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"Dispositif et procédé de prothèse dentaire".
La présente invention est relative à un dispositif de prothèse dentaire et à un procédé de production de celui-ci, l'invention ayant pour objet la solution complète des problèmes liés à l'utilisation d'une masse plastique pour les prothèses à couronne et à bridge. le dispositif, et son procédé de production, objets de l'invention, permettent,une utilisation efficace des matières plastiques, notamment des acrylates qui, correctement utilisés dans l'art dentaire, offrent des propriétés particulièrement intéressants en ce qui concerne leur plasticité, leur colora- bilité, ainsi que leur élasticité et leur ténacité; l'invention permet d'autre part, l'application de matières nouvelles à des objets produits antérieurement.
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Conformément à l'invention, on munit une façade ou autre partie artificielle d'une dent, constituée en matièreplas tique, et susceptible d'être enlevée au cours du travail de finition puis remise exactement à la même place, d'un (ou plu- sieurs) tubes ou manchons en métal ou en une autre ratière plus dure que la façade, etc., ce tube pouvant, grâce à un déplacement transversal de la façade, être glissé à emmanche- ment exact sur un (ou plusieurs) goujons métalliques, prévus ' . dans le support de prothèse ou métallique obliquement par rap- port à l'axe longitudinal ou central de la dent; après le travail de finition sur la pièce, les deux parties peuvent . être assemblées définitivement, mais amoviblement, au moyen de ciment.
Grâce à ce dispositif, il est possible d'adapter la façade à toute forme voulue que peut présenter le support en or; le procédé est applicable aux façades même très min- ces, permettant d'une manière très simple, rapide et sûre, de les placer de manière à recouvrir complètement l'or à la par- tie antérieure, et aussi à leur permettre d'être soumise à la pression de l'antagoniste. On obtient ainsi tous les avan- tages des façades en matière plastique sans aucun de leurs Inconvénients, et on supprime en même temps entièrement un grand nombre parmi les désavantages des façades en porcelaine - en rapport avec leursmodes de fabrication et d'application.
Dans le dispositif objet de l'invention, le goujon prévu sur le supports en or-pénètre à une profondeur appréciable dans la façade, et offre une surface comparativement grande par- rapport à celle de la façade, etc., faisant face au support de la prothèse. e le goujon soit fixé au support en or par coulée, vissage/ou soudure, et même si la façade est pré- vue très mince, ce goujon sera donc capable de résister à des efforts mécaniques très considérables, et.assurer ainsi un assemblage solide entre la façade et son support. Grâce à la ténacité de la matière, la façade ne risque pas de se fendre même si elle recouvre 1* arête- tranchante de la dent.
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Le tube ou manchon a de préférence intérieurement une section non circulaire et le goujon une forme exactement complémentaire à celle du tube, évitant ainsi toute rotation relative entre ces deux pièces. Ce point a une grande impor- tance pour le guidage de la façade pendant le travail ainsi qu'après- la fixation, et permet un contrôle exact de l'assem- blage, facilitant également la finition.
L'invention permet .d'autre part d'utiliser un dispo- sitif simple pour réunir le support ou la base des dents arti- ficielles fixes isolées ou des bridges entre eux, par des bar- rettes de liaison ou éclisses. A cet effet., on prépare des éclisses que l'on relie aux bases respectives par des goujons dirigés vers la langue, et vissés directement depuis le côté buccal dans la base ou bien dans un écrou monté sur l'extré- mité linguale. L'extrémité buccale du goujon est prévue non- circulaire, cette extrémité servant d'abord d'embout pour une clef creuse pendant son vissage puis, après enlèvement de cette clef et pression des pièces l'une contrel'autre, de douille pour l'emmanchement du tube d'une façade de dent, en matière plastique, de la manière décrite plus haut.
Le procédé ci-dessus comporte un grand nombre d'avan- tages pratiques, parmi lesquels on peut citer en particulier le fait qu'il permet l'utilisation d'éléments préfabriqués standard, qui sont non seulement de manipulation facile, mais peuvent servir à des buts multiples avant, pendant et après le travail, ainsi qu'on le verra plus en détail par la suite.
Dans la mise en oeuvre du procédé sus-défini, on peut en outre procéder dans certains cas de façon telle, qu'un pivot métallique serve de guidage en remplacement du goujon pendant le modelage de la cire, ce pivot métallique étant en- filé à travers la base et 1* écrou situé sur son coté lingual, le goujon de guidage usuel étant alors fixé au moyen d'un écrou de blocage qui maintient les pièces en position correcte pendant
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le modelage des barrettes ou éclisses au moyen de cire. Lors- que le modèle en cire est achevé, on retire le goujon de gui- dage sans changer la position du manchon ou de l'écrou dans le modèle en cire, le goujon prolongé après la coulée étant ensuite vissé dans la base en or en vue de la fixation définitive des pièces.
Conformément audit procédé il est en outre possible, tout en modelant la dent, de prévoir un manchon sur le coté buccal de la base, ce manchon étant immobilisé par coulée au moment de l'achèvement de la barrette, et vêtant d'autre part, muni au préalable de filets ou de gorges ou l'équivalent à l'ex- térieur, pour maintenir le moulage d'or appliqué; ce manchon est de plus agencé de manière à pouvoir, grâce à des extrémités coniques, s'appliquer contre des parties coniques correspon- dantes lorsqu'on serre la vis-goujon saillante, ces dernières parties coniques étant prévues en partie sur la vis-goujon saillante et en partie sur le café buccal de la base.
En pré- voyant l'intérieur du manchon lisse, celui-ci ne risque pas de se desserrer de la cire lorsqu'on retire la vis-goujon après avoir modelé la barrette en cire-.
Les avantages de l'invention, joints aux proprié- tés des acrylates, permettent l'utilisation de couronnes et de façades de dents préfabriquées, auxquelles on a donné des formes très schématiques et par suite très simples. Confor- mément à l'invention, on établit en matières plastiques des éléments initiaux standard en forme de dents. A cet effet, on peut par exemple donner une même forme commune aux éléments destinés à former les huit incisives supérieures et inférieures, une autre forme commune aux quatre canines, une troisième forme commune aux huit pré-molaires, etc.... Ensuite on réa- lise par meulage,la forme caractéristique individuelle à cha- que dent, par exemple, l'angle arrière arrondi des incisives supérieures.
Une augmentation de dimensions peut être effec- tuée, puis éventuellement on applique à Isolément initial , simultanément, une substance de correction de la couleur
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en une seule et même opération, et on la réunit audit élément par façonnage thermoplastique ou par polymérisation. De sem- blables modifications de couleur et de forme peuvent également être effectuées sur des façades fixées dans la bouche. On peut polir les surfaces meulées par simple brossage, ce qu'il est possible de faire après que la prothèse a été définitive- ment fixée en place dans la bouche.
Ainsi, grâce au procédé décrit, il devient possible de réduire le nombre d'éléments de façade en stock au strict minimum, puisque des opérations simples, telles que le meulage et l'application, permettent d'obtenir une façade ayant une forme et une coloration individuelles, façade qui, sans aucun processus spécial compliqué, peut recevoir toute teinte dési - rée, simultanément avec l'application de la façade et dans la même opération.
De préférence, le col de l'élément initial doit être prévu à une largeur telle que, l'élément étant disposé en posi- tion inclinée, on obtienne la correspondance voulue entre l'é- lément et la surface de la racine ou de la base de la prothèse par un simple meulage des parties de l'élément qui sont en excès. L'utilisation de matière plastique pour la fabrication permet l'élimination aisée et rapide par meulage, de tous au- tres excès de matières.
Pour la fabrication de couronnes de dents conformé- ment audit procédé, chaque élément est percé d'une cavité cen- trale de diamètre diminuant vers l'extérieur depuis le col de la dent jusqu'au bord tranchant, et dont la largeur au col est telle qu'elle permette au goujon de fixation de prendre diver- ses orientations angulaires par rapport à l'axe central de l'é- lement, et recevoir ainsi l'orienetation voulue par rapport à la racine.
En prévoyant la parue correspondant au col large, comme on vient de le dire, on assure le joint avec le bord de la racine par simple meulage, sans aucune application de ma- tière plastique*
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On va maintenant décrire l'invention en plus grand détail, dans le cas de quelques uns de ses modes de mise en oeuvre pratiques, représentées à titre d'exemple, sur le des- sin annexé, sur lequel:
La figure 1 est une coupe longitudinale d'une façade suivant l'invention.
La figure 2 représente un goujon pour la façade de la figure 1.
La figure 3 montre la façade de la figure 1, vue de cote de cette façade qui fait vis-à-vis à la base métallique ou prothèse.
La figure 4 est une coupe suivant IV-IV de la figure 3.
La figure 5 est une coupe longitudinale d'une façade fixée sur une base métallique.
La figure 6 est une vue en bout de la façade fixée sur la base métallique représentée figure 5;.
La figure 7 est une coupe de deux façades fixées sur une base en or.
Les figures 8 et 9 montrent à plus grande échelle des coupes de deux modes de réalisation d'une base pour deux brid- ges ou dents goujonnés voisins, dans le cas de la disposition à éclisses.
La figure 10 est une coupe longitudinale d'une coure%';.- ne suivant l'invention, munie en outre d'une plaque d'usure.
La figure 11 montre un dispositif facilitant la sé- lection des formes et couleurs.
La figure 12 montre à plus grande échelle un détail du dispositif de la figure 11.
La figure 13 est une vue latérale du détail de la figure 12.
Sur le dessin, on voit en 1 une façade faite en ma- tière plastique dans laquelle on prévoit, comme on l'a claire-
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ment représenté sur les figures 1, 3 et 4, un tube ou manchon 2 constitué de préférence en acier inoxydable ou quelqu'autre matière plus dure que celle de la façade, et fermé à son extré- mité intérieure. Comme il ressort particulièrement-de la fi- gure 3, la section du tube est prévue ovale.
Ce tube peut être emmanché sans jeu sur une extrémité 4 d'un goujon métallique plein 3, extrémité dont la section est ovale, l'autre extrémité 5 de ce goujon étant circulaire et filetée. Cette dernière partie du goujon est destinée à se fixer dans la base de la prothèse; cette dernière opération peut bien entendu être ef- fectuée, dans le cas représenté, par vissage, de préférence au moyen d'une clef évidée de forme complémentaire à celle de la partie 4. Selon une variante, l'extrémité de la partie 4 pour- rait présenter une entaille permettant l'utilisation d'un tour- ne-vis. Si on le juge utile, la partie 4 du goujon pourrait aussi être munie d'un filetage, de creux, etc., comme les sur- face intérieures et/ou extérieures du tube 2.
Comme le goujon peut être fixé en position voulue dans la base en or, la faça- de peut être rapprochée de cette dernière suivant une direction choisie, formant tout angle choisi par rapport à l'axe longitu- dinal de la dent, pouvant ainsi s'adapter pratiquement à n'im- porte quelle forme de la base aurifiée. Grâce à la forme du tube 2 et du goujon 3, il est possible de démonter la façade et de la replacer exactement dans la même position au cours de la finition, après laquelle on pourra l'assembler définitivement mais amoiblement, au goujon.
Ainsi qu'il ressort du dessin, le goujon 3 présente une surface considérable par rapport à la façade 1; si cependant celle-ci est/grande, elle peut être munie par exemple de deux tubes 2 avec un nombre de goujons correspondant. Que l'on pré- voie un seul tube 2 fixé dans la façade ou plusieurs, la faça- de peut sans inconvénient être prévue très mince . Il n'est pas nécessaire non plus que le goujon 3 présente dans la base de la prothèse une prise plus profonde, car on peut, s'il en @
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est besoin, faire pénétrer le goujon à travers les bases marne les plus minces, et l'y souder.
La fermeture de l'extrémité inférieure du tube assure d'autre part un avantage technique considérable, car elle constitue un dispositif de butée qui empêche le goujon de pénétrer trop loin dans la masse plastique lors de la pression appliquée à la façade; enfin, la propreté du tube sera facile à contrôler car les impuretés qui pourraient s'y trouver seraient clairement visibles.
En donnant à la partie 5 du goujon 3 qui doit être ancrée dans la base de la prothèse une forme ou une direction différente qu'à la partie restante du goujon, on pourra commu- niquer à celui-ci toutes les positions concevables par rapport à la base de la prothèse, avec une bonne fixation, et la partie du goujon assurant l'ancrage peut être fixée dans la partie de la base qui convient le mieux du point de vue de son épaisseur et/ou de la direction dans laquelle il s'agit d'appliquer la façade ou de la retirer, suivant les cas. Grâce à son filetage, le goujon pourra avantageusement être appliqué sur des bases de prothèse préexistantes, lorsqu'il s'agit de réparer des fa- çades ou autres parties de dents, combinées ou non avec des barrettes d'éclissage .
Il doit ressortir de la description qui précède que le dispositif objet de l'invention, comporte ne serait-ce que du point de vue de son montage et de sa résistance, plusieurs avantages importants par rapport aux dispositifs connus. Etant donné qu'il permet l'utilisation de matière plastique, et qu'il est par suite possible de fabriquer entièrement la façade(ou de la compléter, dans le cas de façade standard ) tant en ce qui concerne sa forme que sa couleur par pressage au moyen de gypse ordinaire dans des cuvettes ordinaires,il devient possible d'ef- fectuer les opérations nécessaires dans n'importe quel labora- toire sans outillage nouveau. En outre, le goujon et le tube facilitent la prise de la cire et permettent un contrôle précis de l'assemblage, tout en facilitant en même temps la finition.
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Le ciment utilisé pour la fixation gagne un pouvoir liant accru grâce à l'emmanchement exact entre le- tube et le pivot. Dans le cas de l'utilisation de façades standard avec plusieurs tu- bes, les tubes respectifs de chaque façade jouent enfin le rôle de moyens de guidage en parallélisme pour la fixation des gou- jons.
Comme on l'a déjà signala les éléments de fixation suivant l'invention peuvent être utilisés à la fabrication de façades standard aussi bien que de façades uniques fabriquées individuellement pour chaque cas. Dans ce dernier cas, on ména- ge dans le modèle en cire un évidement correspondant à la for- me projetée pour la façade, et l'on monte dans le fond de cet évidement, en position et orientation convenable quelconque, la un goujon qui, après /coulée demeure dans l'or. On place ensui- te un tube sur ce goujon désormais immobilisé dans le fond de l'évidement, on remplit celui-ci de cire et .on modèle dans celle-ci la forme extérieure de la façade, après quoi on encas- tre dans une cuvette la modèle avec le tube qui y est enchâssé, et on l'y convertit en acrylate par application de pression.
La façade standard produite conformément au système de forme objet de l'invention, constitue un élément initial permettant, grâce à la forme qui lui -est donnée, un meulage direct sans application d'acrylate. Le système à tube et gou- jon permet en effet un recours au meulage pratiquement illimité.
Ainsi, la longueur et la largeur initiales peuvent être rédui- tes jusqu'à ce que la longueur du tube devienne 1 mm, l'épais- seur d'acrylate devant le tube 1 mm, et l'épaisseur périphéri- que autour du tube 0,5 mm quelles que soient les dimensions initiales de l'élément primitif. Avec un tube de diamètre 1,8 mm, on peut ainsi réduire l'élément initial de la façade, par meulage de toutes les directions, à une longueur et à une lar- geur minima de 2,8 mm chacune, et à une épaisseur minimum de 2 mm.
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L'épaisseur de l'élément initial est prévue relati- vement grande, permettant de remplir au moyen de la façade la plus grande partie possible du corps proprement dit de la dent, en réduisant ainsi au strict minimum la quantité d'or nécessai- re. En même temps, l'évidement aura toujours la dimension ma- ximum, ce qui assure les conditions optima pour l'insertion des barrettes ou éclisses,conformément à l'invention, qui sont fixées au moyen du goujon prolongé traversant entièrement la base en or .Lors de la finition, on commence par dégrossir par meulage l'élément initial pour lui donner une forme conve- nable et à l'or l'épaisseur voulue, puis on place dans le tube un goujon et on fait fondre de la cire directement sur la fa- çade et/ou sur la partie du goujon qui fait saillie sur la façade, puis on coule le tout de la manière usuelle.
La faça- de est alors positionnée avec un emmanchement précis dans son évidement, dans le fond duquel on coule le goujon.
On donne à la face incisive la forme d'un plan (voir figure 1), ou toute autre forme relativement large et permet- tant par suite le s variations voulues au meulage. lie meulage de la face incisive commence du côté lingual et est effectué de telle sorte qu'il reste de la plaee pour l'or assurant le soutien de cette partie, tout en laissant en même temps dans la directionbuocale une assise plus mince de la façade recou- vrant l'or qui devient ainsi invisible depuis l'avant (voir la figure 5). Grâce à la transparence de l'acrylate, l'amincisse- ment du coté procure un effet de coloration supplémentaire, effet qu'il est facile de modifier en peignant à l'intérieur de la partie amincie une solution teinte d'acrylate.
Grâce à cette technique de meulage, on obtient de plus une façade dont le bord tranchant peut être régularisé sans affaiblir ni la façade elle-même ni la base en or.
Sur les cotés de la dent, on ménage des facettes con- vergehtes (voir la figure 4), permettant de placer les façades
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côte à côte dans l'arc de la bouche en conservant le contact entre leurs parties buccales. Dans ces facettes, on découpe des évidements correspondant aux parois latérales de l'évidement de la façade (voir figure 7). Comme le goujon fixé dans la base en or possède une grande surface et pénètre profondément dans la façade, assurant à celle-ci un soutien et une prise excellente, ces évidements peuvent être réduits dans une mesure telle que la partie buccale de la façade donne l'impression d'une dent qui tient par elle-même, l'or de fixation latérale étant invisible.
Grâce au grand pouvoir de guidage et de fixa- tion du goujon, on peut par le même moyen traiter des cas extrê- mes, et réaliser des grandes parties de dentition indépen- dantes .
L'ancrage et le guidage de la façade deviennent re- marquablement satisfaisants grâce à la combinaison de l'élément de fixation avec la technique de meulage; en effet, la façade repose non seulement contre le goujon qui pénètre profondément dans la façade, mais encore contre cinq surfaces d'un évidement (voir les figures 5, 6 et 7), dont le fond est constitué par la partie linguale, de support, de la base en or 6 dans laquel- le est ancrée la partie 4 du goujon, et dont les parois sont formées par les deux saillies latérales de la base en or ainsi que par la partie incisive et occlusive de cette base et enfin par une partie de la surface de la racine.
On a déjà indiqué le procédé qu'il y a lieu d'utili- ser, selon l'invention, pour relier entre elles les bases de bridges ou de dents goujonnées isolées au moyen de barrettes ou éclisses. Les figures 8 et 9 montrent deux modes de réali- sation d'une barrette ou éclisse, ces figures étant, comme on l'a dit, des coupes per- les bases de deux bridges ou dents à pivot voisins.
Dans la forme de réalisation de la figure 8, 6 dési gne deux bases et 7 une éclisse reliée aux bases 6 par des vis
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Dans la variante représentée, les parties filetées 5 du gou- jon 3 sont vissées depuis le coté buccal dans des écrous 8 prévus sur le côtélingual; cependant, dans certains cas, il pourrait aussi être possible de visser les goujons directement dans les bases. L'extrémité 4 de chaque goujon, faisant sail- buccal . lie du coté/de la barrette 7, est non circulaire, comme on l'a vu en référence aux figures de 1 à 6, et peut par suite servir d'embout pour une clef évidée en vue du vissage, et aussi as- surer la prise sur le tube de la façade située à l'extérieur.
Ainsi qu'il ressort du dessin, des manchons 9 ont été -fixés* par coulée lors de la fabrication de la barrette 7, ces man- chons étant montés sur le coté buccal des bases pendant le modelage. Les dits manchons, n'ayant pas de filetage intérieur, sont filetés extérieurement, ou munis de gorges ou l'équivalent pour le maintien de l'or, et chaque manchon comporte en outre, une extrémité conique 10 pénétrant dans une cavité conique com- plémentaire 11 ménagée dans la base correspondante, ainsi qu'une parte intérieurement conique 12 à son autre extrémité.
Un collet 13, prévu sur le goujon 3 et muni d'une surface de portée conique complémentaire à la partie 12 précitée, s'engage dans ou contre cette partie. Grâce à ses extrémités coniques, chaque manchon 9, lorsque les goujons correspondants sont vis- sés, à fond, va occuper sa position correcte et précise lors de l'assemblage des pièces. Pendant le modelage, le goujon 3 peut être introduit et extrait à travers le manchon-dont la surface interne est lisse, sans déplacer ce manchon à l'inté- rieur du modèle en cire de l'éclisse.
Dans le dispositif représenté sur la figure 8, cha- cuin des écrous 8 est muni d'une collerette 14 assurant une bon- ne prise pour la cire pendant le modelage ainsi que pour l'or, dans le cas où l'on monte une plaquette d'appui 15 sur le côté lingual* Une fois les pièces finies, on corrige les irrégula- rités incommodes du côté lingual, causées par le goujon 3 et/ou
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la collerette 14, et on donne, du côté buccal, une longueur adéquate à la partie 4, permettant la fixation de la façade.
La façade 1 de la dent, constituée en matière plastique et enchâssant le tube 2, est alors placée sur la partie 4 du goujon 3, et le dispositif prend alors l'aspect que l'on voit à la droite de la figure 8. La partie 4 est ainsi conservée intacte dans la façade 1 pour l'avenir, et le joint vissé ain- si créé peut en conséquence être à tout moment desserré ou modifié, ou complété par un nouveau joint glissé.
La variante de la fig. 9 montre comment les parties non filetées 17 des deux pivots de guidage 16 -sont introduites de- puis le -côté buccal à travers les manchons 9, les bases 6 et les écrous 8,l'un de ces écrous,indiqué en 8,étant muni d'une extré- mité conique et dénué de collerette. Les pivots de guidage et les écrous 8,8' respectifs correspondants, sont fixés au moyen d'un écrou bloqueur 18 prévu du côté lingual de la base, le pi- vot guide se vissant dans cet écrou bloqueur depuis le côté buc- -cal au moyen d'une clef évidée, que l'on engage au moment de ser rer l'assemblage sur la partie 26 du pivot, équivalant à la par- tie du goujon 3 de la figure 8 qui a été désigné par 4. Le- pivot guide est en outre pourvu d'une collerette 21 correspondant à la collerette 13 du-goujon 3.
Les écrous 8,8' sont munis de deux tétons 19 de direction axiale, dont le rôle est d'empêcher la rotation-périphérique de ces écrous lorsqu'on visse ou dévisse le pivot guide 16 par rapport à l'écrou bloqueur 18 que l'on peut, grâce à une tête agrandie, immobiliser à la main et que l'on empêche ainsi de tourner. Ainsi que le-montre le dessin, ces tétons s'adaptent dans les évidements correspondants des écrous bloqueurs 18. Lorsqu'on fait tourner le pivot-guide 16, l'écrou 8 ou 8' respectivement et le manchon 9 correspondant seront appliqués contre la base 6 dans une position que déter
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mine la forme de la partie conique.
Après avoir réalisé dans la cire un modelage de la plaque d'appui linguale 15 et/ou l'éclisse buccale 7, on enlève le pivot de guidage 16 ; les sur- facesde ce dernier en contact avec l'écou à collerette 8 étant. lisses, il est possible d'effectuer cette dernière opération sans risquer de desserrer l'écrou 8 ou 8' ou le manchon 9 dans le modèle en cire de faible épaisseur par frottement centre le pivot 16. Après avoir effectué la coulée, on visse le goujon prolongé 3 en vue de l'assemblage final des pièces, puis on enlève les saillies 19 ainsi que toutes autres irrégularités qui pourraient gêner la langue, ce qui ne réduit pas nécessai- rement la longueur du filetage.
Pour ce qui est de l'écrou conique 8', celui-ci est destiné avant tout à être utilisé dans les cas où il est nécessaire de prévoir une plaque d'ap- pui 15 particulièrement mince ou dans le cas où on ne peut pas utiliser de plaque du tout. Malgré cela, l'écrou conique 8' permet d'établir un filetage suffisamment long et précis.
A cote des avantages offerts par le procédé et le dispositif décrits pour la liaison des bases de couronnes ou de btidges isolée, les unes avec les autres, on obtient en ou- tre l'avantage très considérable suivant, c'est que les pièces de fabrication standard forment dans chaque dent un ensemble unitaire, indépendant des pièces correspondantes des autres dents. Ainsi, le problème du parallélisme ne se pose pas et les goujons prolongés 3 peuvent par suite recevoir dans les différentes dents des orientations différentes, de sorte que chaque goujon peut recevoir, pour traverser la base, l'orien- tation la plus favorable pour la dent correspondante.
On a signalé précédemment que l'invention permet l'utilisation de couronnes et de façades de dente pré-fabriquées standard. On a également signalé à cet égard que lorsqu'il s'agit de couronnes complètes qui peuvent également être assem- blées amoviblement à une base aurifiée au moyen d'un tube et 11-1
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d'un goujon,chaque élément doit être muni d'une cavité centrale, dirigée vers la bord incisif et de forme générale conique.
Une couronne de ce genre est représentée sur la fig.lO où 22 dési- gne la couronne présentant une cavité centrale 23 de section diminuant suivant un cône depuis le col de la dent vers l'in- térieur .Par suite de la forme donnée à la cavité 23, on peut, pendant la finition, faire occuper à la couronne diverses po- sitions angulaires par rapport à une pointe 24 introduite dans le conduit de la racine. Une couronne agencée de la manière indiquée peut être. utilisée de diverses façons. Ainsi par exem- ple, elle peut servir de dent provisoire permettant au malade d'attendre -que sa couronne ou son bridge définitifs soient achevés dans le laboratoire.
En ce cas, on fixe une pointe 24 avec du ciment dans la partie interne de la cavité, puis-on remplit l' espace,entre la couronne et la racine, de caoutchouc ou d'une matière équivalente ayant la couleur de la dent. Ce remplissage peut également être effectué en une seule opéra- tion grâce à l'utilisation de masses synthétiques à polyméri- sation rapide ou l'équivalent. Si la couronne est destinée à constituer la dent finale, on la fixe soit à la pointe du conduit de la racine, soit à un tube 2 fixé à son tour à un goujon fixé à la base aurifiée suivant ;une direction conve- nable quelconque par rapport à l'axe longitudinal de la dent.
L'élément initial est assemblé à la pointe du conduit de ra- cine et au tube respectivement en pressant une masse plastique entre ces éléments. Bien entendu, les couronnes de fabrication standard peuvent être agencées conformément au système de forme décrit plus haut permettant ainsi de retirer les avantages qui accompagnent ce système.
Une dent en matière plastique n'offre pas une dureté lui permettant à la longue de résister à l'usure provoquée par pression et les mouvements de la dent antagoniste. Dans les bridges fixes cependant, la base aurifiée est établie de telle sorte qu'elle protège la façade contre l'usure de ce genre, ainsi que le montre la figure 5;mais il est impossible d'as-
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surer une telle protection., dans les couronnes du type représen- té sur la figure 10; cependant, afin d'empêcher l'usure de la matière plastique, on peut au lieu de cela monter des surfaces d'usure adéquates en enchâssant par fusion, ou autrement, des plaquettes ou plots métalliques de forme circulaire ou non, comme on l'a indiqué en 25.
Comme on l'a déjà signalé, il est facile de donner aux couronnes et façades en matière plastique toute forme par- ticulière voulue par meulage et application. Les difficultés techniques se rencontrent particulièrement dans le domaine de la teinture, la teinte finale étant difficile à prévoir parce que l'impression colorée donnée par la matière transparente varie selon que le travail est effectué dans le laboratoire ou dans la bouche. Ainsi, il est particulièrement intéressant pour le dentiste de disposer d'un nombre relativement grand de couronnes et de façades de couleurs standard dont il peut contrôler l'effet de coloration par comparaison directe dans la bouche.
Si ces couronnes sont établies dans le système à formes simplifiées,décrit plus haut, il devient possible au dentiste de réduire son stock de formes et de dimensions et de placer l'argent ainsi économisé dans l'achat d'un assortiment de couleurs le plus varié possible.
Pour essayer les couleurs il ne peut évidemment pas être question de prendre l'une après l'autre les couronnes dans le stock pour les essayer dans la bouche. Au lieu de cela, on utilise Un;! série d'échantillons colorés constituant une échel- le de couleurs. Ces échantillons colorés, munis de tiges qont en général montés ensemble sur des supports, chacun à son rang particulier; cette même échelle constitue l'assortiment des couleurs chez le fabricant, formant une combinaison fixée une fois pour toutes de couleurs dont l'ordre ni la composition ne peut pas être modifiée à moins de fabriquer de nouveaux supports pour les échantillonnages.
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L'utilisation généralisée de matières synthétiques entraînera certainement un développement rapide de teintée et de combinaisons de teintes continuellement renouvelées; il se- rait donc très peu avantageux que la production du fabricant se trouve limitée à des échelles de couleurs fies une fois pour toutes de la manière indiquée. D'autre part, il serait coûteux pour le fabricant et peu pratique pour le dentiste de produire constamment de nouvelles échelles complètes.
La so- lution de ce problème est aisée grâce au dispositif représenté sur la figure 11, qui constitue un développement des possibili- tés de l'invention, en ce qu'il permet d'inclure non seulement des teintes mais aussi les formes dont le nombre est réduit dans le système, de manière à obtenir une échelle de teintes et de formes combinées. Chaque échantillon coloré est fixé à une plaquette métallique 27 percée de manière à pouvoir s'en- filer sur une anneau 28 ou l'équivalent, Ces diverses pla- quettes support sont groupées suivant tous systèmes voulus, chaque groupe étant réuni par un anneau de petites dimensions, les anneaux des différents groupes étant à leur tour réunis au moyeh d'un ou de plusieurs anneaux plus grands ou de chaînes 29.
Les supports peuvent coulisser librement dans leurs anneaux; en prévoyant ceux-ci de manière à pouvoir s'ouvrir, il devient possible à chaque dentiste de réarranger les supports ou les anneaux, les uns par rapport aux autres dans l'ordre qu'il es- time le-plus commode et,,le mieux adapté à sa méthode de travail et aussi d'intercaler renouveaux échantillons de couleurs et de formes au fur et à mesure de leur apparition sur le marché.
Pour éviter que la largeur de la plaquette n'affecte l'impression de couleur, on imprime à la plaquette 27 une tor- sion de 90 , comme on le voit sur es figures 12 et 13, de sorte qu'elle franchit la partie incisive de la dent avec une orien- tation telle que son bord se trouve en face de la dent. Ainsi, la plaquette ne distrait pas l'oeil de l'observateur même dans la partie la plus transparente de la dent qui est la partie in-
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oisive, facilitant ainsi le choix de l'échantillon.
EMI18.1
R-B-s-u-LI-Z
La présente invention a pour objets un dispositif et un procédé de prothèse dentaire.
Le dispositif objet de l'in- tention est caractérisé par l'un ou par plusieurs des points suivants :
1.- Une partie de dent artificielle, telle qu'une fa- çade constituée en matière plastique, susceptible d'être ex- traite et réintroduite exactement à la marne position au cours une de la finition, est munie d'un ou de plusieurs tubes en/matiè- re plus dure que la façade elle-même, cestubespouvant par un déplacement transversal de la façade s'emmancher exactement sur un nombre correspondant de goujons métalliques montés dans la base de la prothèse sous un certain angle par rapport à l'axe les longitudinal de la dent et/deux pièces pouvant,, après la fini- tion, être assemblées .l'une à l'autre définitivement quoique amoviblement au moyen de ciment.
2.- les goujons offrent une surface relativement étendues par rapport à celle de la façade,etc., qui fait vis- à-vis à la base de la prothèse.
3.- Chaque tube présente une section intérieure non circulaire, le goujon offrant une section correspondante, ce qui empêche toute rotation relative entre les deux pièces .
4.- Chaque tube est en outre pourvu de gorges de tou- te forme voulue.
5.- L'extrémité intérieure de chaque tube est fermée.
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