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pour : "Persiennage perfectionné" (Inv. de Monsieur Pierre, Auguste, Ernest MESLAND).
Les persiennages actuellement connus sont en bois et ne procurent qu'une faible section de ventilation en rai- son de l'encombrement important de l'encadrement et des lames.
Ceci constitue un inconvénient pour la ventilation/des habita- efficace tions des contrées tropicales.
Il est impossible, pour remédier à cet inconvénient, d'écarter par trop les lames les unes des autres, étant donné . qu'elles doivent jouer le rôle d'écran contre le soleil et em- pêcher le passage ou infiltration de l'eau par fortes tornades .
A cet inconvénient viennent encore s'ajouter ceux résultant de la faible résistance mécanique des lames, du man- que de résistance du bois à l'humidité persistante, à l'action
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du soleil, à la destruction par les champignons, par les pa- rasites (notamment les termites), etc.
La présente invention a pour objet le produit indus- triel nouveau que constitue un persiennage permettant d'obvier aux inconvénients mentionnés ci-dessus et remarquable, notam- ment, par le fait qu'il comprend des lames minces, faites en une matière résistante et présentant, le long de leurs bords longitudinaux, des rebords situés en dehors du plan de la lame.
Ces rebords offrent l'avantage de rendre les lames rigides et d'empêcher les rentrées d'eau par fortes bourrasques tout en procurant une section d'aération maximum.
Dans certaines réalisations préférées, le nouveau persiennage est encore remarquable par les points suivants considérés isolément et en combinaisons : les lames sont en métal ; les rebords des lames sont plans ;
Deux lames voisines peuvent être réunies par leurs rebords pour constituer une entretoise tubulaire du persien- nage ; les rebords des lames sont en forme de gouttière à concavité dirigée vers le haut et vers l'intérieur pour celle du bord inférieur des lames et vers le bas et l'extérieur pour celle du bord supérieur ; l'âme des lames présente, en section transversale, une forme en gradins ; les lames sont montées pivotantes dans le châssis du persiennage ; des moyens de commande permettent de régler le pivo- tement de l'ensemble des lames ;
les bords cintrés supérieur et inférieur de deux lames consécutives s'emboîtent l'un dans l'autre quand le per- siennage est fermé ;
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au moins certaines des lames sont, en totalité ou en partie, en une matière transparente ou translucide; la partie basse des gouttières inférieures peut com- porter des orifices.:
D'autres particularités et caractéristiques du nou- veau persiennage ressortent de la description qui va suivre et qui se rapporte à quelques exemples de réalisation de l'in- vention, exemples donnés uniquement à titre indicatif et re- présentés schématiquement sur le dessin annexé sur lequel : la fig. 1 est une coupe transversale d'une portion d'un persiennage connu en bois ; la fig. 2 est une coupe analogue d'une première for- me de réalisation du nouveau.persiennage ;
la fig. 3 est une coupe transversale du bas du nou- veau persiennage ; la fige ¯4 est une coupe d'une entretoise tubulaire formée de deux lames voisines du persiennage ; les figs. 5 et 6 sont des coupes transversales de deux variantes de persienna ge ; la fig. 7 est une vue en perspective d'un persienna- ge à lames fixes avec châssis repoussé à l'extérieur ; la fig. 8 est une vue en perspective d'une extrémi- té d'une lame pivotante ; les figs. 9,10 et 11 sont des coupes transversales montrant, dans trois positions différentes, les lames d'un persiennage à lames pivotantes ; la fig. 12, enfin, est une coupe d'un détail à plus grande échelle.
Comme on le voit sur la fig. 1, sur laquelle on a désigné par A les lames d'un persiennage en bois, par a¯ l'es- pace entre les lames, permettant la ventilation, par b l'épais- deur des lames et par c l'épaisseur du persiennage dont les lames sont généralement inclinées 8 45 , .la section de venti-
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lation d'un tel persiennage dans lequel a = b n'est que de 50% de la surface de l'ouverture munie d'un persiennage. Il n'est pas possible d'augmenter l'intervalle a entre les lames A étant donné que ces lames doivent assurer le rôle d'écran contre le soleil et empêcher l'infiltration de l'eau lors de fortes tor- nades .
Ces persiennages à lames en bois peuvent être aisé- ment fracturés et ils ne résistent ni à une humidité persistan- te, ni à la chaleur, ni aux champignons, ni aux parasites (no- tamment les termites). Or, ce sont là précisément les condi- tions qui régnent dans certaines contrées tropicales où les persiennages constituent un accessoire indispensable aux ha- bitations.
Les persiennages conformes à l'invention permettent d'obvier aux inconvénients mentionnés ci-dessus en ce sens qu'ils procurent une section d'aération, éventuellement régla- ble, très supérieure à celle des persiennages en bois, qu'ils évitent les rentrées d'eau et la réverbération et qu'ils peu- vent servir de moyen de fermeture robuste et de protection con- tre le vol.
Dans une première réalisation (fig. 2), les lames 1 sont faites en une matière résistante, de préférence du métal, n'ayant qu'une faible épaisseur, par exemple de l'ordre du millimètre. Chacune de ces lames (auxquelles on peut donner une inclinaison inférieure à 45 ) comporte sur ses deux bords longitudinaux des rebords 2 et 3 s'opposant aux rentrées d'eau par grand vent. En effet, les pluies qui accompagnent les bourrasques ne tombant jamais suivant un angle inférieur à
20 sur l'horizontale, il s'ensuit que la zone frappée par la pluie ne dépasse jamais la demi-largeur de la lame. La remon- tée de l'eau est empêchée par le rebord 3.
La partie inférieure du persiennage peut en outre (voir fig. 3) comporter une lame plus large 4 munie d'un re-
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bord intérieur 5 (analogue au rebord 3) et terminée, vers l'ex- térieur, par un larmier 6 qui, avec un appui 7 et un orifice d'évacuation 8, de grande section, permet de rejeter les eaux d'infiltration vers l'extérieur.
La rigidité des lames, rigidité due aux rebords dis- posés dans des plans différents de celui du corps de lame et qui fait que les lames sont de véritables profilés, permet de réaliser des vantaux et des châssis ayant une largeur bien su- périeure à celle que l'on peut donner aux persiennages en bois.
Pour augmenter la rigidité des châssis et vantaux, on peut prévoir, dans ces derniers, des entretoises tubulaires formées chacune (voir fig. 4) de deux lames voisines la et lb .
A cet effet, la lame supérieure présente un rebord inférieur 2a qui descend suffisamment pour entourer le rebord inférieur 2b de la lame inférieure lb, tandis que le rebord supérieur 3b de cette dernière lame s'élève suffisamment pour entourer le rebord supérieur 3a de la lame la , Grâce à cette disposition, les lignes de raccordement des rebords se trouvent hors d'at- teinte des infiltrations d'eau.
Pour éviter que, même par les plus fortes bourras- ques, l'eau puisse être projetée à l'intérieur en passant sur le rebord 3 des exemples précédents, le dit rebord peut avoir la forme d'une gouttière 9 (fig. 5). Pour raison de symétrie, la même forme peut être donnée au rebord inférieur 10 ce qui procure une rigidité accrue pour les lames du persiennage.
Cette forme particulière du rebord supérieur 9 fait que la vitesse du vent devient nulle au point 0.
Pour augmenter encore la rigidité des lames et em- pêcher la remontée directe de l'eau, le corps de lame 11 peut avantageusement comporter un-'ou plusieurs gradins 12, comme on l'a représenté sur la fig. 6, lesquels gradins tendent à annuler presque complètement la vitesse du vent (il faut en effet tenir compte du fait que l'orientation de l'intervalle
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séparant deux lames voisines modifie la direction du vent au fur et à mesure qu'il pénètre dans cet intervalle).
Avec un châssis à lames fixes on repousse l'ensemble du châssis à l'extérieur (fige 7) pour avoir une plus grande surface d'aération, d'éclairage et de visibilité.
On peut toutefois obtenir le même résultat avec des lames pivotantes comportant (voir fig. 8) un tourillon 13 dis- posé à chaque extrémité du corps de lame et tournant dans les montants du châssis, des moyens étant prévus pour faire pivo- ter l'ensemble des lames du persiennage.
Ces lames peuvent ainsi pivoter sur environ 180 et occuper, entre autres, les positions représentées sur les figs.
9 (pleine ouverture), 10 (demi-ouverture) et 11 (fermeture totale)
La fig. 12 montre qu'en position de fermeture tota- le, le vent (même s'il souffle parallèlement à l'inclinaison des lames) rencontre une chambre de détente 14 formée par l'em- boitement des rebords 9 et 10 des lames contiguës. Des ori- fices 15, ménagés dans la partie inférieure du rebord 10, per- mettent d'éviter toute surpression pouvant prendre naissance dans la chambre de détente et assurent l'évacuation de l'eau et de la poussière qui réussiraient à remonter dans la dite cham- bre.
En cas de forte tempête de sable, ce dernier pour- rait tout au plus former, dans la chambre de détente 14, un joint étanche 16 entre les lames voisines.
Certaines lames du persiennage peuvent être en ma- tière transparente ou translucide.
Il est évident que les exemples de réalisation du nouveau persiennage, exemples décrits ci-dessus et représentés sur le dessin annexé, n'ont été donnés qu'à titre indicatif et non limitatif et que le nouveau persiennage peut subir tou- te modification de détail sans que l'on s'écarte pour cela de l'esprit de l'invention.