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Commande élastique pour véhicules.
L'invention se rapporte, de façon générale, aux comman- des de véhicules, et plus particulièrement, aux commandes flexi- bles ou élastiques pour véhicules à traction électrique, du genre de celle décrite dans le brevet belge No.473.313.
Comme l'expose le brevet précité, il est désirable de protéger les gros moteurs de traction suspendus aux essieux des véhicules contre les chocs brusques transmis par les roues et les essieux et provenant de rails inégaux ou interrompus, aux vites- ses élevées. La présente invention a pour but d'assurer une meil- leure protection au moyen d'un dispositif perfectionné absorbant les chocs destinés aux commandes élastiques.
Suivant une forme d'exécution préférée de l'invention, un moteur est monté sur un arbre creux ou fourreau qui entoure un essieu du véhicule. Le fourreau tourne dans des coussinets soli- daires de la carcasse du moteur et se termine par des flasques aux-
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quels sont fixés des amortisseurs de chocs à insertions de caout- chouc. Ces amortisseurs sont fermement maintenus dans leurs lo- gements respectifs dans les roues au moyen de boulons de serrage et d'entretoises qui s'étendent des flasques du fourreau à des anneaux métalliques disposés sur les coûtés des roues opposés aux flasques du fourreau.
Deux formes d'exécution préférées de l'invention sont représentées, à titre d'exemple, aux dessins annexés.
La figure 1 est une vue en bout d'une commande de véhi- cule comportant les principales caractéristiques de l'invention, avec arrachement partiel pour plus de clarté.
La figure 2 est une coupe suivant la ligne II-II de la figure 1.
La figure 3 est une coupe d'une variante de l'exécution représentée à la figure 2.
La figure 4 est une coupe à plus grande échelle d'un des amortisseurs utilisés dans la forme d'exécution des figures 1 et 2.
La figure 5 est une coupe à plus grande échelle d'un des amortisseurs utilisés dans la forme d'exécution de la fi- gure 3.
La forme d'exécution représentée aux figures 1 et 2 comprend un essieu 10 portant, de la manière habituelle, des roues 11 (dont une seule est représentée). Sur l'essieu 10 est glissé un fourreau 12. Un moteur électrique 13 (dont on ne voit qu'une partie) est monté d'un côté sur le fourreau 12 et peut être sus- pendu de l'autre coté à un châssis de véhicule, par une suspension classique. Un engrenage (non représenté) peut être calé sur le fourreau 12 et entraîné par le pignon moteur, de la façon habi- tuelle. Le fourreau 12 tourne dans des coussinets 14 solidaires de la carcasse du moteur, comme c'est usuel avec les moteur sus- pendus.
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Comme le montre la figure 2, le fourreau 12 comprend une partie cylindrique 15 qui entoure l'essieu 10 et se termine par un flasque annulaire 16 du côté gauche. Comme décrit dans le brevet précité, un manchon muni d'un flasque semblable peut être calé sur l'extrémité droite de la partie cylindrique 15 du four- reau.
Pour suspendre élastiquement le moteur 13, l'engrena- ge et le fourreau 12, de manière à diminuer le poids mort de l'équipement du véhicule et à transmettre de façon flexible le couple moteur aux roues, le fourreau 12 est relié aux roues 11 au moyen de plusieurs accouplements élastiques 17 disposés dans des logements 18 pratiqués dans les roues 11.
Comme le montre plus clairement la figure 4, chaque accouplement 17 peut comprendre deux éléments doubles 19, chacun de ces éléments étant constitué d'une couche de caoutchouc 21 comprise entre des disques métalliques 22 et 23 et vulcanisée de manière à y adhérer. Si on le désire, un disque métallique sup- plémentaire 24 peut être vulcanisé dans le caoutchouc 21, de façon à le raidir. Le caoutchouc 21 et les disques métalliques 22 et 24 sont tous percés d'une ouverture 25. Les disques métalliques 23 sont aussi percés d'une ouverture 26 dont le diamètre est lé- gèrement inférieur à celui des ouvertures 25.
Il est évident que, si on le désire, on peut utiliser plus de deux éléments 19., et que l'invention n'est pas limitée à l'usage de caoutchouc comme matière élastique, d'autres matiè- res pouvant être utilisées, si on le désire.
Comme indiqué à la figure 2, le flasque 16 du fourreau 12 est pourvu d'un évidement circulaire 27 dans lequel viennent se loger les disques métalliques 22 formant, d'un côté, l'extré- mité des accouplements 17. Les logements 18 dans la roue 11 ont un diamètre tel que les pièces 21 en caoutchouc viennent s'y em- boiter étroitement. Les accouplements sont fermement maintenus dans leurs logements respectifs par une bague 28, des boulons de
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serrage 29 et des entretoises 31. Une entretoise est glissée sur chaque boulon. Les boulons 29 passent par des trous 32 et 33, respectivement, pratiqués dans le flasque 16 et la bague 28. Cel- le-ci a un épaulement circulaire 34 qui reçoit les disques mé- talliques 22 formant l'autre extrémité des accouplements.
Le dia- mètre extérieur de chaque manchon-entretoise 31 est tel qu'il s'adapte étroitement dans les ouvertures 26 des disques métalli- ques 23 des accouplements.
Quand les accouplements élastiques sont assemblés de cette manière, les forces de gravité, le couple, ou toute autre combinaison de forcesproduite par des chocs de roulement, exercent un effort de cisaillement sur le caoutchouc qui réunit les dis- ques supports métalliques des accouplements. L'effort de cisail- lement provoque une tension du caoutchouc et le déplacement des différents centres correspondant aux têtes d'arbre et aux loge- ments des roues.
Comme chacune des pièces en caoutchouc est comprimée dans son logement 18 et maintenue fermement par les dispositif de serrage, il y a très peu d'usure entre le caoutchouc et les parois lisses des logements 18. S'il faut remplacer un des caout- choucs,il suffit d'enlever la bague 28 et les pièces élastiques peuvent être dégagées de la roue.
On remarquera qu'il y a entre le flasque 16 et la roue 11 un vide suffisant pour permettre aux pièces élastiques de se déformer pendant le fonctionnement du mécanisme moteur. Une sécu- rité limite est obtenue en limitant les écarts aux épaulements 35 et 36 sur le flasque 16 et la roue 11, respectivement.
Afin de limiter le mouvement latéral du fourreau 12 par rapport à la roue et d'amortir les chocs latéraux, on place une bague tampon 37 entre le flasque de fourreau 16 et la paroi la- térale de la roue 11. La bague tampon 37 peut consister en un anneau de caoutchouc 38 placé entre deux disques métalliques 39 et 41 et collé à ceux-ci par vulcanisation. Comme indiqué, la ba-
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gue métallique 41 peut être munie d'un rebord et appliquéecontre un épaulement 42 de la roue 11.
Dans la variante des figures 3 et 5, des accouplements élastiques 43 de type légèrement différent sont utilisés. Comme le montre la figure 5, chaque accouplement 43 est constitué de deux éléments doubles 44, comprenant chacun deux couches de caout- chouc 45 comprisesentre deux disques métalliques extérieurs 46 et un disque métallique intérieur 47 placé entre les deux couches de caoutchouc.
Les disques métalliques 46 sont percés chacun d'une ou- verture 48 dont le diamètre est tel que les disques métalliques 46 passent aisément sur les entretoises 31. Les disques métalli- ques 47 et les caoutchoucs 45 sont tous percés d'une ouverture 49 qui a un diamètre légèrement supérieur à celui des ouvertures 48.
Le diamètre extérieur des disques métalliques 47 est légèrement plus grand que le diamètre extérieur des disques métalliques 46 et des pièces en caoutchouc 45.
Comme le montre la figure 3, les disques métalliques 47 s'adaptent étroitement dans des manchons métalliques 51, un de ces manchons se trouvant dans chaque logement 18 de la roue 11.
Les accouplements peuvent être maintenus en place au moyen de la bague 28, des boulons de serrage 29 et des;entretoises 31, de la manière décrite ci-dessus.
Les accouplements 43 servent à suspendre élastiquement le moteur 13 et le fourreau 12 ainsi qu'à transmettre de façon flexible le couple moteur aux roues, de la manière déjà décrite.
Les pièces en caoutchouc de la forme d'exécution de la figure 3 sont semblables à celles des figures 1 et 2.
La description précédente montre que l'invention pro- cure une commande de véhicule et un support de moteur où le cou- ple d'entraînement du moteur est transmis aux roues par l'inter- médiaire d'accouplements élastiques qui, en outre protègent le moteur contre les chocs produits par le roulement à grande vitesse