<Desc/Clms Page number 1>
Perfectionnements aux excavatrices ou machines à terrasser.
La présente invention se rapporte aux excavatrices ou machines à terrasser et particulièrement à celles dites "bulldozers" qu'on emploie à niveler le sol. Elle a pour but d'en perfectionner le dispositif de commande et d'assurer au conducteur une meilleure visibilité et un siège plus stable.
Normalement,le conducteur d'un "bulldozer" est placé à l'arrière de la machine. Il lui est difficile de surveiller un travail délicat à cause de son éloignement de la lame, qui l'em- pêche de se rendre compte de la nature du terrain immédiatement en avant de la machine. D'autre part, les chenilles qui font avan- cer la machine sont généralement en contact avec un terrain assez accidenté, ce qui fait-tanguer fortement la machine, an détriment du travail et du confort du conducteur. La présente invention a pour objet de porter remède à ces inconvénients.
<Desc/Clms Page number 2>
Suivant l'invention, on munit une machine à terrasser du type décrit d'un siège placé à l'avant, au moins approxima- tivement au centre d'oscillation de la machine en terrain acciden- té, et on ramène à l'avant, à portée des mains ou des pieds du conducteur, toutes les commandes nécessaires à la direction de la machine.
Egalement suivant l'invention, et pour permettre la position précitée du siège, la lame et son bâti, qui représentent un poids relativement considérable,sont disposés très à l'avant, tandis que le moteur et le mécanisme de transmission aux chenilles sont disposés vers l'arrière de la machine, le contact entre les chenilles et le sol étant relativement réduit dans le sens lon- gitudinal, ce qui, en comprenant le poids du conducteur, assure la position avancée du centre de gravité, où se trouve le siège du conducteur, en avant du moteur avec toutes les commandes à portée des mains ou des pieds.
Cet emplacement du siège du conducteur rend plus facile la commande de la lame, la pénétration dans le sol de cette dernière pouvant être amorcée et réglée à volonté par l'action des pieds du conducteur sur un dispositif à pédale approprié.
La lame peut être munie à cette fin d'une lame de coupe supplémentaire montée de manière mobile et reliée à un élément placé devant le siège du conducteur à la portée de ses pieds.
La lame proprement dite est normalement maintenue au-dess"- du sol, et peut être relevée et abaissée au moyen d'un levier à main et d'une roue dentée, par un encliquetage ou tout autre moyen convenable.
Dans les dessins annexés, Fig. 1 est une vue en éléva- tion de côté, Fig. 2 une vue en plan et Fig. 3 une vue de face d'une variante du "bulldozer"conforme à l'invention.
La machine comprend un châssis rigide reposant sur le sol par des chenilles. Celles-ci sont entraînées par un moteur- commun 2 par l'intermédiaire de boîtes d'engrenages 3, une pour @
<Desc/Clms Page number 3>
chaque chenille, par une transmission à chaîne et roue dentée 4, 5 et 6, reliée aux arbres d'entrée des boîtes des vitesses, arbres accouplés en 8. Chacune des boîtes d'engrenages contient un embrayage à friction etdesengrenages de marche avant et arrière.
Une barre centrale longitudinale 9 pivote sur le châssis, est entretoisée en 10 et s'étend vers l'avant pour supporter une fourche 11 sous un angle réglable. Cette fourche, qui supporte elle-même la lame principale est perforée et maintenue par des goupilles 13 dans la position choisie.
La lame 12 est munie d'une lame de coupe supplémentai- re mobile 14.
Le siège 15 est situé en avant du groupe moteur 2 et des boîtes d'engrenages 3, au moins approximativement au centre d'oscillation de la machine, de sorte que quand le conducteur occupe le siège et que la machine oscille en parcourant un ter- rain accidenté, il ne ressent que peu ou pas du tout les mouve- ments de tangage-de la machine. De chaque côté du siège 15 pivote un levier de commande 16 articulé en 17 à l'extrémité antérieure d'une tige 18 mobile longitudinalement, articulée à son tour en 19 à une tige de butée 20 agissant sur le mécanisme de la boîte d'engrenages correspondente par le moyen d'un levier oscillant 21.
La lame proprement dite 12 est normalement tenue au-dessus du sol, et est abaissée ou relevée par un levier 22 portant un bonhomme à ressort 23 pouvant s'engager dans le bord denté d'une plaque fixe voisine 24 (fig.l). Ce levier 22 pivote sur un arbre transversal 25 sur lequel est fixée une roue dentée 26 sur la- quelle passe une chaîne 27 dont une extrémité est fixée en 28 au châssis et l'autre en 29 à la barre 9. Un ressort de torsion 30 entoure l'arbre 25. L'une des extrémités de ce ressort est fixée à l'arbre même et l'autre au châssis de sorte que le ressort exerce continuellement sur la chaîne 27 une légère poussée diri- gée vers le haut.
<Desc/Clms Page number 4>
Un cliquet 31 pivote sur le levier de relevage de la lame 22 tandis qu'une détente 32 pivote sur la plaque dentée 24 et est munie, à son extrémité supérieure d'un galet 33 sollici- té par un ressort spiral 34 (fig. 3) de manière à entrer en engagement avec la périphérie d'une roue à rochet 35 solidaire de l'arbre 25. Le cliquet 31 est également dans le même plan que la roue à rochet 35.
Toutefois, si on le désire, le relevage et la descente de la barre 11 peuvent être effectués par la force motrice prove- nant des transmissions du véhicule, et commandés par un levier à main placé de la même manière que le levier 22.
Une paire d'appui-pieds 31 sont fixés auchâssis sous le siège 15, et une pédale de frein 37 pivote en 38 entre eux. La lame de coupe supplémentaire la, fixée en 39 au bord inférieur de la lame principale 12 est manoeuvrée par un organe 40 commandé au pied et fixé à la fourche 11 par des ressorts de rappel 41.
Les commandes du moteur 2, non représentées, sont pla- cées à l'avant à proximité du siège 15.
On voit donc que dans la machine décrite ci-dessus, la lame et son axe, qui sont d'un poids assez considérable s'étendent très en avant, tandis que le groupe moteur et le mécanisme de transmission sont situés plus à l'arrière que dans un "bulldozer" normal. Comme le contact entre le sol et les chenilles est re- lativement réduit dans le sens longitudinal, le conducteur souf- frirait fortement du passage de la machine en terrain accidenté si son siège se trouvait à l'arrière comme à l'ordinaire. On a surmonté la difficulté en plaçant le siège du conducteur à l'avant au centre d'oscillation de la machine, cette position assurant en même temps une meilleure visibilité et un contrôle plus aisé du travail de la lame.