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" Procédé et appareil pour la formation de revêtements d'amiante ou autres fibres minérales ".
Un moyen très efficace pour la formation de revête- ments isolants sur des parois, plafonds ou autres surfaces consiste à projeter par pulvérisation de la fibre d'amian- te avec ou sans autre matière et conjointement avec un adhésif ou avec des substances qui réagissent pour former un adhésif.
On peut mettre en oeuvre ce procédé avantageusement en mettant la fibre en suspension dans l'air et en soumet- tant la suspension à une aspiration, comme on l'a décrit dans le brevet français 726.904 du 25 novembre 1931, mais lorsqu"on opère de cette manière, on constate un inconvé- nient d'ordre pratique . Cet inconvénient résulte du fait que de la poussière s'échappe de l'atmosphère pendant l'opération de pulvérisation ; remédier à cet inconvé- nient, on a essayé divers expédients, mais aucun de ceux-ci
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n'a rendu possible jusqu'ici l'amenée d'amiante ou d'une autre fibre minérale, de la fibre de verre par exemple, dans un courant d'air à un dispositif pulvérisateur à l'état sensiblement exempte de poussière.
A la suite de nombreuses recherches, la demanderesse a trouvé que l'on pouvait réduire la quantité de poussière dans une mesure telle que l'inconvénient précité se trouve en grande partie écarté, bien que la formation et la pro- jection de poussière ne puissent pas être complètement supprimées.
Conformément à la présente invention, on pro- jette la fibre avec de l'eau ou avec un autre agent d'humidification pendant qu'elle se déplace en couche mince à travers une enveloppe sensiblement fermée, on règle le degré d'humidification en fonction de l'écoulement de la fibre et, en amenant les particules de fibre humidi- fiée dans le courant d'air, on empêche l'aspiration de s'exercer à l'intérieur de l'enveloppe ou carter dans une mesure appréciable quelconque, ce qui fait que, pratique- ment, aucune poussière pouvant se former n'est entraînée dans le courant d'air. L'intérieur de l'enveloppe est par suite maintenu sans communication avec tout espace sous une basse pression telle que la poussière en suspen- sion dans l'enveloppe soit aspirée hors de celle-ci par succion.
Il est important que l'humidification soit aussi uniforme que possible ; cette raison, la fibre doit être étalée en couche mince, c'est-à-dire en une couche plus mince que cela ne se fait habituellement à l'heure actuelle . L'agent d'humidification pulvérisé sur cette couche peut être l'eau sous la forme finement pulvérisée', de l'huile ou un liquide approprié quelconque . Le plus simple est d'utiliser de l'eau et le jet d'eau doit être aussi fin que possible . Un tel jet, en plus de son action d'humidification de la couchemince de fibre, créé égale-
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ment une atmosphère comparable à un brouillard qui tend à obliger toute poussière formée à se déposer à l'inté- rieur de l'appareil.
Pour la mise en oeuvre du procédé, la demanderesse utilise de préférence un appareil tel que celui décrit et représenté dans le brevet français 726.904 avec une cour- roie transporteuse pour entraîner la fibre vers le haut devant une brosse qui sert à enlever toute la fibre en ne laissant que la couche mince désirée et prévoit des moyens pour projeter de l'eau finement pulvérisée sur la couche mince pendant qu'elle est encore sur la courroie transporteuse, la couche étant détachée de ladite cour- roie par une seconde brosse ou brosse détacheuse. Plus la couche de fibre sur laquelle on pulvérise l'eau est mince, meilleurs sont les résultats, car la fibre et l'eau se trouvent mélangées de manière plus uniforme.
On peut rendre la couche plus mince sans réduire la capa- cité d'un appareil donné en augmentant la vitesse du transporteur et en approchant de très près la première brosse dudit transporteur. La demanderesse a constaté qu'il est impossible d'humidifier la fibre d'une manière absolument uniforme pendant qu'elle est sur le transpor- teur et, en conséquence, il se produit un peu de poussiè- re sous l'action de la brosse détacheuse, poussière qui est transportée au dispositif de projection. Toutefois, cette quantité de poussière est relativement petite et pour la maintenir à une valeur minimum , il faut rendre aussi faible que possible la vitesse de rotation de la brosse détacheuse.
Dans l'appareil utilisé jusqu'ici,l'air dans lequel sont projetées les particules est aspiré dans l'orifice de succion d'un ventilateur, de sorte que, en fait, les particules forment une suspension dans un cou- rant d'air emouvement et que cette suspension est
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transportée vers l'avant par le ventilateur. Dans un tel appareil, c'est le ventilateur qui produit la plus grande partie de la poussière . Dans la présente invention, on utilise encore un tel ventilateur mais, au moment où la fibre y arrive, elle est déjà suffisamment humidifiée pour que toute formation appréciable d'une nouvelle quantité de poussière dans le ventilateur soit empêchée.
Autant que possible aucune quantité de poussière ne doit être entraînée en avant avec la fibre et, à cet effet, la demanderesse préfère modifier davantage l'ap- pareil connu. En premier lieu, lorsqu'on utilise un ventilateur pour entraîner la suspension en avant,on oblige de préférence ledit ventilateur à aspirer l'air dans l'atmosphère de telle manière que la succion qu'il produit ne s'exerce pas dans une mesure appréciable quelconque sur l'intérieur de l'enveloppe ou carter.
On obtient de préférence ce résultat en divisant en deux parties un conduit par lequel la fibre tombe de la brosse détacheuse, l'extrémité supérieure de la partie inférieure entourant et recouvrant l'extrémité inférieure de la partie supérieure de manière à laisser un espace par le- quel l'air peut être aspiré dans l'atmosphère environnante exempte de poussière.
Au lieu d'obliger les particules à traverser un ventilateur, on peut les entraîner dans un courant d'air produit lui-même par un ventilateur. Par exemple, lors- qu'elles sont projetées dans l'air par une brosse déta- cheuse, les particules peuvent tomber dans un conduit analogue à un entonnoir jusqu'à un obturateur tournant de manière continue du type en étoile à travers lequel les particules passent pour arriver à un tuyau dans le- quel circule'le courant d'air. Un tel obturateur sert à supprimer toute succion qui,sans cela, serait exercée sur
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l'intérieur du carter.
Ainsi qu'on l'a indiqué plus haut, la projection,avec pulvérisation, de l'agent d'humidification doit être ré- glée en synchronisme avec le mouvement de la fibre. Dans les appareils existant pour la projection de fibres d'amiante, il est de pratique courante de prévoir un accouplement commandé pneumatiquement pour la courroie transporteuse et de commander celle-ci au moyen d'un dis- positif fixé sur la tuyère de pulvérisation de manière à produire l'arrêt de la courroie chaque fois que l'on arrête la pulvérisation et la projection. Dans la présente invention, la projection d'eau finement pulvérisée, d'huile ou de tout autre agent d'humidification peut être arrêtée simultanément par la même commande.
On va décrire maintenant à titre d'exemple seulement, sans aucun caractère limitatif de la portée de l'invention, le mode préféré de réalisation d'un appareil construit conformément à ladite invention, appareil représenté sur le dessin annexé sur lequel :
La fig. 1 est une vue quelque peu schématique de l'appareil en élévation avec coupe partielle ;
La fig. 2 est une coupe par II-II de la fig. 1;
La fig. 3 est une coupe centrale verticale de la partie de l'appareil représentée sur le côté de droite de la fig. 1;
La fig. 4 est une coupe à plus grande échelle par IV-IV de la fig. 3;
La fig. 5 est une vue en perspective d'une partie de l'intérieur de l'appareil ;
La fig. 6, enfin, est une vue schématique du méca- nisme de contrôle de l'humidification.
L'appareil est supporté par un bâti en fer cornière comportant deux châssis latéraux formés chacun d'un élé-
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ment de base 1, d'éléments latéraux inclinés 2 et 3, d'un élément vertical 4, d'un élément supérieur 5, de deux éléments 6 et 6' réunissant les éléments 2 et 3 et d'un élément incliné 7 réunissant les éléments 5,3 et 4. Les deux châssis latéraux sont reliés par des élé- ments transversaux (non figurés) à la partie inférieure et à la partie supérieure . L'espace existant de chaque côté entre les éléments 2, 3, 5 et 7 est fermé par des plaques ou joues 8 et 9, la plaque 8 de chaque côté étant en tôle, tandis que la plaque 9 est une pièce coulée servant de palier principal pour un tambour 10.
Ce tambour forme le rouleau supérieur pour un transpor- teur 11 à courroie sans fin qui passe aussi sur un rou- leau 12 monté dans des paliers 13 supportés par les élé- ments 6 et 6'. Le transporteur 11 est commandé par un moteur électrique 15 monté sur les éléments inférieurs
1, ledit moteur étant relié par une courroie de transmis- sion 16 à une roue 17 clavetée sur un arbre 18 qui passe à travers le tambour 10; cet arbre 18 est monté dans des coussinets logés dans des manchons 19 et 19' qui pénètrent dans le tambour (comme on le voit sur la fig.4) et qui tournent eux-mêmes dans les plaques-paliers 9.
Le manchon 19 est fixé à une plaque annulaire transversa- le 20 elle-même fixée à l'intérieur du tambour. Le man- chon 19' est fixé au carter d'un engrenage 21 du type épicycloidal , lequel est lui-même fixé à une autre plaque annulaire 12 fixée à l'intérieur du tambour.
L'engrenage 21 relie l'arbre 18 à l'arbre 23 sur lequel est clavetée une roue 24. Cette roue est percée d'une série de trous 25 sur sa périphérie et dans les trous précités peut venir s'engager un plongeur 26 monté, de manière à pouvoir coulisser dans un cylindre 27 fixé sur le côté de l'appareil. Lorsque le plongeur s'engage
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dans l'un des trous 25, l'arbre 23 ne peut pas tourner: dans ces conditions, l'arbre 18 entraîne le tambour
10 par l'intermédiaire de l'engrenage 21. Par eontre, si l'arbre 23 est libre de tourner par suite du re- trait du plongeur 26 du trou 25, la résistance de frotte- ment du tambour 10 et du transporteur 11 oblige l'en- grenage à commander l'arbre 23 de manière préférentiel- le et le tambour et le transporteur s'arrêtent.
Au-dessus du transporteur 11 est disposée une trémie en tôle 25 que l'on maintient remplie de fibres d'amiante; ladite trémie comporte un couvercle 31 mon- té à charnière en 32 sur une pièce transversale fixe
38. Sous le brin inférieur du transporteur est dispo- sée une plaque de tôle 33 qui relie les deux éléments latéraux 3.
La partie centrale du transporteur 11 porte une série de pointes 34 et, de chaque côté de celles-ci, la courroie est unie et fait saillie latéralement au delà de la trémie 25, de telle manière que, en fait, le fond de la trémie soit constitué par la partie du transporteur garnie de pointes. Lorsque le transpor- teur se déplace, les pointes 34 saisissent l'amiante et le transportent vers le haut. Il est important qu'il ne reste qu'une couche uniforme mince d'amiante sur le transporteur à la partie supérieure du brin ascendant et une brosse 35 est prévue pour exercer une action de balayage au-dessus du transporteur afin de détacher et de renvoyer à la trémie tout l'amiante en excès de cette couche mince.
Cette brosse est montée dans des paliers 36 fixés aux éléments 2 de bâti,l'ar- bre de la brosse passant à travers des manchons dans les parois latérales de la trémie.
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La couche uniforme et mince d'amiante qui est laissée sur le transporteur par la brosse 35 passe sous une plaque 40 qui traverse l'intérieur de la trémie 25 et qui forme l'une des parois d'une chambre d'humidification 41 dont le fond est constitué par le transporteur 11. Les côtés de cette chambre sont formés par des parois 53 qui sont décalées par rapport aux parois de la trémie 25 et reliées à celles-ci par des parois courbes 58. La chambre 41 est ainsi plus large que la trémie 25 ; fait, elle a presque la largeur totale de la courroie 11. Le long des parois 53, les éléments latéraux 2 sont rendus plus étroits comme on le voit sur la fige 4 et les parois 25 et 53 sont reliées par des pièces transversales 54 qui s'ar- rêtent à une courte distance des surfaces marginales lis- ses du transporteur 11.
Le résultat de cette disposition est la formation d'ouvertures 59 de chaque côté de la chambre 41, ces ouvertures conduisant aux pièces 2 à l'ex- térieur de la trémie 25. Le sommet de la chambre 41 est constitué par un couvercle 42 monté à charnière en 43 sur la pièce transversale 38.
Dans la chambre d'humidification 41 est disposé un ajutage de pulvérisation 44 maintenu entre des parties semi- circulaires 45 de deux bandes 46 soudées entre elles et aux parois latérales de la chambre 41. L'ajutage 44 est alimenté en eau par un tuyau 47 et en air comprimé par un tuyau 48. Il est percé d'un orifice 49 que l'on peut fermer au moyen d'un obturateur à aiguille 50. Lorsque l'air est admis par le tuyau 48, il agit sur la face in- férieure d'un diaphragme 51 fixé à la tige de l'obturateur à aiguille 50 et il déplace ainsi cet obturation pour l'éloigner de l'orifice 49. En même temps, l'air s'écoule par un passage annulaire étroit 52 jusqu'à l'orifice et pulvérise finement l'eau s'écoulant vers ledit orifice par le tuyau 47.
L'ajutage débite ainsi une pluie d'eau finement pulvérisée et en forne d'éventail qui, lorsqu'elle
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frappe le transporteur, à la même largeur que la partie recouverte par les pointes 27, La quantité d'eau peut, par exemple, être comprise entre 5 et 10% en poids du poids de l'amiante. La pluie précitée humidifie l'amiante d'une manière sensiblement uniforme et produit une atmms- phère humide dans la chambre d'humidification 41 .
Lorsque le transporteur commence son mouvement descen- dant, l'amiante est enlevé par une brosse détacheuse 60 montée sur un arbre 61 tournant dans des coussinets 62 fixés aux éléments de bâti 7. L'arbre 61 est commandé au moyen d'une courroie 64, à partir de l'arbre 18 et, à son tour, il commande l'arbre de la brosse 35 au moyen d'une courroie 65.
La brosse 60 travaille dans une chambre 70 dont elle constitue, en fait, une paroi, ladite chambre ayant des parois latérales 71 disposées à l'alignement des parois latérales de la trémie 25 et fixées aux pièces 7. Cette chambre 70 est fermée par un couvercle courbe 72 monté à charnière en 73 et elle est plus étroite que la chambre 41. A l'endroit où les deux chambres se rencontrent se trouve une plaque transversale 74 qui s'arrête à peu de distance des bords lusses du transporteur et qui laisse des ouvertuees 75 par lesquelles peut passer toute la matière se trouvant sur lesdits bords lisses.
A son tour, la chambre 70 se raccorde à la partie supérieure d'une goulotte 76 dans laquelle tobent les particules d'amiante détachées par la brosse 60. Cette goulotte comporte des parois latérales 77 qui dépassent la partie inférieure de la brosse 60, une paroi 78 qui arrive très près des pointes 34 du transporteur 11 et une paroi 79 qui s'étend assez loin vers le haut pour former une butée pour le bord inférieur du couvercle 72.
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La goulotte 76 se prolonge pour former la première partie 80 d'un conduit en deux parties dont la seconde partie 81 a un orifice de sortie coïncidant avec l'orifice d'aspiration d'un ventilateur 82 monté de manière à pou- voir tourner autour d'un axe horizontal- Ce ventilateur est commandé par le moteur 15 au moyen d'une courroie 83.
Il reçoit les particules d'amiante qui tombent dans le con- duit et les amène, par un tuyau 84, à un dispositif de projection 85. A partir de ce dispositif, l'amiante est pulvérisé en même temps qu'une émulsion de caoutchçuc dans l'eau qui est fournie au dispositif par un tuyau 86, l'amiante et l'émulsion étant projetés sur une paroi ou autre surface à revêtir. L'émulsion est projetée et fine- ment pulvérisée sous l'action de l'air comprimé amené par un tuyau 87 et elle agit comme adhésif ou liant pour l'amiante.
On remarquera que l'extrémité inférieure de la partie 80 du conduit se trouve entièrement à l'intérieur de l'em- bouchure de la pièce 81, laquelle est elle-même entourée d'un capot 90 de manière qu'il reste une ouverture annu- laire 91 par laquelle l'air peut être aspiré. Grâce à l'utilisation d'un tel conduit interrompu, la succion du ventilateur est appliquée presque en totalité à l'air atmosphérique par l'ouverture 91.
On voit que dans l'appareil représenté, l'amiante se déplace dans une enveloppe ou carter sensiblement fermé divisé en une trémie et en deux chambres 41 et 70 (ou constitué par ces éléments). Il est inévitable qu'une certaine quantité de poussière se forme à l'intérieur de ce carter, ne serait-ce qu'en raison de la grande vitesse à laquelle doit tourner la brosse 35 et à l'effet de ventilateur qui en est la conséquence . Le but de l'in- vention est de réduire au minimum les quantités de pous- sière amenées au dispositif de pulvérisation et de projec- tion 85 et l'appareil représenté sur la fig. 1 peut, si
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cela est nécessaire, être utilisé même si la poussière qui s'en échappe p'est pas nuisible.
Cependant, la pous- sière produite dans la trémie 25 reste pour la plus grande partie dans ladite trémie . La poussière directement produi- te par la brosse 35 est dirigée, pour la plus grande par- tie, dans la trémie . La poussière se trouvant dans la cham- bre d'humidification 41 reste en suspension ou se trouve humidifiée par l'humidité de l'atmosphère. Tant qu'elle est en suspension dans la chambre, elle n'est pas nuisi- ble . Une fois qu'elle a été suffisamment humidifiée pour cesser d'être en suspension, elle ne constitue plus une poussière nuisible, mais plutôt des particules humides d'amiante que l'on peut laisser tomber sur le sol pour qu'elles soient balayées ultérieurement si elles passent à travers les ouvertures 59 ou 75.
La couche d'amiante n'est pas soulevée du transporteyr tant qu'elle n'a pas été humidifiée , ce qui fait que la brosse détacheuse 60 ne de produit que peu de poussière . Comme la partie/la chambre 70 située sous la brosse 60 n'est pas sous une pression basse, la poussière n'a pas tendance à être aspirée par succion et à passer au delà de la brosse 60 à partir d'une portion quelconque de l'intérieur du carter. Tout au contraire, la brosse détache simplement les fibres humides du transporteur et conduit vers l'avant les particules à humides qui tombent déjà/la partie supérieure de la cham- bre 70 et qui, du fait qu'elles sont en train de tomber, ne constituent pas de la poussière nuisible.
Le volume d'air comprimé fourni à l'ajutage 44 est faible . Il est amené sous une pression de 2,10 kg/cm2, par exemple ,et donne naissance à une pression très faible dans la chambre d'humidification 41. Cette pression est même grandement atténuée sous le bord inférieur de la @ plaque 40 et la turbulence se produisant dans la chambre
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d'humidification est réellement avantageuse parce qu'elle maintient en suspension la poussière jusqu'à ce que celle-ci soit suffisamment humide pour tomber sur le trans- porteur.
Le fait que les bords de la courroie transporteuse
11 sont lisses permet à la pluie d'humidification de recou- vrir convenablement la fibre sans frapper directement les plaques latérales 53. Au moment où ces plaques deviennent humides et où un certain degré d'humidité a été atteint,de petites portions de fibres portées par l'air tendent à s'accrocher aux surfaces humides et à former des gru- meaux. Quand ces petits grumeaux se trouvent humidifiés à l'excès, ils tombent sur les bords lisses de la courroie 11 et roulent à l'extérieur en arrière en tombant de ces bords unis à travers les ouvertures 59.
On voit ainsi que l'intérieur du carter est sensi- blement fermé et qu'il n'est pas soumis à une succion, ce qui fait qu'il s'en échappe une très petite quantité de poussière et que la fibre transportée au dispositif de projection est sensiblement exempte de poussière .
L'ouvrier contrôle l'opération tout entière au moyen d'une seule poignée de commande 95 qui est reliée à une double valve contrôlant la circulation dans les deux tuyaux 86 et 87. Un tuyau 96 est branché sur le tuyau 87 et va au cylindre 27. Ce dernier renferme un piston 98 qui se déplace contre l'action antagoniste d'un res- sort 99 lorsqu'on laisse passer l'air dans le tuyau 96. Le piston 96 porte le plongeur 26. Grâce à ce dispositif, chaque fois que l'on tourne la poignée 95 pour interrom- pre la projection de l'amiante, le plongeur 26 est ramené en arrière, la roue 24 tourne et la courroie est arrêtée.
Le tuyau 48 va du cylindre 27 à la tuyère 44 et chaque fois que le transporteur est arrêté, l'amenée de l'air à ladite tuyère est également arrêtée . La pul-
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vérisation d'eau est arrêtée ensuite en raison du fait que le diaphragme 51 déplace l'obturateur à aiguille 50 pour former l'orifice 49. Le procédé formant l'objet de l'invention peut être mis en oeuvre dans des appareils autres que celui représenté. C'est ainsi, par exemple, que, dans une variante, la courroie transporteuse et ses rouleaux de support peuvent être remplacés par un transpor- teur affectant la forme d'un simple tambour de grandes dimensions qui sert à recueillir la fibre d'une trémie et à l'amener successivement jusqu'à une tuyère de pulvérisa- tion et jusqu'à une brosse détacheuse.