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Perfectionnements aux dispositifs de reproduction par copiage de gabarit, rendant la reproduction entièrement automatique.
Pour la reproduction par copiage au tour de gabarits, on connaît déjà des dispositifs dans lesquels un chariot porte un outil de coupe et un palpeur, et avance lon- gitudinalement d'une façon régulière, le long du banc de la machine, le palpeur normalement en contact avec le gabarit pouvant se déplacer soit par translation, soit par pivotement autour d'un axe au fur et à mesure des variations du profil du gabarit.
Le mouvement de translation ou d'oscillation du palpeur est transmis à un dispositif déterminant un mouvement transversal correspondant de l'outil au moyen d'une commande
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hydraulique, pneumatique, électrique ou autre.'
On connaît notamment des dispositifs hydrauliques de reproduction à palpeur oscillant dans lesquels le pal- peur commande une valve de distribution du fluide hydraulique moteur, lequel agit sur un piston pour déplacer le chariot transversal portant l'outil et le palpeur.
Lorsque la pente à reproduire est uniforme, le palpeur garde, tout le long de cette pente, une inclinaison fixe à laquelle correspond l'ou- verture de la valve de distribution qui convient au mouvement désiré du chariot transversal; selon que la pente est plus ou moins grande, l'ouverture de la valve de distribution est également plus ou moins grande.
Dans- tous les dispositifs de ce genre, dès que la.pente à reproduire dépasse une certaine valeur, c'est-à-dire lorsque l'angle formé par la pente du gabarit et l'axe du tour dépasse une certaine valeur, pouvant être de l'ordre de 60 , on risque de voir le palpeur s'arc-bouter contre le gaba- rit et ne pas pouvoir prendre l'inclinaison qui convient au recul du chariot transversal,les efforts d'arc-bouement pouvant marne provoquer la rupture des pièces en contact et notamment du palpeur.
La difficulté de remonter de telles pentes et en particulier, des flanes parallèles au plan de fonctionne- ment du palpeur (épaulements droits! a été partiellement résolue par l'emploi de palpeurs dont le plan de fonctionnement est incliné d'un angle inférieur à celui pour lequel le palpeur s'arc-boute sur le gabarit, c'est-à-dire pour un angle de l'ordre (Le 60 .
Toutefois, cette solution est limitative et ne peut convenir que pour des épaulements droits et pentes rapides.
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se présentant ctens le sens de l'avance devant le pointe du pal- peur au cours de son déplacement longitudinal. Cette disposition ne permet plus au palpeur de suivre une pente de profil décrois- sant dont l'angle d'inclinaison aurait une valeur supérieure à celle de l'angle que ferait le plan de pivotement ou de trans- lation du palpeur avec l'axe du tour.
De plus, la solution du palpeur à plan de fonction- nement incliné conduit à une complication importante de construction ae l'ensemble des chariots porte-outils.
L'absence de rigidité qui en découle réduit consi- dérablement les capacités de production de la machine, diminue la précision et la fidélité du dispositif reproducteur.
On connait également un dispositif dans lequel le recul du chariot transversal porte-outil et porte-palpeur pour le dressage des épaulements droits est commandé par le dé- placement du gabarit sous l'action d'une comm&nde hydraulique, mise en service par la pression du chariot longitudinal sur une butée correspondant à l'épaulement droit à reproduire.
A chaque épaulement droit, correspond une telle butée et toutes celles-ci sont montées sur une même barre et réglées en position par contrôle sur une pièce-$émoin. Un tel dispositif ne permet pas d'exécuter une partie conique derrière un épaulement et ne reste utilisable que pour tailler des épaulements droits et des parties cylindriques derrière les épaulements droits. D'au- tre part, il est nécessaire qu'après le dressage de chaque épaulement, un opérateur fasse éclipser la butée correspondante pour permettre au chariot longitudinal de reprendre sa course.
@ La présente invention a pour but d'éviter ces difficultés et de réaliser un cycle de fonctionnement entière- ment automat ique. Le Mouvement d'avance longitudinal, d'arrêt,
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de recul transversal pour le dressage des épaulements, de réglage successif des diamètres d'épaulement, et la remise 'en route du mouvement d'avance longitudinal s'effectuant successi- vement, automatiquement, sans arrêt, et sans intervention ma- nuelle de l'opérateur.
Plus précisément, l'objet de la présente invention est de réaliser un dispositif permettant de reproduire des pentes d'une valeur quelconque et dans lesquelles on distingue deux modes de fonctionnement selon le, valeur de la pente à reproduire .
Pour des pentes inférieures à une certaine valeur, de l'ordre de 60 environ, et qui sera déterminée plus préci- sément dans la suite de la description, les pentes sont re- produites suivant le système décrit plus neuf et déjà connu; lorsque les pentes à reproduire sont supérieures à la valoir précitée, le dispositif qui fait l'objet de la présente inven- tion intervient et permet de réaliser une reproduction en es- caliers dans laquelle le chariot transversal au lieu d'être animé de mouvements tranversal et longitudinal simultanés, est animé de mouvements transversaux et longitudinaux élémen- taires séparés successifs.
Le principe de fonctionnement de ce dispositif consiste essentiellement en ce que l'action du palpeur sur les servo-mécanismes de commande du chariot transversal et du chariot longitudinal est provoquée par la composante, parallèle à l'axe longitudinal de la machine, de la réaction du palpeur sur le gabarit, agissant sur un élément mobile qui est soit le gabarit, soit le palpeur.
L'invention concerne un dispositif reproducteur du type comportant un chariot anime d'un mouvement d'avance auto-
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matique et portant un élément palpeur en contact avec un élément formant gabarit, ainsi qu'un outil de coupe, les mouvements transversaux du palpeur en fonction des variations de profil de l'élément formant gabarit étant transmis automatiquement à l'outil, caractérisé en ce que l'un des éléments est monté de façon déplaçable sous l'effet de la réaction sur lui de l'autre élément le long d'une pente fortement inclinée de l'élément formant gabarit* ledit élément déplaçable étant combiné à un interrupteur électrique monté sur le circuit commandant l'avance du chariot longitudinal, de manière à couper ce circuit ou à le rétablir, lorsque l'élément déplaçable se meut sous ladite réaction,
ou revient à sa position normale sous l'ection d'un organe de rappel élastique.
D'autres caractéristiques de l'invention apparaîtront dans la description suivante, faite à titre d'exemple non limitatif de plusieurs formes de réalisation de dispositifs suivant l'invention, appliqués à un tour parallèle à reproduire.
On se référera aux dessins ci-joint sur lesquels :
La fig. 1 représente une vue générale en plan d'une première réalisation du dispositif dans lequel l'élément mobile est le gabarit.
La fig. 2 représente une coupe longitudinale à plus grande échelle par II-II (fig. 1) du palpeur et de son support et de l'organe de commande du mouvement du chariot- portant l'outil et le palpeur.
' Les figs. 3 et 4 représentent des détails d'un dispositif de commande auxiliaire du mouvement du chariot portent l'outil et le palpeur.
Les diverses parties de la fig. 5 représentent les diverses phases de la reproduction d'un épaulement.
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La fig. 6 montre schématiquement, le travail du palpeur et de l'outil pour Inexécution de pentes de valeur importante.
La fig.7 représente en élévation, une deuxième forme de réalisation du dispositif dans laquelle l'élément mobile est le palpeur.
La fig. 8 représente en plan le montage du palpeur dans le dispositif représenté à la fig. 7, le carter du palpeur étant enlevé.
La fig. 9 représente à échelle agrandie des détails de la commande de l'interrupteur électrique représenté dans leur ensemble à la fig. 8.
Les figs. 10, 11 et 12 représentent des vues d'une troisième forme de réalisation du dispositif dans lequel le palpeur comporte un système particulier de commande du mouvement du chariot transversal.
La fig. 10 représente le dispositif en élévation coup e X-X fig. 11,
La fig. 11 représente la coupe du dispositif par le plan xi-XI fig. 10,
La fig. 12 représente une vue en plan de le fig. 10, le carter du palpeur étant enlevé.
La fig. 13 représente un détail de la fig. 11.
Comme on le voit sur la fig; 1, la pièce-type ou gabarit 1, est monté entre deux pointes 2 et 3, logées dans deux contrepointes 2' et 3', soumises à l'action de ressorts 2" et 3", les contrepointes étant bloquées sur le banc auxi- liaire 4, solidaire du bâti de la machine.
Chacune de ces deux contrepointes, identiques en conception, possède un dispositif indépendant 2a ou 3a de
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réglage de tension des ressorts, par vis et contre-écrou. La tension du ressort de la contrepointe 3' doit rester légère- ment inférieure à celle du ressort de la contrepointe 2', de manière qu'en fonctionnement normal, la pointe de celle-ci vienne buter par son épaulement intérieur 2"', assurent ainsi au gabarit une position constante et rigoureuse.
Un interrupteur électrique 5 à ouverture par poussée est solidaire de la contrepointe 2' et sa partie mobile est ré- glée au plus près d'un prolongement 2b de la pointe 2 pour être commandée immédiatement dès l'enfoncement de cette pointe.
Interposé en un¯ point quelconque du mécanisme de commande de l'avance longitudinale des chariots, un embrayage électro-magnétique 6 à balais fixes ou à collecteur tournant est alimenté par un circuit dans lequel est monté l'interrupteur 5 de manière que l'ouverture de cet interrupteur provoque le débrayage instantané du mouvement et l'arrêt immédiat du mou- vement d'avance. L'embrayage électro-magnétique peut être doublé avantageusement d'un frein auxiliaire à commande automatique, électrique ou mécanique, dans le but d'absorber dans un temps très court la force vive du mécanisme d'avance placé entre l'embrayage et les chariots.
Le dispositif qui vient d'être décrit est combiné avec un système de reproduction de type connu(,quelconque (élec- trique, pneumatique, mécanique, simple ou combiné) dans lequel un palpeur 7 en contact avec le gabarit 1 est relié directement ou indirectement au mécanisme de déplacement de l'outil 8 qui usine la pièce reproduite 1', de telle manière qu'à tout déplacement transversal du palpeur 7 correspond un déplacement transversal de même valeur ou de valeur différente, mais connue, de l'outil.
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Le palpeur 7 est relié au chariot transversal 10 portant l'outil 8par le mécanisme représenté à grande échelle fig. 2. Le cheriot transversal 10 est attelé par l'intermédiaire de la vis transversale 11 et du joint tournant 12 à un piston 9 qui porte le corps distributeur 13 et la valve hydreulique 14.
Celle-ci , repoussée constamment vers le haut par le ressort 15 prend appui sur l'extrémité renvoyée d'équerre 16 du pal- peur 7 pivotant sans jeu par son axe 17 dans des logements du corps distributeur. Le circuit hydraulique est aménagé à la manière connue de telle feçon que, lorsque le palpeur n'exerce pas de pression sur la valve, celle-ci remonte en commandant l'avance du piston et par suite le rapprochement de l'outil vers la pièce ; par contre, toute pression exercée sur la valve par le palpeur ou par commande à la main, commande le recul du piston et de l'outil; cette disposition est utilisée pour le recul rapide du chariot transversal grâce à un systèmede commande à distance d'un principe déjà connu réalisé ici de la façon suivante:
un levier 18 à portée de la main de l'opérateur pivotant autour d'un axe 19 et solidaire d'un petit levier 20, agit, (par l'intermédiaire du dispositif spécial qui sera décrit plus loin), sur l'équerre 16 commandant l'enfoncement de la valve 14.
En position normale de travail, le palpeur 7 s'appuie sans aucune contrainte auxiliaire, d'une part sur la pièce-type 1 et d'autre part sur la valve 14.
Un fluide moteur est envoyé par une pompe ( non figurée ), suivant les flèches! et f', dans les chambres limi- tées par le piston 9, et ce fluide presse sur les faces 9a et 9b du piston; la valve 14 permet de régler l'échappement du fluide moteur hors de la chambre qui est limitée par la f&ce avant 9a du piston; l'aire de la face 9a étant supérieure à
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celle de la face 9b, il est nécessaire que la pression y soit moins forte, si l'on désire voir le piston 9 immobile; il faut donc que la valve 14 soit légèrement ouverte ; sL son ouverture est plus grande ou moins grande, le piston 9, et avec lui le cha- riot transversal porte-outil 10, avancent vers la pièce ou s'en éloign ent.
Lorsqu'on veut dégager le palpeur et solidairement avec.lui l'outil, (en présence d'un épaulement, par exemple), on abaisse le levier 18, ce qui dégage le palpeur et enfonce la val- ve 14, ce qui a finalement pour effet de repousser le piston 9 et de reculer l'outil 8.
Suivant l'invention, la commande à distance du recul du palpeur est associée à la commande de l'interrupteur 5, contrôlent l'avance par l'intermédiaire de l'embrayage 6, de manière que la coupure du circuit d'embrayés provoque un recul du palpeur et de l'outil, ce recul provoquant lui-même un e remise en marche de l'avance, etc...,dans les conditions qui seront précisées plus loin. Cette raison fonctionnelle est assurée par un système constitué de la façon suivante : un électro-aimant 21 est fixé sur le carter 22 du palpeur et comporte un noyau plongeur 23 agissant sous l'action d'un ressort 24 sur le bras de levier 20 et par suite sur le bras 16 du palpeur 7.
L'enroulement de cet électro-aimant 21 est monté (fig. 1) dans un circuit électrique raccordé directement à l'un des pôles de la source de courant et à l'autre pôle par l'intermédiaire de l'interrupteur 5, de manière que l'ou- verture de cet interrupteur détermine simultanément la coupure de l'embrayage 6 et la coupure de l'électro-aimant 21.
En position normale de travail au reproducteur c'est-à-dire pendant l'avance longitudinale des chariots, le noyau plongeur 23 est rappelé vers le haut en réagissant contre le ressort 24 , et n'exerce aucune pression sur le palpeur.
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Par contre, lorsque l'interrupteur 5 est coupé et que l'avance longitudinale est interrompue, le noyau 23 est libéré, rappelé brutalement vers le bas par le ressprt 24 et provoque ainsi par l'intermédiaire du levier 20 et du bras 16 du palpeur, l'en- foncement de la valve 14 et par conséquent le recul rapide vers l'opérateur, du chariot transversal porte-outil;
Pour controler la vitesse de recul de l'outil on a prévu sur l'extrémité supérieure du noyau plongeur 23 un écrou et contre-écrou 25 et 26 dont le réglage permet de li- miter la course descendante du noyau plongeur et par suite le degré d'enfoncement de la valve 14 .
Le recul du palpeur peut néanmoins être commandé à la main indépendamment de la commande électro-magnétique dé- crite ci-dessus au moyen du montage suivant : le levier 20 est renau solidaire d'une douille épaulée 27 (fig. 4) au moyen d'une goupille 28. Cette douille tourne librement dans le carter 22 et sert de palier à l'axe 19 solidaire du levier de commande à main 18.
Ce levier est relié au levier 20, commandant l'enfoncement de la valve 14, par un goujon 29 fine sur une collerette de l'axe 19 et pénétrant dans une encoche fraisée dans la collerette de la douille 27 (fig. 4) Le réglage de la position du téton dans l'encoche est réalisé de telle façon qu'une manoeuvre du levier 18 peut commander la rotation du levier 20 et l'entoncement de la valve 14, mais qu'au contraire, la rotation du levier 20, par suite de l'en- foncement du noyau de l'électro-aimant, solt sans effet sur le levier 16.
Le fonctionnement est le suivant : 'En position normale de travail, le contact 5 est fermé et le courent passe dans l'embrayage 6 et dans l'enrou-
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lement de 1'électro-aimant 19, ce qui assure d'une part l'em- brayage du mouvement d'avance longitudinal et, d'autre part, le soulèvement du noyau 23, de sorte que les mouvements du palpeur en fonction du profil du gabarit se transmettent librement au chariot 10 et à l'outil 8.
Le palpeur présente dans le sens de marche,, un flanc droit perpendiculaire à l'axe des pointes ou légèrement détalonné de manière à ne laisser que la pointe en contact avec le gabarit durant la reproduction d'épaulements droits.
Une dépouille frontale d'angle variable,suivant le genre de reproduction à effectuer, lui permet de ne pas interférer avec le gabarit pour des reproductions de pentes et profils décroissants de grande inclinaison.
Ainsi qu'il a été dit, la tension du ressort 2" de la pointe 2 est réglée de manière que son épaulement 2"' vienne buter dans la position de la fig. 1 tant que cette pointe 2 n'est soumise qu'au léger effort longitudinal résultant de la réaction du palpeur sur le gabarit lorsque le palpeur glisse sur un profil faiblement incliné du gabarit (position 1, fig. 5) .
Lorsque le palpeur ient buter contre un épaule- ment droit (position 2, fig. 5), le gabarit tend à se déplacer vers la gauche en entrainant la pointe 2 qui réagit contre le ressort 2" et provoque par son prolongement 2b l'ouverture du contact 5, c'est-à-dire la mise hors circuit de l'embrayage électro-magnétique 6 et de l'électro-aimant 21. Il en résulte donc que d'une part le mouvement d'avance longitudinal des chariots s'arrête, et que d'autre part, le noyau plongeur 23 commande, sous l'action du ressort 24, l' enfoncement de la valve 14 et le recul du palpeur 7 et du chariot transversal 10, donc de l'outil 8 (position 3, fig. 5).
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Dès que la face active du palpeur a reculé en arrière de l'épaulement du gabarit, le ressert 2" de la pointe 2' peut à nouveau agir sur elle pour la ramener à sa position de repos. Le contact 5 se referme, alimentant l'embra- yage 6 et l'électro-aimant 21. Le noyau plongeur 23 remonte donc aussi la valve hydraulique 14, ce qui stoppe le mouvement de recul de l'outil; le palpeur libéré prend sa position d'équili- bre contre le nouveau diamètre du gabarit en transmettant à l'outil une position correspondante. Simultanément, l'embrayage électro-magnétique du mouvement d'avance longitudinal s'enclan- che et le chariot longitudinal reprend sa course (position 4, fig. 5) .
Pour la bonne compréhension du mouvement détaillé à la fig. 5, on a indiqué une valeur de déplacement du gabarit assez importante. Dans la pratique, le prolongement 2b de le par- tie 2 pourra être à la position de repos du la fig. 1, directe- ment en contact avec l'interrupteur 5 de manière que l'ouver- ture de celui-ci se produise dès que la pointe recule d'une quantité très petite.
Le palpeur peut ainsi suivre automatiquement des épaulements successifs aussi rapprochés et aussi peu saillants que possible. Il suffit que l'inertie des organes de commande de l'avance longitudinale soit absorbée par un frein automatique combiné sur l'embrayage électro-magnétique.
On peut, même ainsi, reproduire par échelons des ëpaulements et des profils présentant par rapport à l'axe, une inclinaison comprise entre 60 à 90 qui, dans un dispositif or- dinaire, provoquerait l'arc-boutement du palpeur contre le gabarit.
Sur la fig. 6, qui montre sohématiquement en 1 le gabarit et en 1' la pièce obtenue d'après ce gabarit, on voit
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qu'à chaque réaction du palpeur 7 contre le gabarit, celui-ci recule de la quantité nécessaire pour l'ouverture du contact, (ce qui provoque un recul correspondant du gabarit), puis revient en contact avec celui-ci, suivant le processus décrit fig, 5, en imposant au palpeur un déplacement échelonné de faible ampli- tude, tel que celui représenté dans la partie gauche de la fig. 6 entre les deux traits respectivement plein et ponctué.
A ce mouvement échelonné du palpeur correspond un mouvement analogue d'avance longitudinal et de recul transversal se de l'outil 8, ce qui/traduit sur la pièce, par de petits gra- dins, pratiquement imperceptibles, mais que l'on a, pour plus de clarté, amplifiés sur le dessin'.
Comme la pression nécessaire au déplacement axial du gabarit est très faible, il ne peut pas se produire de dé- handement des chariots, comparables à ceux que l'on constate dans les systèmes à butées fixes et débrayage mécanique de l'avance.
Les dispositifs qui viennent d'être décrits sont du type à gabarit mobile et ne se prêtent pas bien à la repro- duction de gabarit en tôle, dont le montage entre pointes conduit à de grandes complications mécaniques. De plus, si le gabarit a une masse considérable, la réaction air le palpeur, dans le cas d'une avance rapide du chariot longitudinal, peut être suffisamment importante pour détériorer le palpeur, et en particulier ses pivots qui sont des organes délicats. Aussi, afin de surmonter ces difficultés, on a cherché à rendre le palpeur mobile, et à commander les mouvements d'avance du chariot longitudinal et de recul du chariot transversal, par déplace- ment dupalpeur tandis que le gabarit reste fixe, et de tels dispositifs sont décrits ci-après.
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La forme générale du palpeur est analogue à celle que l'on a décrite précédemmen t.
Dans le dispositif représenté à la fig. 7, un corps 30 porte deux pivots 31, 32, qui sont montés dans des portées ménagées dans des montants 33,34, solidaires du corps distri- buteur 13, dans lequel est disposée la valve de distribution 14.
Les pivots 31, 32 déterminent l'axe 17, autour duquel peut pivo- ter le palpeur, en glissant sur les pentes du gabarit.
Le corps 30 est traversé par un axe 35, tournant librement sur deux couronnes de billes 36 et 37, maintenues par les rondelles 38 ,39 et la vis de blocage 40.
La partie de l'axe 35 extérieure au corps 30 porte le bras 41 du palpeur et est engagée dans un trou percé d ans le bras du palpeur ', Le bras 41 du palpeur, et l'axe 35 sont percés pour la fixation de la touche 42 du pal- peur ; la tige 43 de la touche, disposée dans le trou rond so- lidaire l'axe 35 et le bras 41 du palpeur, la tige 43 compor- te une rainure de blocage 44, dans laquelle une bille 45 est maintenue par une vis 46, disposée dans un trou fileté de l'axe 35.
Un ressort 47, solidaire du corps oscillant 30, maintient le bras 41 du palpeur en position de repos autour de l'axe 35, en l'appliquant contre une butée 48, solidaire également du corps oscillant 30 (voir fig. 9).
Un interrupteur électrique à ouverture 49, est disposé sur le corps distributeur 13, de façon à pouvoir être actionné, par le bras 16 du palpeur, lorsque celui-ci pivote autour de l'axe 35.
A cet effet, le montant 34 est percé d'un trou 50, dans lequel peut coulisser librement un bonhomme 51,
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appliqué contre le bras 16 du palpeur par le ressort de commande 52 de l'interrupteur; la partie fixe du ressort 52 est fixée sur le montant 34.
L'interrupteur électrique 49 est disposé dans les circuits électriques de commande des mouvements des chariots longitudinaux et transversaux, de la même façon que l'interrupteur 5(fig. 1), et intervient par suite d'une façon identique : lorsque la touche 42 du palpeur arrive au contact d'une pente du gabarit trop élevée pour que le palpeur puisse pivoter autour de son axe 17, la touche 42 glissant sur le gabarit, la composante de la réaction du gabarit sur la touche du palpeur, parallèle à l'axe du tour, fait pivoter le palpeur autour de l'axe 35, ce qui fait cou- per les circuits électriques par l'interrupteur 49; le chariot longitudinal stoppe, et le noyau 23, rappelé par le ressa rt 24, commande, par l'intermédiaire du levier 20 et du bras 16 du palpeur , l'enfoncement de la valve 14 et par conséquent, le recul du chariot transversal.
Après un recul suffisant, le contact 43 se ferme et l'opération se répète jusqu'à ce que la pente ait été reproduite.
Le palpeur représenté sur les figs. 10, 11, 12 et 13 est presque identique au précédent. Il est agencé de/telle sorte que son mouvement de pivotement autour de l'axe 35 entraine automatiquement un mouvement de pivotement autour de l'axe 17, ce dernier ayant pour conséquence un enfoncement de la valve 14 et un recul du chariot transversal. Il est donc possible de supprimer l'électro-aimant de commande 21, et tout le circuit électrique et les dispositifs mécaniques qui lui correspondent}.
L'extrémité arrière du bras 16 du palpeur pésente
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une face supérieure inclinée 53. Une vis de butée 54, bloquée par un écrou 55, est disposée sur une équerre 56, solidaire du corps distributeur 13, en regard de la face 53, à une distance de cette face telle que le palpeur puisse prendre par rapport à l'axe 17 des positions corres- pondant à l'avance de l'outil vers la pièce.
L'interrupteur 49 est commandé comme dans la première forme décrite, mais il ne commande que le cir - cuit de l'embrayage électromagnétique 6, l'électro-aimant 21 et son circuit de commande étant supprimés.
Ce dispositif fonctionne comme suit : lprsque la touche entre en contact avec un épaulement droit, ou une pente fortement inclinée du gabarit, le palpeur pivote autour de l'axe 35, et le bras 16 coupe le contact 43,ce qui stoppe l'avance du chariot longitudinal; simultanément, la face inclinée 53 du bras 16 est venue au contact de la vis de butée 5é. La réaction de la vis provoque le pivotement du palpeur autour de l'axe 17, l'anfoncement de la valve 14 et le recul du chariot transversal.
Après recul du chariot transversal, le palpeur revient en position normale, sous l'action du ressort de rappel 47 et le cycle des opérations se répète de façon identique.
Bien entendu, on peut modifier la forme d'exécu- tion des dispositifs décrits sans sortir du domaine de la présente invention,.