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Procédé de fabrication d'un tube électronique et tube ainsi réalisé.
L'invention concerne un procédé de fabrication de tubes électroniques à électrodes très rapprochées ; concerne en outre un tube fabriqué suivant ce procédé.
Il est connu de fabriquer des tubes électroniques à électrodes très rapprochées en disposant les électrodes en contact pendant que le verre compris entre les parties de ces électrodes qui forment support est encore mou. Dans ce cas, les électrodes sont éventuellement portées à une température élevée. Pendant le refroidissement, le verre durcit et, par suite des coefficients de dilatation différents du métal et du verre, les électrodes s'écartent d'une distance déterminée. Ce procédé présente cepen- dant un inconvénient : lerefroidissement du verre y crée facile- ment des tensions internes qui troublent le parallélisme des ? plans des électrodes.
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L'invention fournit un procédé de fabrication d'un tube électronique à électrodes très rapprochées, qui ne présente pas les inconvénients précités et offre, en outre, un autre avantage : l'écartement final des électrodes ne dépend pas de la température de durcissement du verre, mais peut se régler en fonction de la température obtenue pendant la fabrication du tube.
Suivant le procédé de fabrication de tubes électro- niques à électrodes très rapprochées conforme à l'invention, au moins l'une des électrodes peut coulisser dans un manchon métallique suivant la direction axiale du système et les élec- trodes sont portées à une température légèrement supérieure à la température de régime, puis on fixe par soudure le manchon.
L'écartement final des électrodes à la température de régime dépend des coefficients de dilatation des matières dont sont constitués les électrodes et les isolateurs.
La description qui va suivre en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les parti- cularités qui ressortent tant du texte que du dessin faisant, bien entendu, partie de ladite invention.
La figure montre un tube électronique auquel peut s'appliquer le procédé conforme à l'invention. Dans la paroi en verre 1 du tube est scellé un disque en cuivre 2 qui se termine par un cylindre 3. Dans ce cylindre 3 peut glisser, avec un jeu minime, un manchon en cuivre 4. Le manchon porte, par l'intermédiaire d'une feuille de molybdène 5, une cathode 6, qui est chauffée par le filament 8. Le courant est amené à ce filament par deux fils 9 qui sont isolés, entre eux et par rapport au manchon 4, par deux cylindres en matière céramique 10.
En regard de la cathode se trouve l'anode 11, dont la face avant 12 est meulée plane de manière qu'elle soit parallèle la surface cathodique 6. On utilisera, de préférence, une
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cathode non recouverte d'une couche émissive appliquée par projection. Pendant le montage, on dispose le tube verticalement, l'anode dirigée vers le bas; comme le manchon 4 peut glisser librement dans le cylindre 3, la cathode 6 repose sur la face avant 12 de l'anode. A l'aide du filament 8, la cathode est portée à une température déterminée, supérieure à la température de régime. Lorsque la température est répartie normalement dans le tube on fond, par exemple à l'aide de courants à haute fré- quence, la bague d'étain 13 comprise entre le cylindre 3 et le manchon 4.
Par effet capillaire, l'étain pénètre entre les or- ganes 3 et 4 et les assemble. Pour éviter le maintien en fusion de l'étain en raison de la température élevée de la cathode, on poursuit le chauffage jusqu'au moment où tout l'étain est passé à l'état d'alliage. Lorsqu'on ramène ensuite la température de la cathode à la température de régime, la feuille 5 se raccourcira plus que la paroi de verre qui l'entoure: la cathode 6 s'écartera donc légèrement de l'anode 5. La grandeur de la distance entre ces deux électrodes est déterminée par la longueur et le coeffi- cient de dilatation de la feuille 5, par la hauteur et le coeffi- cient de dilatation du disque 2 et par la longueur, le coeffi- cient de dilatation et la température de la paroi comprise entre le disque 2 et l'anode 11.
La Demanderesse a constaté que cette méthode permet de fabriquer de manière reproductible des tubes dont l'écartement entre l'anode et la cathode est de l'ordre de grandeur de 5 microns. L'invention s'applique évidemment aussi à la fabrication d'une triode, dans laquelle les positions tant l'anode que la cathode sont réglées à l'aide d'un manchon coulis- sant.
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