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feules et procédé et appareil pour leur fabrication.
La présente invention se rapporte aux meules et à un procédé et un appareil pour leur fabrication, caractérisés notamment en ce que les meules contiennent une matière fibreuse.
L'invention vise à établir une machine efficace pour la production en masse de meules de ce type. Elle vise en outre: à établir un moule efficace pour cette machine ; à faciliter la fabrication de meules comportant une charge de fibres textiles de préférence légèrement feutrées ; à rendre possible l'emploi du coton sous la forme la plus appropriée à la fabrication de telles meules ;à établir des meules homogènes constituées par des grains d'abrasif, un liant ou agglomérant organique et des fibres, par exemple de coton ; à permettre une production rapide de telles meules, en employant un coton à mèche longue, à éta- blir une machine et un procédé pour la fabrication de meules
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flexibles renforcées, agglomérées à l'aide de caoutchouc ou analogues, en utilisant du ruban de carde, lequel est aisément disponible;
à produire des meules-disquses de qualité supérieure, minces et flexibles;à produire des meules de qualité supérieure pour le meulage de bavures et de jets et pour d'autres opérations de nettoyage de moulages ;à établir des meules à polir, ainsi quin procédé et un appareillage efficaces pour leur fabrication.
D'autres objets de l'invention ressortiront par eux- mêmes d'une part, ou seront indiqués ci-après d'autre part.
L'invention consiste donc en les caractéristiques de construction, les combinaisons d'éléments, l'agencement d'organes et les diverses opérations, ainsi que les rapports réciproques et l'ordre de chacune de ces opérations par rapport à une ou plusieurs autres, comme il sera décrit ci-après à titre d'exem- ple et dont le domaine d'application sera indiqué dans les re- vendications annexées.
Dans les dessins annexés, lesquels représentent une des nombreuses variantes possibles des caractéristiques mécani- ques de l'invention :
La fig. 1 est une élévation latérale d'une partie de l'appareil établi selon l'invention.
La fig. 2 est une coupe à plus grande échelle d'une partie de l'appareil selon la fig.l.
La fig.3 est une vue fragmentaire en plan et à plus grande échelle du guide destiné au ruban de carde et placé à la partie supérieure gauche de l'appareil selon la fig.l.
La fig.4 est une coupe fragmentaire, à plus grande échelle, selon la ligne 4-4 de la fig.l.
La fig.5 est une élévation latérale de l'autre partie de l'appareil, de sorte que les fig. 1 et 5 mises côte à côte représentent pratiquement l'ensemble de l'appareil en élévation latérale.
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La figure 6 est une coupe fragmentaire et à plus gfande échelle de la grille du récepteur rotatif.
La figure 7 est une élévation fragmentaire et à plus grande échelle montrant une partie du mécanisme de commande pour le rouleau d'entrainement de la courroie transporteuse.
La fig. 8 est une coupe selon la ligne 8-8 de la fig. 1.
La fig.9 est une élévation fragmentaire montrant un arbre de renvoi pour la commande du rouleau ou cylindre "échar- donneur" et du rouleau ou cylindre souffleur.
La fig. 10 est une élévation partielle, partie en coupe, montrant le cylindre échardonneur et l'un des paliers de celui-ci.
La fig.11 est une vue analogue à la fig.10, montrant le rouleau souffleur et l'un de ses paliers.
La fige 12 est une coupe fragmentaire de la trémie réceptrice et du récepteur rotatif, montrant l'emploi d'un moule réduit dans le récepteur et d'un adapteur pour la trémie, permet- tant à celle-ci de coopérer avec le moule.
La fig.13 est une coupe horizontale et à plus grande échelle suivant la ligne 13-13 de la fig.5, montrant le mécanisme de support et de commande pour le récepteur rotatif.
La fig.l est une vue en plan fragmentaire de la tré- mie réceptrice.
La fig.15 est une vue en plan fragmentaire et à plus grande échelle de la grille prévue dans la récepteur rotatif. vue
La fig.l6 est une/partie en coupe et partie en élé- vation, et à plus grande échelle, de la trémie d'alimentation en liant, du tamis et du vibrateur, destinés à assurer une alimen- tation régulière de l'entonnoir en poudre de liage, lequel en- tonnoir amène celle-ci à la courroie transporteuse.
Comme montré dans la fig. 1, il est fait usage d'une quantité de ruban de carde 20. Celui-ci constitue un produit intermédiaire disponible dans tout tissage de coton et
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est fourni par une carde. Ce ruban est constitué par un agglo- mération de fibres qui présente la forme d'une corde, c'est à dire qu'elle possède un diamètre assez important, par exemple trois quarts de inch ou plus, et se présente en longueurs impor- tantes ; 'sa ressemblance avec une corde se borne toutefois à ces aspects. Un tel ruban constitue pour ainsi dire l'objet le plus ténu qui soit connu, se désagrège s'il n'est pas manipulé déli- catement et consiste uniquement en fibres de coton naturelles et non coupées disposées librement.
Le ruban de carde est connu de toutes les personnes familiarisées avec la production de filés de coton et sa description plus détaillée apparait comme super- flue. Le ruban 20 est fourni enroulé dans des boites 21. On pré- voit une ou plusieurs boites 21 et l'on place le commencement du ruban 20 sur la courroie transporteuse 23. Le ruban 20 doit être disposé entre les branches d'une fourche de guidage 24 re- présentée en détail dans la fig.3 et visible aussi dans les fig.
1 et 8.
Avant de continuer la description de la fonction du ru- ban, on décrira l'appareil ou machine. Comme montré dans les dessins, l'ensemble de l'appareillage peut consister en deux uni- tés reliées uniquement par le sol auquel elles sont fixées.
Une unité (avec un fragment de l'autre) est représentée dans la figure 1. Cette première unité peut être-nommée l'unité de projection. L'autre unité (avec des fragments de la première unité) est montrée dans la fig.5. Cette deuxième unité peut être dénommée l'unité réceptrice et de moulage.
Comme montré dans la figure 1, les éléments de la ma- chine sont supportés par un bâti constitué par des pieds en bois 30 fixés au sol par des équerres 31 et présentant des longerons 32 et des traverses 33. Comme il ressort plus clairement de la figure 8, on prévoit, au sommet des pieds 30, des longerons en bois 34 fixés à l'aide de panneaux de bois latéraux 35, pour
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former une construction robuste destinée à recevoir le méca- nisme. Une entretoise de renforcement 36 est fixé e à la face inférieure des longerons 34.
Comme montré dans les figures 1 et 8, de longs pro- filés métalliques 40 en U sont soudés à des plaques 41 fixées aux extrémités des longerons 34. Comme montré plus clairement dans les figures 4 et 8, une table 42 en U renversé est fi- xée par des rivets à la partie supérieure des profilés 40.
Cette table peut être établie en tôle d'acier; elle supporte la courroie 23. La fig. 2 représente cette table en coupe longitudinale. Des équerres 43 en fer sont également fixées à la partie supérieure des profilés 40. Ces cornières pré- sentent des orifices que traversent les extrémités d'un ar- bre non rotatif 45 portant un grand rouleau fou 46 sur lequel passe la courroie 23. Tout déplacement longitudinal de l'arbre 45 est empêché par une goupille 47.
Comme montré dans les fige 1 et 7, des paliers 50 sont fixés au côté droit des âmes, situées au-dessus, des profilés 40 en U. Ces paliers peuvent comporter des roulements à rou- leaux ; ils supportent un arbre 51 d'un rouleau 52 destiné à entrainer la courroie 23 qui passe autour de lui. Une pou- lie 53 est fixée à l'arbre 51.Lorsque cette poulie tourne, le rouleau 52 tourne également, entrainant ainsi la courroie 23 dont le brin supérieur se déplace vers la droite, fig.l.
Le rouleau 52 peut être établi en bois.
Toujours dans les figures 1 et 7, des équerres 54 fixées aux paliers 50 sont munies d'entailles 55 destinées à recevoir l'arbre 56 d'un rouleau amovible en bois 57. Cet arbre présente des colliers 58 qui l'empêchent de se déplacer longitudinalement. Pour empêcher la courroie transporteuse 23 de glisser longitudinalement sur les rouleaux 46 et 57, on prévoit deux guides de courroie 59 présentant la forme de piè-
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ces d'acier rectangulaires, fixées à la partie supérieure de la table 42.
Comme montré dans les figures 1,3 et 8,-le guide 24 pour le ruban de carde 20 est réglable. La fourche est soudée à une tige $0 engagée dans des pinces fendues 61 qui peuvent être serrées, ainsi que fixées aux profilés 40, à l'aide de bou- lons 62.. Ainsi, la fourche de guidage peut être ajustée dans toute position voulue angulairement et latéralement.
Comme montré dans les figures 1,2 et 10, des supports 65 fixés au côté droit des longerons 3+ainsi qu'à l'extrémité des profilés 40 soutiennent des paliers 66 qui peuvent comporter des roulements à rouleaux et qui supportent à rotation un arbre 67 pour un cylindre ou rouleau "échardonneur" 68, qui remplit ici le rôle d'un cylindre désintégrateur. Ce dernier est planté d'épingles 69. Une poulie 70 est fixée à l'arbre 67 . Comme montré dans les fig. 1,2,5 et 11, des consoles 7 fixées aux pieds de droite 30 supportent des paliers 76 qui peuvent compor- ter des roulements à rouleaux et qui supportent à rotation un arbre 77 d'un cylindre ou rouleau souffleur 78 muni de palettes 79 sur sa périphérie autrement cylindrique.
Le rouleau 78 et les palettes 79 peuvent être en bois et être construits comme mon- tré clairement dans la fig.2. Une poulie 80 est fixée sur l'ar- bre 77.
Comme montré dans les fig. 1 et 9, une plaque ou plan- che 85 s'étendant entre les entretoises longitudinales inférieu- res 32 supporte un moteur 86 muni d'une poulie 87 qui commande une courroie 88, laquelle commande à son tour une poulie 89 montée sur un arbre de renvoi 90 monté à rotation dans des paliers 91 (pouvant être munis de roulements à rouleaux) pourvus de supports 92 fixés aux pieds de droite 30. Des poulies 93 et 94 sont montées sur les extrémités de l'arbre 90. La poulie 93 est accouplée par une courroie 95 à la poulie 70. La poulie 94 est accouplée par
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une courroie 96 à la poulie 80. Ainsi, lorsque le moteur 86 est mis en circuit, il fait tourner le cylindre échardonneur 68 etle cylindre souffleur 78 à des vitesses élevées.
Comme montré dans les figures 1 et 7, une plaque ou planche 100 s'étendant entre les entretoises longitudinales supérieures 32 supporte un moteur 101 muni d'engrenages ré- ducteurs 102 dont l'arbre de sortie porte une poulie 103 ac- couplée par une courroie 104 à la poulie 53. Ainsi, le moteur 101 entraine la courroie transporteuse 23, mais à une vitesse réduite.
Comme montré dans les figures 1 et 8, des montants verticaux 105, fixés aux longerons en bois 34, sont réunis par leurs extrémités supérieures au moyen de traverses hori- zontales en bois 106. Une série d'étroites lattes de bois 107 sont clouées aux traverses 106. D'autres lattes 108 sont pla- cées transversalement sur les lattes 107 et clouées à celles-ci.
La position des lattes 107 et 108 peut être rapidement modifiée à volonté, vu que les clous peuvent être retirés et les lattes déplacées vers d'autres positions pour y être reclouées. Cette construction est appelée à former une grille pour supporter des entonnoirs 109 et 110. Ces derniers peuvent être des en- tonnoirs ordinaires, comme ceux utilisés dans les laboratoires, et peuvent être en verre ou en métal. Dans le mode d'exécution décrit ici, l'entonnoir 109 recueille le liant, par exemple du caoutchouc en poudre, et le dirige sur la courroie 23.
Toujours dans ce mode d'exécution, l'entonnoir 110 contient une certaine quantité de grains abrasifs et les fournit à la courroie 23 avec un débit constant, ce débit étant déterminé par la section de l'orifice de sortie de l'entonnoir . On a oonstaté qu'il était avantageux que l'entonnoir à liant soit le premier dans l'ordre afin que l'abrasif vienne se placer au- dessus du liant, empêchant ainsi le collage du caoutchouc sur le rouleau 57.
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En considérant que le caoutchouc formant liant ne s'écoule pas aussi uniformément que l'abrasif, l'invention prévoit un appareil destiné à fournir un courant de liant uniforme. Comme montré dans les fig. 1 et 16, un tube verti- cal 115, fixé à laface supérieure du profilé 40 le plus proche (en regardant les dessins) présente une courte partie hori- zontale 116 à laquelle est fixé un support 117 auquel est reliée amoviblement une main 118 solidaire d'une trémie métallique 119. Un manchon de caoutchouc 121 est fixé à l'ex- trémité inférieure de cette trémie par un collier de serrage 120. A l'extrémité inférieure de ce manchon est fixé par un collier de serrage 122 un récipient métallique cylindrique 123 présentant une saillie annulaire plate 124.
Un tamis 125 qui recouvre le fond du récipient 127 est maintenu en place amo- viblement par un anneau métallique plat 126 assujetti à la saillie annulaire 124 à l'aide de pinces 127. Une patte 130 fixée à la saillie 124 sert à la fixation, au moyen d'un bou- lon 131 et d'un écrou 132, d'unvibreur pneumatique 133 relié à une source d'air sous pression par un tuyau 134 muni d'une soupape 135. Le liant sous forme de caoutchouc en poudre (ou une autre matière de liage) est chargé dans la trémie 119, la disposition étant telle que, après l'ouverture de la sou- pape 135 en vue de l'actionnement du vibreur 133, le liant s'écoule à travers le tamis 125 et est recueilli par l'en- tonnoir 109. Le tamis 125 peut être aisément remplacé par d'autres tamis présentant des caractéristiques différentes.
Comme montré dans les figures 2,7,10 et 11, un écran protecteur métallique 138 est fixé aux équerres 54. Cet écran sert non seulement à protéger l'opérateur, mais aussi à obli- ger la matière de suivre un trajet particulier; il coopère aec le rouleau souffleur 78 afin de produire l'effet aéro- dynamique voulu;
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La machine est munie d'interrupteurs appropries pour la mise en marche et l'arrêt des moteurs 86 et 101. Il n'est pas nécessaire de représenter ces interrupteurs.
Lorsque le ruban de carde provenant de la boite 21 est déposé dans le guide 24 et sur la courroie 23, et que les moteurs sont mis en circuit, ce ruban parvient sous le rouleau 57 et est happé par le rouleau échardonneur 68 qui, en raison de sa vi- tesse de rotation relativement élevée, subdivise le ruban en petits groupes de libres. Le rouleau souffleur 78 en- traine toutes les fibres provenant de la désintégration du ruban et les projette vers le haut et vers la droite, fig. 2, en un courant régulier de fibres. Simultanément, la trémie 119 doit être remplie de caoutchouc de liage ou de tout autre liant en poudre, cependant que l'on tourne la soupape 135 pour déterminer un déplacement de liant à travers l'enton- noir 109, vers la courroie transporteuse 23.
En même temps, l'opérateur doit maintenir l'entonnoir 110 chargé d'abra- sif, de façon que cet entonnoir fournisse l'abrasif en un courant constant à la courroie 23. On a constaté que le rouleau 68 happe et le liant en poudre et l'abrasif gra- nulaire et les dirige tous deux vers le rouleau souffleur 78, lequel les projette dans l'air ensemble avec les fi- bres du ruban 20. On réalise ainsi un tourbillon comprenant non seulement des fibres, mais aussi du liant en poudre et de l'abrasif granulaire. Comme il ressort de la fig.8, il a été trouvé avantageux de faire avancer le ruban 20 en une position située latéralement sur la courroie 23.
Toutefois, rien ne permet d'affirmer que les positions exactes dans lesquelles les trois matières sont amenées sur la courroie 23 soient critiques, bien qu'il ait été constaté qu'il était préférable de déposer l'abrasif sur le liant. Les rouleaux 68 et 78 ainsi que la courroie 23 peuvent être plus étroites; toutefois, en les exécutant dans la largeur
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indiquée, on obtient l'avantage que lorsqu'une partie de la courroie est usée, on peut en utiliser une autre. D'autre part, dans la machine décrite ici, on peut passer deux et même trois rubans de carde simultanément, au besoin. Le vo- lume d'abrasif débité par minute dépend de l'orifice de sor- tie de l'entonnoir 110.
On peut disposer sur la grille cons- tituée par les lattes 107 et 108 deux ou même trois enton- noirs à abrasif , afin de fournir une plus grande quantité de celui-ci. D'autre part, on peut choisir un autre entonnoir, ayant un orifice de sortie de section différente, plus petite ou plus grande. Onpeut donc varier aisément la quantité d'a- brasif. La quantité de liant peut être modifiée par le choix de tamis 125 différents ou par la prévision d'une plaque des- tinée à obturer une partie du tamis existant.
Dans la machine telle qu'elle a été construite dans la pratique, le rouleau échardonneur 68 tourne à 3.000 tours/ minute, et le rouleau souffleur 78 à 1.875 tours minute.
La courroie transporteuse 23 se déplace à la vitesse de 17,45 feet par minute. On peut cependant adopter d'autres vitesses.
On n'a pas procédé à des calcule compliqués pour déterminer les vitesses voulues de ces trois éléments, et la machine a fonctionné dès qu'elle a été mise en marche la première fois.
Il peut paraitre quelque peu surprenant que l'abrasif et le liant soient repris et avancés par le rouleau échardon- neur 68. En considérant la position de ce dernier par rapport à la courroie 23, il semblerait que ces matières devraient se diriger vers le sol. Cependant, le rouleau 68, dont la surface n'est munie que d'aiguilles 69, reprend sensiblement la totalité de ces matières. La distance entre les aiguilles est de beaucoup supérieure aux dimensions d'un grain d'abra- sif individuel ou d'une particule de liant individuelle.
L'unité réceptrice et de moulage est représentée dans les figures 5,6, 12,13,14, 15 et 16. Elle agit de manière à
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recueillir les fibres, le liant et l'abrasif dans un moule 150, de préférence circulaire. Comme montré dans la figure : 5, l'unité réceptrice et de moulage peut être supportée par un châssis constitué par quatre montants verticaux en bois 151 fixés par des équerres 152 au plancher en bois du bâtiment.
La machine forme un tout complet et le plancher en fait partie en réalité, vu que l'unité réceptrice et de moulage doit être située correctement par rapport à l'unité de projection.
Le bâti comprend également des entretoises en X 153 et 154 qui peuvent être en bois, une entretoise longitudinale horizontale 155 située au-dessus- du plancher et une entre- toise longitudinale horizontale en bois 156 située au niveau du sol. Deux poutrelles longitudinales en bois 160 sont si- tuées une de chaque côté de la partie supérieure du bâti, dont elles font partie.
L'invention prévoit une grande trémie collectrice 165 qui peut être établie en tôle de fer et présenter la forme montrée dans le dessin. Comme montré dans la fig.5, cette trémie présente dans la partie supérieure une ouverture 166, mais est normalement fermée par un couvercle amovible 167 muni d'une poignée 168. La trémie 165 présente un fond cir- culaire ouvert 170 et est ouverte à son extrémité supérieure de gauche, où une partie 172 en forme d'auvent s'avance au- dessus de l'écran 138, comme indiqué plus clairement dans la figure 2. Cette ouverture prévue à l'extrémité de gauche de la trémie est limitée dans sa partie inférieure par une lèvre 175 qui, comme montré dans la fig.2, est située à proximité des palettes tournantes 79.
Comme montré dans la fig.149 des cornières 177 fixées à la partie supérieure de la trémie 165 s'avancent en saillie de chaque côté de celle-ci. Des entailles 178 et 179 sont pra- tiquées dans les poutrelles 160 et, lorsque les cornières 177
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sont engagées dans ces entailles, la trémie 165 occupe sa position correcte. L'entaille 178 peut être constituée en partie par une pièce séparée 180, clouée aux extrémités des poutrelles 160.
La trémie 165 peut être aisément déplacée par simple soulèvement à l'aide des cornières 177, travail qui peut être facilement effectué par deux hommes, après quoi ces cor- nières peuvent être placées convenablement sur les poutrelles 160 à la droite de leurs entailles respectives, afin de per- mettre l'accès au moule 1:50 en vue de son enlèvement après un cycle de fonctionnement de la machine.
Toujours selon la fig.5, un récepteur rotatif 185 est situé à une distance appréciable au-dessous de la trémie collectrice 165, ce récepteur présentant la forme d'un en- tonnoir en tôle, Comme montré dans les figures 5 et 12, une bague métallique 186 est fixée à la face inférieure du ré- cepteur rotatif 185, à proximité de son extrémité supérieure, par exemple par soudure et à 1' .aide de barres de fixation 187.
Ce récepteur 185, lequel est également facilement amovible, est supporté par trois galets 190 et 191, le galet 190 étant moteur tandis que les galets 191 sont fous, fig.13. Les ga- lets 190 et 191 sont munis de colliers 192, entre lesquels l'anneau 186 repose sur les galets. Comme montré dans les figures 5 et 13, un châssis de support comprenant trois pieds en fer 195 et trois éléments horizontaux 196 disposés en triangle est fixé au plancher du bâtiment dans la position représentée. Des plaques 200 et 201 sont fixées à la face supérieure des éléments 196, aux coins du triangle. Ces pla- ques peuvent être soudées aux éléments 196, ce qui contribue également à fixer les éléments 196 les uns aux autres.
A la face supérieure de la plaque 200 est soudée une équerre 202 dont la partie de droite est verticale, comme il ressort de la coupe selon la figure 13. De même, des équerres 203
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sont soudées aux fades supérieures des plaques 201. Un boulon 204 est vissé dans l'équerre 202 et des boulons analogues 205 sont vissés dans les équerres 203. Le boulon 204 porte la bague in- térieure d'un roulement à billes 206, tandis que les boulons 205 portent les bagues inférieures de roulements à billes 207.
Le galet 190 est monté sur la bague extérieure du roulement 206, et les galets 191 sur les bagues extérieures des roulements 207.
Comme montré par la figure 5, un moteur 210, fixé au plancher, est muni d'une poulie 211 qui commande une courroie 212, laquelle entraine une grande poulie 213 fixée sur un arbre 214. Comme montré clairement dans la fig. 13, ce dernier est monté à rotation dans un palier 215 supporté par une console 216 fixée elle-même à la face supérieure de la plaque 200. L'ex- trémité de droite de l'arbre 214 porte un disque 217 qui en fait corps et qui est fixé, à l'aide de vis par exemple, au galet 190. On voit donc que, lorsque le moteur 210 est en cir- cuit, le galet 190 tourne lentement, ce qui a pour effet de faire tourner lentement la bague 186 et donc le récepteur ro- tatif 185.
Toujours selon la figure 5, un manchon en caoutchouc 220 est disposé autour de l'extrémité inférieure ouverte du récepteur rotatif 185. Ce manchon 220 ent oure un tuyau à air vertical 221 de grand diamètre, ce diamètre étant à peu près celui de l'extrémité inférieure de récepteur 185, comme montré dans la fig.5. Le tube 221 communique avec un tube àà air hori- zontal 222 qui se dirige vers le côté aspiration d'une gfande soufflerie centrifuge 22@. La soufflerie qui était utilisée dans la réalisation pratique de l'invention était une machine de grande capacité, commandée par un moteur électrique de 7-1/2 HP. Par conséquent, les tubes 222 et 221 étaient soumis à une forte aspiration qui entraînait un grand volume d'air.
Comme montré dans les figures 5 et 12, des taquets de support 225, prévus à l'intérieur du récepteur rotatif 185,
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supportent une grille 226 qui règne dans l'ouverture d'un an- neau 227, comme montré plus clairement dans la fig.15, cette grille étant avantageusement munie de traverses 228. A l'in- térieur du bord supérieur du récepteur 185, est disposée amo- viblement une annexe 230, à laquelle est fixé un anneau 231 qui repose sur l'extrémité supérieure du récepteur 185.
Il a semblé au début que cette annexe 230 jouait un rôle important, en ce sens qu'elle permettrait d'appliquer l'aspiration jusqu'à la trémie collectrice 165, mais l'expérience pratique réalisée avec l'appareil selon l'invention a démontré que lorsqu'il est fait usage de l'adapteur 245 (voir ci-après) , l'appareil fonctionne tout aussi bien sans l'annexe 230. On remarquera que les raccords entre les diverses parties de l'appareil ne sont pas parfaitement hermétiques; toutefois, le volume d'air as- piré par la soufflerie centrifuge est si important que les fai- bles infiltrations d'air n'empêchent pas un fonctionnement sa- tisfaisant de l'appareil. Des raccords hermétiques impliqueraient des frottements ou des joints compliqués.
Le moule 150 est amovible, et l'on peut prévoir plu- sieurs moules de différentes dimensions. Le moule 150 de la fig.5 consiste simplement en un anneau cylindrique en tôle, dont le fond est muni d'un tamis 235. La fig. 12 représente un moule de petites dimensions 240 présentant un tamis de fond 241 et une plaque d'obturation extérieure 242 destinée à re- couvrir la partie de la grille 226, située en dehors de la sur- face délimitée par le moule. Lorsqu'il est fait usage d'untel moule 240 de petites dimensions, on peut prévoir une autre trémie collectrice 165, ou bien, utiliser un adapteur 245 en forme d'entonnoir, fig.12, cet adapteur comportant une bride 246 située à l'intérieur de l'extrémité inférieure de la trémie et 165/reposant sur des vis 247 engagées dans les orifices 248 du fond annulaire de la trémie 165.
Ainsi, on peut établir des meu- les de différentes dimensions.
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Le fonctionnement de la machine se comprend désormais aisément. Le moule 150 ou 240 tourne avec le récepteur rotatif 185, de sorte que les matières projetées par l'unité de projec- tion et recueillies par la trémie 165 sont uniformément réparties dans le moule 150 ou 240. Ces matières, notamment le coton, sont infailliblement dirigées vers le moule par la puissante aspira- tion produite par la soufflerie centrifuge. On a constaté que même lorsque le moule 150 est presque rempli de matière jusqu'aux bords, l'aspiration est encore suffisante pour tasser une plus grande quantité de matière. L'abrasif étant plus lourd, tend naturellement à descendre au fond et vient se déposer sur le tamis 235 ou 241, nonobstant l'aspiration.
Par contre, le liant constitué par du caoutchouc en poudre présente un caractère de poussière très prononcée, tandis que les fibres provenant du ru- ban de carde se tiennent facilement en l'air. L'aspiration joue un rôle particulièrement important en ce qui concerne les fibres et sert également à attirer le liant pulvérulent dans le moule.
Grâce à l'appareil selon l'invention, un moule peut être rempli d'un mélange parfaitement compact d'abrasif, de fibres de coton et de liant. Les fibres sont généralement orientées pa- rallèlement aux faces de la masse moulée, vu qu'elles sont en- trainées dans cette position par l'aspiration. Toutefois, les fibres ne sont pas exactement rectilignes et il existe un certain enchevêtrement dans le sens axial.
Après qu'une masse ayant la forme d'un disque et consti- tuée par l'abrasif, les fibres et le liant a été formée dans la machine, on enlève le moule de celle-ci et on le renverse, pour décharger la masse sur une plaque. Cette masse peut ensuite être introduite dans un moule classique à meules, le trou central pou- vant être aisément formé à l'aide du doigt. On insère ensuite le plateau supérieur du moule et l'on place ce dernier dans une presse à chaud qui rend la matière compacte et produit le durcis- sèment du liant.
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On obtient ainsi une meule monolithe et robuste. L'appareil et le procédé selon l'invention se prêtent particulièrement à la fabrication de meules élastiques agglomérées à l'aide de caoutchouc et parfaitement renforcées par des fibres de coton à longue mèche.
De telles meules sont particulièrement utiles dans le polissage de divers objets métalliques. D'autres espèces de liant peuvent être aisément utilisées dans cette machine. Par exemple, on peut employer de la résine phénolique en poudre ou du shellac en poudre.
En outre, on peut exécuter des meules en mélangeant l'abrasif et les fibres à l'aide de cette machine et en ajoutant ensuite un liant liquide, lequel peut être introduit dans la masse par le procédé au vide. Dans ce procédé, la masse à imprégner est im- mergée dans le liquide, lequel est ensuite placé dans une chambre à vide dont on extrait l'air, pour l'y admettre ensuite à nouveau.
Cet appareil et ce procédé permettent de produire un mé- lange de fibres de coton et de grains d'abrasif (avec ou sans liant), qui présente une grande homogénéité et ne comporte pas de stra- tifications. On remarque que le coton arrive constamment dans le moule, de même que l'abrasif, ce qui empêche la formation de stratifications.
La masse produite par cette machine est très lâche et se présente dans de bonnes conditions pour être transformée en une meule homogène et robuste propre à être utilisée dans les buts indiqués.
Il résulte de ce qui précède que la meule selon l'inven- tion est constituée par des grains d'abrasif agglomérés à l'aide d'un liant organique et dans la masse desquels des fibres de coton sont réparties d'une manière parfaitement homogène (non en couches), la meule présentant la forme d'un disque et les fibres étant situées sensiblement dans des plans parallèles aux faces du disque,ces fi- bres étant orientées par ailleurs au hasard et parfaitement enche- vêtrées et feutrées.
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Donc, l'invention permet d'établir des meules, un procédé pour exécuter celles-ci, et un appareil pour la réalisa- tion de ce procédé, lesquels permettent d'atteindre avec succès les objectifs énumérés plus haut, ainsi que de nombreux avantages essentiellement pratiques. Etant donné que les caractéristiques mécaniques de l'invention peuvent faire l'objet de nombreuses variantes et que le mode opératoire décrit icipeut être modifié sous divers aspects, le tout sans sortir du cadre de l'invention, il va de soi que toute la matière exposée ici ou représentée dans les dessins annexés doit être considérée à titre illustratif, mais non limitatif.
REVENDICATIONS.
1.- Procédé de fabrication d'une meule à partir d'une certaine quantité de grains d'abragif, de liant organique et de fibres, consistant à : projeter les fibres dans l'air, recueillir les fi- bres par une aspiration pneumatique et déterminer simultanément un dépôt de grains d'abrasif à l'endroit où ces fibres sont re- cueillies, ajouter au liant dans une phase du procédé, traiter ensuite la masse recueillie de fibres, de grains et de liant par la pression et la chaleur.
2.- Procédé de fabrication d'une meule en partant de ruban de carde, de grains d'abrasif et de liant organique, consistant à: amener le ruban vers un rouleau désintégrateur, projeter les fi- bres reprises par ce rouleau, à l'aide d'un rouleau souffleur, recueillir les fibres par aspiration pneumatique, projeter simul- tanément des grains d'abrasif à l'endroit où les fibres sont re- cueillies, ajouter un liant organique dans une phase du procédé, mouler et soumettre ensuite à la pression et à la chaleur, en vue de former la meule.
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