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Joint d'arrêt pour câbles à huile sous hautes pressions.
Il est connu que dans les installations de câbles à huile on utilise des joints spéciaux, dénommés d'arrêt, soit pour diviser une longue canalisation en sections à respiration d'huile séparée, soit aussi, en particulier, pour limiter la pression hydrostatique dans les sections de canalisation posées sur terrain incliné, grâce à une interruption dans le canal de l'huile.
La présente invention concerne un perfectionnement des joints d'arrêt ayant pour but de les rendre aptes à diviser en sections les lignes en pente, dans lesquelles la pression atteint des valeurs élevées, jusqu'à 10-15 atmosphères, c'est à dire beaucoup plus élevée que la pression de 2-3 atm. pouvant
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être supportée par les joints employés jusqu'ici.
Afin d'expliquer plus facilement la nature de l'inven- tion, on a représenté schématiquement, dans le dessin annexé, deux joints d'arrêt, dont l'un (fig. l) de construction normale, généralement adoptée jusqu'ici, et l'autre (fig. 2) de cons- truction perfectionnée suivant la présente invention.
Dans les deux figures, 1 et 1" sont deux isolateurs, normalement coniques, fermés du coté étroit par deux capots métalliques 2, et 2' connectés électriquement entre eux. Les deux extrémités de câble 3 et 3', préparées au préalable, sont enfilées dans les isolateurs et grâce à des artifices spéciaux, elles forment contact avec les capots; un isolateur ayant l'épaisseur nécessaire (omis par raison de simplicité dans le dessin) est appliqué sur ces derniers. Les deux joints sont complétés chacun par son enveloppe montrée dans les figures, en section longitudinale.
Dans le joint déjà connu, représenté à la fig. 1, l'enveloppe est formée par des cloches terminales métalliques 4 et 4', scellées hermétiquement aux isolateurs et soudées aux points 5 et 5' sur le manteau de plomb des câbles, ainsi que par un cylindre métallique de protection 6 qui couvre entièrement le joint et est soudé à l'étain aux deux cloches terminales 7 et 7'. On a ainsi à l'intérieur du joint, trois chambres herméti- quement séparées, A, B, C; deux de celles-ci, A et B, sont en communication respectivement avec le canal des câbles 3 et 3' et remplies d'huile provenant des câbles eux-mêmes; par contre, dans la chambre (le l'huile a été introduite de l'extérieur, après y avoir fait un vide très soigné.
On se sert pour cela du trou 8 susceptible d'être fermé; ce trou peut être mis en communication, au moyen d'un tuyau, avec une des ouvertures 9 et 9' des cloches terminales, en établissant ainsi la communica- tion entre la chambre C et l'une des deux chambres A et B; le cas échéant on peut établir aussi la communication avec des réservoirs d'huile ou d'autres organes de l'installation. @
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Dans les lignes de câbles posés inclinés on met en communication avec la chambre C celle des deux chambres A et B correspondant à la langueur du câble placée en amont du joint, qui a la pression d'huile la plus élevée;
de cette façon l'iso- lateur correspondant ne doit pas supporter de différences de pression, tandis que l'autre isolateur peut opposer la. résistance nécessaire, la pression à laquelle il est exposé étant dirigée vers son intérieur.
Néanmoins, quand les pressions dans le câble atteignent des valeurs élevées et qu'en vue de la tension très élevée de la ligne, le joint doit avoir un diamètre considérable, il n'est plus possible de maintenir l'étanchéité à l'huile dans les deux soudures 7 et 7', du cylindre avec les cloches terminales; ces soudures laisseront bientôt suinter de l'huile et finiront par céder à la forte pression dirigée vers l' extérieur.
Ce grave inconvénient est éliminé grâce au joint d'ar- rêt faisant l'objet de la présente invention; celui-ci résout un problème demeuré sans solution jusqu'à présent et dont un exemple est illustré à la fig. 2. Dans ce joint il peut y avoir des soudures entre les cloches terminales et le manteau de pbmb des deux câbles parce qu'elles ne présentent pas d'inconvénients quant à l'étanchéité, mais les différentes parties formant son enveloppe sont assemblées sans soudures Dans ce but, dans l'exem- ple représenté, le cylindre de protection 10 est pourvu de deux joues 11 et 11', que l'on fixe respectivement sur les joues 12 et 12' placées sur les cloches d'extrémité 13 et 13' par le moyen de boulons, avec interposition d'une garniture.
Les deux cloches d'extrémité ne sont toutefois pas égales entre elles; à la cloche 13 l'isolateur 1 est fixé comme dansle joint d'arrêt employé jusqu'ici; pax contre, la cloche 13' ne soutient pas l'isolateur 1'; celui-ci est scellé à une bague métallique 14, fixée au cylindre de protection 10 à l'aide d'une connexion appropriée, sans les joues 15, par exemple moyennant une soudure, comme dans le dessin ; cetteconnexion est intérieure par rapport n
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à la cloche terminale 13'.
On applique le cylindre extérieur 10 sur lejoint (couvert d'un isolant approprié non dessiné) en le faisant glisser du côté droit vers le côté gauche ; on serre les joues 11 - 12 avec des garnitures et des boulons; ensuite on fait la connexion 15, par exemple par soudure, entre le cylindre 10 et la bague 14; enfin, on place la. cloche d'extrémité 13' en serrant les joues 11' - 12' avec des garnitures et des boulons.
Le joint d'arrêt décrit ci-dessus est donc forcément a.symétrique; la longueur de câble se trouvant en amont du joint et renfermant de l'huile à pression plus élevée, doit être connectée du côté de la chambre B et on fait communiquer celle-ci avec la chambre C; en effet, ce n'est que de cette façon que la connexion 15 peut résister, attendu qu'elle n'est pas exposée à des différences de pression. Cette connexion peut aussi être pratiquée en lieu et place de soudure comme indiqué au dessin, par d'autres moyens, par exemple en forçant une garniture appro- priée entre les deux parties, ou bien par une couronne de vis ou par vissage direct.
D'autres détails, tels que la fixation des isolateurs aux parties métalliques, le revêtement isolant de la jonction électrique, la préparation des terminaisons des câbles, peuvent être réalisés à loisir dans le joint d'arrêt faisant l'objet de la présente invention ; toutefois,le cylindre doit en tout cas être fixé aux cloches d'extrémité par d'autres moyens que par soudure.
Revendications
1.- Joint d'arrêt pour câblée à huile, caractérisé par le fait que les différentes parties constituant son enveloppe sont unies l'une à l'autre sans soudure.
2.- Joint d'arrêt suivant 1, caractérisé par le fait que chacune des deux cloches d'extrémité est pourvue d'une joue pour la fixer au cylindre de protection.
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