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Rallonge pour les soutènements de mines rigides.
La présente invention est relative à une rallonge de courte longueur pour les soutènements de mines rigides, rallonge que l'on va désigner dans ce qui suit par l'expres- sion "rallonge courte".
Les rallonges de soutènement de minés ont pour fonc- tions, d'une part de transmettre la poussée de soutènement entre l'étançon et le toit situé au-dessus de lui, d'autre part, de transmettre à l'étançon les charges survenant dans
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les travées. La première fonction sollicite la rallonge direc- tement sur l'étançon elle sollicite l'âme au flambage, la deuxième fonction sollicite la rallonge à la flexion. Dans les étançons réalisés à ce jour, les contraintes de flexion nécessitaient une section plus forte que les contraintes de soutènement car, par suite de la flexibilité de l'étançon, il se produisait le plus souvent une destruction du toit* qui faisait travailler la rallonge sur toute sa longueur.
Dans les étançons rigides (environ 50 t/cm ) les com- ditions sont cependant différentes. En effet, la faible fle- xibilité de l'étançon protège le toit, de sorte que les' ef- forts dans les travées diminuent. La fatigue de soutènement devient par contre considérablement plus grande. Il s'ensuit que la surface d'appui au toit doit être plus grande en rai- son de la plus forte poussée, sans quoi une destruction du toit se produit par suite de la forte pression de surface ou bien l'étançon agit comme un poinçon sur le toit. Il est ce- pendant peu économique d'adapter la grosseur de la rallonge aux contraintes de soutènement, car elle aurait des dimensions excessives pour la contrainte de flexion.
D'ailleurs, il n'est pas non plus correct de n'agrandir que la tête de l'é- tançon suivant la pression de surface, de le dresser sous le toit directement sans rallonge et: de protéger les travées par un revêtement léger ou l'équivalent. En effet, si la char- ge de la tête large de l'étançon n'est pas centrale, l'étan- çon est alors sollicité à la flexion, ce qui abaisse sa ré- sistance.
Suivant l'invention, on propose de rendre indepen- dante de l'étançon la grande surface d'appui et de la relier
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à lui d'une manière articulée. Lorsque le toit est bon, la résistance à la flexion du toit lui-même rend superflue une rallonge dans les travées. Lorsque le toit est mauvais, on protège les travées contre la chute de pierres par mise en place de tôles légères, de filets ou de dispositifs équi- valents entre les étançons. La liaison de ces tôles à l'é- tançon, ou avec les surfaces d'appui, peut être réalisée au moyen de dispositifs à accrochage, à introduction par glis- sement ou à appui.
Pour le mur, il convient de prévoir un repos cor- respondant. On ramène à une valeur admissible l'effet de poinçon de l'étançon par une surface d'appui agrandie. La surface d'appui est cependant articulée sur le pied de l'é- tançon afin d'éviter des contraintes de flexion de ce der- nier.
L'appui articulé aux deux extrémités de l'étançon suivant l'invention, assure aussi une contrainte toujours axiale de l'étançon, même en cas de mouvements de glisse- ment du toit et du mur l'un par rapport à l'autre, et empêche que la rallonge courte ne se mette en oblique contre le toit.
Des exemples de réalisation de l'invention sont représentés aux des-sins annexes, dans lesquels :
La .figure 1 est une vue latérale d'un exemple de réalisation de l'invention.
La figure 2 est une vue en coupe d'une rallonge courte ronde.
La frgure 3 est une vue latérale d'une variante de la figure 2 de forme améliorée.
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Aux dessins, le chiffre de référence 1 désigne la-plaque d'appui dont la longueur n'est pas sensiblement plus grande que la largeur ou qui peut prendre aussi une forme circulaire ou autre et qui est liée à l'étançon 2 proprement dit au moyen d'une articulation à rotule ou d'un joint universel.
La plaque d'appui 1 peut en outre être renforcée par des nervures 3, nervures qui peuvent être utilisées en même temps pour fixer à la rallonge courte le revêtement en bois, en acier, en tôle en.corde ou analogue, ette fixation se fait en prévoyant des lumières ou des fentes dans les nervures ou bien à l'aide de saillies de forme convenable sur les nervures. L'articulation à rotule 4 est formée de telle façon que la rallonge courte ne puisse sûrement pas échapper, -quelle que soit sa position de travail. On y parvient par exemple, en prévoyant des butées ou des étriers entourant l'articulation, de manière à constituer autour de l'articula- tion une sorte de cage.
Les figures 2 et 3 représentent une rallonge circu- laire ou 'en assiette". Elle peut se composer de plusieurs plaques assemblées les unes aux autres, par exemple par sou- dure. Grâce à la forme donnée à la plaque d'appui, par exem- ple en la surbaissant en son centre, on obtient au moyen d'une simple portéè annulaire une pression spécifique rédai- te du toit. La rallonge en assiette peut également être munie de nervures et de dispositifs de fixation pour des revêtements de tout type.