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"PERFECTIONNEMENTS AUX ALESEUSES, NOTAMMENT POUR LIGNES D'ARBRE DE MOTEURS A COMBUSTION INTERNE ET ANALOGUES"
La présente invention se réfère aux aléseuses en général, et plus particulièrement, mais non uniquement, à celles des- tinées à l'usinage des carters ou blocs-carters de moteurs à combustion interne et analogues.
Dans le brevet français 928.096 déposé le 8 Mai 1946 aux noms des demandeurs pour "Perfectionnements aux aléseuses", il a été décrit une aléseuse du type en question dans laquelle la barre d'alésage, disposée horizontalement, était maintenue
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dans l'axe géométrique prévu, à l'encontre des efforts de flexion et autres, par une série de paliers intermédiaires eux-mêmes portés par des supports fixés contre la face verti- oale d'une traverse supérieure horizontale disposée sur le coté de la table de travail.
Une telle disposition assure bien un usinage très précis, même quand le faible diamètre des paliers du carter oblige à utiliser une barre d'alésage relativement flexible, mais elle conduit à un bâti relative- ment lourd, dont le centre de gravité est placé assez haut, dont l'usinage est coûteux, et qui ne peut guère s'utiliser pour autre chose que pour les travaux d'alésage en vue des- quels il a été établi. la présente invention vise a établir une machine du genre en question dont le bâti soit au contraire relative- ment bas et léger, dont l'usinage ne présente aucune diffi- culté particulière susceptible d'influer défavorablement sur le prix de revient, et qui se prête particulièrement bien à une foule d'utilisations diverses, notamment à l'alé- sage, réalésage et glaçage des cylindres.
la machine suivant l'invention est essentiellement remar- quable en ce que les supports des paliers de la barre d'alé- sage, recourbée en forme de col de cygne, sont portés de fa- çon amovible par des chariots coulissant sur un banc hori- zontal s'étendant sur le coté de la table de travail.
On comprend que dans ces conditions la machine suivant l'invention peut être notablement plus basse que celle sui- vant le brevet français précité, puisqu'elle n'a plus à com- porter une traverse disposée relativement haut et qu'il con- vient de supporter de façon extrêmement rigide. Evidemment, les supports individuels doivent être plus importants que
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dans la machine suivant oe brevet, nais l'augmentation de poids résultant de ce fait est peu sensible et en tout cas elle est considérablement inférieure au gain résultant de la suppression de la traverse.
Par ailleurs l'usinage du bâti de la machine se trouve très simplifié, car il devient analo- gue à celui d'un banc d'une quelconque machine-outil et peut donc s'effectuer par le moyen de montages usuels, sans exiger des machines particulièrement hautes, grâce précisément à l'abaissement de la surface dressée destinée à porter les sup- ports. Bnfin, quand ces derniers ont été détaohés des chariots sur lesquels ils sont normalement montés, ces ohariots devien- nent disponibles pour une foule d'applications diverses, par exemple pour porter une petite aléseuse verticale propre . usi- ner des cylindres montés sur la table de travail.
Il est même possible, pour certaines applications, de prévoir un dispositif d'avance automatique avec lequel chaque chariot puisse être em- brayé en vue de la réalisation de certains travaux particulier
Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer:
Fig. 1 est une vue générale d'une machine suivant l'invention.
Fig. 2 et 3 sont des coupes respectivement suivant II-II et III-III (fig. 1).
Fig. 4 en est une vue en plan.
Fig. 5 est une vue partielle en bout montrant le dispositif d'entraînement de la barre et de l'avance éventuel- le des chariots.
Fig. 6 est une coupe schématique de la machine mon- tée pour l'alésage des cylindres.
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La machine représentée comporte un bâti 1 représentait la forme générale d'une table allongée dont la face supérieure, convenablement usinée à cet effet, peut supporter une série de chariots coulissants 2. A l'une des extrémités de cette table se trouve disposée une tête 3 portant un moteur électrique 4 et tout un mécanisme d'entraînement en rotation et d'avance longitudinale pour une barre 5 d'alésage qui s'étend longitu- dinalement un peu au dessus du bâti 1 et à une certaine dis- tance sur le coté de celui-ci.
La barre 5 est en outre supportée sur sa longueur par un support d'extrémité 6, de forme aussi ramassée que possible, et par deux supports intermédiaires 7, en torse générale de col de cygne. Ces supports 6 et 7 sont fixés aux ohariots 2 qui, par conséquent, sont au nombre de trois dans l'exemple représenté, ce nombre pouvant évidemment varier suivant les cas.
Les chariots 2 sont établis à la façon du traînard d'un tour c'est-à-dire qu'ils sont pourvus de dispositifs de blo- cage (non figurés pour na pas surcharger le dessin) et qu'ils peuvent être embrayés, par le moyen d'un écrou ouvrant ou de tout autre dispositif équivalent, avec une vis d'avance 8 manoeuvrée par un volant 9.
La bâti 1 porte encore sur le côté des glissières verti- cales 10 sur lesquelles peut coulisser une console 11 portant une table réglable 12 destinée à recevoir le carter ou bloc- carter 13 à aléser.
On comprend sans peine que la barre 5 est rigidement maintenue sur toute sa longueur à l'encontre des flexions en cours de travail, les supports 6 et 7 pouvant d'ailleurs très aisément se disposer exactement aux emplacements les mieux
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appropriés pour réaliser ce résultat. Leur mise en place par la vis 8 peut s'effectuer de façon aussi précise qu'on le dé- sire.
Quand la maohine n'est pas utilisée pour l'alésage hori- zontal des lignes d'arbres de moteurs à combustion interne ou autres travaux semblables, on peut démonter les supports 6 et 7 et utiliser les chariots 2, ou certains d'entre eux seulement, pour supporter tous outils appropriés, voire même des pièces à travailler par le moyen d'outils disposés sur un autre chariot ou sur la table 12.
Fig. 6 contre à titre d'exemple un chariot 2 sur lequel on a monté une petite aléseuse à cylindre 14, du genre sans bâti et normalement destiné à se monter directement sur le bloc à aléser lui-même. La barre Verticale 15 de cette petite aléseuse est disposée de manière à pouvoir travailler un bloc 13 supporté par la table 12.
On comprend sans peine que la faculté de réglage longitudinal du chariot 2, jointe aux pos- sibilités de règlage propres de l'aléseuse 14 et à celles de la table 12 sont précieuses pour permettre de centrer très exactement la barre 15 en vue d'effectuer un travail préois avec tous les cylindres rigoureusement parallèles les uns aux autres et aux distances respectives voulues, ce qui est loin d'être toujours le cas quand les aléseuses sans bâti du genre représenté sont montées directement sur les blocs à travailler
On comprend qu'on pourrait de même façon faire porter à un chariot 2 une meule à dresser ou planer, auquel cas il pourrait être intéressant que la vis 8 fut susceptible d'être entraînée automatiquement à vitesse lente par le moteur 4,
résultat facile à obtenir moyennant la disposition judicieuse d'engrenages dans la tête 3.
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De même, le chariot 2 pourrait porter une perçeuse, une taraudeuse, etc...
Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne li- mite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents.