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" PROCEDE DE FABRICATION- DES CORDES POUR PNEUMATIQUES "
L'invention concerne une corde pour pneumatique . et son procédé de fabrication et, plus particulièrement, une corde pour pneumatique à faible étirage et de faible grosseur.
On a admis, d'unemanière générale, jusqu'à pré- sent, à propos de la fabrication des pneumatiques qu'il est nécessaire que leur paroi latérale soit relativement mince pour fonctionner aux grandes vitesses actuelles, de façon à utiliser, dans la plus large mesure possible, la ventilation
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naturelle pour la dissipation de la chaleur dégagée par la flexion à grande vitesse, (le celle absorbée au contact de la route échauffée, et de celle due aux températures extérieures.
Bien qu'il y ait avantage à fabriquer une carcasse de pneuma- tique qui ne se "gonfle" pas, on a également considéré qu'il était nécessaire que le degré d'étirage de la corde du pneu- matique soit modéré pour permettre à la carcasse elle-même de fléchir.
Par exemple, le brevet américain n 2 028 003 indique que le degré d'étirage ou l'allongement maximum d'une cordede pneumatique doit être de11 %.
Le brevet américain n 2 103 218 décrit un procédé de mouillage du fil de coton, pour en éliminer et y peptiser les gommes et cires naturelles qu'il contient, de retordage et de câblage des fils de façon à former une corde de pneuma- tique, et d'étirage ultérieur dela cordesous unetrès forte tension, mais il n'est pas question dans cette description d'un moyen permettant de retenir une notable partie de l'hu- midité contenue dans les fils antérieurement saturés, jusqu'au moment de l'étirage ou du chauffage au moment de l'étirage.
Le brevet américain n 2 220 958 donne la des- cription d'un procédé de fabrication d' un fil de haute résis- tance et de faible allongement en le traitant avec un agent de liaison et en tendant les éléments du fil jusqu'à un point voisin du point de rupture, puis en séchant et faisant faire prise à l'agent de liaison pour maintenir les fils à l'état de tension relative sensiblement égale. Des essais ont été effectués avec des pneumatiques fabriqués avec des cordes traitées par le procédé du brevet précité, et possédant un degré d'étirage de 4 à 5%, mais les fabricants de pneumatiques ont réclamé des cordes d'un degré d'étirage plus fort, en rendant nécessaire une opération de relâchement.
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Dans un article de Phillips et Conrad du "Journal of Applied Physics" de janvier 1945, pages 32 à 40, le degré d'étirage d'une corde de pneumatique est supposé égal à 6,5 %,
La Demanderesse considère que les essais antérieurs en vue de produire les cordés de pneumatiques améliorées ont abouti à une impasse, principalement parce qu'on a conservé un degré d'étirage modéré et que, pour cette raison et à cause de la difficulté de fabriquer des cordes à faible degré d'étirage, les fabricants ont considéré qu'il était impossible d'y arriver dans la pratique et, par suite, ils ont cherché à améliorer d'autres caractéristiques des cordes de pneuma- tiques.
Or, la Demanderesse a découvert qu'il est possible de fabriquer des pneumatiques de qualité supérieure avec des cordes dont le degré d'étirage est inférieur à 4% et de pré- férence ne dépassant pas 2%, ou encore plus faible. Les cordes de pneumatiques à degré d'étirage modéré modernes s'allongent lorsqu'ils subissent les efforts et tensions du fonctionne- ment normal, dans une mesure telle que les fibres ou filaments des cordes de pneumatique commencent à glisser l'un sur l'au- tre parce qu'ils ne sont pas étroitement assemblés ou liés.
Les cordes à degré d'étirage moyen et fort se gonflent et glissent en service et les pneumatiques sont susceptibles de se déformer, ce qui abrège leur durée utile.
Un des objets de l'invention consiste à prolonger la durée utile des pneumatiques au moyen d'une corde qui ne possède qu'un très faible degré d'étirage résiduel, une fois introduite dans le pneumatique. Il est donc impossible que la position relative des cordes par rapport au caoutchouc se modifie notablement dans les parois latérales ou la bande
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de roulement 'du pneumatique, à partir de la position initiale, et que le pneumatique se gonfle ou se déchire sous l'effet de la flexion :les fibres maintenues relativement lâches comme avec les cordes à degré d'étirage moyen ou fort. Lorsque lescordes d'un pneumatique s'allongent, le caoutchouc s' al- longe en même temps et s'endommage de la même manière qu'une bande de caoutchouc étirée.
D'autres objets de l'invention sont les suivants: un procédé defabrication d'unecorde pour pheumati- que possédant une plus forte résistance à la traction et sus- ceptible de lu conserver même si le pheumati que subit l'action d'une température élevée en service et de résister aux effets résultant de l'état de la route, auxquels le pneumatique est exposé ;
un procédé de fabrication d'une cnrde pour pneuma- tique d'un degré d'étirage extrêment faible et, en réalité, inférieur à 4% et plus voisin de 2%, qui empêche le pneumati- que de gonfler dans les conditions du service, et a pour effet de diminuer sensiblement le frottement entre les cordes et le caoutchouc feuilleté, en maintenant ces deux éléments sen- siblement dans les mêmes positions relatives ; un procédé de fabrication d'une corde pour pneuma- tique de grosseur moindre, qui permet aux fabricants de fa- briquer ces pneumatiques plus minces, dont la flexion dégage moins de chaleur et dans lesquels la chaleur se dissipe plus rapidement.
Cette diminution de la grosseur de la corde et ce faible degré d'étirage ont aussi pour effet d'augmenter la longueur par unité de poids et le poids de chaque pneuma- tique, en diminuant ainsi le prix de revient de la fabrication des pneumatiques et les dépenses en service ; un procédé de fabrication d'un pneumatique qui con- tient les cordes précitées, et qui est plus résistant et sus-
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ceptible de résister aux chocs et coups du service brutal normal, qui ne gonfle pas ni ne s'allonge une fois confié et en servies, et qui est un peu plus mince et plus léger.
L'expression "corde pour pneumatique" doit être considérée comme désignant les fibres de coton, de rayonne en écheveaux coupés, et d'autres fibres cellulosiques et les fibres synthétiques telles que les fibres de rayonne et de nylon filées et/ou formant plusieurs épaisseurs ou traitées.
D'autres objets de l'invention concernent la nature des agents de liaison qui permettent de faire adhérer les cor- des entre elles, leur répartition et leurs proportions rela- tives dans la corde, le mode d'attache entre le caoutchouc de la carcasse et l'agent de liaison, et d'autres particulari- tés relatives à cet agent qui sont indiquées plus précisément dans la description.
L'invention sera mieux comprise d'après la descrip- tion détaillée qui en est donnée ci-après, en référence aux dessins annexés, sur lesquels : la fig. 1 est un schéma relatif à un procédé de traitement de la corde pour pneumatique, avec l'agent de liai- son ;
La fig. 2 est un schéma relatif aux opérations si- multanées de mise sous tension, de resserrement et d'applica- tion de l'agent de liaison sur la corde.,
La fig. 3 est une vue de détail, à plus grande é- chelle, d'un type d'élément de chauffage qui peut servir à rendre parallèles les fibres de la corde.
La fig. 4 est une coupe suivant la ligne 4-4 de la fig. 3 et représente la forme d'un dispositif de chauffage à vapeur.
La fig. 5 est une coupe suivant la ligne 5-5 de la fig. 3 et représente endétail un des dispositifs de portée supportant et guidant la corde pendant son passage sur et à travers le dispositif de chauffage.
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La fig. 6 est une élévation latérale, en partie schématique, d'une machine à fonctions multiples servant à effectuer les opérations propres à l'invention.
Il doit être bien entendu que les dessins ne re- présentent que des formes choisies de préférence de la machine de traitement suivant l'invention et que l'opération peut être effectuée avec succès sur des machines séparées ou à fonctions multiples.
Pour faire fonctionner les dispositifs des fig. l à 5, on fait passer la corde pour pneumatique provenant d'une 'bobine débitrice 10 sur deux rouleaux de guidage )¯1 et dans un bain de traitement 12, entre deux rouleaux d'écrasement 13, puis sur une bobine réceptrice 14, entraînée par la friction d'un rouleau de contact 15. Le bain 12 peut contenir divers agents de liaison tels que des résines thermo-plastiques et thermo-durcissables et des agents de mouillage préparés d'une manière appropriée à l'état d'émulsion, solution ou dispersion, au moyen de solvants inorganiques ou organiques.
Le bain est maintenu à un niveau constant par un dispositif quelconque ordinaire et bien que le degré du traitement par la solution soit réglé dans cette installation par la hauteur du niveau du bain, on peut aussi le régler par la pression exercée par les rouleaux d'écrasement 13, ou par tout autre moyen approprié, Les rouleaux d'écrasement ont principalement pour but d'éliminer de la corde l'excès de solution de traitement pendant le mouvement de cette corde vers la bobine réceptrice 14. L'opérateur peut à volonté mûrir la corde traitée en per- mettant à la solution d'y pénétrer plus profondément, ou continuer son traitement immédiatement.
On place ensuite la bobine réceptrice 14 sur une 16 convenablement freinée pour obtenir la tension la plus avantageuse dans les autres opérations de l'invention.
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Cet appareil est freiné par une bande, de préférence en cuir,
23, passant sur un disque monté sur le même "xe et tournant avec la broche 16. La valeur de l'action de freinage exercée est déterminée par la pression appliquée à la bande de freina- se par la traction d'un levier 25 chargé car un poids mobile
24 et réglé par la traction du fil passant sous un rouleau 19.
On voit que, lorsque la tension sur le fil augmente, elle sert à soulever le levier 25 chargé du poids 24 et à réduire la pression exercée par la bande de freinage 23; on réalise ainsi un dispositif réglable de la tension du fil permettant d'appliquer une tension déterminée. La corde passe sur des rouleaux de guidage 18 et 20, puis sur une grille rainurée
26 sur laquelle les fils passent sous forme de boucles succes- sives pour se sécher. Cette grille comprend une colonne qui supporte la grille proprement dite d ont les faces 27 et 28 reçoivent les boucles de la corde dans les rainures ou gorges montrées à la fig. 4. Les rouleaux des extrémités 21 et 22 peuvent tourner fous et sont pourvus de gorges en V pour main- tenir les fils dans les positions relatives qui conviennent et pour permettre de resserrer les cordes.
Une bobine réceptri-, ce 17 est actionnée par une courroie de glissement, de façon à maintenir la tension provenant de la bobine débitrice 14.
La grille remplit une double. fonction. On y fait passer de la vapeur et la température y est réglée par un moyen quelcon- que approprié. La grille constitue d'abord un dispositif de chauffage établi pour chauffer et sécher les cordes pendant qu'elles sont encore sous tension, et à durcir ainsi les . agents de liaison entre les fibres séparées tendues en positions sensiblement parallèles. La tension appliquée est de préférence voisine du point de rupture du fil et le chauf- fage doit être suffisant pour durcir L'agent de liaison et sécher complètement les fils.
La seconde fonction de la grille
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et des forges en V consiste à comprimer les fils en les ren- dant moins gros que les fils ordinaires et à leur conférer ainsi une résistance supplémentaire , en.augmentant en même temps leur densité.
Il est indispensable, pour réaliser l'augmentation maximum de la résistance à la traction, que la tension et/ou la compression des cordes soient voisines du poist de rupture des fibres des cordes, mais -il doit être bien entendu que le pripcipe de l'invention est d'abord d'obtenir une corde pour pneumatique à degré d'étirage relativement faible, indépendam- ment de toute augmentation de la résistance à la traction de cette corde. En d'autres termes, c'est le réglage de la ten- sion, considérée comme distincte de la résistance à la trac- tion, qui est important suivant l'invention.
Les diverses fi- 'bres doivent être disposées dans des positions sensiblement parallèles et leurs diverses couches doivent subir des efforts égaux en collant les fibres avec l'agent de liais on- de façon à réaliser, dans le pneumatique une fois fabriqué, une répar- tition égale des forces ayant tendanceà rompre la corde. On obtient ainsi l'augmentation de résistance et la corde inva- riable qui est nécessaire, pour empêcher le pneumatique de se déformer en gonflant, étant donné que la masse des fibres est maintenue, dans la section transversale du fil, en liaison étroite, et sa résistance est voisine des caractéristiques de la fibre de coton séparée qui possède une forte résistance et des propriétés de flexion remarquables.
L'invention n'est enaucunemanière limitée aux fibresanimalesou végétales, Liais peut s'appliquer aux fibres synthétiques quelconques telles que les fibres de rayonne, nylon, vinyon, et autres, en échev@auz coupée. Le point important est que les fibres ou filaments, quelle que soit leur forme, soient imprégnés avec un agent de liaison, qu'ils soient tendus et/ou comprimés et que le fil enplu- sieurs épaisseurs soit étiré à chaud de façon à durcir défini-
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tivement l'agent de liaison.
On a obtenu, des résultats satisfaisants avec les agents de liaison suivants employés dans les conditions indiquées :
Solution de traitement A:
On mélange les substances suivantes dans l'ordre indiqué enagitant sans cesse :
Latex G R S Type II, 28% de matières solides 250 kgs
Latex naturel, 60% de matières solides 25 kgs
Eau 250 kgs
Solution de résorcine et de formaldéhyde 300 kgs
On peut ajouter 10 kgs d'ammoniaque à 26 , s'il y a lieu, pour stabiliser la solution.
On prépare la solution de résorcine et de formaldé- hyde en formant une sclntion qui contient les éléments suivants, mélangés dans l'ordre indiqué :
Eau 255 kgs
Résorcine 14 kgs
Soude caustique 1 kg
Formaline 30 kgs
On fait mûrir cette solution pendant 4 heures, à
21 C, avant de l'ajouter au reste de la solution de traite- ment.
On peut augmenter la proportion de latex naturel dans la solution précitée pour augmenter l'adhérence entre les cordes enroulées sous forme de paquets.
Solution de traitement B :
On mélange les substances suivantes dans l'ordre indiqué en s'assurant que l'élément numéro 3 est complètement dissous avant d'ajouter l'élément numéro 4 :
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1. Eau 70,5 kgs 2."Surfax W 0" (Ester gras sulfoné) 1,5 kg
3. Résine de phénol formaldéhyde solu- ble dans l'eau 12 kgs
4. Latex G R S Type III 16 kgs.
On obtient un double résultat eu saturant et réunis- sant les fibres d'une corde pour pneumatique avec un agent de liaison de la manière décrite ci-dessus. Non seulement on augmente la résistance à la traction et la flexibilité et on diminue la tension, une fois l'agent de liaison durci, mais ', '.. encore le caoutchouc de la carcasse du pneumatique s'intègre dans la corde. La partie de résine de formaldéhyde de la solu- tion pénètre profondément vers le centre de la corde et la partie de caoutchouc de la solution reste au'voisinage de la partie extérieure de la corde et, une fois la résine de formaldéhyde durcie, elle se réunit au latex naturel et/ou synthétique et le latex se réunit au caoutchouc de la carcasse.
Etant donné que l'agent de liaison se trouve entre les fibres et filaments, il se réunit ou s'intègre avec les rivets de caoutchouc qui pénètrent dans la corde et les empêche de se couper.
On voit, de plus, que l'agent de liaison maintient la corde du pneumatique à l'état @endu et/ou comprimé, pour maintenir sa réduction en diamètre ou sa grosseur et permettre ainsi de fabriquer un pneumatique plus mince; il protège la corde, si elle est en rayonne, contre l'humidité, dans le cas d'un caoutchouc poreux ou coupé ; il empêche ou diminue le frottement interne des brins de la corde et il continue à maintenir l'angle de ces b:cins dans la corde.
On a constaté, au cours d'essais de laboratoire et sur route, que les caractéristiques précitées qui résultent de la liaison des fibres d'une corde pour pneumatique sous l'action de la chaleur et de la tension, sont particulièrement
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avantageuses dans le cas des cores pour pneumatique à degré de torsion ordinaire de 12/4/2; nais on a constaté avec sur- prise, à la suite ces essais de laboratoire, que les meilleurs de tous les résultats sont obtenus avec une corde pour pneumatique traitée par le procédé suivant l'invention et dont le degré de torsion initial est inférieur au degré normalisé et, d'après les essais en question, égal au tiers de ce'degré
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or6inaire. ordinaire.
En plus des effets de liaison et d'ancrage combinés obtenus en traitant la corde et/ou divers éléments de corde, par un agent de liaison d'un des types décrits ci-dessus, @ il est possible de régler la dilution de l'agent de liaison et/ou la curée de l'application de l'agent de liaison sur la corde, de façon à arrêter sa pénétration dans les divers élé- ments de corde, ou dans la corde elle-même, à une courte distance déterminée du centre de la corde.
En imprégnant ainsi la corde jusqu'à une courte distance déterminée de son milieu, on obtient une corde qui présente un petit noyau cen- tral non traité, de dimensions suffisantes pour lui faire ac- quérir une grande flexibilité, la partie annulaire traitée entourant ce noyau central est alors délimitée par l'agent de liaison qui maintient la corde de pneumatique à l'état ten- du et/ou comprimé, de façon que son diamètre n'augmente pas, que sa résistance à la traction reste la même et que son degré d'étirage diminue, et on obtient aussi une partie an nu- laire extérieure délimitée par un agent de liai son qui l'atta- che au caoutchouc de la carcasse du pneumatique.
nouvelle corde pour pneumatique suivant l'inven- tion peut être fabriquée sur une machine à fonctions multi- ples, ainsi que sur une machine à fonction unique comme l'in- diquent les figs. 1 à 5 et la fig. 6, qui représentent, sous forme engrande partie schématique, une machine à fonctions
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multiples convenant à l'exécution des diverses opérations suivant l'invention.
Dans la machine de la ;¯'il. 6, lorsqu'on met l'invention enoeuvre,les éléments multiples (Il la corde du pneumatique tels' que 40 proviennent du râtelier d'un ma- gasin, la machine représentée étant destinée à traiter simul- tanément 50 éléments, mais il doit bien entendu qu'un nombre quelconque d'éléments peuvent être traités simultané- ment. Le râtelier (non représenté) est de préférence d'un type qui applique à la corde débitée par des bobines coniques une tension initiale, de nature à supprimer les variations d'étirage résiduelles dans les civerses cordes .
Les fils 40, sous tension initiale, provenant du râtelier arrivent dans la zone de traitement Sans tension qui comprend 'des bains de traitement 41 et 42¯ et deux séries de rouleaux 43 et 44. Le rouleau inférieur de chaque série de rouleaux 43 et 44 est en acier inoxydable, ou métal analogue, et plonge en partic dans une solution de traitement contenue dans les bains respectifs 41 et 42 et ces guides appropriés 45 et 46 en forme d'I maintiennent les cordes rectilignes lorsqu' elles se déplacent vers le bas, sous et sur les cylindres inférieurs respectifs 43 et 44 et reçoivent, de préférence, un mouvement d'oscillation continu pour empêcher les cordes de,découper des rainures dans les rouleaux d'écrasement.
Les rouleaux supérieurs de chaque série 43 et 44 sont de préférence en caoutchouc synthétique et lesrouleaux d'écrasement 43 de la première série sont entraînés à une vitesse périphérique sensiblement supérieure à celle des rou- leaux 44 de la seconde série, de façon à détendre les fils et à permettre ainsi à l'agent de liaison de pénétrer plus profondément pendant que les fils se dirigent vers les rou- lcaux d'écrasement 44 de la seconde série. Ce résultat peut aussi être obtenu en donnant au rouleau inférieur de la
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série 43 un diamètre un peu plus grand qu'au rouleau infé- rieur de la série 44.
En sortant de la zone d'imprégnation à l'état détendu, les divers fils passent d'abord dans la zone de tension principale quest délimitée, à une extrémité, par les rouleaux 44 de la seconde série, et à l'autre, par un 'rouleau de traction ou de freinage 47 à commande positive.
Le rouleau 47 tourne à une vitesse variable déterminée plus grande que les rouleaux d'écrasement de la série 44 et les divers fils subissent dans cette zone un étirage presque égal à leur limite de rupture. Les rouleaux d'écrasement de la série 44 saisissent les fils pendant cette opération et ten- dent à les empêcher de glisser pendant l'opération principale de tension et de compression. Le rouleau de freinage 47 est de préférence pourvu de rainures en V, pour chacun des fils séparés, qui tendent à mettre chacun d'eux sous compression.
Des rouleaux de guidage 48 sont disposés de chaque côté du rouleau de freinage 47 pour réaliser un contact périphérique au!..si grand que .possible entre 'les divers fils et les gorges en V du rouleau 47, et ce dispositif a également tendance à empêcher lesfils de glisser à l'extrémité supérieure de la zone de tension principale.
Les fils ainsi tendus et imprégnés passent de la zone de tension principale dans un four de séchage dont l'en- trée est au point 49. Les fils traversent la zone de séchage 50 du four , et passent sur un rouleau de renvoi 51 qui peut être un rouleau de support commandé ou un rouleau fou, et qui est pourvu, de préférence, de gorges en V pour maintenir ou augmenter la compression.
Dans le mode, opératoire préféré, avec une machine à fonctions multiples telle que celle de la fig. 6, les fils en passant du rouleau 47 sur le rouleau 51 ne sont pas com- plètement secs et l'agent de liaison de chaque fil n'a pas
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complètement fait prise. Il est avantageux, à ce moment, de subir une compression supplémentaire aux divers fils, soit par le rouleau 51, soit au moyen d'un dispositif de compression supplémentaire représenté schématiquement en 52.
Ce dispositif de compression peut être tel qu'il donne aux divers fils une forme rectangulaire ou qu'illeur conserve leur forme cylindrique normale. Ce dispositif (le compression 52 se trouva de préférence en un point où les fils comprimes sont presque complètement secs et l'agent de liaison et les divers fils sont sensiblement stabilisés.
Un dernier rouleau 53 à commande positive fait sortir le fil sec et collé de la zone du four et fait arriver le fil étiré et tendu à une série de bobines réceptrices 54 à raison d'une bobine pour chaque fil passant dans la machine.
La vitesse de chacun des rouleaux 51 et peut être réglée séparément pour augmenter ou diminuer la tension des deux brins du fil passant dans le four. Les rouleaux de guidage 55 peuvent êtreagencés pour coucher les poils sur les fils secs et les polir en leur faisant acquérir un brillant par- fait et, à cet effet, ils peuvent être agencés pour appliquer. sur le fil sec une couche supplémentaire ou pour en polir sim- plement la surface.
Le four 50 est chauffé de préférence par un brûleur à huile 56 à fonctionnement intermittent dont les produits de la combustion passent dans un conduit 57 dirigé horizonta- lement, puis verticalement, jusqu'en un point où ils se di- rige de nouveau horizontalement et se termine par un carneau d'échappement 58. Un ventilateur 59 fait circuler l'air pro- venant de la zone 50 du four jusqu'à un point 60 où l'air refoulé entoure, le conduit 57 de sortie du brûleur à huile, l'air étant chauffé par les produits de la combustion et pénétrant dans la zone du four au point 61.
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Il doit être bien entendu, que des dispositifs de régla,¯;e automatiques peuvent être montés dans des machines de ce type pour interrompre leur fonctionnement lorsque le fil casse et pour dériver l'air chaud ou introduire de l'air froid pendant les périodes d'arrêt pour empêcher le fil de brûler.
La corde de pneumatique traitée une fois enroulée sur lesbobines 54 reste de préférence suffisamment collante pour qu'au moment où les bobines se dévident pendant une opé- ration quelconque, par exemple pour- faire arriver le fil ' dans la machine servant à fabriquer le tissu du pneumatique, une légère te nsion soit nécessaire pour détacher une couche de fil de son enroulement contigu. Cette adhérence entre les couches voisines de fil l'empêche de flotter et il est très important pour assurer une marche régulière de la machine à fabriquer la carcasse du pneumatique.
A titre d'exemple de l'opération de fabrication des cordes pour pneumatiques par le procédé suivant l'invention , avec une machine à 50 fils, telle que la représente la fig. 6, on a effectué un essai de réglage avec une corde filée de 10/
4/2 en écheveau de coton de 27 mm. Le degré d'étirage de la corde non traitée normalisée était de 6,4 % sous une charge de 4,5 kg et celui de la corde traitée par'la solution A de 1,6% sous cette même charge. La grosseur de la corde'non traitée normalisée était de 0,87 mm et celle de la corde traitée de 0,82 mm. En étirant la corde et en la fixant à un diamètre plus faible, on a obtenu une augmentation de 11% de la longueur de la corde traitée par rapport à celle de là corde initiale.
Si on chiffre le prix de revient de la corde de pneumatique à 56 francs par kg et le prix du traitement @ de la corde à 4 frs par kg, le bénéfice net résultant de
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l'augmentation de longueur est de 2frs,50ar kg.
Suivant le procédé ordinaire de fabrication des carcasses de pheumati- qu.es, le fabricant tord et tend la corde à l'état humide et fait subir au tissu un traitement préliminaire ; ces trois opérations sont effectuées dans le procédé suivant l'invention et, par suite, ne sont pas à la charge du fabricant des pneu- matiques. Elles sont chiffrées généralement par le fabricant des pneumatiques à 3 frs par kg et on obtient ainsi une économie nette par le procédé suivant l'invention de 5 frs, 40 par kg.
Le facteur de rupture à sec des cordes pré- citées non traitées état de 18,88, tandis que celui de. la coroe traitée était de 25,57; il est donc possible de choisir un coton en écheveau plus court au lieu d'un coton en écheveau de 27 mm, ce qui permet de, réaliser une nouvelle écon nmide quelques centimes par (Du bien, au'lieu d'uti- liser un coton en écheveau plus, court, il est possible d'uti- liser une corde plus légère ou un moins grand nombre de brins par cm., pour réaliser sensiblement la mené économie u, si l'on emploie le même nombre de brins on obtient un pneumatique de meilleure qualité.
On voi;; donc que la co-nde de pneumatique fabriquée par le procédé suivant l'invention et les carcasses fabriquées avec cette corde possèdent les caractéristiques suivantes : 1) la tension dans les différents torons est la môme ; 2) les divers brins de la corde sont liés entre eux d'une manière qui réduit' notablementle degré d'étirage dela cordeet qui, en fait, supprime à peu près complètement l'étirage de la corde, le diamètre de la corde diminue et sa flexibilité augmente, en contribuant ainsi à rendre la carcasse moins épaisse, plus résistante et plus flexible ; 3) le frotte- ment interne des diverses cordes diminue, l'angle des cordes dans la carcasse se conserve et l'étirage éventuel ou varia-
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tion de longueur est retardé;
4) bien que l'agent de liaison contenu dans la corde soit de nature à maintenir permanent l'étirage réduit dans le diamètre de la corde, l'agent de liaison contigu à la surface de la corde est de nature à adhérer fortement au caoutchouc dans le tisau du pneumatique et les rivets en caoutchouc'qui pénètrent dans le fil y sont ainsi bloqués par l'agent de liaison en supprimant ou atté- nuant le risque éventuel de coupure de ces rivets ; 5) lors- que les brins qui constituent la corde sont en rayonne, l'a- gent de liaison les protège contre l'humidité à laquelle ils sont exposés, lorsque le caoutchouc est poreux ou coupé.
Il doit être bienentendu que, lorsqu'on traite le coton, le ou lesagents de liaison peuvent être suscepti- bles de pénétrer dans la corde en là saturant dans une mesure suffisante pour détacher les gommes et cires naturelles et, dans ce cas, une fois les fibres-collées, elles sont réunies entre elles par ces gommes et cires naturelles. Il est évi- dent qu'on peut ajouter aux gommes et cires naturelles déta- chées par la saturation, certains agents de liaison extérieurs, tels qu'ils ont été indiqués ci-dessus. Dans tous les cas où les gommes et cires naturelles sont détachées des fibres de la corde, la teneur en humidité de la corde est maintenue de préférence jusqu'au point ou au voisinage du point de prise de l'agent de liaison.
On peut provoquer ou contribuer à maintenir détachées les gommes ou cires naturelles en fai- sant agir la vapeur, soit dans le dispositif à grille de la fig. 3, soit dans le four de la fig. 6.
Il doit être bien entendu que les gorges en V de la machine à fonction unique, ou à fonctions multiples, qui contribuent à comprimer la corde servent aussi à compen- ser toute augmentation temporaire éventuelle de la tension au cours du traitement de la corde, du fait qu'elles permet-
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tent à cette dernière de pénétrer plus profondément dans la gorge et de se resserrer davantage, sans quoi cette augmenta- tion temporairede la tension provoquerait normelement la rupture de la corde. Le degré de la compression appliquée - la corde par les rainures en V, ou de toute autre manière, varie considérablement, mais, dans le cas le plus avantageux, cette compression est voisine du point d'écrasement.
RESUMA
A - Procédé de fabrication de cordes pour pneuma- tiques, caractérisé par les points suivants, séparément ou en combinaisons :
1) on sature une corde à plusieurs brins avec un agent liquide, on étire la corde saturés sensiblement jusqu'à son point de rupture et/ou on la comprime sensiblement jusqu'à son point d'écrasement, la saturation de la corde y incorpo- rant un agent de liaison qui, une fois durci, maintient les divers brins de la corde à l'état étiré et ou comprimé, on fait passer la corde à l'état étiré et/ou comprimé dans une zone de chauffage hors de contact avec une surface de chauffa- ge solide de façon à provoquer le durcissement de l'agent de liaison et à maintenir le fil à l'état sensiblement saturé jusqu'à un point situé au voisinage immédiat de la zone de chauffage.
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