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"Procédé d'emboutissage curviligne local.. des aciers nickel-chro- me austénitiques";
C'est un fait bien connu que la charge de rupture de l'acier nickel-chrome austénitique croît lorsqu'on le travaille à froid. La résistance peut être de l'ordre de 85 à 140 kg/mm2, ou même atteindre une valeur plus élevée, suivant le degré d'é- crouissage. Mais, lorsqu'on désire soumettre un tel acier écroui à des opérations ultérieures pour le déformer ou le façonner lo- calement, par exemple pour former des creux ou des ondulations dans des tôles, ou encore pour évaser les extrémités de tubes, l'acier tend à se fissurer ou à se rompre si une déformation con- sidérable est nécessaire¯pour l'obtention de la forme désirée.
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Par exemple, lorsqu'on produit des creux ou des ondulations dans des tôles, on observe jusqu'à quatre-vingt dix pour cent de creux ou d'ondulations fissurés ou.;rompus si la tôle a subi un travail à froid considérable avant l'opération de formation de creux ou d'ondulations.
Conformément à la présente invention, on produit la déformation locale pendant que l'acier écroui est à une tempéra- ture inférieure à -18 C. et de préférence inférieure à -45 C. Les limites de température à adopter de préférence pour le travail sont de-45 à -100 C. On a constaté qu'en exécutant la déforma- tion à une température aussi basse, le risque de fissuration ou de rupture des parties déformées se trouve considérablement ré- duit.
Quand on déforme plastiquement de l'acier nickel-chrome austénitique à des températures très basses, sa dureté et sa char- ge de rupture augmentent dans une mesure supérieure à celle que l'on constate quand la déformation est exécutée à la température ambiante et, en conséquence, il est nécessaire d'utiliser une for- ce de déformation plus grande. On a observé que, malgré cette augmentation de la charge de rupture et de la dureté, le métal est plus ductile et qu'on peut le déformer localement en appli- quant des forces qui, si elle étaient appliquées à la températu- re ambiante, provoqueraient la fissuration ou la rupture. En fait, sous l'action d'une force donnée appliquée localement, le métal flue, à une très basse température, sur une surface plus grande et de manière plus uniforme qu'à la température ambiante.
Dans la mise en oeuvre de l'invention, il faut maintenir l'acier à basse température pendant toute l'opération de déforma- tion. Celle-ci engendre habituellement de la chaleur et, pour empêcher cette élévation de température, il est désirable de re- froidir le ou les outils à façonner, bien que, naturellement, cela ne soit pas toujours nécessaire.
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Les aciers peuvent avoir été travaillés à froid dans une mesure plus ou moins prononcée lorsqu'on les soumet à l'opération de façonnage ou de déformation à basse température, mais il faut qu'ils soient à l'état écroui. L'invention n'est pas applicable à l'acier recuit, car celui-ci tend à se fissurer si on le défor- me même à basse température.
Les opérations que l'on peut exécuter à basse température sont l'une quelconque de celles qui conduisent à l'obtention d'une partie déformée mécaniquement et comportant une surface courbe en totalité ou en partie, par exemple le cintrage, la formation d'on- dulations, d'évasement, de brides ou rebords, de creux peu pro- fonds,etc..
Il est important que l'acier soit complètement austéniti- que, étant donné qu'il a été constaté que la présence de grains de ferrite comme constituant distinct à la température ambiante réduit considérablement aux basses températures l'aptitude à la déformation. Tous les aciers nickel-chrome complètement austéni- tiques peuvent être travaillés avec avantage conformément à l'in- vention. Comme on le sait, ces aciers contiennent habituellement 8% de nickel au moins et 17% de chrome au mons avec, ou sans, de faibles proportions d'autres constituants.
A titre d'illustration du perfectionnement apporté par l'invention, un acier contenant 9,3% de nickel, 18,3% de chrome et 0,12% de carbone, à l'état dit demi-dur, c'est-à-dire ayant une charge de rupture d'environ 100 kg/mm2, a été soumis à une opé- ration de formation d'ondulations. On a traité deux feuilles de cet acier, l'une à la température ambiante et l'autre à -75 C.
Il a été observé que 90% des ondulations formées à la température ambiante s'étaient fissurées, tandis qu'aucune des ondulations formées à -75 C ne s'était fissurée.
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