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Procédé pour la fabrication des écrous à chaud.
La présente invention a pour objet : nouveau procédé pour la fabrication à chaud des écrous de toutes, formes, la machine permettant l'application intégrale du procédé, et les moyens d'adapter celui-ci aux machines utilisées actuellement.
Le nouveau procédé permet la fabrication d'écrous sans perte de métal alors que les moyens en usage ne produisent ces piè- ces qu'avec un déchet de métal allant de 40 à 80 % du poids du produit fabriqué.
Pour obtenir ce résultat, le procédé nouveau élimine toutes les causes de bavures provenant du découpage des pans et des angles extérieurs et du poinçonnage du trou.
Ceci est obtenu, d'abord: soit en utilisant du métal rond coupé en bout et d'un diamètre inférieur à la dimension sur plats de l'écrou à fabriquer,
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soit en utilisant des plats à écrous habituels, de dimensions convenables, en les soumettant à une opération d'é- bauche qui leur donne la forme de la figure 3. Dans cette fi- gure, a désigne la matrice, b est la barre de métal dont la partie ébauchée est présentée devant la matrice. Le travail de préparation est représenté par les hachures, celles-ci, par com- paraison avec le contour de la matrice permettant de juger le travail de finition restant à faire, et qui consiste à remplir les angles. Les deux pièces angulaires de la figure marquées x sont les deux mâchoires de l'appareil débauchage.
Le lopin de métal rond, ou le morceau de plat ébauché une fois introduits dans la matrice, sont soumis à l'action des poinçons perceurs qui doivent faire le trou.
Alors que dans les machines actuelles, les poinçons coupent et enlèvent tout ou partie du métal, dans le procédé nouveau, les poinçons ne coupent pas, ils font un trou sans déchet. Les figures 1 et 2 indiquent le processus du travail, qui est un des points importants du procédé :
Dès que le métal se trouve dans la matrice, les poin- çons c et d s'enfoncent dans le métal, puis d. se retire pendant que ± continue son avance jusqu'à ce qu'il ait traversé le métal.
L'action du poinçon d a pour but d'éviter la formation d'une bavure lors de la sortie de c.
Ce passage des deux poinçons à travers le métal provo- que naturellement un renflement de celui-ci, puisque là, il n'y a pas enlèvement de métal. Comme, simultanément au travail des poinçons perceurs, le métal est soumis à la pression des deux poinçons annulaires et f qui ont exactement la forme de la matrice et coulissent sans jeu à l'intérieur de celle-ci, il est forcé de remplir la matrice en formant les pans et les angles de l'écrou. Celui-ci se trouve donc complètement formé sans que cela ait donné lieu à aucune perte de métal.
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La façon la plus simple d'utiliser le nouveau procédé étant d'utiliser du métal rond, la machine faisant également l'objet du présent brevet est conçue pour utiliser ce profil et, accessoirement le profil rectangulaire avec dispositif d'ébauche.
Bien entendu cette machine peut être construite pour utiliser seulement l'un des deux profils.
Elle est constituée, ainsi que le montrent les figures 5 à 8, par un bâti A dans lequel se meuvent deux chariots opposés C, D. Ceux-ci sont constitués chacun par deux coulisseaux c', c" et d', d", un gros c' (ou d') et un petit c" (ou dit) travaillant l'un dans l'autre. Chacun des gros coulisseaux porte un poinçon e, f de la forme de l'écrou et de la matrice, chacun des petits porte un poinçon perceur c, d. L'axe des quatre poinçons est le même que celui de la matrice a logée dans une saillie du bâti.
L'un des chariots C est horizontal, l'autre D est verti- cal.
Cette disposition de ce dernier organe permet le pas- sage de la barre dans le cas où l'on travaille avec du rond, l'axe de la barre étant, dans ce cas, parallèle à celui des chariots. Cette barre de rond est présentée pour le travail, dans une lunette 1 qui se trouve dans une saillie, en face de la matrice et suivant un axe parallèle.
Devant cette lunette passe une lame de cisaille x qui coupe le lopin rond et l'emmène devant la matrice a.
Pendant le travail, celle-ci reste fixe, à l'encontre de la plupart des machines, où cette pièce est portée par un chariot mobile. La fixité de la matrice a l'avantage de per- mettre une meilleure tenue de la barre, évitant ainsi un certain pourcentage de pièces défectueuses.
Sur la partie du bâti portant la matrice, se trouve également le dispositif d'ébauchage k utilisé dans le cas où l'on travaille du métal de section rectangulaire.
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Dans ce cas, la barre est présentée perpendiculaire- ment à l'axe de la machine, c'est-à-dire suivant l'axe Y-Z de la Fig. 5 qui dorme une vue en plan de la machine. Le dispositif de cisaillage de la barre ronde et celui d'ébauchage des barres rectangulaires sont commandés par cames et leviers actionnés par um arbrer g passant à l'intérieur du bâti de la machine.
Les chariots sont actionnés par des cames calées sur deux ar- bres qui reçoivent leur mouvement, d'engrenages h commandés par un pignon i et une poulie-volant .
Le procédé peut également s'adapter aux machines existantes en y appliquant les indications se rapportant au travail avec des barres rectangulaires, c'est-à-dire des poin- çons perceurs ne coupant pas et un dispositif d'ébauchage. Des modifications de cames relevant de la mécanique courante seront également à effectuer.
Le dispositif d'ébauchage tel qu'il est représenté à la figure 4, a ceci de particulier qu'il se monte indifféremment sur une machine ayant la matrice mobile ou fixe. Il a également la particularité, dans le cas de la matrice mobile, que la barre n'est pas poussée entre les deux coins, mais simplement serrée entre eux; ce sont les coins qui glissent entre les cames, ce qui évite les formations de bavures, les ruptures de barres, qui sont autant de causes de retard dans la production.
Ce dispositif est constitué par un support m, se fixant sur le chariot ou la partie du bâti portant la matrice a, de deux coins n articulés sur ce support, et d'une cane double o qui est fixée sur le porte-poinçon qui fait face à la matrice. Cette came double peut aussi être remplacée par deux cames si cela en rend le montage plus aisé. Il est facile de se rendre compte que si les cames avancent elles serrent la barre de métal b. Le même effet se produit si ce sont les coins qui sont poussés par le chariot entre les cames. Un ressort de rappel ramène les coins à leur position.
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L'ébauchage des pièces sur les machines ainsi modifiées ne diminue aucunement la production puisqu'il s'effectue en même temps que le travail principal de la machine.