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" Réceptacle pour appareil de nettoyage d'objets à l'aide de gaz ou de vapeur se condensant sur ces objets ".
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La présente invention est relative aux appareils pour le nettoyage (en particulier le dégraissage ) d'ob- jets à l'aide de vapeur ou de gaz se condensant sur les objets à nettoyer. Généralement, on utilise à cette fin un liquide, tel que le perchloréthylène, dont le point d'ébulliion est supérieur à 100 C et qui forme, à l'ébullition, une vapeur ou un gaz, qui est plusieurs fois plus lourd que l'air. La formation de vapeur ou la produc- tion de gaz a lieu dans un réceptacle, dans lequel on lais- se la vapeur ou le gaz s'élever jusqu'à un certain niveau.
Les objets à nettoyer sont plongés dans le réceptacle jusqu'en dessous du niveau susdit , le gaz étant ainsi amené à se condenser sur la surface desdits objets. Le condensat produit dissout l'huile et la graisse présentes à la surface des objets et retombe dans le réceptacle, en entraînant avec lui les impuretés enlevées aux objets.
Un appareil fonctionnant selon le principe indiqué ci- avant est décrit dans la demande de brevet belge déposée
EMI2.1
iV ' le /\.1J\.. VAm 1949 par le demandeur sous le n 3?. 9'S.
La présente invention convient particulièrement pour être appliquée dans les appareils selon la demande de brevet précitée, mais peut être appliquée dans tous les appareils fonctionnant selon le principe indiqué ci- dessus.
Pour arriver à un fonctionnement économique et pour réduire la consommation d'énergie des moyens utilisés pour chauffer et faire bouillir le liquide de nettoyage, on a pris, suivant l'invention, certaines mesures, par lesquel- les le condensat mélangé à des impuretés est automatique- ment séparé du liquide pur. Ceci implique notamment que seule une partie du liquide, à savoir le condensat non purifié, doit être chauffée, une quantité d'appoint de con- densat purifié étant, en outre, disponible pour l'opéra-
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tion de nettoyage.
La particularité essentielle de l'invention réside dans le fait que le réceptacle de l'appareil est divisé, à sa base, par une cloison en deux compartiments, à sa- voir un compartiment de chauffage et un compartiment de distillation, des moyens, tels qu'un canal et une plaque de guidage, étant prévus pour conduire le condensat,qui s'est déposé sur les parois du réceptacle, au compartiment de distillation, et pour conduire le condensat, qui s'écou- le des objets, au compartiment de chauffage. Les volumes des deux compartiments précités sont dans un rapport défi- ni.
Suivant une particularité de l'invention, ce rapport doit être tel que le compartiment de chauffage puisse rece- voir la quantité de liquide que peut contenir le comparti- ment de distillation, sans que le niveau de la quantité totale de liquide devienne tel qu'il provoque le retour de liquide du compartiment de chauffage au compartiment de distillation. En d'autres mots, le compartiment de chauffa- ge doit être capable à lui seul d'absorber la quantité totale de liquide contenu dans l'appareil.
D'autre part, le volume du compartiment de distillation doit, suivant une autre particularité de l'invention, être tel que, lorsque du gaz est engendré par ébullition continue du liquide dans le compartiment de chauffage, le condensat,qui s'est déposé sur les parois du réceptacle et qui s'écoule dans le compartiment de distillation, puisse remplir entièrement ce compartiment, sans que se produise une ébullition jusçu'à siccité dans le compartiment de chauffa- ge.
La cloisor. susdite peut servir de trop-plein pour le compartiment de distillation, en sorte que le condensat, qui se forme par ébullition continue s'écoule, par-dessus le bord de la cloison,- dans le compartiment de chauffage,
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une circulation continue étant ainsi maintenue . Ainsi, si on se sert de dispositifs de chauffage électriques prévus à la base du compartiment de chauffage, le rapport entre les volumes des compartiments susdits doit être choisi tel que le niveau du liquide dans le compartiment de chauffage soit toujours au-dessus desdits dispositifs de chauffage, de façon que ces derniers soient toujours entourés de li- quide . L'invention n'est, toutefois, pas limitée à l'em- ploi de tels dispositifs de chauffage .
C'est ainsi qu'on peut évidemment remplacer ces dispositifs par des brûleurs à gaz prévus sous le fond du compartiment de chauffage.
D'autres particularités caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront au cours de la description suivante d'une forme d'exécution illuctrée sur les dessine ci-annexés, cette forme d'exécution étant destinée à élucider l'invention à titre d'exemple, sans que l'invention puisse, toutefois, y être limitée.
Dans les dessins ci-annexés : - la figure 1 est une coupe verticale d'un réceptacle dans un appareil suivant l'invention; - la figure 2 est une coupe horizontale du réceptacle de la figure 1, et - la figure 3 est une coupe identique à celle de la figure 1, si ce n'est que les plaques de guidage et de décharge sont omises.
Sur les dessins, la notation de référence 1 désigne le réceptacle de l'appareil, tandis que la notation de réfé- rence 2 désigne une cloison prévue à la partie inférieure du réceptacle 1, cette cloison 2 séparant le compartiment de chauffage 3 du compartiment de distillation 4. Le fond du compartiment de chauffage 3 est indiqué en 5 et celui de compartiment de distillation en 6. Dans la forme d'exécution représentée de l'invention, des dispositifs de
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chauffage 7sont prévus dans le compartiment de chauffage 3, immédiatement au-dessus du fond 5 de ce compartiment.
Le long des parois du réceptacle s'étend un canal ou gouttière 8 qui est incliné vers le bas vers le compartiment de chauffage 4 et s'étend jusqu'à la cloison 2, ce canal étant ouvert vers le compartiment 4 en sorte que le condensat s'écoulant des parois du réceptacle 1 et recueilli dans ledit canal est amené dans le comparti- ment 4, qui est destiné au condensat pur. Dans l'espace situé entre les parois du réceptacle et la cloison 2, au-dessus du compartiment de chauffage 3, se trouve une plaque perforée 10, destinée à protéger les dispositifs de chauffage 7 prévus dans le compartiment 3 contre la chute d'objets. ntre la plaque 10 et la paroi du récepta- cle est ménagé un espace, en sorte que le condensat peut s'écouler dans le canal 8 sans empêchement.
Quant à l'es- pace situé au-dessus du compartiment de distillation , il comporte une plaque de guidage inclinée 9, qui est suspen- due par son bord supérieur à une paire de crochets 11 et repose à son bord inférieur sur la plaque 10, juste au delà de la cloison 2, ledit bord inférieur de la pla- que 9 se trouvant,dès lors, au-dessus du compartiment de chauffage 3. Le condensat s'écoulant sur cette plaque de guidage 9 et provenant des objets en traitement, lequel condensat contient des impuretés ,est conduit dans le compartiment de chauffage 3. Un espace est également ménagé entre le plaque 9 et les parois du réceptacle,en sorte que le condensat, qui s'est déposé sur les parois du réceptacle au-dessus du compartiment de distillation, peut s'écouler sans empêchement dans ce dernier com- partiment .
Il est clair que le condensat, qui s'est déposé sur les parois du réceptacle au-dessus du compartiment
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de chauffage (à la gauche de la cloison 2 à la figure 1) est conduit,par le canal 8 au compartiment de distilla- tion 4 et que le condensat, qui s'est déposé sur les parois du réceptacle 1 au-dessus du compartiment de distillation, @ s'écoule directement de ces parois dans le compartiment 4, en sorte que tout le condensat pur est recueilli dans ce dernier compartiment.
Quant au condensat impur, qui s'est dposé sur les objets à nettoyer plongés dans le réceptacle et qui s'écoule desdits objets , il est amené soit sur la plaque perforée 10, d'où il est conduit, à travers les per- forations de cette dernière, dans le compartiment de chauf- fage, soit sur la plaque de décharge 9, d'où il est conduit dans ce même compartiment de chauffage, qui contiendra, dès lors, le condensat chargé d'impuretés.
Le compartiment de chauffage est capable de contenir la totalité du condensat . Si, au moment de la mise en mar- che de l'appareil, tout le liquide de nettoyage est contenu dans le compartiment 3, le niveau du liquide dans ce compar- timent ne doit se trouver au-dessus du bord supérieur de la cloison 2. Lorsque le liquide bout, le condensat pur s'é- coulant des parois du réceptacle sera recuelli dans le com- partiment 4, jusqu'à ce que ce dernier soit rempli, après quoi le condensat déborde au-dessus du bord supérieur de la cloison 2, qui fait donc office de trop-plein. Les volumes des deux compartiments sont tels que le niveau du liquide dans le compartiment 3 est encore au-dessus des dis- positifs de chauffage 7 dans ce compartiment, lorsque le compartiment 4 est plein et que le liquide commence à déborder par dessus la cloison 2.
A la figure 1, les niveaux du liquide sont montrés dans ces positions.
L'agencement décrit ci-dessus présente un certain nombre d'avantages. Ainsi, une quantité d'appoint de liqui- de constamment pur est créée, qui peut être utilisée pour arroser les endroits des objets, où le gaz se condensant est
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incapable d'agir avec son plein effet. De plus, une écono- mie directe d'énergie nécessaire au chauffage est obtenue, étant donné que la quantité.de liquide devant être chauffée à l'ébullition, avant la mise en service de l'appareil, ne constitue qu'une fraction de la quantité de liquide tota- le, contenue dans l'appareil, ladite quantité mentionnée en premier lieu étant pratiquement égale, par exemple, aux deux tiers de la quantité contenue dans l'appareil.
Ceci implique que la puissance nominale des dispositifs de chauffage peut être réduite dans une mesure correspondante sans que le temps de chauffage pour porter le liquide à l'ébullition soit prolongé. Par rapport à un appareil com- portant un réservoir séparé pour recueillir du liquide distillé et un compartiment;de chauffage seulement dans le réceptacle, dans lequel les objets à traiter sont placés, le volume opératoire effectif de l'appareil devient égale- ment considérablement plus grand. De même, les pertes de chaleur s.ont plus faibles que dans un appareil à réservoir séparé pour recueillir le liquide distillé, étant donné que la chaleur transférée à travers la cloison 2 n'est pas perdue, mais est, .'au contraire, utilisée dans le comparti- ment de distillation.
La combinaison décrite des compartiments de chauffage et de distillation présente également des avantages spé- ciaux, lors de la vidange de l'appareil de nettoyage. Ainsi, il est possible de vider d'abord le compartiment de distil- lation et de remettre ensuite l'appareil en marche, jusqu'à ce qu'une nouvelle condensation ait eu lieu dans la mesure désirée, après quoi le nouveau condensât est évacué du compartiment de distillation . Ce processus est poursuivi jusqu'à ce que la quantité de liquide contenue dans le com- partiment du chauffage ait été réduite à un degré tel Que par rapport à la quantité d'impuretés que la température la plus élevée tolérable a été atteinte dans le compartiment de
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chauffage .
Dans les appareils électriques munis d'un dispositif empêchant le chauffage à l'ébullition du liqui- de jusqu'à siccité, ce dispositif coupe automatiquement le courant amené aux dispositifs de chauffage, avant que tout le liquide ne soit chassé . Le liquide contaminé qui subsiste alors dans le compartiment de chauffage peut être évacué directement de celui-ci par un orifice de décharge ménagé dans le fond dudit compartiment de chauffage.
Pour faciliter la vidange,de l'appareil, celui-ci peut être équipé d'une pompe, qui est connectée à l'orifice de décharge, prévu dans le fond du compartiment de distilla- tion, par un tuyau 14. Pour permettre l'emploi de liquide prélevé du compartiment de distillation pour l'arrosage des objets, la sortie de la pompe 14 est connectée à un tuyau 15, qui est lui-même relié par un tuyau flexible 16 à une tuyère d'arrosage 17.
REVENDICATIONS
1. Réceptacle faisant partie d'un appareil pour le nettoyage (en particulier le dégraissage) d'objets à l'aide de gaz ou de vapeur se condensant sur lesdits objets, carac- térisé en ce que ledit réceptacle est divisé, à sa base, par une cloison en deux compartiments,à savoir un comparti- ment de chauffage et un compartiment de distillation, des moyens, tels qu'un canal et une plaque de guidage, étant prévus pour conduire le condensat, qui s'est déposé sur les parois du réceptacle, au compartiment de distillation,et pour conduire le condensat, qui s'écoule des objets, au compartiment de chauffage, les volumes des deux comparti- ments étant dans un rapport défini.