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". Perfectionnements aux trains routiers ou autres"-
La présente invention se rapporte aux trains rou- tiers ou autres comprenant un tracteur et une remorque.
Le principal objet de l'invention est de permettre d'utiliser des tracteurs agricoles usuels, qui ont, en géné- ral, un poids d'une à deux tonnes, pour tirer des remorques portant de lourdes charges, de cinq tonnes ou plus par exem- ple, dans des conditions extrêmement variables. Sur les routes
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entretenues et en ton état, il n'y a pas de difficultés à faire tirer de lourdes remorques par des tracteurs.
Mais si les rou- tes sont en mauvais état, ce qui est souvent le cas lorsque l'on transporte des troncs d'arbres provenant d'une forêt, au moment du dégel, ou lorsque l'on transporte des betteraves en provenance des champs, par temps d'automne pluvieux, il est pratiquement impossible d'utiliser des tracteurs car, du fait de la grande résistance à l'avancement de la remorque lourde- ment chargée, dans ces mauvaises conditions, le tracteur tend à s'enrayer.
Un autre objet de l'invention est d'empêcher les roues motrices du tracteur, lorsqu'elles sont munies de banda- ges caoutchoutés, d'être endommagées ou abîmées en venant frot- ter contre la remorque, tout en continuant à tourner, ce qui peut arriver par exemple, lorsque la remorque tombe dans un fossé et que la remorque et le tracteur prennent une position relative telle que le tracteur soit incapable de sortir la re- morque du fossé.
Un autre objet de l'invention est de faciliter le tirage de la remorque lorsque cette dernière occupe, par rap- port au tracteur, une position telle que celle ci-dessus indi- quée.
Un autre objet de l'invention, enfin, est d'empêcher la rupture du joint universel qui peut être disposé dans l'ar- bre d'entraînement du train, si les roues motrices du tracteur viennent en contact avec la remorque.
Conformément à l'invention, une remorque, destinée à être utilisée dans un train routier ou autre, comporte un dispositif de transmission de puissance susceptible d'être re- lié à une prise de puissance existant sur le tracteur, de ma- nière à entraîner au moins l'une des roues de la remorque, cette transmission comprenant une boite de vitesses à rapports de démultiplication multiples.
La boite de vitesses en question comporte, de préfé-
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renée, au moins une vitesse en marche avant et une marche arrière, et elle peut être placée de façon à être commandée par un levier de commande accessible du siège du conducteur du tracteur.
On prévoit, également, de préférence, un rouleau monté sur la remorque et destiné à venir en contact avec une roue arrière du tracteur lorsque le tracteur et la remorque font ensemble un angle considérable, et cela, dans le but d'em- pêcher tout endommagement.
On a représenté schématiquement, à titre d'exemple, sur les dessins ci-joints, un mode de réalisation particulier de la présente invention.
La fig. 1 est une élévation latérale de la remorque conforme à l'invention,
La fig, 2 est une élévation de face de cette même re- morque.
La figé 3 est une vue par dessus de cette remorque.
La fig, 4 est une vue par dessus de l'ensemble d'un tracteur et de la remorque.
La fig. 5 est une coupe transversale représentant un détail à plus grande échelle.
La remorque, à essieu unique. comprend une paire de roues jumelées (1), un essieu ( 2), un châssis (3) et une pla- te-forme (4). A son extrémité antérieure, le châssis comporte une lunette, crochet, ou autre (5) destinée, lorsque l'on uti- lise la remorque, à la relier à l'organe d'accrochage corres- pondant d'un tracteur (18) comportant des roues motrices (19) (fig,4), Une servante repliable (6) sert à supporter l'extré- mité antérieure de la remorque lorsqu'elle est au reposa ; un organe de retenue approprié (?) permet de maintenir cette ser- vante, lorsqu'elle est en position de non utilisation. La re- morque comprend également des ressorts de suspension indiqués respectivement en (8) et (9).
La remorque comporte un arbre d'entraînement (10)
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destiné à être relié à une prise de puissance du tracteur, et qui sert à entraîner l'essieu.(2) par l'intermédiaire d'un différentiel (11). Si la prise de puissance du tracteur est constituée, comme c'est le cas dans la plupart des tracteurs, par un manchon ayant un évidement de section non circulaire, la partie antérieure (12) de l'arbre d'entraînement devra avoir une forme non circulaire et des dimensions légèrement inférieu- res à celles de l'évidement du manchon, de façon que l'on puisse accoupler l'organe de prise de puissance et l'arbre d'entraî- nement, en insérant simplement la partie non circulaire de cet arbre dans ledit manchon.
Une boite de vitesse (13) est disposée entre l'extré- mité antérieure (12) de l'arbre d'entraînement et le différen- tiel (11), pour permettre d'obtenir des démultiplications dif- férentes pour l'essieu (2). En général, il sera suffisant d'avoir une boite de vitesses (13) donnant en plus de la vitesse maximum deux autres vitesses en marche avant et deux vitesses en marche arrière. La boite de vitesses sera construite de manière que les roues (1) de la remorque soient synchronisées avec les roues (19) du tracteur pour toutes les vitesses.
Un levier de change- ment de vitesse (14) permet la sélection des rapports de démultri- plication désirés, L'invention, toutefois n'est pas limitée à cette disposition particulière et on peut prévoir des disposi- tifs permettant de choisir le rapport de démultiplication désiré directement à partir de la cabine du conducteur du tracteur au moyen de dispositifs, en soi connus, au lieu d'utiliser le le- vier de changement de vitesses (14) de la remorque, Les joints universels de la ligne de transmission ont été indiqués en 15-16 et 25.
Le châssis de la remorque (fig.4 et 5) comprend deux montants (17) convergeant vers l'avant. Sur les faces extérieures de ces montants sont fixés deux fers d'angle (20) servant de support pour un arbre (21) maintenu en place par des goupilles (22).
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Un rouleau (23) tourne librement sur l'arbre (21), ce rouleau étant constitué de préférence par un morceau de tube en fonte, par exemple, pourvu de parois latérales (24).
Le fonctionnement du dispositif se comprend facilement en sa repartant à la fig. 5 et il est, par conséquent, inutile d'entrer dans d'autres détails.
En plus des avantages de ce dispositif grâce auquel ni la remorque, ni les roues motrices du tracteur ne peuvent être endommagées, par suite de mise en contact entre ces éléments, l'invention a, en outre, l'avantage de permettre de redresser plus facilement le train routier ou autre si celui-ci s'est en- foncé ou disposé angulairement, comme cela est indiqué sur la fig. 4, à condition que l'on puisse freiner individuellement les roues motrices (19) du tracteur.
Ainsi, en freinant, la roue motrice de gauche (voir fig.4), il est possible d'obtenir une puissance de traction plus grande -pour la roue de droite, si bien qu'il devient plus aisé de faire tourner le tracteur vers la gauche et, par suite, de redresser le train, Cette façon d'opérer ne serait pratiquement pas possible si l'on n'employait pas un dispositif de sécurité tel que le rouleau (23) car, dans ce cas, l'augmentation de la puissance de traction de la roue droite entraînerait l'endommagement, soit de la roue, soit de la remorque.
Dans la pratique, on a trouvé que, même dans des oon- ditions de roulement très sévères, l'invention permet d'utiliser des tracteurs usuels d'une tonne pour tirer des remorques pou- vent peser jusqu'à 7 tonnes. En outre, les dispositifs de marche arrière de la boîte de vitesses augmentent la maniabilité lorsque l'espace de manoeuvre est limité.