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Produit semblable à une vitamine et son procédé de préparation.
La présente invention concerne un agent ou un groupe d'agents possédant une activité biologique et se réfère plus particulièrement à sa fabrication.
Il a été observé qu'un agent de cette espèce est néces- saire à la croissance des poussins élevés au moyen d'un régime exempt de protéines d'origine animale, par exemple une alimen- tation farineuse à base d'huile de graines de soja. Des re- cherches ont révélé que cet agent favorise l'éclosion des oeufs fécondés,* On présume qu'il se révélera précieux en tant qu'agent de nutrition des mammifères. En fait, cet agent semble avoir quelque rapport, bien que d'une manière encore
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non élucidée, avec certains dérivés du foie qui contiennent le principe anti-anémique de l'anémie pernicieuse. Cet agent sera dénommé ici "principe actif".
Des expériences ont permis de déterminer que ce "prin- cipe actif" est contenu dans certaine matière protéinée d'origine animale, ou dans une partie de celle-ci, qu'il ne semble pas avoir une origine végétale, mais qu'il peut être d'origine microbienne. Bien que sa structure chimique soit inconnue à l'heure actuelle, on sait qu'il est relativement soluble dans l'eau, qu'il peut être extrait par l'éthanol, qu'il est adsorbable par le charbon animal (Darco G-60 ) par exemple, et qu'il peut être séparé (par désorption) d'un produit résultant de son adsorption sur le Darco G-60 avec, par exemple, des mélanges eau-éthanol-pyridine ou autres milieux légèrement alcalins.
Ce principe actif peut être classé parmi les vitamines B, bien que l'on considère qu'il soit différent des vitamines et des amino-acides déjà connus.
Ce principe actif a. un certain rapport avec quelques- uns de ceux qui sont dérivés de la farine de poisson, de la colle de poisson ou d'engrais de vache, bien que ces derniers produits puissent seulement avoir une fraction de l'activité du principe actif en questi on. En fait, celui-ci peut être un groupe d'agents à action biologique, qui ne se rencontrent pas tous dans l'engrais de vache ou dans les autres produits connus pour présenter une certaine activité.
La présente invention a pour objet la synthèse de ce principe actif par auto-fermentation, de préférence d'une matière stérilisée ou pasteurisée. Cette matière peut ne pas contenir initialement le principe actif désiré. La matière indiquée ici semble, à l'essai, être sensiblement exempte de
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principe actif.
Un mode typique de production va maintenant être exposé.
De la levure de bière fraîche est sensiblement débarrassée de l'alcool résiduel, par exemple par ébullition ou passage à l'autoclave. Cette opération tue également les cellules de levure et les dissocie. Les parties solides insolubles peuvent être éliminées. Cette opération donne naissance à une liqueur renforcée qui constitue l'aliment. Le pH est, de préférence, amené à 5, 5 et la liqueur est diluée, de préfé- rence, jusqu'à atteindre une teneur en matière solide infé- rieure à 4%. Elle est ensuite stérilisée ou pasteurisée.
Le liquide résultant constitue la matière de base ou de départ.'
Celle-ci n'est, de préférence, pas renforcée et ne subit pas d'addition, avant d'être soumise à l'autofermenta,- tion, parce que cette façon de procéder conduirait à produire un aliment n'empêchant pas la croissance des organismes indé- sirables. La matière de départ non renforcée permet de faire la synthèse du principe actif, par croissance des organismes recherchés au détriment de tous les autres. Il en résulte que la matière de départ stérilisée ou pasteurisée présente un caractère sélectif.
Cette matière de base ou aliment n'ayant pas subi d'addition et étant telle que décrit ci-dessus, est le siège, lorsqu'elle est soumise à l'autofermentation, d'une synthèse microbienne relativement importante du principe actif, en particulier lorsqu'on effectue cette autofermentation dans les conditions mentionnées ci,-,après. Il a été constaté que cette matière autofermentée se trouve dans un état permettant de l'employer pour inoculer de la matière de base fraîchement préparée.
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Dans certains cas, une deuxième croissance ou une crois- sance à un stade ultérieur, peut être réalisée dans la matière de base préalablement renforcée ou ayant subi une addition. En général, l'inoculation est de l'ordre de 10% pour cette raison que 1''excès de microbes recherchés semble paralyser la croissance des microbes indésirables et les étouffer. En travaillant dans des conditions stériles (en air stérile), l'inoculation peut être ramenée à un chiffre de l'ordre de 2% environ.
On effectue de même des traitements successifs pour produire un concentré puissant. On a observé que les micro-organismes en suspension dans l'air et utilisés présentent divers carac- tères, mais on a définitivement identifié le type connu sous la dénomination de bactérie aérobie. il se présente sous la, forme de bâtonnet, et est gram-négatif .Il ne forme pas de spores et donne par mutation d'autres espèces typiques ou atypiques lorsqu'il est cultivé sur cette matière basique. On a observé aussi que ces espèces obtenues par mutation sont pour une large part à l'origine de la synthèse microbienne du principe actif.
Le procédé utilisé de préférence va être exposé ci-après en détail, et l'exemple donné présente un ca.ractère de discon- tinuité, bien que le procédé puisse être appliqué en continu, les indications données n'ayant pas de caractère limita tif .
Un litre de levure de bière de fond fraîche, contenant environ 20 % de matière solide au total, est sensiblement débarrassée de l'alcool par chauffage jusqu'au point d'ébulli- tion tout en étant agité. On fait ensuite passer la levure
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résultante sensiblement débarrassée d'alcool, à l'autoclave pendant 12 heures environ, sous une pression d'environ 1,4 kg par en±. Cette opération dissocie les cellules de la levure.
On laisse déposer pendant 6 heures environ le produit résultant. Le liquide qui surnage est éliminé par décantation ou tout autre moyen approprié. La quantité du liquide résultant est de l'ordre de 800 millilitres (ml) et le liquide comprend un bouillon d'infusion de levure légèrement trouble. Le pH du liquide est amené à 5,5 environ par addition d'un corps alcalin dilué.
On incorpore 20 ml de ce bouillon à chacun de huit tubes de 50 ml . Des bouchons en coton et des cordeaux d'aération sont insérés dans chaque tube. Ceux-ci sont alors passés à l'autoclave à une pression d'environ 1,4 kg/cm2, pendant 15 minutes environ, pour produire la stérilisation. Bien que ce traitement puisse provoquer une précipitation dans le bouil- lon, cela ne semble pas présenter d'inconvénients,,
Les huit'tubes sus-mentionnés sont placés dans une étuve maintenue sensiblement à 28 C. Chaque tube est relié à une tubulure d'admission d'air fournissant de l'air non stérile au bouillon. Le tube d'aération se termine nettement au-dessus de ce niveau, si l'on utilise une pression négative pour produire l'aération.
De quelque manière que soit réalisée la circulation de l'air celle-ci est réglée de manière appro- priée pour éviter une formation d'écume excessive.
Si l'on utilise une pression positive, la tubulure d'aération comporte un clapet de commande à réglage précis.
Si l'on utilise une tubulure de dépression, le clapet y est incorporé. Quel que soit le type d'appareil d'aération utilisé, cette aération est prolongée pendant 48 heures environ. A ce
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moment, l'auto-fermentation sélective aura été réalisée ainsi que cela peut être mis en évidence par la synthèse du principe actif par les bactéries spécifiques en suspension dans l'air.
Cinq (5) ml sont transférés aseptiquement de chacun des huit tubes ayant subi le traitement ci.-dessus à cinquante (50) ml de matière de base renforcée, contenue dans des fla- cons de 250 ml. La matière de base est préparée comme décrit précédemment. Elle est toutefois renforcée avec 2 % de sucrose (comme source d'hydrate de carbone) et avec 0,17 d'urée (comme source de matière azotée). Ce renforcement est effectué de préférence avant la stérilisation . Le pH est amené de préférence à une valeur de 5,5 avant la stérilisation.
Les flacons ainsi inoculés sont placés dans un agitateur donnant environ 300 impulsions par minute, tout en étant maintenus à une température voisine de 28 C , et pendant un laps de temps allant de 18 à 24 heures.
A la fin de cette période d'incubation, dix (10) ml de chaque flacon sont transférés aseptiquement dans cent (100)ml de matière de base renforcée de la même manière et contenue dans des flacons de 500 ml. Ces flacons sont alors agités comme précédemment sensiblement dans les mêmes conditions que celles indiquées plus haut. A la fin d'une période de 24 heures, 50 ml de chacun des flacons sont transférés asep- tiquement dans 500 ml de matière de base renforcée contenue dans des flacons de 2000 ml. Celle-ci est alors soumise à l'incubation comme précédemment.
Ensuite, 100 ml' de chacun des flacons mentionnés en dernier lieu, sont transférés aseptiquement dans 1.000 ml de matière de base renforcée dans des flacons de 3.000 ml et soumis à l'incubation comme pré- cédemment.
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On a constaté que les produits ainsi obtenus contenaient des milliards de cellules vivantes par millilitre. Le contenu des huit flacons mentionnés en dernier lieu est alors rassem- blé et 5,7 litres du liquide sont transférés dans 57 litres de la matière de base renforcée contenue dans un réservoir de fermentation cylindrique d'une contenance de 114 litres muni de préférence d'un couvercle. Ce dernier comporte un agitateur entraîné à la vitesse de 600 tours/minute environ.
Une source de chaleur constituée par exemple par des serpen- tins à vapeur, y est également incorporée. La température est maintenue à 28 C environ. Le réservoir est muni de serpentins d'aération pour admettre de l'air en quantité suffisante pour une aération maximum sans produire une quantité excessive d'écume ' @ Cet air est traité de préférence pour réduire sa flore bactérienne avant d'être employé pour l' aérati on. Le degré d'aération peut être de l'ordre d'un volume d'air par volume de liquide et par minute. Un agent empêchant la formation de l'écume est ajouté de préférence en assez grandes quantités.
Ainsi, par exemple, un quart de partie d'huile de graines de soja est ajouté à chaque lot de 100 parties de matière devant subir une fer mentation. La matière ainsi inoculée est laissée à fermenter pendant 24 heures environ, à une température voisine de 28 C, tout en étant aérée et soumise à l'agitation.
A la fin de cette période de fermentation, 38 litres de la matière fermentée sont utilisés pour inoculer 380 litres de matière de base fortifiée contenue dans un réservoir de fermentation de 1140 litres, et les phases opératoires décrites sont répétées.
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Le cycle mentionné en dernier lieu peut être répété aussi souvent qu'on le désire en utilisant une (1) partie du produit fermenté pour inoculer dix (10) parties de la matière renforcée fraîchement préparée. On utilise par exemple pour la phase de traitement finale 1900 litres avec 19. 000 litres dans une citerne de 76.000 litres. Chaque fois qu'on le désire, comme dans le cas mentionné en dernier lieu, la période d'incubation peut être prolongée et portée par exemple à quarante huit (48) heures. Le produit obtenu contient très approximativement un excédent de (1) pour cent des matières solides totales contenues dans la matière de base utilisée.
Celui-ci est alors traité à nouveau pour assurer la concentration du principe actif. Le principe actif peut être extrait de la masse de la matière par une technique d'extrac- tion par adsorption et élution, ou bien le pH peut être amené à une valeur voisine de 6,0 , le produit résultant étant con- centré sous le vide pour être réduit à environ 35 % de la quantité totale de matières solides en vue de son séchage en- tre des cylindres et, de préférence, pas à moins de dix (10) pour cent du total des matières solides avant séchage par vap orisation. Il peut être séché de toute autre manière appropriée.
Bien que la température de 28 C ait été indiquée comme étant à utiliser de préférence, on peut faire intervenir des températures comprises entre 26 et 36 C suivant les besoins, et si on le désire, des températures différentes comprises entre ces limites peuvent être utilisées aux différents stades du traitement.
D'une manière analogue, bien que le pH à adopter de pré- férence ait été indiqué comme étant de 5,5 à tous les stades,
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les limites dont il faut tenir compte de préférence sont de 4,5 à 6,5 , et des valeurs de pH différentes peuvent être utilisées entre ces limites aux stades successifs du traitement.
De même, les périodes d'incubation de vingt-quatre (24) et quarante-huit (48) heures mentionnées ci-dessus peuvent être modifiées,et varier respectivement de 18 à 24 et de 36 à 48 heures. En d'autres termes, la période d'incubation peut varier à partir de celle désignée jusqu'à environ les trois-quarts de celle-ci.
Il convient de mentionner en outre qu'il existe une cor- rélation entre l'aération et l'agitation et, lorsque l'agi- tation est considérable, l'aération peut être proportionnelle- ment moindre que celle utilisée quand l'aération et l'agitation sont équilibrées et, inversement, l'aération est proportionnel- lement augmentée lorsque l'agitation est réduite dans les mêmes pr op orti ons .
Des recherches ont en outre permis de démontrer que, lors- que le produit d'addition azoté est constitué par de l'urée, le pourcentage de celle-ci peut varier de 0,1 à 0,8 et on peut constater en outre que pour une concentration d'environ 0,8 et plus, les augmentations de pourcentage pa.ralysent progressive,- ment la synthèse microbienne du principe actif.
On a pu également vérifier expérimentalement qu'il semble préférable de n'effectuer aucune addition d'urée plutôt que d'obtenir une concentration comprise dans les quantités cri- tiques et excessives indiquées ci-dessus.
Il doit en outre être entendu, que l'indication de l'urée comme produit d'addition azoté est donnée à titre d'exemple seulement, ca.r des recherches ont permis de constater que d'autres matières azotées peuvent être utilisées avec sensible- ment autant de compatibilité avec la production du principe
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actif, ces matières de remplacement pouvant être par exemple des sels d'ammonium inorganiques..
De même, l'hydrate de carbone dont il a été fait mention, à titre d'exemple/ ne constitue pas un exemple limi- tatif et peut être remplacé par d'autres hydrates de carbone tels que la cellulose, le maltose, le dextrose et le lactose.
Le procédé décrit ici n'est pas limité aux opérations indiquées, et les additions de produit azoté et d'hydrate de carbone peuvent être effectuées simultanément à un degré plus ou moins grand en utilisant des liquides résiduels industriels tels que les eaux de macération de grains, les mélasses, les résidus de laiterie tels que le petit-lait, et les liquides résiduels provenant des fermentations en général pour autant- que ceux-ci contiennent sous une forme quelconque un produit azoté et (ou) un hydrate de carbone qui convienne à la produc- tion de ce principe actif. Lors de l'utilisation de ces liquides industriels, il est préférable de les stériliser avant leur addition.
En ce qui concerne l'expression sucrose à 2 %, il doit être entendu que, lorsqu'on utilise du sucrose ou son équi- valent, la quantité doit être au moins de 1 % comme limite inférieure, la limite supérieure devant être déterminée par des conditions d'ordre économique, à savoir le prix de cette mati èr e .
Lorsque la matière manque de substances minérales, on y ajoute de préférence un supplément de substance minérale telle que du carbonate de calcium, superphosphate de calcium ou tout autre sel de calcium non-nuisible, ou un produit c orresp ondant.
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Bien que l'huile de graines de soja soit indiquée pour supprimer l'écume, il doit être entendu qu'elle ne constitue pas le seul agent empêchant la formation d'écume qui puisse être utilisé avec succès, d'autres produits équivalents appropriés pouvant être utilisés en remplacement. De même, les pourcentages indiqués ci-contre ne sont donnés qu'à titre d'exemples, car bien qu'on ait spécifié la valeur d'un quart, celle-ci peut varier par exemple depuis un dixième jus- qu'à une quantité déterminée par le prix du produit.
Quand le principe actif doit être employé par exemple comme produit d'addition, il peut être plus économique d'en- voyer au producteur d'aliments ce principe actif séché ou la matière partiellement déshydratée contenant le principe actif en question suivant la technique qui sera utilisée dans les installations de traitement et telle que l'exige l'équipement de l'usine appliquant le procédé. Par exemple, la déshydrata- tion effectuée comme une mesure partielle préliminaire de production d'aliment, c'est-à-dire la matière liquide con- tenant le principe actif concentré de façon appropriée, peut être mélangée avec un aliment à base d'huile de graines de soja avant le séchage, et ceci évite des frais considérables de séchage ultérieur.
En outre, ce produit résultant inter- médiaire est alors manipulé facilement, expédié ou donné comme aliment.
On remarquera que deux méthodes ont été citées, à savoir : extraction par adsorption et élution et séchage. On peut ex- traire le principe actif de la matière séchée, ainsi que cela a été constaté en utilisant de l'éthanol puis la matière peut être débarrassée de son alcool d'une manière connue en soi.
Lorsque l'on recherche une très grande pureté pour les pré- parations pharmaceutiques, la matière séparée de l'éthanol peut
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être de plus concentrée par adsorption et élution, puis séchage.
REVENDICATIONS
1. Procédé pour obtenir un "principe actif", dans lequel on soumet une culture de levure sensiblement exempte d'alcool à une stérilisation et à une phase de dissociation de la cellule, en séparant le constituant liquide, en réglant la valeur du pH, en soumettant le liquide traité à une phase de stérilisation ou de pasteurisation, en provoquant une auto- fermentation tout en aérant et en faisant incuber le liquide stérilisé, en inoculant ensuite un liquide stérilisé renfor- cé du type précédent avec le liquide sus-mentionné dans le rapport de un à dix, le liquide inoculé résultant étant alors aéré pendant l'incubation, le nombre des inoculations, aérations et incubations successives étant suffisant pour produire la quantité désirée de principe actif.
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Vitamin-like product and method of preparation.
The present invention relates to an agent or a group of agents having biological activity and more particularly refers to its manufacture.
It has been observed that an agent of this species is necessary for the growth of chicks reared on a diet free from protein of animal origin, for example a floury diet based on seed oil. soy. Research has revealed that this agent promotes the hatching of fertilized eggs, * It is believed that it will prove valuable as a nutritional agent in mammals. In fact, this agent seems to have some connection, although in a still
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not elucidated, with certain liver derivatives which contain the anti-anemic principle of pernicious anemia. This agent will be referred to here as "active principle".
Experiments have determined that this "active ingredient" is contained in certain proteinaceous material of animal origin, or in part thereof, which does not appear to be of plant origin, but may be of microbial origin. Although its chemical structure is unknown at present, it is known that it is relatively soluble in water, that it can be extracted by ethanol, that it is adsorbable by animal charcoal (Darco G- 60) for example, and that it can be separated (by desorption) from a product resulting from its adsorption on Darco G-60 with, for example, water-ethanol-pyridine mixtures or other slightly alkaline media.
This active principle can be classified among the B vitamins, although it is considered to be different from the vitamins and amino acids already known.
This active principle has. some relation to some of those derived from fishmeal, fish glue or cow manure, although these latter products may only have a fraction of the activity of the active ingredient in question . In fact, this can be a group of biologically active agents, not all of which are found in cow manure or other products known to exhibit some activity.
The present invention relates to the synthesis of this active principle by auto-fermentation, preferably of a sterilized or pasteurized material. This material may not initially contain the desired active ingredient. The material shown here appears, on test, to be substantially free of
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active ingredient.
A typical mode of production will now be exposed.
Fresh brewer's yeast is substantially freed of residual alcohol, for example by boiling or autoclaving. This operation also kills the yeast cells and dissociates them. Insoluble solid parts can be removed. This operation gives rise to a reinforced liquor which constitutes the food. The pH is preferably brought to 5.5 and the liquor is preferably diluted to a solids content of less than 4%. It is then sterilized or pasteurized.
The resulting liquid is the basic or starting material.
This is, preferably, not reinforced and does not undergo addition, before being subjected to self-fermentation, because this way of proceeding would lead to the production of a food which does not prevent growth. unwanted organisms. The unreinforced starting material makes it possible to synthesize the active principle, by growth of the organisms sought to the detriment of all the others. As a result, the sterilized or pasteurized starting material exhibits a selective character.
This basic material or food which has not undergone any addition and being as described above, is the site, when it is subjected to self-fermentation, of a relatively large microbial synthesis of the active principle, in particular when this autofermentation is carried out under the conditions mentioned below, -, after. This self-fermented material has been found to be in a condition that it can be used to inoculate freshly prepared raw material.
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In some cases, a second growth, or a growth at a later stage, can be carried out in the previously reinforced or added base material. In general, the inoculation is on the order of 10% for this reason that the excess of the microbes sought seems to paralyze the growth of the unwanted microbes and to suffocate them. By working under sterile conditions (in sterile air), the inoculation can be reduced to a figure of about 2%.
Likewise, successive treatments are carried out to produce a powerful concentrate. The airborne microorganisms used have been observed to have various characters, but the type known as the aerobic bacteria has been definitively identified. it comes in the form of a rod, and is gram-negative. It does not form spores and mutates other typical or atypical species when grown on this basic material. It has also been observed that these species obtained by mutation are to a large extent at the origin of the microbial synthesis of the active principle.
The method preferably used will be explained in detail below, and the example given exhibits a characteristic of discontinuity, although the method can be applied continuously, the indications given not being limiting in nature. .
One liter of fresh brewer's yeast, containing about 20% total solids, is substantially freed of alcohol by heating to the boiling point while being stirred. We then pass the yeast
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resulting substantially free of alcohol, autoclaved for about 12 hours, under a pressure of about 1.4 kg per ±. This operation dissociates the cells of the yeast.
The resulting product is left to settle for about 6 hours. The liquid which floats is removed by decantation or any other suitable means. The amount of the resulting liquid is of the order of 800 milliliters (ml) and the liquid comprises a slightly cloudy yeast infusion broth. The pH of the liquid is brought to about 5.5 by adding a dilute alkali substance.
20 ml of this broth are added to each of eight 50 ml tubes. Cotton stoppers and ventilation cords are inserted into each tube. These are then autoclaved at a pressure of about 1.4 kg / cm2 for about 15 minutes to produce sterilization. Although this treatment may cause precipitation in the broth, this does not appear to present any disadvantages.
The aforementioned eight tubes are placed in an oven maintained at approximately 28 C. Each tube is connected to an air intake pipe supplying non-sterile air to the broth. The aeration tube ends well above this level, if negative pressure is used to produce aeration.
Whichever way the air circulation is carried out, it is suitably regulated to avoid excessive foaming.
If positive pressure is used, the aeration tubing has a fine-tuned control valve.
If a vacuum tubing is used, the valve is incorporated therein. Regardless of the type of ventilation device used, this ventilation is extended for approximately 48 hours. To this
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moment, selective auto-fermentation will have been carried out as can be demonstrated by the synthesis of the active principle by specific bacteria suspended in the air.
Five (5) ml is transferred aseptically from each of the eight tubes treated above to fifty (50) ml of reinforced base material, contained in 250 ml vials. The base material is prepared as described previously. It is however reinforced with 2% sucrose (as a source of carbohydrate) and with 0.17 urea (as a source of nitrogenous matter). This reinforcement is preferably carried out before sterilization. The pH is preferably brought to a value of 5.5 before sterilization.
The flasks thus inoculated are placed in a stirrer giving approximately 300 pulses per minute, while being maintained at a temperature in the region of 28 ° C., and for a period of time ranging from 18 to 24 hours.
At the end of this incubation period, ten (10) ml from each vial is aseptically transferred into one hundred (100) ml of similarly reinforced stock material contained in 500 ml vials. These flasks are then stirred as above substantially under the same conditions as those indicated above. At the end of a 24 hour period, 50 ml of each of the vials are transferred aseptically into 500 ml of reinforced stock contained in 2000 ml vials. This is then subjected to incubation as before.
Then, 100 ml of each of the last mentioned vials are aseptically transferred to 1000 ml of reinforced stock in 3,000 ml vials and incubated as before.
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The products thus obtained were found to contain billions of living cells per milliliter. The contents of the eight bottles mentioned last are then collected and 5.7 liters of the liquid are transferred to 57 liters of the reinforced base material contained in a cylindrical fermentation tank with a capacity of 114 liters, preferably fitted with 'a lid. The latter comprises a stirrer driven at a speed of about 600 revolutions / minute.
A heat source consisting for example of steam coils is also incorporated therein. The temperature is maintained at about 28 C. The tank is provided with aeration coils to admit sufficient air for maximum aeration without producing an excessive amount of foam. This air is preferably treated to reduce its bacterial flora before being used for aerati on. The degree of aeration may be of the order of one volume of air per volume of liquid and per minute. Preferably a scum preventing agent is added in fairly large amounts.
Thus, for example, a quarter part of soybean oil is added to each batch of 100 parts of material to be fermented. The material thus inoculated is left to ferment for about 24 hours, at a temperature in the region of 28 ° C., while being aerated and subjected to agitation.
At the end of this fermentation period, 38 liters of the fermented material are used to inoculate 380 liters of fortified base material contained in a 1140 liter fermentation tank, and the described operating phases are repeated.
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The last mentioned cycle can be repeated as often as desired using one (1) part of the fermented product to inoculate ten (10) parts of the freshly prepared reinforced material. For example, 1900 liters are used for the final treatment phase with 19,000 liters in a 76,000-liter tank. Whenever desired, as in the last mentioned case, the incubation period can be extended and increased, for example, to forty eight (48) hours. The obtained product contains very approximately an excess of (1) percent of the total solids contained in the feedstock used.
This is then treated again to ensure the concentration of the active principle. The active principle can be extracted from the mass of the material by a technique of extraction by adsorption and elution, or the pH can be brought to a value close to 6.0, the resulting product being concentrated under the void to be reduced to about 35% of the total solids for drying between rolls and preferably not less than ten (10) percent of the total solids before spray drying . It can be dried in any other suitable way.
Although the temperature of 28 ° C has been indicated as being to be used preferably, temperatures between 26 and 36 ° C may be used as required, and if desired, different temperatures between these limits may be used at different times. different stages of treatment.
Similarly, although the preferred pH to be adopted has been indicated to be 5.5 at all stages,
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the limits which should preferably be taken into account are 4.5 to 6.5, and different pH values may be used between these limits at successive stages of the treatment.
Likewise, the twenty-four (24) and forty-eight (48) hour incubation periods mentioned above can be modified, and vary from 18 to 24 and 36 to 48 hours respectively. In other words, the incubation period can vary from that designated up to about three-quarters of it.
It should be further mentioned that there is a correlation between aeration and agitation, and when the agitation is considerable the aeration may be proportionately less than that used when aeration and agitation. agitation are balanced and, conversely, aeration is proportionally increased when agitation is reduced in the same pro porti ons.
Research has furthermore made it possible to demonstrate that, when the nitrogenous adduct consists of urea, the percentage thereof can vary from 0.1 to 0.8 and it can be further observed that for a concentration of about 0.8 and more, the percentage increases gradually paralyze the microbial synthesis of the active principle.
It has also been possible to verify experimentally that it seems preferable not to carry out any addition of urea rather than to obtain a concentration included in the critical and excessive amounts indicated above.
It should further be understood that the indication of urea as a nitrogenous adduct is given by way of example only, as research has shown that other nitrogenous materials can be used with sensitive - ment as much compatibility with the production of the principle
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active, these replacement materials possibly being for example inorganic ammonium salts.
Likewise, the carbohydrate which has been mentioned, by way of example, does not constitute a limiting example and can be replaced by other carbohydrates such as cellulose, maltose, dextrose. and lactose.
The process described here is not limited to the operations indicated, and the additions of nitrogenous product and carbohydrate can be carried out simultaneously to a greater or lesser degree using industrial waste liquids such as grain maceration water. , molasses, dairy residues such as whey, and residual liquids from fermentation in general as long as these contain in any form a nitrogenous product and / or a carbohydrate suitable for the production of this active principle. When using these industrial liquids, it is best to sterilize them before adding them.
With regard to the expression of 2% sucrose, it should be understood that when using sucrose or its equivalent, the amount should be at least 1% as a lower limit, the upper limit to be determined by economic conditions, namely the price of this material.
When the material lacks mineral substances, there is preferably added a supplement of mineral substance such as calcium carbonate, calcium superphosphate or any other non-harmful calcium salt, or a c orresp ondant product.
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Although soybean oil is indicated to suppress scum, it should be understood that it is not the only scum preventing agent that can be used successfully, other suitable equivalent products may. be used as a replacement. Likewise, the percentages indicated opposite are given only by way of example, because although the value of a quarter has been specified, it can vary for example from one tenth to one. quantity determined by the price of the product.
When the active ingredient is to be used, for example as an additive, it may be more economical to send to the food producer this dried active ingredient or the partially dehydrated material containing the active ingredient in question according to the technique which will be used. used in processing facilities and as required by plant equipment applying the process. For example, the dehydration carried out as a preliminary partial measure of feed production, i.e. the liquid material containing the active ingredient suitably concentrated, can be mixed with a feed based on. soybean oil before drying, and this avoids considerable subsequent drying costs.
In addition, this resulting intermediate product is then easily handled, shipped or given as food.
It will be noted that two methods have been cited, namely: extraction by adsorption and elution and drying. The active principle can be extracted from the dried material, as has been found, using ethanol and then the material can be freed of its alcohol in a manner known per se.
When very high purity is desired for pharmaceutical preparations, the material separated from the ethanol may
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be more concentrated by adsorption and elution, then drying.
CLAIMS
1. Method for obtaining an "active principle", in which a yeast culture substantially free of alcohol is subjected to sterilization and to a phase of dissociation of the cell, by separating the liquid component, by adjusting the pH value, by subjecting the treated liquid to a sterilization or pasteurization phase, causing auto-fermentation while aerating and incubating the sterilized liquid, then inoculating a reinforced sterilized liquid of the previous type with the liquid mentioned above in the ratio of one to ten, the resulting inoculated liquid then being aerated during the incubation, the number of successive inoculations, aeration and incubation being sufficient to produce the desired quantity of active principle.