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"Coffrage oscillant pour la réalisation horizontale de murs en béton ou autres matériaux et dispositif de redressement ultérieur Priorité de la demande de brevet déposée au Danemark le 17 fé- vrier 1948 sous le N 482/1948, au nom de Elfred Johannes SMEDEGAARD.
On connaît déjà des coffrages oscillants, permettant la réalisation en position horizontale de murs en béton, béton armé ou autres matériaux, après quoi on peut les faire basculer en position verticale avec le coffrage, pour les disposer direc- tement dans leur position définitive dans la construction à laquelle ils sont destinés.
Les coffrages oscillants de ce genre connu présentent cependant le désavantage d'être compliqués et difficiles à manoeuvrer. En outre ils présentent l'inconvénient qu'il est impossible, sans prendre des dispositions particulières, de
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réaliser que l'axe, autour duquel le coffrage peut basculer, passe par le centre de gravité commun du coffrage et de la paroi de béton, ou se trouve à proximité de ce centre.
Dans les con- structions connues on a disposé l'axe de rotation tout près de la paroi du même côté de la paroi où se trouve le coffrage ; comme cependant la paroi est normalement beaucoup plus lourde que le coffrage, cette circonstance a pour effet que,pendant le bascule- ment, le coffrage avec la paroi y appliquée reçoivent un excès de poids, raison pour laquelle son placement en ses différentes positions nécessite des efforts considérables ; bien on doit munir l'arbre ou le coffrage de poids, équilibrant l'excès de poids de la paroi.
Cet inconvénient est éliminé dans le coffrage selon l'invention, lequel peut basculer de la manière connue autour d'un arbre horizontal, solidaire du coffrage et prenant appui sur des paliers, supportés au sommet de montants, ce coffrage comportant des faces latérales et terminales verticales fixes qui limitent la forme extérieure de la paroi. La caractéristique des de l'invention réside en ce que le coffrage présente/évidements limités par des faces, évidements dans lesquels s'engagent l'extrémité supérieure des montants avec les paliers y solidari- sés et l'arbre de basculement. Ceci permet de déplacer l'axe de basculement dans la paroi, de sorte que cet axe passe par le centre de graté commun du coffrage et de la paroi, ou se situe à proximité de ce centre, ce qui favorise considérablement le basculement du coffrage.
Les évidements en question dans le coffrage peuvent avoir une profondeur telle qu'il se forme dans la paroi de béton des canaux allant de part en part, ou bien, quand l'épaisseur de la paroi de béton est importante ils peuvent avoir une forme telle qu'ils laissent uniquement subsister un évidement dans la paroi de béton, suffisamment grand pour recevoir l'extrémité
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supérieure des montants avec les paliers et l'arbre de bascule- ment.
D'autre part, selon l'invention, l'arbre peut être fixé au coffrage à l'aide d'un étrier récupérant le poids de la paroi, quand le coffrage et la paroi sont redressés verticalement.
D'autres détails du coffrage selon l'invention seront expliqués ci-après avec référence au dessin dans lequel: la figure 1 est une coupe verticale d'un coffrage selon l'invention et qui repose en position horizontale sur un montant; la figure 2 montre le coffrage en coupe verticale, per- pendiculairement sur l'axe de basculement; la figure 3 est une vue en plan du chevalet du coffrage, en position horizontale, reposant sur un montant, le coffrage étant enlevé; la figure 4 est une vue en élévation du mur après son redressement vertical avec le coffrage, une partie du coffrage étant enlevée; la figure 5 est une coupe partielle agrandie d'une forme particulière du palier du coffrage.
Un montant oblique 2 est solidaire en bas d'une poutre horizontale 3, à l'égard de laquelle il est consolidé par un support vertical 4, Les parties 2,3 et 4 peuvent être exécutées en bois et être assemblées par des boulons. La poutre 3 repose en partie sur une vis de réglage 5, en partie sur des cales 6 et 2. Le montant 2 porte supérieurement un palier 8, constitué d'un tube d'acier, coupé suivant une section diagonale par rapport à la longueur.
Sur ce palier appuie un chevalet constitué par deux poutrelles parallèles 2 et 10 qui sont rigidement assemblées avec un arbre 13 par des appliques 11, 12, cet arbre pouvant être par exemple un tube d'acier. Le poids du chevalet, formé par les poutrelles 2 et 10 et le tube 13 permet que deux hommes
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puissent le soulever et le poser avec l'arbre 13 dans le palier 8, dont le diamètre intérieur correspond au diamètre extérieur de l'arbre 13.
Il est ensuite fixé du côté supérieur et trans- versalement aux poutrelles 9 et 10 des planches de coffrage 14 et supérieurement à celles-ci des faces terminales et latérales 15 et 16 qui limitent la forme extérieure du mur, ainsi que des faces 17, 18 19 qui limitent des ouvertures éventuelles pour oes pores et fenêtres du mur, ainsi que des évidements 20, 21 dont le but sera décrit plus loin. La figure 1 montre la paroi ou mur 22 terminé et au-dessus du coffrage.
Chaque évidement 20 laisse subsister un logement pour l'extrémité supérieure d'un montant 2, et chaque évidement 21 laisse un logement pour une poutre 3. avec vis de réglage 5, quand le mur 22 a été basculé en position verticale. Le tube 13, dont l'axe se confond avec l'axe de basculement du coffrage, s'intro- duira donc dans l'évidement 20, et il n'y aura plus de difficulté pour laisser coïncider l'axe de basculement avec le centre de gravité commun du mur et du coffrage ou de le placer en tout cas à proximité de ce centre, ce qui n'aurait pu se faire sans l'évidement en question, sans augmenter inutilement le poids du coffrage, étant donné que normalement le poids du mur est d'autan* plus que celui du coffrage.
Autour de l'arbre 13 est disposé un étrier formé de deux plaquettes en tôle 23 et 24 placées perpendiculairement sur l'arbre et assemblées par une plaquette 25. Cette dernière prend appui sur la face 19, par exemple une plaque métallique.
Le coffrage fonctionne de la manière suivante : s'agit de l'érection d'un mur en béton, surmontant verticalement une fondation, on place sur celle-ci côté à côté une série de montants, par exemple distancés de 2m. et de sorte que leurs paliers .8 soient en alignement, ce qu'on peut faire en réglat les montants à la hauteur correcte à l'aide de la vis de réglage
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et des cales 6 et 1 et en les déplaçant sur la fondation jusqu'à ce qu'ils soient tous alignés le long d'un cordon tendu. On assemble alors les montants à l'aide de poussards et de lattes, ou bien ils sont consolidés sur la fondation par des appuis obliques (non illustrés), afin qu'ils gardent leur position exacte.
On place ensuite les chevalets 9-13, des coffrages, de façon que les arbres 13 reposent sur les paliers 8, et l'on dispose alors les planches 14 ainsi que les faces 15-19. Puis on coule le mur 22, dans lequel sont réservés, simultanément à l'aide de pièces non illustrées, des évidements qui correspondent aux fenêtres et portes éventuelles du mur.
Après la prise du béton, on enlève les faces}2, 16 et on fait basculer le coffrage avec le mur de 90 autour de l'arbre la dans le sens opposé à celui des aiguilles d'une montre, afin que le mur se place verticalement comme montré en lignes pointil- lées à la figure 1, position dans laquelle le mur est supporté par l'étrier 23-24 qui transmet le poids du mur à l'arbre 13 Après, on enlève les cales 6, de sorte que les montants 2 appuieil uniquement sur la fondation par les vis de réglage et les cales 7. Ces dernières sont alors progressivement dégagées, en tournant avec une clef anglaise, l'une vis après l'autre, jusqu'à ce que le mur repose directement sur la fondati on. On peut avoir revêtu celle-ci préalablement de mortier dans lequel le mur prendra.
Finalement on enlève les montants et le coffrage et on remplit les évidements 20, 21 de béton.
Il est important que les paliers 8 se trouvent tous exactement en position relative à l'axe de basculage. Si cela s'avère difficile on peut, comme le montre la figure 5, intercala entre le palier 8 et le montant 2 une couche de caoutchouc ou d'une autre matière élastique 26 (figure 5), répartissant la pression entre le montant et le palier, dans le cas où il se serait produit une légère inexactitude dans le montage.