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"Système et dispositifs pour la mise au point et le cadrage des images dans les appareils photographiques ou cinéma- tographiques" .
On a déjà proposé des appareils photographiques nor- mauar ou stéréoscopiques, ou des appareils cinématographiques, dans lesquels l'objectif est utilisé pour fournir une image pour la mise au point et le cadrage. Ces appareils comportent un miroir mobile qui peut occuper deux positions, dans l'une desquelles il est disposé en dehors du parcours du faisceau
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lumineux entre l'objectif et la pellicule ou plaque photo- sensible, tandis que dans l'autre position il réfléchit le faisceau vers une face dépolie d'un prisme pentagonal ou de Goullier. L'image formée sur cette face est réfléchie deux fois par deux faces réfléchissantes du prisme, dont l'une peut être en forme de "toit", et envoyée après redressement et rabattement, à un oculaire d'agrandissement composé de deux lentilles.
Etant donné qu'en matière de photographie la plus grande compacité et le moindre encombrement s'imposent, le système optique constitué par le prisme et l'oculaire d'agrandissement sus-mentionnés n'est pas satisfaisant.
Vi s-à-vi s de ces dispositifs connus, l'invention concerne un système optique pour la mise au point et le cadrage pour appareils photographiques ou cinématographiques du type où l'image servant à la mise au point et au cadrage est fournie par l'objectif de prise de vue, système optique caractérisé en ce qu'il comporte, autre le miroir mobile usuel, une unité optique compacte pour diriger l'image vers l'oeil de l'observa teur et en même temps la redresser et lui faire subir une rotation de 1800 autour de sa ligne médiane, l'une des faces réfléchissantes de l'unité optique étant en forme de "toit" tandis qu'une autre face réfléchissante est courbe et convexe vers l'extérieur, de manière à amplifier l'image dans le parcours des rayons à l'intérieur de l'unité ou du bloc optique.
D'une manière générale, le système optique conforme à l'invention ainsi définie est constitué d'un bloc de cristal d'une seule pièce ou composé mais toujours compact, dont certaines des faces sur lesquelles l'image se forme ou par lesquelles l'image est réfléchie ou émerge, sont courbes au
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lieu d'être planes, c'est-à-dire qu'elles sont concaves ou convexes selon les cas, de sorte à obtenir l'amplification ou la réduction désirée de l'image à l'intérieur dudit bloc.
Il faut indiquer immédiatement que, quelle que soit leur forme (à l'exception d'un cas particulier qui sera décrit en se rapportant à la fig.5) la face du bloc regardant le miroir mobile peut être dépolie, et les faces réfléchissantes polies et étamées. Dans le cas représenté à la figure 5, il faut associer au bloc un verre dépoli ; faces réfléchissantes sont polies et étamées dans ce cas aussi
En outre, tandis que la présente invention supprime la nécessité d'un oculaire amplificateur, l'usage d'une lentille de correction de la vue de l'opérateur n'est pas exclus.
L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description suivante de quelques formes d'exécution de l'invention, représentées d'une manière tout à fait schématique et à titre d'exemples au dessin annexé, étant bien entendu qu'il ne faut donner une interprétation exclusive ou limitative ni à la description, ni au dessin.
Dans toutes ces figures, on a représenté seulement le système optique d'un appareil photographique ou cinémato- graphique quelconque, les autres parties ou dispositifs de l'appareil ne concernant pas l'invention.
Dans le dessin:
Les figures 1 à 5 représentent cinq modes d!exécution de l'invention; la figure 6 est une coupe suivant la ligne 0-0 de la figure 1. Il faut remarquer ici que les coupes en positions correspondantes de toutes les unités optiques selon l'invention, sont pratiquement identiques.
Dans toutes les figures, qui sont schématiques, 1
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indique l'objectif, 2 le miroir mobile et 3 l'arête de la surface "en toit" où a lieu la première réflexion. Bien qu'on préfère donner une forme en "toit" à la surface où a lieu la première réflexion, obtenant ainsi, en même temp s, la translation horizontale de l'image, ce qui simplifie la construction de l'unité optique, il doit être entendu que l'invention s'étend aussi à la disposition dans laquelle la première surface réfléchissante est courbe et la deuxième "en toit".
Dans la forme d'exécution de la fig.l, la face dépolie 41 sur laquelle l'image donnée par l'objectif se forme, est plane, tandis que la face réfléchissante 51, où la deuxième réflexion a lieu, et la face 61, d'où émerge le faisceau optique dirigé vers l'oeil, sont courbes et convexes vers l'extérieur.
Dans la forme de la fig.2 seule la face réfléchissante 52, où à lieu la deuxième réflexion, est courbe, tandis que la face dépolie 4 2 et la face 62 d'où émerge le faisceau dirigé vers l'oeil de l'observateur sont planes.
Dans la forme de la fig.3, 7 est un verre dépoli sur lequel se forme l'image donnée par le faisceau réfléchi par le miroir 2, tandis que l'unité optique conforme à l'inven- tion a une face 43 courbe, concave vers l'extérieur; la face 53 où a lieu la deuxième réflexion et la face 63 d'où émerge le faisceau lumineux, sont courbe s et convexes vers l'extérieur.
Dans la forme de la fig. 4,7 est un verre dépoli sur lequel l'image se forme. La face 44 est courbe et concave vers l'extérieur, tandis que la face 54 où a lieu la deuxième réflexion est courbe et convexe vers l'extérieur ; face 64 d'où émerge le faisceau lumineux est concave.
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Dans la forme de la fig.5 toutes les faces 45, 55 et 65 sont courbes et convexes vers l'extérieur; l'image se forme sur un verre dépoli 7. Il faut remarquer que, dans ce cas, l'emploi d'un verre dépoli est indispensable, tandis que dans les cas des figures 3 et 4 l'emploi du verre dépoli est facultatif.
En conclusion, grâce aux raisons indiqueées, ayant une portée tout simplement pratique, à cause desquelles on donne la forme "en toit" à la surface où à lieu la première réflexion, dans toutes les formes d'exécution la surface où a lieu la deuxième réflexion est courbe, sa convexité étant en dehors, tandis que la surface à travers laquelle le faisceau optique provenant du miroir mobile entre dans le bloc ainsi que la face de laquelle le faisceau optique dirigé vers l'oeil de l'observateur émerge, peuvent être indifféremment chacune d'elles plane, convexe ou concave.
La face du bloc optique conforme à l'invention qui regarde le miroir mobile 2, est dépolie pour servir de verre dépoli dans le cas où elle est plane . Si elle est concave, le bloc optique conforme à l'invention pourra être employé en combinaison avec un verre dépoli, comme réprésenté figures 3 et 4. Le verre dépoli, au contraire, est toujours appliqué dans le cas de la figure 5, ainsi que déjà dit.
Les rapports des rayons de courbure des faces sont choisis suivant l'amplification désirée.
La figure 6 montre ce que l'on entend par forme "en toit" pour la face où a lieu la première réflexion. Cette face qui est réfléchissante, comme déjà indiqué, est formée de deux dioptres symétriques 3' et 3", formant un angle dièdre Ó de 90 . Elle réfléchit l'image vers la face 51 avec une rotation simultanée de 180 autour de sa ligne médiane
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en regardant la figure 6. L'effet est analogue dans les formes représentées par les figures 2 à 5.
Les différentes réalisations réprésentées par les figures 1 à 5 correspondent à diverses amplifications et comportent dans les cas des figures 3 et 4, une réduction préalable du format, assurée par la face concave 4 3 et 4 4 respectivement.
Toutes les formes d'exécution du système optique con- forme à l'invention ont la caractéristique commune très importante de produire une amplification sur le parcours du faisceau optique à l'intérieur de l'unité, celle-ci étant en une seule pièce, ou composée mais constituant toujours un bloc sans solution de continuité.
L'invention prévoit, pour la correction des aberrations éventuelles, quelques méthodes qui seront brièvement indiquées. lorsque le bloc n'est pas d'une seule pièce, mais consiste par exemple, d'un prisme et d'éléments lenticulaires collés ou fixés entre eux d'une manière quelconque, on peut corriger les aberrations au moyen de couples positifs et négatifs de verres de différent indices de réfraction. On peut également employer un oculaire compensateur.
Pour éviter l'aberration de sphéricité produit par la face réfléchissante, lorsque celle-ci est sphérique, avec des blocs d'une seule pièce, on peut travailler ladite face en surface cylindrique plutôt qu'en surface sphérique la forte aberration astigmatique qui en résulte étant corrigée en orientant son axe orthogonalement à celui de la face réfléchissante de sortie, travaillée aussi en surface cylindri que.