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L'invention a pour objet un nouveau procédé de râpage et une nouvelle râpe susceptibles d'avoir de nombreuses applications,non seulement en cidrerie, mais encore en huilerie, en papeterie pour la réduction, des vieux papiers,ou l'effilochage des chiffons,dans le traitement des tourteaux, du fourrage sec, de la paille, dans l'industrie de la chicorée, le traitement des poissons et l'effilochage des viandes Le traitement des
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sable Si engrais, matière s colorantes, et toutes autres applications exigeant un râpage parfait.
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Les râpes à tambour actuellement en usage, par exemple dans l'industrie de la cidrerie, offrent entre autres inconvé- -nients l'irrégularité dans le broyage dès que les fruits sont très murs et légèrement fermentes, par glissement de la pulpe ce qui entraine également des colmatages ou bourrages et forma- -tions de voûtes, d'où diminution du débit.
De plus,les râpes à tambour n'ont qu'une surface utile de travail très faible, puisqu'elle est réduite à la région de tangence du volet ou du sabot avec la périphérie du tambour- râpe.Enfin,ces râpes échouent pour le traitement des marcs déjà pressés et obligent à les soumettre à un émiettage préa- -labié,ainsi qu'elles échouent pour le traitement des corps présentant une certaine élasticité ou une certaine teneur en matières onctueuses.
La râpe selon l'invention n'offre aucun de ces incon- -vénients, du fait qu'elle présente une grande surface de râpage et permet une disposition favorable pour l'engagement de la matière,qui équivaut pratiquement à une plus grande ouverture par rapport aux râpes connues et qui supprime ainsi la possibilité de formation de voûtes.
Selon l'invention, le râpage a lieu entre deux surfaces catenaires constituées par des dents articulées, encore que dans certains cas, les dents puissent être remplacées par des éléments de surface abrasifs.
Les deux surfaces caténaires de râpe sont entraînées respectivement par deux tambours; de manière à présenter un trajet rectiligne ou curviligne commun, qui sera en général horizontal ou vertical, et pendant lequel s'effectuera le râpage.Pendant ce trajet,las dents ou les surfaces abrasives travaillent plus ou moins au contact ou s'imbriquent même les unes dans les autres.
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Du côté de l'entrée de la matière, les ceux tambours conjugués présenteront avantageusement un certain décalage, de manière à laisser libre une partie de l'un des surfaces râpantes et à faciliter ainsi l'utilisation des surfaces de râpage,au dehors et en avant de la zone de râpage, pour trans- -porter et approcher la matière, puis la forcer entre les surfaces râpantes. On peut encore utiliser les surfaces râpan- -tes libres sur l'un des tambours pour faire un prébroyage à l'aide d'un volet ou sabota à la manière des râpes à tambour ordinaires. La matière prérapée tombant sur la partie dégagée de l'autre surface de râpe qui la transporte et l'engage entre les surfaces râpantes proprement dites.
En dehors de ce dispositif et de cette disposition générale, l'invention comporte également l'application de lames travaillant de champ,séparées par des interlames,ce qui permet de donner facilement et à volonté aux deux surfaces râpantes des vitesses différentes, en particulier dans le cas où les dents s'imbriquent les unes dans les autres dans le sens transversal.
Selon une autre caractéristique de l'invention, les interlames seront elles-mêmes constituées par des dents.
L'invention comporte également le montage des dents par broche de manière à les rendre amovibles,ce qui permet du reste non seulement de les remplacer facilement, mais encore de changer les dents pour adapter leur forme et leur longueur au travail particulier en vue,et éventuellement pour en faire varier la dureté du métal.
On donnera ci-après un exemple d'application,sans que la demabd-eressë entende limiter la portée générique de son invention aux particularités ou par les particularités spécifiques au mode de réalisation choisi, même si ces particularités coristi- -tuent des caractéristiques brevetables en elles-mêmes et sont revendiquées comme .telles.
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Dans les dessins joints: Fig.I est une coupe verticale longitudinale d'une
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râe.raprésentée très schématiquement.
Fig.2 est une coupe transversale d'un bloc de lames.
Fig.3 est une vue en bout de ce bloc.
Fig.4 montre l'imbriquement d'un bloc de la surface de râpe supérieure avec un bloc de la surface de râpe inférieure.
Dans l'exemple choisi,les lames ont été constituées en blocs I qui comportent des lames 2 et des interlames 3, les unes et les autres dentelées par exemple en dents de scie dans le sens longitudinal, comme représenté en fig.3.
On peut, pour une même râpe,disposer d'un grand nombre de jeux de blocs présentant des variations dans la dentelure, la hauteur relative et les dimensions des lames et des interlames, la dureté du métal,etc...
Ces lames sont assemblées par une ou plusieurs broches 4 et serrées par des boulons 5. Les lames peuvent encore présenter des stries sur leurs champs libres.
Pour le montage des blocs de dents en chaîne, on opérera de toute manière connue ou convenable. On peut se servir comme articulation des têtes des broches d'assemblage, mais on préférera se servir de broches spéciales de guidage, qui peuvent être disposées soit dans la partie centrale des blocs de lames, soit au contraire à l'articulation de ces blocs entre eux,comme représenté schématiquement dans la fig.I.
Les broches de guidage 6 peuvent être elles-mêmes guidées dans leur trajet horizontal par des guides indiqués sommairement en 7 et 8,et sont entraînées par les pignons dentés des tambours 9,10,11,12, dont 9 et 10 sont par exemple seuls moteurs. On obtient ainsi deux chaînes râpantes. sans fin,dont les dents peuvent travailler sur la partie horizontale et
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commune du trajet soit plus ou moins en contact, soit par imbriquement comme représenté en fig.4.
Il n'est pas naturellement nécessaire que,dans la zone de râpage, les deux surfaces soient parallèles; on peut dans certains cas réaliser un certain angle entre elles, ou réaliser des surfaces à génératrices curvilignes, en donnant une forme appropriée aux guides.
Les axes des tambours 9,10,11,12 peuvent être prévus réglables pour pouvoir modifier 1'écartèrent relatif des surfaces de' râpe; leur montage peut ménager une certaine élasticité entre les surfaces ,ou encore laisser les tambours supérieurs agir par gravité.
Sur la surface, les axes des tambours 9 et 10 sont décalés de manière à favoriser l'engagement de la matière entre les surfaces de râpe,en dégageant une partie de l'une des deux surfaces. Il est clair que si le volume 13 est celui d'une trémie, l'entraînement des masses fournies par exemple par la surface supérieure selon la flèche 16, tendra à se faire selon les flèches 14 et 15, selon une ouverture qui sera donc beaucoup plus grande que dans le cas des râpes ordinaires.
Enfin,en ménageant un volet ou sabot,non représentée dans la région de la flèche 15,on peut réaliser un râpage préalable analogue aux râpages actuellement connus;la matière ainsi plus ou moins bien râpée tombe sur la surface inférieure de râpage,qui l'engage entre les surfaces râpantes où la matière subit le râpage proprement dit selon l'invention.
En général les vitesses des deux surfaces de râpe seront très différentes entre elles, la surface inférieure étant la plus rapide ou inversement. Si 1 'appareil travaille comme fouloir,les vitesses seront égales.
Il est évident qu'avec le dispositif selon l'inven- -tion,c'est à dire avec des surfaces râpantes caténaires, on @
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peut employer tout antre genre de dents ou lames, ou. blocs de lames, par exemple des lames transversales ou,comme il a été dit,des blocs à surface abrasive.
De même on ne sortira pas du cadre de l'invention en réduisant à zéro ou aux environs de zéro les surfaces de râpe, c'est à dire en se contentant de deux tambours tangents ou légèrement imbriqués, à la périphérie desquels se trouvent des blocs de lames selon l'invention,ces tambours tournant à vitesses égales ou inégales entre elles. On peut encore se contenter de réduire à zéro l'une des surfaces de râpe, c'est à dire râper entre une surface caténaire et un tambour-râpe.
Il est à noter que le s lames dentées pourront être remplacées par des disques ou des blocs de disques qui agiront comme des couteaux. Cette disposition pouvant être utilisée avantageusement dans le hachage des viandes par exemple. Les disques pourront s'imbriquer ou non les uns dans les autres.