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Feuille métallique et lampe-éclair à remplissage constitué par une ou plusieurs de ces feuilles.
Diverses applications techniques demandent du métal très mince, finement divisé, d'une épaisseur inférieure à 100 microns. Pour obtenir une division très poussée du métal, on met celui-ci sous la forme de fils, de feuilles ou de copeaux.
Dans certains cas, des copeaux métalliques présentent un inconvé- nient : leur maniabilité soulève des problèmes tels qu'il est difficile de les utiliser dans un processus de fabrication. Il en est particulièrement ainsi lorsque la quantité de matière à utiliser est très petite et que, pour une raison ou une autre, le dosage de la matière est de grande importance.
De la matière en fil, éventuellement en ruban, sus- cite moins de difficultés, mais présente un autre inconvénient: le prix de la fabrication augmente considérablement pour les
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petits diamètres. En outre, il est, en général, difficile et, pour certaines matières, même impossible de réaliser un fil d'une épaisseur de l'ordre de grandeur de 20 microns. Si l'on utilisait pour cette raison de la matière en feuille, qui, d'une façon générale, peut se réaliser sous de plus faibles épaisseurs que la matière en fil, pour une même quantité de matière le rap- port surface : serait plus petit dans le cas de feuilles que dans le cas de fils, ce qui constitue un inconvénient pour certaines applications.
La présente invention fournit une autre possibilité de réalisation perfectionnée de métal très finement divisé.
De plus, une cohérence partielle de la matière finement divi- sée assure la maniabilité désirée pour un grand nombre d'appli- cations. En choisissant comme matière de départ des feuilles, on obtient un prix de revient raisonnable. En outre, la subdivi- sion de ces feuilles assure le grand rapport désiré de la sur- face au poids.
La feuille métallique conforme à l'invention, d'une épaisseur maximum d'environ 100 microns, de préférence infé- rieure à 50 microns, présente la particularité d'être subdivi- sée par des incisions en un grand nombre de lanières partielle- ment reliées entre elles, dont chacune a une largeur maximum de 100 microns, mais de préférence inférieure à 50 microns. Suivant l'invention, on part donc d'une feuille métallique qui peut se réaliser sous une très faible épaisseur, par exemple par une opé- ration de laminage ou d'aplatissage. Les moyens connus permet- tent par exemple de réaliser des feuilles très minces, par exem- ple d'une épaisseur de 10 microns, voire de 0,5 à 1 micron.
Cette feuille est alors munie d'incisions suivant une disposition quelconque. Ces incisions peuvent être pratiquées par exemple à l'aide d'un ou de plusieurs couteaux rotatifs ou animés d'un mouvement alternatif. Un mécanisme d'entraînement de la feuille @
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permet de pratiquer ces incisions très près l'une de l'autre, par exemple à une distance de 5 à 10 microns. De cette manière, la feuille est, pour ainsi dire, rognée. Grâce à la cohérence locale des rognures ou lanières ainsi obtenues, les lanières d'une même feuille forment un ensemble, ce qui augmente évidem- ment leur maniabilité. Une petite pince maniée à la main ou à l'aide d'un mécanisme approprié permet de transporter facilement une telle feuille et de l'amener de la cisaille vers l'endroit approprié.
Cela étant, les feuilles incisées conformes à l'in- vention se prêtent particulièrement bien à l'utilisation dans un processus de fabrication mécanisé.
La cohérence locale des lanières d'une feuille peut se réaliser de diverses manières. Dans une forme d'exécution con- forme à l'invention, la feuille métallique comporte un ou plu- sieurs ponts qui relient les lanières; ces ponts s'étendent sur toute la longueur de la feuille et- peuvent se trouver sur les côtés ou entre les côtés latéraux de la feuille. Dans une autre forme d'exécution, les lanières sont reliées par des ponts qui sont échelonnés sur la feuille. Dans ce cas, la longueur des ponts est égale à deux fois la largeur des lanières.
Pour diverses applications, il est désirable que les lanières que comporte la feuille métallique conforme à l'inven- tion, soient en contact sur une surface aussi grande que possible avec l'atmosphère dans laquelle se trouve la feuille. Dans ce cas, il est désirable que non seulement la surface initiale de la feuille, mais aussi les surfaces latérales des lanières cons- tituées par le découpage de la feuille soient librement accessi- bles. A cet effet, dans une forme d'exécution avantageuse de la feuille conforme à l'invention, on fait en sorte que, perpendi- culairement à la surface de la feuille, des lanières successives forment des angles différents avec les ponts. La feuille peut
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aussi être réalisée de manière que les ponts soient tordus.
La feuille métallique conforme à l'invention convient pour un grand nombre d'applications. On peut l'utiliser par exemple, dans les filtres de dépoussiérage. Les lanières que comporte la feuille conviennent particulièrement bien pour capter et retenir les poussières d'un fluide qui traverse un filtre rempli d'une feuille conforme à l'invention. Comme autre applica- tion, on peut mentionner le remplissage des récupérateurs utilisés dans les moteurs à gaz chaud et dans les machines frigorifiques fonctionnant suivant le principe inverse de celui du moteur à gaz chaud.
Ces récupérateurs font en quelque sorte office de filtres caloriques dans lesquels de la chaleur est absorbée du fluide actif qui circule de la partie chaude vers la partie froide d'une telle machine, chaleur qui est cédée par la suite au fluide actif qui passe de la partie froide vers la partie chaude.
La feuille conforme à l'invention peut aussi s'utiliser là où l'on désire produire une réaction aussi rapide et violente que possible entre un métal et un gaz. Cette réaction peut être, par exemple, une réduction ou une oxydation. A titre d'exemple, on peut mentionner la combustion de matériel à réaction actinique, pour les besoins de la photographie. C'est ainsi que, conformé- ment à l'invention, le remplissage d'une lampe-éclair pour appli- cations photographiques peut consister en une matière à réaction actinique, constituée par une ou plusieurs feuilles conformes à l'invention. Jusqu'à présent, on a utilisé à cet effet une feuille non subdivisée ou bien du fil. Ceci présente cependant les in- convénients précités.
Comparativement à une autre proposition, dans laquelle la matière à réaction actinique d'une lampe-éclair est constituée par de fins copeaux métalliques, la lampe-éclair conforme à l'invention offre l'avantage suivant: tout en assurant les mêmes avantages au point de vue photographie, sa fabrica-
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tion est plus simple.
La description du dessin annexé, donné à titre d'exem- ple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du texte que du dessin faisant, bien entendu, partie de l'invention.
La fig. 1 montre en perspective, fortement agrandie, une forme d'exécution de la feuille métallique conforme à l'invention, dans laquelle sont pratiquées les incisions. La feuille métal- lique est indiquée par 1. Un grand nombre d'incisions 2 la partage en lanières 3. L'épaisseur d de la feuille 1 est au maximum de 100 microns; cependant, en général, suivant l'appli- cation envisagée, cette épaisseur d. sera beaucoup plus petite.
En effet, on peut réaliser pratiquement une feuille dont l'épais- seur d a une valeur de quelques microns. La largeur b des la- nières 3 est aussi au maximum de 100 microns, mais, en général, cette dimension sera, elle aussi, notablement plus petite et pourra être de quelques microns. La longueur de la feuille ne joue aucun rôle. Les incisions 2 peuvent s'obtenir de plusieurs manières, par exemple à l'aide du mécanisme représenté schéma- tiquement de profil et en plan sur les fig. 2 et 3. La feuille y est indiquée par 11; un mécanisme, non représenté sur le dessin, la soulève chaque fois d'une hauteur égale à la largeur b désirée des lanières. La feuille 11 est supportée par des organes fixés à la table 12 qui porte un arbre 13 et une tête 14.
Cette tête porte trois couteaux 15 qui, à tour de rôle, viennent en contact avec la feuille 11, qui s'est entretemps déplacée de la largeur requise, et coupent cette feuille.
La feuille 11 est disposée par rapport à la tête 14 de manière que le découpage laisse subsister un pont 16, qui s'étend sur toute la longueur de la feuille 11; les lanières découpées sont donc cohérentes. Le tout est nettement montré sur la fig. 2.
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La partie de la feuille 11 qui se trouve au-dessous des couteaux 15, présente encore sa forme initiale, tandis que celle qui se trouve au-dessus des couteaux, comporte des incisions. Pendant le découpage, les couteaux 15 plient quelque peu les lanières; une feuille munie d'incisions acquiert donc un aspect enche- vêtré ce qui en général est utile. Il est avantageux que les lanières soient toujours pliées à l'endroit où elles adhèrent au pont. Ce résultat peut s'obtenir en utilisant des couteaux 15 de longueurs différentes ou à angles de coupe différents; les lanières résultant de l'incision sont alors plus ou moins repliées vers l'arrière. On peut aussi tordre le pont.
Il va de soi que la disposition des incisions peut être réalisée de plusieurs manières. La fig. 4 montre la dis- position obtenue avec des couteaux de longueurs différentes : feuille métallique 21 comporte chaque fois quatre incisions 22, 23, 24 et 25 de longueurs décroissantes.
Dans la forme d'exécution montrée sur la fig. 5, la feuille métallique 31 comporte alternativement deux incisions 32 et 33 se terminant à l'un des bords de la feuille et deux incisions 34 et 35, qui se terminent à l'autre. Cette disposi- tion se prête particulièrement bien au façonnage à l'aide de couteaux rectilignes. L'un des couteaux pratique d'abord par exemple les incisions 32 et 33, et ensuite, un autre couteau, les incisions 34 et 35.
La fig. 6 montre une forme d'exécution dans laquelle la feuille métallique 41 est munie, de préférence à l'aide de couteaux animés d'un mouvement alternatif, consécutivement de trois incisions 42, 43 et 44, puis de deux incisions 45 et 46 qui, dans le sens transversal de la feuille, chevauchent les incisions 42, 43 et 44. On forme ainsi entre les lanières, des ponts très courts dont la longueur n'est égale qu'à deux fois la largeur des lanières. Un tel pont est indiqué en 47 @
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par des pointillés.
Cette disposition offre l'avantage que les incisions étant pratiquées, on peut déployer la feuille dans le sens longitudinal (suivant les flèches 48 et 49). On obtient alors la feuille représentée sur la fig. 7, sur laquelle pour faciliter le tracé, les lanières sont représentées par des traits. Le pont dans la feuille peut aussi se trouver au milieu, entre les bords de la feuille et l'on pratique alors, à l'aide d'un couteau en forme de V, des incisions de part et d'autre du pont.
Sur les figs. 1 à 7, les feuilles sont toujours re- présentées par des bandes rectangulaires. La feuille peut évidemment affecter d'autres formes; elle peut être par exemple ronde ou ovale. Eventuellement, les incisions peuvent être radiales. On peut aussi donner au ruban une forme incurvée ou polygonale.
La fig. 8 montre enfin une lampe-éclair dans laquelle le remplissage en matière à réaction actinique, par exemple en feuille d'aluminium, est constitué par des feuilles 51 et 52, munies d'incisions conformément à l'invention. La mise en place de ce remplissage n'offre aucune difficulté particulière : feuilles peuvent s'introduire dans l'ampoule 53 à l'aide d'une petite pince. Au besoin, elles peuvent être fixées à l'un des organes intérieurs de la lampe, par exemple à l'un des fils polaires 54 et 55. De la manière normalement utilisée dans les lampes-éclair, on a prévu entre les fils polaires 54 et 55, une matière d'amorçage 56; le fil polaire 54 est en contact avec le culot 57 de la lampe,' tandis que le fil polaire 55 est relié au contact central 58.