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La présente invention concerne une batterie de fours à coke, à carneaux verticaux, chauffée au gaz riche, d'une grande robustesse et d'unie durée prolongée, de façon à être adaptée à la cokéfaction de tous les charbons à coke, y compris les charbons à faible teneur de matières volatiles, contenant par exemple moins d'environ 26% de matières vola- tiles. De tels charbons à faible teneur de matières volati- les exercent, lors de la cokéfaction, des pressions dépas- sant 0,14 kg par centimètre carré, c'est pourquoi ils ne peu- vent être cokéfiés dans les types connus jusqu'ici de batte- ries de fours à coke généralement utilisées.
L'invention vise une batterie de fours à coke ayant une pluralité de parois espacées déterminant des cel-
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Iules horizontales allongées et disposées côté à côté, une chambre à coke horizontale allongée à la partie supérieure de chaque cellule, une rangée de générateurs d'admission et d'échappement s'étendant transversalement dans la partie inférieure de chaque cellule, immédiatement en dessous de la chambre à coke de cette cellule ;
paroi déterminant une cellule comprenant une paroi de transmission de chaleur de chaque côté de celle-ci, deux rangées de carneaux verti- caux, dont une rangée est placée sur un côté, tandis que l'autre rangée se trouve de l'autre côté de la partie supé- rieure de ladite paroi déterminant une cellule, et une paroi réfractaire massive s'étendant transversalement à la batterie entre les deux dites rangées de carneaux, ladite paroi massi- ve s'étendant sur toute la hauteur de la paroi déterminant une cellule, étant exempte d'ouvertures et ayant une épais- seur d'au moins quatre fois l'épaisseur de ladite paroi de transmission de chaleur, chaque rangée de carneaux verticaux comprenant des carneaux d'admission et d'échappement communi- quant à leurs extrémités supérieures avec des carneaux de la même rangée,
mais non pas avec des carneaux d'autres rangées, les carneaux d'admission et d'échappement sur des côtés oppo- sés de chaque chambre à coke communiquant respectivement avec les générateurs à l'admission et à l'échappement disposés sous ladite chambre à coke.
La présente invention a pour but de réaliser une batterie de fours à coke, à carneaux verticaux, chauffée au gaz riche, à régénération, d'une grande robustesse et d'une grande durée, de façon à être appropriée à la cokéfaction de tous les charbons à coke, y compris les charbons à faible te- neur de matières volatiles, cette batterie étant d'une con- struction inhabituellement simple et ramassée, et d'un fonc- tionnement efficace.
D'autres objets et avantages de l'invention ressor- tiront de la description détaillée qui va suivre.
La batterie de fours à coke chauffée au gaz riche
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suivant l'invention, comprend, en combinaison, une pluralité de parois espacées délimitant des cellules horizontales allon- gées. Une chambre à coke horizontale allongée est disposée à la partie supérieure de chaque cellule. En dessous de cette chambre à coke, une rangée de générateurs à l'admission et à l'échappement est disposée à la partie inférieure de chaque cellule. Chaque paroi délimitant une cellule comprend une pa- roi de transmission de chaleur à chaque côté de celle-ci, chacune de telles parois de transmission de chaleur constitu- ant une paroi latérale de la chambre à coke adjacente à celle- ci.
En outre, la paroi délimitant une cellule comprend deux rangées de carneaux verticaux, dont une rangée se trouve sur un côté et l'autre rangée sur l'autre côté de la partie supé- rieure de la paroi délimitant une cellule, et une paroi ré- fractaire massive s'étendant transversalement à la batterie entre les deux rangées de carneaux verticaux, cette paroi massive, qui est exempte d'ouvertures, s'étendant à partir du sommet jusqu'au fond de la paroi délimitant une cellule et ayant une épaisseur d'au moins quatre fois l'épaisseur de la paroi de transmission de chaleur.
Cette paroi massive con- stitue une barrière étanche aux gaz et séparant une chambre à coke, la rangée de carneaux verticaux pour le chauffage d'un côté de cette chambre à coke et la rangée de régénéra- teurs sous celle-ci sur un côté de cette paroi massive, de la chambre à coke, de la rangée de carneaux chauffant un côté de cette chambre et de la rangée de régénérateurs sous celle- ci sur l'autre côté de cette paroi massive. Elle soutient également les carneaux de chauffage, de sorte que les parois de transmission de chaleur sont susceptibles de résister, sans déformation ou fissuration sensibles, aux pressions en- gendrées lors de la cokéfaction de charbons à faible teneur de matières volatiles.
En outre, cette construction a pour effet de fournir de l'air et du gaz préchauffés aux carneaux de chauffage de chaque chambre à coke et d'assurer le retrait des produits de combustion de ces carneaux de chauffage,
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indépendamment de l'admission de ces milieux, aux carneaux associés aux chambres à coke adjacentes, ou du retrait des produits de combustion de ceux-ci, ce qui permet le réglage du chauffage de chaque chambre à coke de la batterie, indé- pendamment des autres, pour obtenir une cokéfaction optimum.
Dans le mode de réalisation préféré représenté sur les dessins, l'invention est montrée dans son application à une batterie de fours chauffée au gaz riche, à chauffage in- férieur, et la description qui va suivre est limitée à ce mode de réalisation représenté de l'invention. Toutefois, il est bien entendu que les nouvelles caractéristiques et nou- veaux perfectionnements ne sont pas limités à ce mode de réa- lisation de l'invention, mais que l'invention vise les batte- ries de fours à coke dans lesquelles le gaz riche, par exem- ple gaz de fours à coke, est admis aux carneaux à partir de conduits disposés dans la maçonnerie du four à proximité au- dessus des régénérateurs et en dessous de la base des cham- bres à coke, c'est-à-dire des fours du type à gaz à injection.
Par conséquent, la portée de cette invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit ci-après.
Sur les dessins annexés, qui font partie de cette description et montrent à titre d'exemple un mode de réalisa- tion préféré de l'invention, mais sans limi,ter l'invention revendiquée µ celui-ci :
La fig. 1 est une coupe verticale composée, prise transversalement à la batterie, la partie de gauche passant par une paroi chauffante, qui est représentée en traits pleins pour plus de clarté, tandis que la partie de droite passe par une chambre à coke d'une batterie de fours à coke matériali- sant la présente invention, et la fig. 2 est une coupe verticale de détail dans le sens longitudinal de la batterie, dans un plan passant par la ligne 2-2 de la fig. 1.
Sur ces dessins, la batterie de fours à coke com- prend un pont ou base de four 10 s'étendant sur toute la lon-
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gueur et largeur de la batterie et supportant la maçonnerie de celle-ci. Le pont 10 est normalement en béton armé et peut être en une seule longueur, bien qu'il soit préférable de la subdiviser en une pluralité de sections longitudinales sépa- rées par des joints d'expansion, ainsi qu'il est bien connu.
Ce pont 10 est supporté par une multitude de colonnes 11 qui peuvent être en béton armé. Ces colonnes sont disposées dans le sens longitudinal et aussi dans le sens transversal de la batterie. Des parois en béton 12 et 13 sont disposées sur les côtés de la batterie, de façon à constituer avec le pont un espace de fondation fermé 14 Les parois terminales habituel- les 15 (fig. 2) sont prévues aux extrémités de la batterie pour constituer un support complémentaire pour le pont 10 et pour retenir en place la maçonnerie décrite ci-après qui est supportée par le pont 10.
Des parois parallèles 16 (fig.2) délimitant des cellules, sont espacées dans le sens de la longueur du pont 10 et s'étendent transversalement à la batterie. Ces parois 16 constituent les parois latérales de cellules horizontales allongées 17 disposées côté à côté ; la distance entre la ligne médiane d'une cellule et la ligne médiane d'une cellule adja- cente est, de préférence, comprise entre 1 mètre 35 et 1 mètre 50.
Chaque paroi 16 délimitant une cellule comprend (1) une paroi de transmission de chaleur 18 sur des côtés opposés de celle-ci, (2) deux rangées 19 et 20 de carneaux verticaux, et (3) une paroi réfractaire massive 21 s'étendant transver- salement à la batterie entre les deux rangées 19 et 20 de carneaux verticaux. La paroi massive 21 s'étend sur toute la hauteur de la paroi délimitant la cellule, est exempte d'ou- vertures et possède une épaisseur d'au moins quatre fois l'épaisseur de la paroi de transmission de chaleur 18. Chaque paroi de transmission de chaleur 18 est, de préférence, en des briques en silicate et possède une épaisseur allant de 7,6 cms à 11 cms, de préférence 9,5 cms.
Chaque paroi massive
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21 est constituée par une partie intérieure 22 en des briques en silicate relativement bon marché, faites à la machine, connues sous la désignation de "straights", ayant avantageu- sement une épaisseur allant de 24 cms à 47 cms, et de préfé- rence d'environ 34 cms, et une garniture 23 sur chaque côté de la partie intérieure 22, cette garniture formant les car- neaux verticaux avec la paroi de transmission de chauffage 18 et les parois 24 (fig.l) croissant celles-ci. La garniture 23 et les parois 24 sont, comme d'habitude, en des briques en silicate et délimitent des carneaux de la forme désirée.
La garniture 23 peut avoir une épaisseur allant de 6,4 cms à 12,5 cms. De cette façon, l'épaisseur combinée de la partie intérieure 22 et des garnitures 23 de chaque paroi massive 21 séparant les deux groupes de carneaux 19 et 20 est comprise entre 37 cms et 72 cms et est, de préférence, d'environ 44 cm.
A la partie supérieure de chaque cellule 17 se trouve une chambre à coke horizontale allongée 25/ Chaque chambre à coke possède une section horizontale de forme coni- que, comme d'habitude, l'extrémité large de la chambre à coke se trouvant du côté coke de la batterie, c'est-à-dire du côté auquel le coke est déchargé de la chambre à coke, tandis que l'extrémité plus étroite se trouve du côté du défourneur.
Immédiatement en dessous de cette chambre à coke 25 se trouve dans chaque cellule 17 une rangée de régénérateurs 26, dont chacun contient une matière réfractaire habituelle accumula- trice de chaleur, telle que briques empilées. Chaque rangée de régénérateurs est constituée par deux régénérateurs exté- rieurs 27, dont l'un est représenté à la fig.l, et un régéné- rateur intérieur '28. Chaque rangée de régénérateurs est munie à sa base d'une paire de canaux ou de passage de sole 29 et 29', s'étendant à partir d'un côté de la batterie ; est fourni au fond des régénérateurs et les produits de combustion sont évacués de celui-ci, à travers les canaux de sole 29 et 29'.
Le canal de sole 29 communique uniquement avec les régé- nérateurs extérieurs 27, tandis que le canal de sole 29' com-
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muni que uniquement avec le régénérateur intérieur 28.
Un carneau de cheminée 30 est placé sur un côté de la batterie et s'étend sur toute la longueur de celle-ci. Ce carneau de cheminée peut être disposé du côté coke ou du côté défourneur de la batterie. Dans le mode de réalisation repré- senté sur les dessins, il est placé du côté coke de la batte- rie. Des valves de renversement 31 sont disposées du même côté de la batterie que le carneau de cheminée, ces valves pouvant avoir des formes diverses et assurant collectivement l'évacuation des produits de combustion à partir des régéné- rateurs, à travers les canaux de sole 29-29'. dans le carneau de cheminée 30 et l'alimentation en air des régénérateurs.
L'air est admis aux régénérateurs à l'admission à travers des passages 32 établissant une communication entre l'espace de fondation 14 et les canaux de sole 29-29'. Dans la construc- tion représentée à la fig. 1, une valve 33 contrôle la circu- lation d'air à partir de l'espace de fondation 14, à travers le passage 32 dans un canal de sole 29 ou 29; des régénéra- teurs à l'admission de chaque rangée. Cette valve est repré- sentée à la position d'ouverture à la fig. 1. Une valve 34 est prévue pour contrôler l'écoulement des produits de com- bustion, à partir de chaque canal de sole 29-29'.des régéné- rateurs à l'échappement dans le carneau de cheminée 30.
Un papillon 35 est placé dans un passage 36 reliant chaque canal de sole 2-29' au carneau de cheminée 30, ce papillon pouvant être règlé d'une façon convenable par l'opérateur pour obte- nir le tirage désiré assurant l'évacuation des produits de combustion dans le carneau de cheminée 30.
Il est bien entendu que des valves similaires à 33 et 34 sont prévues pour les canaux de sole communiquant avec chacun des régénérateurs de chaque rangée de régénérateurs, ces valves contrôlant l'admission d'air dans les régénérateurs à l'admission, à partir de l'espace de fondation 14, et l'éva- cuation des produits de combustion à partir des régénérateurs à l'échappement, dans le carneau de cheminée 30. Ainsi, lors-
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que les valves 33 contrôlant l'admission d'air dans les régé- nérateurs intérieurs 28 le long de la longueur de la batterie sont fermées, les valves correspondantes contrôlant l'admis- sion d'air dans les régénérateurs extérieurs 27 sont ouvertes.
De même, lorsque les valves 34 contrôlant l'évacuation des produits de combustion des régénérateurs intérieurs 28 le long de la longueur de la batterie dans le carneau de chemi- née 30 sont ouvertes, les valves correspondantes 34 dans les passages reliant les canaux de sole 29 des régénérateurs extérieurs 27 au carneau de cheminée 30, sont fermées. Chaque passage reliant l'espace de fondation au canal de sole peut être muni d'une ouverture 37 qui peut être étranglée par des barreaux amovibles et interchangeables.
Chaque chambre à coke 25 est, de préférence, munie d'une pluralité de trous de chargement 38 et de la valve ha- bituelle commandée d'évacuation de gaz 39, communiquant avec le collecteur principal. Comme d'habitude, les extrémités des chambres à coke sont agencées, de façon à pouvoir être fermées par des portes amovibles de tout type connu.
Chaque rangée de carneaux de chauffage 19 et 20 communique avec d'autres carneaux de la même rangée, mais non pas avec les carneaux d'autres rangées. A chaque rangée de carneaux correspond, du côté défourneur de la batterie, un groupe de carneaux verticaux 40 à 47 compris, fonctionnant concurremment et communiquant à leurs sommets, par l'intermé- diaire d'un carneau horizontal 48, avec un groupe de carneaux 49 à 56 compris. Du côté coke de la batterie, un groupe exté- rieur de carneaux verticaux 57 à 82 compris est relié par un carneau horizontal b3 aux groupes intérieurs de carneaux 64 à 70 compris.
De cette façon, dans le mode de réalisation de l'invention représenté sur les dessins, chaque paroi délimi- tant une cellule comprend deux rangées de carneaux verticaux, chaque rangée de carneaux étant constituée par deux groupes extérieurs et deux groupes intérieurs de carneaux, les grou- pes extérieurs fonctionnant concuremment pour l'admission,
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tandis que les groupes intérieurs fonctionnent concurremment pour l'échappement. Lors du renversement, les groupes inté- rieurs de carneaux de chaque rangée fonctionnent comme car- neaux d'admission, tandis que les groupes extérieurs foncti- onnent concurremment comme carneaux d'échappement.
La circulation à travers chaque carneau peut être contrôlée à l'aide d'une brique coulissante ou d'un registre 71 permettant de modifier l'étendue du passage reliant les carneaux verticaux aux carneaux horizontaux 48 et 63. Chaque brique coulissante peut être avancée plus ou moins sur le passage reliant le carneau vertical au carneau horizontal par l'intermédiaire du carneau d'accès 72 s'étendant des carneaux horizontaux vers le sommet de la batterie. La base de chaque carneau comprend un brûleur destiné à fournir à celui-ci un riche gaz combustible, tel que gaz de fours à coke. Dans le sens transversal de la batterie, les carneaux sont alternati- vement munis de brûleurs bas 73 et de brûleurs hauts 74.
Chaque carneau reçoit un gaz riche, tel que gaz de fours à coke ou un autre gaz riche combustible, à travers un canal montant individuel 75 s'étendant à travers le pont 10 et relié, à son extrémité inférieure, à l'un d'une paire de collecteurs distributeurs de gaz 76 disposés dans l'espace de fondation 14, à proximité du sommet de celui-ci, transversa- lement à la batterie. Ces collecteurs transversaux 76 sont munis de canaux montants individuels 77, l'un des collecteurs 76 étant muni de tels canaux communiquant seulement avec les groupes extérieurs de carneaux dans la paroi de chauffage au- dessus, et l'autre collecteur de tels canaux communiquant seulement avec les groupes intérieurs de carneaux dans la pa- roi de chauffage au-dessus.
Chaque canal montant 77 comporte, au point où il est relié au collecteur 76, un régulateur de circulation (non représenté) contrôlant la circulation des gaz fournis au carneau. Ce régulateur de circulation est, de préférence, du type décrit et revendiqué dans le brevet Etats Unis n 2.199.961 du 7 mai 1940. Ces dispositifs de réglage
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doivent être surveillés et, à l'occasion, règles par un opé- rateur travaillant dans l'espace de fondation 14.
Chaque collecteur 76 communique avec un collecteur d'alimentation en gaz riche 78, auquel il est relié par un conduit 79. Le collecteur 78 est calorifugé d'une façon appro- priée. Le conduit 79 comporte une valve à trois voies 80 et une valve d'arrêt 81 qui est normalement ouverte. Un conduit 82, qui communique avec un collecteur d'air de décarbonisati- on 83, supporté d'une façon appropriée dans l'espace de fon- dation 14, conduit dans la valve à trois voies 80.
La comman- de de la valve à trois voies 80 par le mécanisme de renverse- ment automatique habituel, a pour effet de mettre le collec- teur 78 en communication avec les collecteurs 76 servant à fournir du gaz de fours à coke aux carneaux d'admission, et à mettre le collecteur d'air de décarbonisation 83 en commu- nication avec les collecteurs 76 qui ne sont pas alimentés en gaz de fours à coke. Lors du renversement du fonctionne- ment, la valve à trois voies est actionnée, de façon à mettre le collecteur d'air de décarbonisation en communication avec les collecteurs transversaux 76 qui étaient alimentés au pré- alable en gaz combustible, suivant le procédé habituel pour fournir du gaz combustible et de l'air de décarbonisation aux systèmes de distribution de gaz de batteries de fours à coke.
Les régénérateurs extérieurs 27 de chaque rangée de régénérateurs dans chaque cellule 17 sont reliés, comme re- présenté à la fig. 2, par des orifices 84 et 85 aux groupes extérieurs de carneaux sur les côtés opposés de la chambre à coke au-dessus. Le régénérateur intérieur 28 de chaque ran- gée de régénérateurs est relié par des orifices similaires aux groupes intérieurs de carneaux sur des côtés opposés de la chambre à coke immédiatement au-dessus de celui-ci.
Tous les régénérateurs extérieurs 27 de chaque rangée de régénérateurs fonctionnent pendant une période de l'opération de la batterie pour admettre de l'air préchauffé dans les groupes extérieurs de carneaux 40 à 47 et 57 à 62,
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les deux derniers compris, reliés à ceux-ci et placés sur des côtés opposés de la chambre à coke au-dessus, tandis que les produits de combustion descendent à travers les groupes intérieurs de carneaux 49 à 56 et 64 à 70 sur des côtés oppo- sés de la chambre à coke dans le régénérateur intérieur 28.
Lors du renversement, le régénérateur intérieur 28 de chaque rangée de régénérateurs et les carneaux communiquant avec celui-ci fonctionnent à l'admission, tandis que les produits de combustion descendent à travers les groupes extérieurs de carneaux et les régénérateurs extérieurs 27. Ainsi, tous les régénérateurs alignés dans le sens longitudinal de la batte- rie fonctionnent simultanément avec une circulation dans le même sens.
Il est entendu qu'on peut utiliser, si on le désire une paire de régénérateurs intérieurs à la place de chaque régénérateur 28, l'un étant associé individuellement aux deux groupes de carneaux 64 à 70 sur des côtés opposés d'une chambre à coke, tandis que l'autre est associé individuelle- ment aux deux groupes de carneaux 49 à 56 sur des côtés oppo- sés de la chambre à coke. D'autre part, une cloison transver- sale relativement mince peut être disposée le long du plan médian des régénérateurs représentés sur les dessins pour subdiviser chaque régénérateur en deux compartiments égaux, de sorte que chaque rangée de carneaux communique avec une rangée séparée de régénérateurs.
De l'autre côté de la batterie se trouve un canal ou passage à air 87 s'étendant sur toute la longueur de la batterie, qui peut être alimenté en air à travers de ses extrémités ou les deux. Si on le désire, un ventilateur ou une soufflerie (non représenté) peut être disposé à une extrémité du canal à air 87, le conduit de refoulement de ce ventilateur étant agencé de façon à souffler l'air à toute pression désirée, par exemple environ 5 mm de colonne d'eau au-dessus de la pression atmosphérique, dans le canal 87.
L'air admis au canal peut être sollicité à travers un tissu
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filtrant ou un autre filtre, de telle façon que de l'air pur d'une humidité prédéterminée, soit admis dans le canal pour passer à travers des ouvertures 88, dans l'espace de fondati- on 14, et de celui-ci dans les régénérateurs. Grâce à ce fonctionnement, de l'air d'une teneur constante en oxygène est admis aux régénérateurs pendant toute l'année, ce qui réduit au minimum la nécessité de modifier le réglage des dis- positifs de règlage, suivant les variations saisonnières des conditions atmosphériques. En outre, des conditions conforta- bles pour l'opérateur sont maintenues à tout moment dans l'espace de fondation 14.
Des bancs 89 et 90 sont prévus aux côtés opposés de la batterie de fours à coke, sur lesquels cheminent les machines, telles que les machines pour actionner la porte du four à coke, le défourneur et le guide de coke, associées habituellement à une batterie de fours à coke.
Il est à remarquer que dans la batterie de fours à coke, suivant l'invention, les parties supérieures des parois délimitant des cellules sont, en réalité, des parois de chauf- fage d'une solidité grandement accrue, qui soutiennent le carneau de chauffage vertical et réduisent au minimum la fis- suration et la déformation des parois de transmission de cha- leur. Par conséquent, des charbons à faible teneur en matiè- res volatiles et d'autres charbons à coke engendrant une for- te pression, par exemple des charges de charbons contenant seulement 18% de matières volatiles susceptibles de dévelop- per des pressions atteignant 0,7 kg par centimètre carré, peu- vent être cokéfiés dans la batterie suivant l'invention.
D'autre part, grâce à la disposition des régénérateurs et des carneaux verticaux de la batterie suivant l'invention, la cir- culation de l'air préchauffé et du gaz combustible vers les carneaux associés à chaque chambre à coke, et l'évacuation des produits de combustion de ceux-ci, sont indépendantes de l'admission de ces milieux dans d'autres chambres à coke, y compris les chambres à coke adjacentes, et de l'évacuation
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des produits de combustion de celles-ci. Ceci permet de four- nir aux carneaux de chaque chambre à coke la quantité conve- nable d'air et de riche gaz combustible, indépendamment de ceux fournis à d'autres chambres à coke, ce qui a pour effet d'améliorer la cokéfaction effectuée dans chaque chambre à coke.
La construction des parois délimitant les cellules permet de remplacer les briques spéciales délimitant les car- neaux de chauffage si celles-ci deviennent usées ou défectu- euses pour une raison quelconque. Dans les types antérieurs de batteries, il était nécessaire de reconstruire la batterie entière si les carneaux de chauffage craquaient et se fissu- raient. Dans la construction suivant l'invention,.les parois massives 22, construites à l'aide de briques droites, faites à la machine, comparativement bon marché, sont pratiquement indestructibles et servent de parois de support et de renfor- cement aux garnitures 23 et aux parois de transmission de chaleur 18, qui, par conséquent, peuvent être relativement peu épaisses et être remplacées en cas de besoin.
Les garni- tures 2, par exemple, peuvent avoir une épaisseur de 6,4 cms et la paroi de transmission de chaleur 18 une épaisseur de 9,5 cms. Suivant la pratique courante actuelle, on donne aux parois de transmission de chaleur une épaisseur de 11,5 cms ou davantage. L'utilisation de parois de transmission de cha- leur moins épaisses et l'emploi de parois massives 21 servant de réservoirs de chaleur, de façon à améliorer l'échauffement des charges de charbons fraîches introduites dans la chambre à coke, permet de maintenir une température de carneau sensi- blement plus basse, sans compromettre le régime de cokéfacti- on, ou, inversement, a pour résultat une cokéfaction plus rapide avec la même température de carneau, ayant pour consé- quence un accroissement considérable du rendement de la batte rie de fours.
Ainsi, tandis que des fours actuels du dernier modèle ont un rendement de cokéfaction de 3 cms par heure, avec une température de carneau de 1.400 C, le four, suivant
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l'invention, peut fonctionner avec une température de carneau de 1.280 C (120 C de moins) avec le même rendement de coké- faction, ou peut fonctionner avec une température de carneau de 1.400 C, ce qui porte le rendement de cokéfaction à 3,6 cms par heure, de façon à augmenter le rendement d'environ 17%.
D'autre part, s'il devient nécessaire de remplacer les garni- tures 23 et les parois de transmission de chaleur 18 d'une chambre à coke, ce travail peut être effectué sans déformation ou fissuration de la maçonnerie en silicate constituant les garnitures et parois de transmission de chaleur de chambres à coke adjacentes, étant donné que, comme exposé ci-dessus, l'admission de l'air préchauffé et du gaz combustible aux carneaux de chauffage de chaque chambre à coke et l'évacuation des produits de combustion de ceux-ci sont indépendantes de l'admission de ces milieux aux carneaux de chauffage de cham- bres à coke adjacentes et de l'évacuation des produits de combustion de ceux-ci.
Par conséquent, lorsque des réparations sont exécutées dans les carneaux de chauffage d'une chambre à coke, les conditions de température peuvent facilement être maintenues dans les carneaux de chauffage de chambres à coke adjacentes, qui sont suffisantes pour empêcher la déformation ou la fissuration des briques en silicate de celles-ci.
Les facteurs ci-dessus et la durée plus grande de la batterie de fours à coke suivant l'invention, a pour résul- tat des économies importantes lors de la construction et de l'exploitation de cette batterie; il s'ensuit une réduction substantielle du nombre de briques en silicate spéciales plus chères, nécessaires pour la construction de la batterie, une réduction considérable des frais d'entretien et de l'exploita- tion de la batterie et une grande prolongation de la durée effective de la batterie. En outre, comme exposé di-dessus, l'invention assure une amélioration sensible du rendement de cokéfaction.
Bien que les dessins représentent l'application de l'invention à une batterie comprenant des parois de chauffage
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équipées de rangées de carneaux disposés en deux groupes extérieurs et deux groupes intérieurs, il est évident que l'invention peut être mise en oeuvre dans des batteries com- portant d'autres dispositions de carneaux verticaux, dans les- quelles les carneaux verticaux communiquent avec d'autres carneaux verticaux de la même rangée, mais non pas avec des carneaux d'autres rangées, comme par exemple la disposition de carneaux verticaux jumelés représentée aux fig.3 et 4 du brevet, Etats-Unis, n 2. 407.356, accordé le 10 septembre 1946.
En outre, l'invention peut être appliquée à des batte- ries ayant deux carneaux de chaleur d'échappement, du genre décrit dans le brevet Pavitt, Etats-Unis, n 2. 155.954, du 25 avril 1939.
Etant donné qu'on peut effectuer certaines modifi- cations sans sortir du cadre de l'invention, il est bien entendu que la description ci-dessus doit être interprètée dans un sens illustratif et non pas dans un sens limitatif.