à travers l'espace entre lui et 60, et sera plus ionisé que 62. L'élément 51, entre les espaces 60 et 61, peut donc être plus grand que celui entre les espaces adjacents le long des éléments longitudinaux de 50, ce qui permet encore une ionisation adéquate de 61 pour l'allumage à l'impulsion suivante. Les décharges ont lieu tout le long de l'élément 50 jusqu'au dernier espace 63.
Une autre cathode 75 est connectée à la résistance commune 70 via un circuit à constante de temps formé par la résistance 76 et le conden- sateur 77. Elle correspond à la cathode 32 de la fig. 2 et joue les mêmes fonctions que celle-ci. Elle est adjacente à l'espace 63 et a
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la même distance d'un point convenable de l'anode 49 que les espaces entre 49 et 50 ( excepté 56). Elle est aussi approximativement aussi éloignée de l'espace 63 que la distance latérale entre les espaces adjacents pour 49 et 50.
Une autre cathode 78 est placée près de la cathode 75 ayant la même distance de l'anode 49 que la cathode 75 et étant es- pacée de celle-ci par une distance égale à celle qui existe entre 75 et 63. La cathode 78 est du même type que la cathode 33 de la fig. 2 et joue le même rôle. Les cathodes 75 et 78 sont aussi assez près de la cathode 64 pour êtreinfluencées par l'effluve quand il y a ionisation par une décharge adjacente.
Quand l'espace 63 s'est allumé puis éteint, une autre im- pulsion allume la cathode 75 et ensuite une autre impulsion allume la cathode 78 comme dans le cas des cathodes 32 et 33 de la fig. 2.
Ces cathodes ne peuvent s'allumer d'impulsions consécutives, à cause du circuit à constante de temps 76 et 77 dans le cas de la cathode 75, et à cause du circuit à constante de temps formé par une rési- stance 79 et un condensateur 80 dans le cas de la cathode 78, l'es- pace 63 ne pouvant se réallumer par la même impulsion que celle pro- duisant les allumages en 75 et 78 à cause de la chute de tension dans la résistance commune 70.
La fonction de comptage du dispositif est remplie par le transformateur 81 dont un enroulement est connecté entre la cathode 78 et la résistance commune 70, de sorte que une impulsion est développée à travers les bornes 82 et 83 connectées à l'autre enrou- lement de 81 chaque fois qu'une décharge a lieu à la cathode 78. Les positions des cathodes 75 et 78 sur la fig. 3 sont données à titre d'exemple, car elles peuvent recevoir plusieurs arrangements possi- bles. Le dispositif représenté sur la fig. 3 fonctionne de la même manière que le dispositif de la fig. 2, mais permet un plus grand nombre d'espaces de décharge sans devoir allonger exagérément le tube.
Les figures 4 et 5 donnent en plan et en élévation des vues -d'une construction pratique possible des électrodes du tube montré
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dans le rectangle en ligne pointillée de la fig. 2, les fils ou les bandes composant les cathodes 50 et 64 étant supportés par des che- villes isolantes 85 attachées à l'anode 65. Sur les figures 4 et 5 les éléments correspondants sont indiqués par des chiffres de réfé- rence qui correspondent à ceux de la fig. 3. Ici l'anode 49 est montrée au dessus des autres électrodes, et les cathodes 75 et 78 ne sont pas montrées, puisque le but des figures 4 et 5 est princi- palement d'indiquer les méthodes de montage des électrodes 49,50 et 64, 65.
On peut voir que tous les dispositifs décrits en relation avec les dessins ci-joints possèdent le fait de n'avoir aucun poten- tiel de batterie appliqué aux électrodes entre les impulsions. Cela offre des avantages, principalement dans la réduction du temps de désionisation puisque la tension anode-cathode tombe à zéro entre les impulsions plutôt que d'être réduite à un point au dessus de zéro.