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"PROCEDE ET DISPOSITIF . POUR CONTROLER LES VARIATIONS DE CYLINDREE DE POMPES HYDRAULIQUES".
La présente invention due à Monsieur pierre UDEMAR, concerne les circuits de transmission hydraulique comportant au moins une pompe à débit variable, et a pour but de contrôler les variations de la cylindrée de la ou des pompes en fonction des surpressions créées par l'inertie des organes récepteurs pendant chaque accélération et/ou chaque décélération.
Dans un circuit de transmission hydraulique comportant des pompes, on conçoit que si on augmente ou diminue l'excen- trage de la pompe, afin d'accélérer ou de ralentir un ou des organes récepteurs, et si l'inertie de cet ou ces organes ne leur permet pas d'absorber le débit de la pompe déterminé par
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cet excentrage, le surplus du débit devra être évacué par des dispositifs de sûreté appropriés, ce qui entraîne des pertes d'énergie.
La présente invention permet d'éviter cet inconvéni en t.
Conformément à une première caractéristique de l'inven- tion, on prévoit des moyens agissant sur l'excentrage de la pompe en fonction des surpressions de manière à limiter auto- matiquement cet excentrage à une valeur déterminée par la pres- sion de refoulement de la pompe, fonction à son tour de l'iner- tie des organes à accélérer ou décélérer.
L'invention est applicable à des pompes à débit variable d'un type absolument quelconque.
Conformément à une autre caractéristique de l'invention, l'organe mobile de la pompe, dont les déplacements déterminent la cylindrée, est commande- par un dispositif de manoeuvre quelconque, des moyens appropriés, contrôles par les pressions de refoulement et/ou d'aspiration, arrêtant le déplacement de l'organe mobile précité en fonction de l'inertie des organes récepteurs.
Suivant un mode de réalisation de l'invention les moyens précités sont cors titués par des dispositifs hydrauliques à piston et cylindre, les déplacements relatifs des organes de ces dispositifs s'effectuant librement jusqu'a ce que la pression limite du liquide refoulé et/ou aspiré par la pompe, déterminée par l'inertie des organes récepteurs,ne soit pas atteinte, tandis que, une fois cette pression limite atteinte, ce déplacement relatif devient impossible, du fait des ferme- tures des clapets qui contrôlent l'écoulement du liquide qui remplit ces cylindres.
Suivant un mode de construction, l'organe de manoeuvre agit sur l'excentrage, avec interposition de moyens élastiques, ce qui permet de lui donner un déplacement quelconque, sans
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craindre des accidents mécaniques.
Suivant un autre mode de construction, on asservit les déplacements de l'organe qui déterminent la cylindrée, à l'organe de manoeuvre, les pressions mises en jeu pour l'as- servissement étant telles que l'arrêt de l'organe asservi ne puisse provoquer aucun accident mécanique.
L'invention sera mieux comprise à l'aide des dessins annexés sur lesquels on a représente purement à titre d'exem- ple, et pour mieux fixer les idées, deux modes de réalisation suivant l'invention:
Sur ces dessins: la fig 1 est une vue schématique d'un premier mode de réalisation, et la fig 2 montre l'application de l'invention à un varia- teur d.e vitesse du type décrit dans le brevet français N 928.239 du 18 Mai 1946 au nom de la société dite: OLAER-MARINE.
En se référant d'abord à la fig 1, on voit en 1. le corps d'une pompe dont le rotor 3 est entraîné de toute manière con- venable dans un mouvement de rotation.
On voit en 4, les pistons de la pompe, en 5 son distribu- teur et en 2 l'élément mobile dont les déplacements déterminent les variations de la cylindrée de la pompe.
Suivant une première disposition conforme à l'invention, les déplacements de l'organe mobile 2 sont commandés, par un levier de manoeuvre 13 articulé sur un axe 12, par l'intermé- diaire de moyens élastiques, constitués, dans l'exemple repré- senté, par un équipage coulissant formé par le prolongement de la tige 8 monté dans des paliers appropriés portés par le corps 1 de la pompe et par un ressort 9 interposé entre deux rondelles 10. de telle sorte que, lorsque le levier 13 pivote autour de l'axe 12, son.extrémité 22 se de;place en sens opposé et entraîne la tige 8 par l'intermédiaire d'un equi page mobile
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11 et du ressort 9, et par conséquent l'organe 2.
On voit en 25 un organe récepteur, constitué en l'occuren- ce par-un vérin nydraulique dont on voit, en 26 le piston. L'un des orifices de la pompe est relié, par un conduit 6, avec une face du piston 26 et l'autre, par un conduit 7, avec l'autre face de ce piston. Sur chacun des conduits 6 et 7 est tranché en dérivation un' conduit, respectivement, 21 et 23. Ces conduits aboutissent chacun à un cylindre 24, derrière un piston 16. L'or- gane mobile 2 de la pompe porte sur chacune de ses faces d'ex- trémité un piston 14 coulissant dansun cylindre 19. Le cylindre 19 comporte un orifice 27 contrôle par un clapet 15 dont la tige 28 traverse, d'une part, .Le piston 16 et, d'autre part, le fond du cylindre 24 qui est disposé dans le prolongement du cylindre 19 et suivant le même axe.
Le clapet 15 est constamment sollicité vers sa position d'ouverture par un ressort 18, de manière que le cylindre 19 communique par .Le passage 27 avec le conduit d'évacuation 20.
Le fonctionnement du dispositif est facile à comprendre:
On supposera qu'à un moment quelconques pour accélérer ou décélérer l' organe récepteur, on déplace brusquement le levier de manoeuvre 15 en communiquant ainsi a l'organe 2 un déplacement correspondant qui augmente ou diminue brusquement la cylindrée de la pompe, et par conséquent, son débit. Le pis- ton 26 de l'organe récepteur sera sollicité brusquement de ma- nière à recevoir une accélération ou décélération correspondante.
Si cette accélération ou décélération est trop grande, l'iner- tie de l'organe a commander lié au piston 26 est susceptible de créer une résistance déterminant une surpression ce qui provo- querait une évacuation du liquide en surplus au meyen d'une sou- pape de sûreté ayant pour conséquence de déterminer une perte d'énergie. Avec le système suivant 1' inventions la pression de refoulement ou d'aspiration de la pompe se trouve transmise par
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le tuyau de dérivation correspondant 21 ou 23 dan s un des cylin- dres 24 et sollicite le piston 16 dans le sens qui détermine la fermeture du clapet 15 correspondant.
Le liquide quise trouve dans le cylindre 19, ne pouvant plus s'échapper le piston cor- respondant 14 ne pourra plus se déplacer et l'organe 2 s'arrê- tera, sa position instantanée étant déterminée par la cylindrée de la pompe, fonction de l'inertie de l'organe récepteur, On voit donc qu'avec le dispositif suivant l'invention, on peut donner au levier 13 tout déplacement voulue l'excentrage pris par la pompe n.. risquant jamais de dépasser celui qui correspond en fait à la capacité d'absorption de l'organe récepteur.
Sur la fig 2, on a décrit un autre mode de réalisation, dans lequel l'invention est appliquée a un variateur de vitesse du type décrit dans le brevet français ? 928.239 du 18 Mai 1946 au nom de la société dite: OLAER-MARINE.
Dans cet exemple, l'organe récepteur est constitué par un moteur hydraulique 31 alimenté par une pompe a débit variable 32. le dispositif suivant l'invention étant agencé de manière à contrôler l'excent rage de cette pompe 32 en fonction de l'iner tie des organes entraînés par le moteur 31.
Les variations du débit de la pompe 32 sont effectuées, dans cet exemple; par le déplacement d'un bras pivotant 33 portant un équipage 34, cet ensemble se déplaçant a l'intérieur d'un carter 35. Les déplacements de l'équipage sont commandés par un levier de manoeuvre 36 agissant sur un distributeur 38 qui contrôle la circulation d'un liquide sous pression dans deux vérins 39 dont les pistons prennent appui sur des surfaces cor- respondantes 40 du carter, de telle sorte que, lorsque l'un des pistons 41 du vérin 39 sort, il repousse l'équipage 33-34 en sens opposé.
Dans cet exemple, le bras 35 est asservi au levier 36 par
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le distributeur 38, les cylindres 39 et les pistons 43. La pres- sion d'asservissement fournit un effort qui doit être inférieur aux efforts résstants créés par le dispositif précité. Ainsi, le bras 33 est sollicité encore par un effort limité évitant tout accident mécanique.
Suivant l'invention, le bras 33-34 porte, en plus des vérins 39-41, d'autres vérins 42 dont les pistons 43 prennent appui également sur les parties planes 40 du carter contre le- quel elles sont appliquées constamment par des ressorts 44. Cha- cun des cylindres 42 comporte un orifice d'écoulement 45 contrô- lé par un clapet 46, maintenu normalement ouvert par un ressort 47, de manière à laisser le liquide qui se trouve dans le cylin- dre 42 s'écouler par un conduit 48 dans un réservoir 49. Toute- fois, chaque clapet 46 est solidaire d'un piston 50 soumis a la pression du liquide, respectivement, dans le conduit de refoule- ment 51 et dans le conduit d'aspiration 52.
On voit donc que, de même que dans l'exemple de la fig 1, on pourra communiquer au levier de manoeuvre 36 tout déplacement voulue sans que la vitesse de déplacement du bras 33-34 puisse créer des surpres- sions supérieures a celles permises par l'appareil.
Dans ce qui précède, on a parle de circuits de transmis- sion hydraulique. Il doit être bien entendu que cette expression doit être prise dans son sens le plus large et qu'il est parti- culièrement prévu de réaliser des variateurs de vitesse hydrauli ques basés sur le principe de l'intention, dans quel cas le cir- cuit se réduit audit variateur; l'inertie des organes entraînes par ce variateur contrôlant et déterminant la cylindrée de la pompe de ce variateur, pendant chaque accélération ou chaque décélération du moteur.