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" Perfectionnements aux procédés et appareillages pour le traitement en grandes séries d'articles en tôle tels que des carrosseries de véhicules ".
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La présente invention est relative à des procédés et appareillages pour le traitement en grandes séries d'articles en tôle , telsue des carrosseries de véhi- cules, en vue de les nettoyer, de les protéger contre la rouille et de leur appliquer une couche de peinture de fond ou de base.
Un des procédés actuels de traitement des carrosse- ries de véhicules , en vue de les nettoyer, de les proté- ger contre la rouille et de leur appliquer une couche de peinture de base ou de fond, est décrit dans la demande de brevet belge n 373.113. Suivant ce procédé, la carrosserie est animée d'un mouvement de rotation, autour d'un axe horizontal , disposé longitudinalement par rapport à la carrosserie, et est soumise simultané- ment à une progression latérale à travers les différents bains de traitement.
La présente invention se propose principalement de réduire la quantité de liquide de traitement utilisée à un moment donné, d'améliorer l'égouttage de la carrosse- rie avant qu'elle ne traverse les fours de séchage,dans lesquels la couche de fond est cuite, et en général de faire passer la carrosserie par les stades de traitement voulus, de façon qu'elle puisse immédiatement être amenée dans les loges ou chambres de pulvérisation, et de façon que l'entièreté de chaque carrosserie soit d'un accès facile aux opérateurs se trouvant dans les chambres de pulvérisation.
Le procédé ; suivant l'invention de traitement en grandes séries d'articles en tôle, tels que carrosseries de véhicules, en vue de les nettoyer, de les protéger contre la rouille et de les revêtir d'une couche de pein- ture de fond ou de base, est caractérisé en ce qu'on
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suspend la carrosserie à un niveau tel qu'elle puisse être partiellement immergée dans les bains de traitement ) on fait subir à cette carrosserie une rotation autour d'un axe longitudinal la traversant,en sorte qu'elle est ainsi pro- gressivement revêtue d'un enduit /et on la fait simultané- ment progresser dans le sens de la longueur en l'inclinant dans le sens de sa longueur, au moment où elle entre dans chaque bain de traitement et quitte celui-ci.
L'appareillage suivant l'invention, permettant de net- toyer , de protéger contre la rouille et de revêtir d'une couche de fond des articles en tôle tels qu'une carrosse- rie de véhicule, comprend en combinaison une série de cu- ves de traitement, un rail aérien disposé au-dessus de l'axe ou ligne médiane des cuves, des groupes de roues agencées pour rouler, le long du rail, un arbre suspendu sous le rail à chacun des groupes de roues précités et s'étendant longitudinalement par rapport audit rail et un dispositif communiquant un mouvement de rotation à chaque arbre, conséquemment à la progression des groupes de roues, lorsque chacun d'eux passe au-dessus de la sé- rie de cuves, le rail précité étant incurvé dans un plan vertical , de façon à incliner chaque arbre par rapport aux cuves, lorsque cet arbre passe au-dessus des extrémités des cuves,
de sorte que chaque carrosserie de véhicule placée longitudinalement sur un arbre peut être successive- ment plongée dans les diverses cuves et retirée de celles-ci, tout en avançant avec l'arbre et en étant simultanément animée d'un mouvement de rotation autour de l'axe longitudinal constitué par cet arbre.
Une barre ou poutre, de préférence fourchue à chacune de ses extrémités, est suspendue à chaque groupe de roues et l'arbre précité correspondant est suspendu à cette barre ou poutre, cette dernière étant suspendue à proxi-
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mité du rail aérien et pouvant, lorsqu'elle est inclinée, enfourcher le rail, ce qui permet de réaliser un appareil de hauteur totale réduite. Il est entendu que les cuves employées dans les formes d'exécution des appareillages suivant l'invention peuvent être disposées au-dessus du niveau du sol ou peuvent être constituées par des excava- tions ménagées dans le sol ou par des cuves noyées dans celui-ci.
Pour permettre une meilleure compréhension de l'in- décrira vention, on en à présent une forme d'exécution préférée en se référant aux dessins schématiques ci-annexés dans lesquels : - la figure 1 est, après coupe verticale, une vue en élévation schématique d'une partie d'un tunnel d'enduisage équipé suivant la présente invention, montrant les dos d'âne prévus dans le rail aérien au-dessus des extrémités des cuves, ainsi que le dispositif aérien communiquant t, un mouvement de rotation à l'arbre portant une carrosserie de véhicule , pendant que cette dernière progresse longitu- dinalement dans le tunnel;
- la figure 2 est, après coupe verticale et à plus grande échelle, une vue en élévation de détail montrant un des arbres portant une carrosserie de véhicule,illustré à la figure 1 , et son mécanisme de commande; - la figure 3 est une vue en élévation, prise de l'extrémité de gauche de la figure 2; - la figure 4 est après coupe verticale et à échelle encore plus grande, une vue en élévation fragmentaire montrant le montage et le mécanisme de commande de l'arbre portant une carrosserie de véhicule; - la figure 5 est une vue en plan correspondant à la figure 4, et - la figure 6 est une vue en élévation , prise de la
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droite de la figure 4.
Un rail aérien 1 de section en I est suspendu à des poutres ou chevrons 2, qui supportent le plafond du tunnel 2a. Sur le plancher de ce tunnel sont placées des cuves de traitement désignées par la notation de référence 3, le niveau du bain dans ces cuves étant indiqué en 3a à la figure 3. Comme montré à la figure 1, le rail est incurvé dans un plan vertical, au-dessus des extrémités des cuves 3, de façon à permettre d'incliner longitudinale- ment, d'abord vers le haut, puis vers le bas, une carrosse- rie de véhicule sous le rail 1, au moment où elle pénètre dans chaque cuve et au moment où elle quitte celle-ci.
Une poutre -, ou barre 4 est suspendue au rail 1 par deux paires de roues 5 (voir figures 2-6), qui roulent sur l'aile inférieure du rail de chaque côté de l'âme de celui- ci . Les deux paires de roues constituent un groupe de roues propres à une barre ou poutre 4, plusieurs poutres 4 se déplaçant à tout moment l'une derrière l'autre sous le rail comme montré à la figure 1.
La poutre ou barre 4 est constituée de deux longerons 6 espacés l'un de l'autre, dont les extrémités sont recour- bées vers le bas et réunies pour former des extrémités fourchues ou en "V" 6!!comme le montrent clairement les figures 3 et 6 . A ces extrémités 6a sont attachés des bras 7, comportant à leur extrémité inférieure un cro- chet ouvert 8 agencé pour recevoir un arbre horizontal 9-, sur lequel est embrochéeou mise en place une carrosse- rie de véhicule à moteur désignée par la notation de réfé- rence 10.
Comme montré à la Figure 2, la carrosserie 10 peut être fixée à l'arbre 9 en réalisant celui-ci en deux parties, dont les extrémités contigues com- portent un flasque 9a, 9b . Ces flasques sont serrés, de
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façon convenablecontre une cloison 10a, interposée entre eux, de la carrosserie 10. Des consoles 33 solidaires de l'arbre 9 sont par ailleurs attachées aux pare-chocs 34 de la carrosserie . La carrosserie 10 est ainsi fixée à l'arbre 9, de telle sorte que toute rotation de ce dernier est communiquée desmodromiquement à la carrosserie .
On peut, toutefois, employer d'autres modes de fixation de la carrosserie à l'arbre comme décrit de façon détaillée dans la demande de brevet belge déposée le-1' mars 1949 sous le n Le mode de suspension de la poutre ou barre 4 et de l'arbre 9 est exactement le même pour chaque carrosserie, tandis que le mécanisme de commande de la rotation de l'arbre est le même dans chaque cas.
Les longerons 6 portent des ailerons 11, auxquels sont fixées, par exemple par soudure, des paires de pla- ques 12 disposées transversalement par rapport à la poutre 4. Entre les plaques 12 de chaque paire est articulée une tige 13 reliée à un étrier de suspension 14, qui enfourche le rail 1 et porte l'essieu de la paire cor- respondante de roues 5.
Les ailerons 11 portent également des paliers pour de une essieu 15 qui porte la plus grande /deux roues dentées 16, 17, la roue dentée 16 se trouvant d'un côté de la poutre 4, tandis que la roue dentée plus petite 17 se trouve de l'autre côté de cette poutre L'essieu 15 porte également un des deux pignons coniques 18 18a grâce auxquels la rotation de l'une ou l'autre des deux roues dentées 16, 17 est transmise, par l'intermédiaire d'un arbre 19, à une roue à chaîne 20. A son tour cette roue à chaîne fait tourner l'arbre 9, par l'intermédiaire de la chaîne 21 et de la roue à chaîne 22 calée sur l'ar- bre 9. L'extrémité en V, adjacente à la roue à chaîne de la poutre 4 porte une console 19a destinée à supporter l'ar-
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bre 19 .
Une autre console 19b est montée sur la poutre 4 et sert à supporter le pignon conique 18a
Après avoir passé par des'¯bains de nettoyage et de pro- tection, les carrosseries entrent, comme on le sait, dans une section du tunnel, où elles sont séchées par chauffage et ensuite refroidies. Pendant ces derniers traitements thermiques, exécutés dans des installations conçues suivant la présente invention, lesicarrosseries tournent constamment autour d'un axe de direction longitudinale par rapport au tunnel, de telle sorte que les dimensions totales de ce dernier ne doivent pas excéder celle nécessaires pour per- mettre le passage des carrosseries et le placement des con- duits de chauffage .
En outre, grâce à leur forme en V, les extrémités de la poutre 4 peuvent être inclinées vers le haut et enfourcher le rail 1, en sorte que la poutre 4 peut être suspendue aussi près que possible du rail 1 et qu'une hauteur réduite peut être conférée au tunnel.
Grâce à ces dispositions, lessections de cuisson ou de sécha- ge de l'installation suivant l'invention présentent un volume minimum à chauffer, en sorte que l'on réalise une installation économique pour le séchage des carrosseries.
En quittant la zone de refroidissement,chaque carrosse- rie de véhicule est amenée dans une cuve, telle que 3, contenant un,.bain de peinture de base ou de fond. La vitesse de rotation de la carrosserie dans ce bain est telle quelle est convenablement enduite d'une couche de pein ture de fond . Jusqu'à ces stades, la plus petite des deux roues dentées 16, 17 commande la vitesse de rotation de l'arbre 9.
Lorsqu'une carrosserie pénètre dans la partie de l'installation où a lieu l'égouttage de l'excédent de peinture de base ou de fond, la commande de la rotation de l'arbre 9 passe de la plus petite roue dentée 17 à la plus grande roue dentée 18 afin de réduire la vitesse de l'arbre
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9. Lorsque l'égouttage est terminé, la commande de la rota- .tion de l'arbre 9 passe à nouveau à la plus petite roue dentée 17.
Aux chevrons 2 sont suspendus des supports 23 , auxquels des éléments de crémaillère 24,25 sont fixés à des niveaux différents correspondant aux deux rayons des roues dentées 16,17, de telle sorte que, lorsque une poutre 4 progresse le long du rail 1, l'arbre 9 porté ..par elle est animé d'un mouvement de rotation commandé soit par la roue dentée 16, soit par la roue dentée 17, la roue dentée 17 étant actionnée par sa crémaillère jus- qu'à ce que la zone d'égouttage de la couche de base soit atteinte . Pendant l'égouttage, la roue à chaîne 16 engrène avec sa crémaillère 25 et commande, dès lors, la rotation de l'arbre 9.
La poutre est entraînée dans le tunnel 2a par une chaîne de halage 26, qui porte des éléments fourchus 14a espacés l'un de l'autre . Ces éléments 14a portent, à leur tour, les roues 4a roulant sur le rail 1 et servant à soutenir la chaîne 26 à des intervalles convenables,cette chaîne étant reliée aux tiges 13 attachées à la poutre
4. Lorsque la poutre 4 avance, l'arbre 9 est animé' d'un mouvement de rotation et la carrosserie de véhicule portée par cet arbre tourne autour de l'axe de rotation de l'ar- bre 9 . Un contrepoids 27 peut être monté sur l'arbre 9.
Le rail peut s'étendre en dehors de l'installation, c'est-à-dire au delà de la section de cuisson habituelle du tunnel , dans laquelle se fait l'application de la pein- ture de base, jusqu'à une loge ou chambre de pulvérisation.
Pour permettre que soient effectuées sûrement l'opération habituelle d'enlèvement de la poussière et de peinture des bords des portières, ainsi que d'autres opérations spéciales, l'arbre 9 peut être pourvu d'un dispositif per- mettant de le verrouiller à la poutre 4. Ce dispositif de verrouillage comprend un disque 29 - pourvu d'encoches,
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et calé sur l'arbre 9, et un cliquet 30 pivotant sur la poutre 4 et portant un galet 31 maintenu contre la plaque par un ressort 32, comme décrit dans la demande de brevet belge déposée le 16 mars 1949 sous le n
Au lieu de se trouver au-dessus des roues dentées 16, 17, les crémaillères qui les actionnent peuvent être disposées à un niveau plus bas, de façon que les roues dentées roulent sur leur crémaillère respective.
De plus, d'autres dispositifs peuvent être prévus pour communiquer à l'arbre 19 un mouvement de rotation consé- cutif à l'avancement de la poutre 4. L'arbre 19 peut, par exemple , être pourvu de bras radiaux, qui sont inter ceptés par une succession de lames courbes , qui font successivement mouvoir les bras radiaux, à mesure que la nt poutre avance.et communique/ainsi à l'arbre 19 un mou- vement de rotation. Les lames susdites peuvent être mon- tées sur des éléments.tels que 23, suspendus aux che- vrons 2.
Grâce à la présente invention, on peut obtenir un bain de très faible profondeur, dans lequel, seule la carrosserie de véhicule et le contrepoids 29 sont immergés . La souillure du bain est ainsi réduite au minimum . De plus, on a constaté, en pratique qu'on peut, grâce à l'invention, obtenir un meilleur égoutta- ge qu'il n'était possible jusqu'à présent , en communi- quant à la carrosserie un mouvement de rotation,tel que chaque partie suit en avançant une trajectoire hélicoï- dale , tandis que le montage de la carrosserie est tel que celle-ci peut être directement amenée à la loge ou chambre de pulvérisation et y être facilement accessible aux opérateurs.
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