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point de vue dépenses d'investissement, qu'au point de vue dé- penses d'exploitation et d'entretien. En outre, toutes les matiè- res ne supportent pas l'emploi de l'un ou l'autre de ces deux procédés, soit qu'elles sont solubles, soit qu'elles s'altèrent par le séchage, comme c'est par exemple le cas pour les charbons en ce qui concerne leur pouvoir cokéfiant.
La présente invention a pour objet un procédé permettant le criblage ou le tamisage direct de toutes matières à cribler ou à tamiser dont la teneur en eau ne dépasse pas un chiffre li- mite qui est atteint lorsque la masse prend une structure pâteuse.
Pour les fines à coke, par exemple, cette limite se situe aux en- virons de 15 % d'eau.
Ce procédé consiste à élever suffisamment la température de la surface criblante ou tamisante pour que toute humidification de celle-ci au contact de la matière à traiter soit évitée. Dans ces conditions, on évite le colmatage du dispositif de criblage ou de tamisage, qui était jusqu'à ce jour un empêchement majeur pour l'emploi de la méthode directe. Connue la masse à traiter n'est pas soumise au séchage, il en résulte une économie considé- rable, tant au point de vue investissement qu'au point de vue ex- ploitation.
L'apport calorifique qui est fait au dispositif de cri- blage et de tamisage est fonction du débit, de l'humidité,de la température et de la tension superficielle de la masse humide à traiter et aussi de la température ambiante et de l'état hygromé- trique de l'air, Il peut être réglé automatiquement par thermos- tat maintenant la température de ce dispositif ------ au-dessus de la température ambiante ou de la température de la matière à trai- ter.
Dans les régions tempérées et pour de nombreux produits humides à cribler ou à tamiser, comme par exemple le charbon et le minerai pris à la température ambiante, l'apport de chaleur peut être faible et dans la plupart des cas on obtiendra de bons résul-
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tats lorsque les surfaces de tamisage ou de criblage sont por- tées à une température supérieure à 30 et, par exemple, de l'or- dre de 40 cette température devant seulement être suffisante pour que les surfaces de tamisage ou de criblage restent sèches pendant toute la durée de l'opération à effectuer, A cette tem- pérature, il ne se produit aucune élévation sensible de la tempé- rature de la masse traitée et par conséquent aucune altération de celle-ci, si elle est sensible à des variations de température.
Pour les masses insensibles à de telles variations, il peut être intéressant de faire fonctionner l'appareillage à des températu- res plus élevées par exemple, ae l'ordre ue 110 ou plus, Le dé- bit par unité de surface s'en trouve augmenté, d'où économie au point de vue encombrement et investissement, mais les dépenses calorifiques sont plus élevées. L'emploi de températures très élevées suppose, par ailleurs, l'exécution du dispositif de cri- blage ou de tamisage en acier ou en alliages spéciaux.
L'utilisation d'aciers ou d'alliages spéciaux est tou- jours nécessaire lorsque le liquide, qui cause l'humidité de la masse, ou lorsque la masse elle-même, est de nature corrosive.
Le procédé suivant l'invention peut être appliqué à des appareils à plusieurs opérations combinées, comme par exemple des broyeurs à marteaux pour charbon ou des broyeurs à boulets pour scorie Thomas. Dans ces appareils, l'opération de broyage est combinée avec une opération de tamisage ayant pour but d'é- vacuer le produit dès que la finesse voulue est atteinte, or, ces appareils, qui présentent par ailleurs de nombreux avantages, ne peuvent être employés pour des matières humides, par suite du colmatage du dispositif de tamisage, à moins de procéder à l'enlè- vement de ce dispositif, comme cela a été fait dans certains cas, ce qui aiminue leur efficience, ou d'introduire des fumées chaudes pour sécher les matières, ce qui coûte très cher et ne convient pas à tous les produits.
En munissant, conformément à la présente invention, les appareils combinés, ou d'autres du même genre, cribles ou tamis
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rendus incolmatables par chauffage de la surface de criblage ou de tamisage, l'emploi de ces appareils devient possible pour le traitement de produits humides.
Suivant la nature de la masse à traiter, du type de l'ins- tallation de criblage ou de tamisage choisi, du prix de l'énergie disponible et, d'une façon plus générale, des conditions locales de l'industrie en question, l'apport calorifique au dispositif de criblage ou de tamisage peut être réalisé par plusieurs moyens. dont certains vont être décrits ci-après, en regard des dessins annexés donnés à titre d'exemples non limitatifs.
La fig. 1 montre schématiquement en plan un tamis vibrant dont la surface tamisante est directement chauffée par effet Joule. al fig. 2 est une coupe par Il-il de la figure 1.
Les figs. 3 et sont des vues analogues d'une variante dans laquelle c'est le support de la surface tamisante qui est chauffé électriquement.
Les figs. 5 et 6 montrent des modes de chauffage au gaz.
La fig. 7 est une coupe par VII-VII de la fig. 6. les figs.8 et ci montrent des variantes avec chauffage par rayons infra-rouges.
La fig. 10 est une coupe schématique par X-X de la fig. 9,
Comme on le voit figs. 1 et 2 l'élévation de température du dispositif de criblage ou tamisage est obtenue par courant électrique utilisant l'effet joule. ce chauffage peut être direct, en connectant le tamis vibrant a, monté sur un cadre ou support isolé a1. au circuit électrique de chauffage b qui peut être ali- menté par le secteur ± avec interposition d'un transforiaateur dl. d'un rhéostat de réglage e et d'un ampèremètre f, ce qui permet d'avoir une tension éleotrique appropriée à la nature de la matiè- re à tamiser.
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Le chauffage peut être indirect, en chauffant, sous la tension du réseau, par résistance, le cadre ou support a1 du tamisa (figs. 3 et 4).
Bien entendu, l'élévation de la température du dispositif de criblage ou de tamisage pourrait être obtenue par courant électrique induit.
Au lieu d'un chauffage électrique on pourrait utiliser une source de chaleur quelconque, comme par exemple une rampe à gaz, des fumées d'un foyer, de la vapeur, etc ...
Sur la fig. 5 on a représenté un tambour tamiseur tournant a2 contenant la matière à tamiser et muni, à la manière habi- tuelle, d'une raclette h et d'un organe secoueur i agissant sur des cames i ; dans la partie supérieure du tambour est prévue une o rampe à gaz j
Dans le cas d'un tamis vibrant, le chauffage à gaz peut être réalisé comme montré figs. 6 et 7. Le cadre a3 du tamis vibrant a comporte des éléments, par exemple trois, en forme de gouttières chauffées par des rampes à gaz j ,
L'élévation de la température du dispositif de criblage ou de tamisage peut être obtenue, dans certains cas spéciaux, par l'emploi de rayons infra-rouges; la fig. 8 montre schématiquement un tambour tamiseur a2 dont une partie de la surface extérieure est chauffée par des lampes à rayons infra-rouges k.
Dans le mode d'exécution représenté figs. 9 et 10, les lam- pes à rayons infra-rouges k sont disposées sur les côtés du tamis vibrant a, de manière que toute la surface du tamis soit soumise à l'action des rayons, comme on le voit fig. 10 où. l'on a repré- senté en traits mixtes les faisceaux de raypns.
Il va de soi que l'élévation de la température du dispositif de criblage ou de tamisage peut être obtenue par une combinaison quelconque des différents moyens indiqués ci-dessus.
Un exemple d'application pratique du procédé faisant l'objet de la présente invention, est décrit ci-après : @
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La fabrication d'un coke sidérurgique, à partir des char- bons lorrains, est un problème de grande actualité et d'un inté- rêt --------- indiscutable,
Les recherches en cours ont abouti, entre autres, à cette conclusion que l'aptitude à la cokéfaction de ces charbons peut être augmentée dans des proportions considérables par les moyens suivants :
a) élimination des fines poussières dont ils sont chargés, b) substitution à la technique de broyage actuellement employée dans les cokeries d'une nouvelle technique appelée "broya ge sélectif" parce que, au lieu de broyer le charbon aveuglément et à contre sens, elle tient compte de la nature des divers cons- tituants dont il est composé.
Si l'élimination des fines poussières peut, au prix d'in- vestissements importants, être effectuée à la rigueur par désch- lammage, c'est-à-dire par voie humide suivant la technique ha- bituelle, ou par dépoussiérage pneumatique lorsque les charbons sont suffisamment secs, par contre l'introduction du broyage sé- lectif dans l'industrie cokière s'est heurtée, jusqu'ici, à un obstacle infranchissable, parce que la technique habituelle de séparation par tamisage conduit à des impossibilités pratiques; la voie humide est à exclure pour raison d'encombrement prohibi- tif et investissement exagéré, la voie par séchage préalable avant tamisage des fines sortant des broyeurs ----, parce que trop oné- reuse et surtout nuisible au charbon.
Le procédé et l'appareillage décrits dans le présent bre- vet permettent, par contre, le tamisage direct des fines telles qu'elles sortent des broyeurs -, c'est-à-dire avec leur humidité naturelle qui est de l'ordre de 9 % d'eau.
L'introduction du broyage sélectif, dans les cokeries exis- tantes ou à créer, se réduit donc à un complément d'installations très peu encombrantes et d'un prix relativement faible composé :
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- de --- criblesvibrentslà surface de travail séchée confor- mément à l'invention, permettant de séparer le durain du vitrain et du clarain, et - de---broyeurs --------permettant de donner au durain la finesse voulue.
REVENDICATIONS
1. Procédé de criblage ou tamisage direct de matières humi- des, évitant le colmatage du dispositif de criblage ou de tamisa- ge caractérisé en ce qu'on élève la température de la surface de tamisage ou de criblage, suffisamment pour que toute humidifica- tion de ladite surface au contact de la matière à traiter soit évitée.