<Desc/Clms Page number 1>
EMI1.1
Perfectionnements aux articles creux et à un procédé et appare pour leur fabrication.
EMI1.2
La présente invention concerne un procédé et un appareil pour produire des articles creux et surtout pour la tabricatio d'articles creux par dépôt de caoutchouc liquide ou autres matières en dispersion aqueuse. Elle concerne également les articles ainsi obtenu*.
On a déjà fait différentes tentatives pour former des art clés creux en caoutchouc, par exemple en utilisant les procédé dits de coulée centrifugée, mais ces essais n'ont pas eu tout le succès escompté et c'est pour cela que les procédés de coul centrifugée n'ont pas été appliqués d'une manière générale pou la fabrication en grande série. La pratique actuelle pour la fabrication de tels articles utilise ce qu'on appelle les métt des de vulcanisation "soufflée", dans lesquelles des galettes caoutchouc laminé sont formées dans des moules à empreintes dt A
<Desc/Clms Page number 2>
forme, sous l'action de la chaleur et d'une pression intérieur Cependant ces procédés de soufflage exigent une grande surface d'atelier pour y loger la grande quantité des outillages néces- saires.
L'invention décrite ci-aprèsutilise un procédé grâce auquel on place une quantité dosée par avance de latex ou matière analogue en dispersion aqueuse dans un moule en plâtre à mouler ou de Paris, ce moule recevant un mouvement rotatif composé de manière à former un article par dépôt du latex sur la surface de l'empreinte du moule, afin de former un article creux ayant à peu près n'importe quelle forme désirée et toute épaisseur de parois prévue, sans qu'il y ait dépôt d'un excéder de matière.
Toutefois, au cours de la mise au point de l'inven- tion, on a constaté que si certaines conditions dominent en ce qui concerne la teneur en humidité, il se peut que le produit ou le procédé, ou les deux, ne donnent pas entière satisfactior A titre d'exemple, dans certaines conditions de production, pai exemple lorsqu'on retire les articles du moule après un cycle d'opérations et qu'on remplit le moule de latex pour le cycle suivant de moulage, un séchage peut se produire aussi bien sur les surfaces intérieures qu'extérieures du moule au point de former une couche d'humidité entre ces deux surfaces.
Par con- séquent, lorsqu'on remplit le moule de latex comme décrit, de l'air se trouve emprisonné entre ladite couche intermédiaire d'humidité et une couche d'humidité qui se forme à la surface intérieure du moule, due au latex qu'on vient d'y introduire.
Une partie importante de cet air ainsi emmagasiné ne peut s'é- chapper vers l'extérieur du moule en raison de la présence de cette couche intermédiaire d'humidité, de sorte que l'air est refoulé dans l'empreinte du moule et dans le produit qui s'y forme, ce qui a pour résultat de déterminer des bulles d'air, des ampoules et des trous dans le produit.
Si, d'autre part, o:
<Desc/Clms Page number 3>
maintient le moule en plâtre saturé jusqu'à l'épaisseur totale de ses parois, de manière à maintenir le mouvement capillaire ' l'eau vers l'extérieur en marche normale, on obtient un produi' satisfaisant, mais l'opération de séchage de l'article, qui es- nécessaire pour permettre l'ouverture du moule et l'extraction de l'article formé est extrêmement lente (48 heures par exemple Si le moule est absolument sec au moment où le dépôt initial e réalisé, on entretient également le mouvement capillaire de l'eau à partir du latex en opération normale, et l'on peut obtenir un produit satisfaisant; lorsqu'on utilise un moule aussi sec on peut en extraire le produit fini au bout de 6 à 8 heures.
Il est donc évident, par conséquent, que pour l'usag' satisfaisant de ces méthodes de coulée centrifugée il est néce saire de prévoir une variabilité réglée de l'humidité et de la siccité dans différentes parties du moule.
L'un des buts de la présente invention concerne un procéd pour la fabrication d'articles creux qui applique le principe décrit plus haut, de dépôt de latex de caoutchouc ou d'une ma- tière analogue en dispersion aqueuse, y compris les phases nou velles et perfectionnées et l'outillage nouveau qui sont desti nés à commander le mouvement capillaire de l'eau à travers le moule poreux, de façon que ce mouvement soit constamment dirig vers l'extérieur, ce qui permet d'obtenir des produits de qua- lité supérieure, sans soufflage, sans dépression ou creux et sans trous.
En outre, l'invention a pour but un procédé et un apparei perfectionnés susceptibles de produire des articles en saoule!- creux ou articles analogues du genre indiqué, à l'échelle in- dustrielle, et cela de façon à supprimer la nécessité de recoi mir à un outillage déterminé jusqu'ici indispensable normalem comprenant entre autres des calandres à caoutchouc, des machir à retravailler le caoutchouc, de l'outillage pour la formation
<Desc/Clms Page number 4>
d'ébauche des articles, de lourds moules et presses de vulcani- sation, un équipement pour fournir la chaleur et la pression de vulcanisation, ainsi que tous autres outillages et fournitures qui entrent d'ordinaire dans l'application des procédés de caoutchouc soufflé.
L'invention a également pour but une méthode efficace, économique et d'excellent rendement pour la fabrication d'arti- cles creux par le dépôt de substances susceptibles de former l'article dans l'empreinte d'un moule, les articles finis ainsi fabriqués ayant une épaisseur de paroi orévue d'avance et sens blement uniforme, à volonté, sans que la surface extérieure de: objets présente des marques ou des défauts quelconques.
Un autre but de l'invention concerne un procédé de coulée centrifugée du genre indiqué, utilisant des quantités dosées d substance liquide à déposer pour former chaque article sans au- excès de matière, ce qui permet l'emploi de moules à empreinte multiples qui peuvent être également disposées par piles penda la centrifugation.
L'invention concerne, en outre, un procédé de fabrication d'articles creux en caoutchouc du genre indiqué, d'après leque on dépose une substance à base de caoutchouc ou similaire sur la surface de l'empreinte d'un moule, les articles ainsi obte- nus étant à peu près complètement formés et non poreux lorsqu' les extrait des empreintes du moule, sans qu'il soit nécessait d'utiliser la chaleur et la pression ni un gonflage ou autres traitements destinés à fermer les pores de la matière.
Parmi les autres buts de l'invention, il en est un qui consiste à prévoir un procédé et un appareil pour fabriquer dt articles creux et complètement fermés, en caoutchouc ou simi- laire, pouvant être utilisés, plus particulièrement, par exemi comme jouets de baignoire, susceptibles de flotter sur l'eau.
<Desc/Clms Page number 5>
De plus, l'invention a pour but un procédé et appareil perfectionnés permettant de fabriquer des articles creux en caoutchouc de n'importe quelle forme, régulière ou autres, la substance constituant les articles étant formée de manière à permettre le démoulage assuré de certaines parties rentrantes ou angulaires.
Enfin, l'invention a pour but de prévoir un article creux en caoutchouc ou matière analogue, offrant les caractéristiques perfectionnées énoncées ci-dessus.
Ces différents objets ou buts et d'autres encore deviendror évidents si l'on se reporte à la description ci-après en se ré- férant au dessin annexé, sur lequel :
La fig.1 est une vue d'ensemble en plan montrant une dis- position appropriée de l'outillage pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention.
La fig.2 est une vue en élévation latérale d'une machine pour appliquer un mouvement préliminaire de rotation composée ou mixte à un moule pour former un objet, suivant le procédé de l'invention.
La fig.3 est une vue en plan du dessus d'une machine pour appliquer au moule ou moules un mouvement de rotation composé ultérieur ou secondaire.
La fig.4 est une élévation de face de la machine représen fig.3.
La fig. 5 est une élévation latérale, avec arrachement et coupe partielle, montrant l'appareil pour transporter et trait les moules reçus de la machine faisant l'objet des figures 3
La fig.6 est une coupe transversale partielle d'une coqui inférieure du moule, montrant la phase du procédé qui précède l'application du mouvement rotatif au moule, une quantité pré- parée de latex étant placée dans l'empreinte du moule.
<Desc/Clms Page number 6>
La fig.7 est une vue analogue en coupe à travers le moule fermé après avoir appliqué à ce dernier un mouvement de rotation composé dans l'appareil représenté fig.2.
La fig.8 est une vue analogue à la fig.7, avec arrachement partiel, montrant l'article complètement fini dans le moule fermé après avoir subi le mouvement secondaire de rotation composé dans la machine des figures 3 et 4.
La fig.9 est une coupe partielle correspondant à la fig.6 montrant un dispositif prévu dans la moule pour former une ou- verture pour la mise en place d'un sifflet dans l'article formé dans ce moule.
La fig.10 est une vue analogue à la fig.9 et correspondant à la fig.8, montrant l'article complètement formé avec son ou- verture pour recevoir le sifflet.
La fig.ll est une vue en élévation d'un article en caout- chouc creux, avec arrachement et coupe partielle après extrac- tion de l'article du moule de la fig.8.
Le procédé perfectionné sera mieux décrit si l'on se réfère au fonctionnement et à l'utilisation de l'équipement faisant l'objet de certaines figures du dessin.
Si l'on se réfère plus particulièrement à la fig.l on y voit la représentation semi-schématique d'un appareil pour la mise en application du procédé suivant l'invention, comprenant un appareil A pour mesurer, doser et distribuer le latex, une machine orimaire B pour déplacer angulairement les moules, une ou plusieurs machines secondaires C pour faire tourner les mou- les, un appareillage D pour le transport et le traitement des moules, des grilles E pour la réception des objets moulés, et enfin une chambre de séchage ou de vulcanisation F.
dans la mise en oeuvre du procédé, par exemple, pour fabriquer un animal stylisé G en caoutchouc creux du genre re- présenté figure 11, la moitié ou demi-coquille inférieure 20
<Desc/Clms Page number 7>
d'un moule 21, ayant une empreinte en deux parties et fabriqua en plâtre de moulage, en argile ou autres matières poreuses ar
EMI7.1
1 y,.z ", ¯ -. ), 1 o sur unt Layec ....;1 ;o.> > t2 . i , solidaire d'un support de moule 23 appartenant à la machine B (voir figure 2); la plaque 22 s'articule sur un manchon 24 de manière à tourner autour d'un axe horizontal tandis que le man chon 24 est monté sur un pivot vertical 25 relativement aux supports 26 de manière à pouvoir rapprocher ou éloigner le sup de moule 23 par rapport au dispositif A de dosage et de distri bution du latex.
Lorsque le support de moule 23 se trouve dans la position indiquée en traits mixtes en B1 de la figure 1, un volume prédéterminé de latex (l'expression "latex" utilisée ic désignant du latex proprement dit ou bien des dispersions aque ses analogues de caoutchouc ou d'élastomère synthétique) est distribué à chacune des différentes empreintes 23a, 23a etc. pour le moulage des objets, dans la moitié Inférieure 20 du mo comme indiqué en 27 figure 6.
Dès que les empreintes inférieures du moule ont reçu les doses prédéterminées de latex 27, l'appareil B supportant les moules est éloigné du dispositif de remplissage A pour prendre une position dans laquelle la partie supérieure 20a du moule p facilement se placer en regard de la partie inférieure 20 du m moule, un dispositif manoeuvrable de serrage 29 étant ensuite actionné par rapport au support 23 pour maintenir les deux moitiés du moule en contact étanche. Dans cette dernière posi- tion de fermeture, le moule est engagé entre un disque 30 tourillonné sur le bateau 22 et un disque tournant co-axial 3: monté d'une manière élastique sur le dispositif amovible de serrage 29; l'axe commun des deux disques étant perpendiculaire à celui autour duquel le support 23 tourne dans le manchon 24.
Immédiatement après le remplissage des empreintes inté- rieures du moule avec le latex 27, on peut faire tourner le mou
<Desc/Clms Page number 8>
fermé 21 à la main par rapport au support 23 autour de l'axe d disques précités, soit séparément, soit en même temps que la rotation manuelle du support 23 autour de l'axe du manchon 24, qui applique au moule un mouvement de rotation composée autour des deux axes. Le temps nécessaire pour distribuer le latex au moule et pour terminer la rotation préliminaire qu'on vient de décrire peut être de quelques minutes seulement, une minute et demie ayant donné des résultats satisfaisants dans l'emploi de solution de caoutchouc synthétique.
Bien qu'il soit préférable d'accomplir ce mouvement rotatif composé et préliminaire aussi rapidement que possible après la phase de coulée du latex, le mouvement rotatif lui-même est maintenu suffisamment lent pour éviter que des bulles se forment à la surface de l'empreinte du moule et pour éviter toute trépidation susceptible de faire moi ser la solution. Le mouvement rotatif décrit a pour effet d'éta 1er la matière 27 en un mince dépôt préliminaire ou revêtement formant peau cette couche étant destinée à constituer l'objet, et cela sur toutes les surfaces des cavités du moule de manier' à obtenir des articles complètement fermés ayant une épaisseur de paroi réduite (voir fig.7), le plus tôt possible après que moule a reçu sa première charge de latex.
Cette première phase de revêtement préliminaire empêche que des défauts se produiser sous forme de fissures dans la surface extérieure de l'article formé par ces peaux, ces fissures résultant de la tension su- perficielle et/ou d'un durcissement ou séchage prématuré de la substance fluide autour de la périphérie des empreintes du mou] sur les surfaces des corps fluides en latex que contiennent ce: empreintes (voir fig.6). La formation de tels défauts est extre mement nuisible car dans la plupart des cas elle rend les objet Invendables.
Une fois que les revêtements 32 formant une peau prélimi- naire ont été déposés tout autour de l'intérieur des empreinte*
<Desc/Clms Page number 9>
du moule comme on le voit mieux sur la fig.7, on peut effectuer la phase de rotation secondaire pour la formation de l'objet, d'une manière plus facile dans l'une des machines C pour réali- ser la rotation des moules (voir fig.l, 3 et 4). Par conséquent tandis que l'action préliminaire de rotation du moule a lieu, on peut déplacer le dispositif B de rotation des moules vers se position indiquée en traits pleins fig.l, pour le rapprocher de machines C qui assurent la rotation secondaire des moules.
A ce instant, le moule fermé 21 est enlevé du dispositif 23 de maint des moules et tandis que les deux parties du moule sont mainte- nues en position de fermeture pour les placer dans la machine C en vue de l'opération de coulée avec rotation composée secondai re relativement lente, on peut placer plusieurs de ces moules 2 dans une machine C en les empilant les uns sur les autres, ce qui est rendu possible par la phase préliminaire de rotation composée décrite plus haut.
Dans l'exemple envisagé ici, la machine C est représentée comme ayant une capacité de cinq moules 21 empilés entre des plaques intermédiaires espacées 35 et 36, susceptibles de tour- ner coaxialement sur des traverses 37 et 38, d'un châssis recta gulaire 39 supporté, à son tour, par des équerres 40 et 41 de manière à former ainsi un axe horizontal, perpendiculaire à cel de rotation des plaques 36. La traverse 38 peut être basculée, après déverrouillage, vers l'extérieur du châssis par tous moye appropriés tels que représentés (ou autres), pour permettre soi l'empilage, soit le retrait des moules par rapport au châssis. dispositif approprié 41a est prévu de manière à coopérer avec la plaque 36 de manière à exercer une action de serrage sur celle-ci et à maintenir les moules serras entre eux.
Les moules adjacents des piles respectives peuvent comporter entre eux de petites entretoises 23b, 23b pour permettre une circulation d'a à peu près libre autour de chaque moule, comme on le décrira pi
<Desc/Clms Page number 10>
loin, ainsi que pour faciliter la manipulation des moules sépa- rément. Pour faire tourner le châssis 39 supportant les moules, autour de son axe horizontal, un prolongement 42 du châssis, solidaire de ce dernier et formant un arbre, porte une roue den tée 43 clavetée sur lui et destinée à être entraînée par une chaîne 44 et un pignon 45 au moyen d'un moteur approprié 46.
Pour permettre aux moules 21 de tourner solidairement avec les disques 35 et 36 autour d'un axe perpendiculaire à l'axe ho- rizontal précité, la plaque d'extrémité inférieure 35 présente un prolongement 47 accouplé, par l'intermédiaire d'un couple de pignons coniques 48, à un arbre 49 porté par le châssis 39, un pignon droit 50 étant monté à l'autre extrémité de l'arbre 49 pour engrener avec une roue dentée 51, de plus grand diamètre, et qui est montée fixe sur le support ou équerre 41.
Cette dis- position permet, lorsque le moteur 46 fait tourner la roue 43 e par conséquent, le châssis 59 autour de son axe horizontal, de faire tourner le pignon droit 50 autour de la roue fixe 51, ce qui fait que le pignon 50 produit la rotation de l'arbre 49 et, par l'intermédiaire du couple conique 48, d'appliquer au moule mouvement rotatif autour d'un axe perpendiculaire à celui de rc tation du châssis 39. Le mouvement rotatif composé ainsi obtent; dans la machine C est relativement lent, par exemple environ ur tour par minute autour de chacun des deux axes, de préférence avec une légère différence de vitesse autour des axes respectif pour assurer un étalement complet et uniforme du latex sur toutes les surfaces des empreintes.
On a obtenu des résultats extrêmement satisfaisants en faisant tourner le moule à la vitesse d'un t/mn autour d'un axe et de 1,25 t/mn autour de 1-le tre axe, ou bien de toute autre façon à 'adaptant aux condition ou exigences relatives à chaque cas d'espèce. L'action de rota tion composée obtenue grâce à la machine C est efficace pour déposer le restant de la dose 27 en latex pour former l'objet
<Desc/Clms Page number 11>
autour de l'intérieur des empreintes du moule et par-dessus la pellicule 32 précédemment déposée, ce qui forme un objet creux et fini G ayant une épaisseur de paroi de l'épaisseur uniforme prédéterminée (voir fig.8, 10 et 11).
Le temps nécessaire pour achever cette phase secondaire de rotation composée peut varier suivant les conditions en pré- sence, par exemple suivant les différentes caractéristiques des diverses matières à déposer, l'épaisseur désirée et la dimensio de l'objet fini, etc.., mais lorsqu'il s'agit de la fabrication à grande échelle de jouets en caoutchouc d'un seul modèle (voir fig.ll) par application du procédé suivant l'invention, on a constaté qu'il est possible de réaliser en 45 minutes environ le dépôt du latex jusqu'à l'épaisseur maximum requise.
On a également constaté que dans la formation d'articles creux en caoutchouc, plus particulièrement, l'action de coagula tion ou de durcissement du latex sur la surface des empreintes du moule est relativement rapide pendant les mouvements initiau de rotation composée du moule, et qu'en continuant le mouvement rotatif, la vitesse de durcissement ou de séchage se ralentit d plus en plus jusqu'à atteindre le niveau d'une action de durcis sèment constant relativement lente.
C'est là indubitablement l'une des causes de la réussite supérieure du procédé suivant l'invention obtenue grâce à un mouvement de rotation composée préliminaire et rapide appliqué au moule pour y déposer une première pellicule de la façon décrite ; autrement dit, la ten- dance du latex à adhérer à l'empreinte du moule sur la surface du corps de latex dans le moule atteindrait son maximum dès qu' a versé le latex dans le moule.
Il sera évident pour les spécialistes que, lorsqu'on désir mettre en oeuvre le procédé entier en n'utilisant qu'un seul moule, on peut utiliser la machine B de la façon décrite pour un cycle plus long de rotation de moule jusqu'à l'achèvement d<
<Desc/Clms Page number 12>
la formation du ou des objets qu'il contient. Il est également évident que dans certaines circonstances, lorsqu'on emploie pa exemple du latex durcissant plus lentement, on peut supprimer l'usage de la machine B, toutes les opérations de rotation des moules s'effectuant dans la machine C avec un ou plusieurs mou dans chaque machine.
En d'autres termes, les fonctions de rota tion préliminaire de la machine B peuvent être effectuées par une machine unique C, si l'on modifie les conditions concernan la substance utilisée et l'appareillage accessoire, pourvu que les premières rotations soient commandées de telle sorte que 1 revêtement initial en latex, qui recouvre les parois des empre tes du moule, soit appliqué avant qu'une pellicule se forme et acquière un degré appréciable de durcissement sur moins de la totalité de la surface constituant l'objet dans chaque cavité moul e.
Lorsque la deuxième rotation composée est terminée, on ar te la machine C et la pile de moules en est extraite, puis pla cée sur un dispositif transporteur 55 à fonctionnement inter- mittent, faisant oartie de l'équipement D représenté sur les figures 1 et 5. Le dispositif transporteur 55 se présente sous forme de chaîne mobile susceptible d'être entraînée de manière déplacer les piles de moules d'une extrémité à l'autre de l'ap reil D pendant une oériode de temps assez longue au cours de laquelle les articles G, dans leurs moules respectifs, sont suffisamment séchés ou durcis pour permettre, à l'extrémité de sortie du dispositif transporteur 55 (voir les flèches fig.5), l'ouverture de ces derniers et l'extraction facile des objets moulés sans les abîmer.
Le séchage ou durcissement est obtenu grâce à une extraction continue, par capillarité, de l'humide du caoutchouc déposé à travers les pores des moules. Cette phi du procédé, appelée phase de séchage préalable, peut durer hu / heures 1 environ (pour du caoutchouc synthétique).
<Desc/Clms Page number 13>
En ce qui concerne cette phase de séchage préalable du procédé, suivant l'invention, il est nécessaire de revenir sur le problème déjà mentionné que constituent les objets abîmés p suite de la formation de bulles d'air, surtout au cours de la phase ou des phases du dépôt du latex. On a constaté, dans l'a plication pratique du procédé, qu'il est possible de pallier c- inconvénients si l'on entretient continuellement le mouvement capillaire de l'eau (à partir du latex déposé) vers l'extérieun du moule, c'est-à-dire à travers celui-ci, pendant tout le temp où le latex déposé se trouve dans le moule.
A cet effet, on pei prévoir, au-dessus et autour du dispositif transporteur 55, un capotage 56 isolé thermiquement et offrant des ouvertures apprc priées 57, à chaque extrémité, pour permettre le passage des piles de moules portées par le dispositif transporteur. On souffle de l'air chaud provenant d'une source appropriée (non représentée) par l'intermédiaire de conduites 57', 57' vers l'intérieur du capotage 56, cet air ressortant ensuite par une conduite 58, de manière que l'air circule autour des piles de moules poreux. Une température appropriée de l'air, pour l'appl cation décrite, est de 32 C environ. Une température voisine de 48 C (ou au-dessus) peut produire une dilatation de l'intérieur des articles creux complètement formés, ce qui pourrait ouvrir les moules et endommager les objets qu'ils contiennent.
Cet air, modérément chauffé, circule donc autour des moules, y com- pris les espaces qui séparent ceux adjacents grâce à la prévis! des entretoises 23b, et pendant la phase de séchage préalable, crée une atmosphère dont l'humidité sera inférieure à celle de l'intérieur des empreintes du moule, ce qui maintient les moule relativement plus secs à l'extérieur qu'à l'intérieur (à partir des surfaces des empreintes). Tant qu'il 7 a de l'eau dans les dépôts de latex cette eau se trouve énergiquement dispersée ver l'extérieur par attraction capillaire et par évaporation, de
<Desc/Clms Page number 14>
manière qu'aucune couche d'humidité ne puisse se produire au Doint de former des cavités et des trous dans les objets, comme on l'a déjà décrit.
Ce traitement des moules, bien entendu, est important pour préparer ceux-ci en vue de chaque cycle successif de formation des articles, car le moule ne présentera ainsi aucui zone localisée à saturation d'eau susceotible de créer des poche: d'air à l'extérieur des surfaces des empreintes, tandis qu'en introduisant les doses successives de latex dans les moules, ceux-ci seront de nouveau plus humides à l'intérieur qu'à l'ex- térieur, ce qui est très favorable, le mouvement de l'eau par caoillarité étant donc maintenu continuellement (ou tout au moins efficacement) vers l'extérieur tant que le latex ou le dépôt de latex contient de l'eau.
Après que les moules ont séjourné sur le dispositif trans- porteur 55 pendant une période suffisamment longue, comme on l'a exposé plus haut, on les en retire pour les ouvrir à l'aide de moyens approprier (non représentés), puis on extrait les objets complètement formés, les demi-coquilles ou demi-moules étant renvoyés à la machine B car l'intermédiaire de dispositifs trans- porteurs 59,59. Les objets G ainsi extraits des moules peuvent être placés sur des grilles appropriées E et sont transportés en- suite à l'intérieur d'une chambre ou four F de séchage ou de vul- canisation pour soumettre les objets à une température suffisam- ment élevée pour achever le cycle de vulcanisation.
La structure intérieure du moule poreux peut être considérée comme étant cellulaire, c'est-à-dire comprenant des passages microscopiques reliés entre eux et à travers lesquels l'eau est transportée car attraction capillaire des surfaces des empreintes aux surfaces extérieures du moule.
Chaque fois que le moule dans lequel la surface des empreintes est maintenue humide et qu'il y déplacement continu d'eau dans ces passages à partir de la surfac des empreintes, autrement dit, lorsqu'il n'y a pas de poche de re
<Desc/Clms Page number 15>
nue d'air entre les surfaces interne et externe du moule, l'ea ou l'humidité provenant de la substance déposée ou de l'articl formé par dépôt de cette substance, se trouve continuellement dispersée vers l'extérieur de la cavité du moule par attractioi capillaire et évaporation, sans créer ces bulles d'air qui pro. duisent des objets défectueux.
Pour éviter qu'il y ait une in- terruption quelconque dans ce mouvement capillaire continu de l'eau vers l'extérieur (ce qui donnerait lieu aux inconvénient: signalés plus haut), il est essentiel de réduire au minimum la période qui sépare l'ouverture de chaque moule à l'extrémité de sortie du dispositif transporteur 55 afin d'en extraire les ob- jets moulés, et le remplissage et la fermeture du moule sur la machine de distribution A.
Lorsqu'on applique le procédé en cyc continu, c'est-à-dire en utilisant les dispositifs transporteur
59 dits de retour, en maintenant cette période à une durée d'en viron 5 minutes, on obtient des objets d'une qualité satisfaisa
Bien qu'il soit possible et pratique de former des jouets creux et complètement fermés en caoutchouc ou jouets de baignoi par la méthode décrite, lorsqu'on applique la phase exposée plu haut de séchage ou de vulcanisation dans la chambre F, il est nécessaire de prévoir dans chaque objet une ouverture relative- ment petite 61 formant évent pour empêcher l'éclatement par sui d'une dilatation interne déterminée par la température élevée d la chambre. L'objet terminé est représenté plus clairement sur la fig.ll.
Cet évent 61 oeut être formé dans chaque objet immédiatemen après son extraction du moule, en utilisant par exemple un outi tournant ou un poinçon (non représenté). Comme on le voit sur 1. fig.9, cette opération de poinçonnage ou de perçage de l'ouvert re peut être supprimée si l'on dispose, dans chaque moule, un goujon métallique 62 (ou en autre matière non poreuse), ce goujc faisant saillie vers l'intérieur de la cavité du moule sur une
<Desc/Clms Page number 16>
distance au moins égale à l'épaisseur que l'on désire donner à l'article.
Ainsi, lorsqu'on dépose le latex sur la surface de l'empreinte du moule, il n'y aura que peu (ou pas) de latex re- couvrant le goujon (fig.10) et en retirant l'objet terminé du moule, le goujon ou prisonnier 62 formera une ouverture à peu près parfaite à travers la paroi de cet objet. Sur la fig.ll, c a représenté l'ouverture 61 comme étant formée sous le pied de l'objet G, mais on peut la disposer en n'importe quel point de l'objet; d'autre part, cette ouverture peut être utilisée pour le montage d'un sifflet métallique ou autre dispositif destiné faire du bruit, suivant les procédés connus.
Lorsqu'on applique une chaleur relativement élevée de vul- canisation dans la chambre F, comme on l'a décrit, pour raccou) cir cette opération, les pressions, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur des objets, seront les mêmes grâce à la prévi: des évents 61. Toute contraction pouvant se produire dans les objets, après leur extraction des moules, est relativement fai ble et sensiblement uniforme, quelles que soient les formes de articles particuliers en cours de fabrication.
En d'autres ter mes, lorsque chaque article est complètement formé par le dépô ou l'accumulation de latex à l'intérieur des empreintes du mou et qu'il est prêt à être extrait de ce dernier, la presque tot lité de l'eau contenue dans la quantité prédosée et initiale d latex 27 aura atteint l'extérieur de l'empreinte du moule par attraction capillaire à travers une myriade de pores que compo la matière du moule, l'eau étant dispersée sur les surfaces ex térieures du moule Dar évaporation.
Cette élimination sensiblement complète de l'eau à partii du latex déposé (voir fig.7), ainsi que l'adhérence précitée c l'objet formé à la surface intérieure de l'empreinte du moule, jouent indubitablement un rôle important dans la légère contre tion ultérieure dont on a constaté qu'elle est sensiblement la
<Desc/Clms Page number 17>
même que la contraction normale d'articles en caoutchouc moul fabriqués par des procédés dits ^de soufflage" (voir environ
On observera, d'après les vitesses angulaires des moules indiquées plus haut, autour d'axes disposés peroendiculairemen entre eux (environ 1 t/mn) et la durée nécessaire pour achevé l'opération de dépôt (45 minutes ou plus ou moins suivant les conditions),
que 40 rotations composées et successives du mou' approximativement, appliqueront progressivement un nombre cor pondant de feuilles de latex, couche après couche, dans chaque cavité du moule, en épousant avec précision l'empreinte qui 1 trouve. Autrement dit, chaque article 0 est constitué par une série de pellicules obtenues par la formation de couches de se lution de latex sur la surface de l'empreinte du moule au moye des dites rotations composées.
Attendu que le latex non utili: conserve toute sa teneur d'eau jusqu'à son dépôt ou son accumi lation, ce latex s'écoule librement pendant les rotations com. posées continues des moules et épouse avec précision la forme de chaque partie de toutes les empreintes du moule, y compris parties rentrantes, les angles aigus et même de petites partit (telles que les oreilles, les cornes, la queue, les tétines, etc. de la vache reorésentée fig.ll) seront creuses et offrir< une épaisseur de parois sensiblement uniforme par rapport aux autres parties de l'objet. Lorsque la totalité du latex 27 a utiliséeet que l'opération décrite ci-dessus de vulcanisation automatique de l'objet dans le moule a été achevée, le latex déposé aura été débarrassé de la prosque totalité de l'eau qu'il contenait.
Par conséquent, lorsqu'on extrait l'article moule il présente sensiblement la même dimension et la même fc que l'empreinte négative du moule. Si un rétrécissement quelce que devait se produire au cours de la vulcanisation ultérieur. l'article (à la température ambiante ou autrement)ce rétrécis;
<Desc/Clms Page number 18>
ment ne dépasserait pas la contraction normale du caoutchouc s cours d'une vulcanisation analogue effectuée par d'autres pro- cédés (environ 2%). Les articles terminés n'offrent aucun join contrairement aux articles obtenus à partir de "galettes" préformées en plusieurs parties, à partir de caoutchouc en feuille suivant la pratique des procédés dits de "soufflage".
Bien que le nouveau procédé suivant l'invention ait été décrit avec référence plus particulièrement à la fabrication d'animaux stylisés en caoutchouc creux, on peut l'appliquer d'une façon analogue à la fabrication d'autres articles creux tels que balles en caoutchouc, vessies de ballons divers pour le sport, objets mécaniques, etc.
De même, ce procédé perfectionné peut être appliqué avec succès à la fabrication d'objets en matière autre que le caoutchouc lorsque cette matière peut être distribuée aux moules sous forme d'une solution aqueuse et qu'elle se prête aux durcissements par déshydratation obtenue par attraction capillaire dans un moule poreux.
Le procédé décrit ci-dessus, destiné à réaliser les buts de l'invention énoncés plus haut, permet de fabriquer des ar- ticles creux qu'il était impossible de fabriquer jusqu'ici par les autres procédés connus, surtout dans des moules à em- preintes multiples ou par empilage de moules de ce genre.
Non seulement les produits résultant sont de qualité supérieur mais on peut les fabriquer à un prix sensiblement réduit par rapport aux dits procédés antérieurs.
Bien entendu de nombreuses variantes peuvent être apport' à l'invention sans sortir de son cadre.