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" Procédé de séchage, en particulier de matières cérami- ques ".
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La présente invention est relative à un procédé de séchage de matières céramiques, ainsi que d'autres corps, dans lequel des conditions identiques ou analo- gues existent dans le cours du processus de séchage.
Pour autant que par exemple des ébauches céramiques ne sont pas séchées simplement à l'air de manière primi- tive, on utilise dans ce but des installations de sécha- ge dans lesquelles le séchage a lieu par un courant d'air conduit à travers la chambre ou analogue recevait las me- tières à sécher, et cala soit de la manière la plus simple en y faisant passer de l'air chaud, soit sui- vant le principe dit du séchage à l'air humide,de telle pratiquement sorte que la matière soit d'abord autant que possible, / sans abandon d'eau, portée jusqu'à son noyau à une tempéra- ture déterminée, après quoi on y fait passer de l'air à teneur en humidité continuellement décroissante,
qui se charge de l'humidité et ainsi évacue celle-ci et effec- tue le.séchage.
Tous ces procédés indifféremment, qu'ils soient réalisés de manière discontinue dans des chambres ou fosses fixes ou encore, suivant le mode moderne, réalisés de manière continue dans le séchoir dit à canal, exigent des installations mécaniques relativement compliquées, nais ils nécessitent surtout la emploi énone d'air sec et par conséquent de chaleur. c'est ainsi par exemple que . le séchage d'une seule ébauche de tuile, lorsque celle-ci, comme cela correspond à peu près aux conditions réelles, contient 1 kg d'eau, nécessite, en supposant l'air sec à une certaine température et saturé d'eau à
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50 gr.
d'eau par m3, à peu près 20 m3 d'air. Ce courant d'air doit être produit, et amené à la tempéra- ture nécessaire avec une consommation de chaleur nota- ble.
Les procédés de séchage connus reposent tous sur l'hypothèse que le séchage et l'évacuation de l'humidité nt nécessite/l'emploi du courant d'air chaud passé sur la matière à sécher ou effleurant et échauffant celle-ci et constituant en même temps l'agent de transport de l'eau évaporée. Dans ces conditions on prenait en compte dans autres considérations les frais et inconvé- nients considérables d'un tel mode de travail, aux- quels s'ajoutaient encore, dans le cas de matières céramiques, celui du danger d'un déroulement non uniforme du processus de séchage, comme par exemple, la dessicca- tion prématurée des coins, des bords et en général des parties saillantes des ébauches, et ainsi l'apparition des fissures de séchage redoutées.
L'invention rompt avec l'idée qui généralement avait cours jusqu'à présent, qu'un séchage n'est possible qu'en chargeant un courant d'air chaud de l'eau qu'il doit: chasser de la matière à sécher .
Au contraire de ceci, on propose, suivant l'inven- tion d'entreprendre le séchage en l'absence de tout courant d'air conduit au travers de la chambre de sécha- ge ou engendré dans celle-ci, dans une atmosphère prati- quement calme, simplement en chassant l'humidité au moyen de chaleur.
Ce procédé consiste par conséquent en ce que l'on expose la matière à sécher, dans une chambre ou analo- gue fermée en elle-même, à l'action de chaleur, avec ce résultat qu'ainsi l'eau contenue dans la matière est évaporée . La vapeur d'eau produite forme au-dessus de la
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matière à sécher dans la chambre une colonne de vapeur qui se déplace lentement vers le haut suivant la quantité de vapeur nouvellement formée, après quoi la vapeur s'é- coule à l'extérieur par une ouverture de la chambre de séchage, jusqu'à ce que toute l'eau ait été évaporée.
Ainsi il n'est plus nécessaire maintenant que d'apporter de manière continue à la matière se trouvant dans la chambre, jusqu'à la fin du processus de séchage, les quantités de chaleur qui sont nécessaires à l'échauffe- ment de la matière à sécher elle-même et à l'évaporation de l'eau qui s'y trouve contenue, sans produire d'air chaud supplémentaire ou sans devoir amener un courant d'air chaud à la température-nécessaire.
L'échauffement de la matière peut se faire par tout chauffage approprié de la chambre de séchage, ce qui donne le moyen, par exemple par chauffage électrique, mais aussi par d'autres procédés de chauffage, au moyen de corps chauffants disposés dans la chambre sui- vant l'agencement de l'empilage des matières, de faire agir la température pendant tout;
le processus de séchage partout uniformément sur la matière à sécher et également d'élever la température de séchage peu à peu suivant une courbe désirée -La matière dont le séchage est terrai- né peut quitter la chambre à une température qui lui permet, dans la cuisson qui fait suite , par exemple dans un four à tunnel, d'être introduite aussitôt dans une zone très chauffée correspondante de celui-ci, avec ce résultat que le tronçon extrême de préchauffage du four à tunnel est largement superflu.
Bien entendu, la matière à sécher peut aussi , au cas où elle ne doit pas être cuite immédiatement après, être de nouveau refroidie et remise en piles.
Toutes les sollicitations-dé la matière pendant le
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processus de séchage, par suite du courantd'air néces- saire dans les procédés de séchage usuels jusqu'à pré- sent, disparaissent, et avec elles aus3i le redoutable retrait ou la fissuration des ébauches.
Au cours d'essais qui ont été réalisés pour mettre le nouveau procédé à l'épreuve, il s'est avéré que par exem- ple dans une enceinte fermée -qui n'avait qu'une toute petite ouverture pour l'échappement de la vapeur d'eau,- et qui était chauffée extérieurement par des gaz de fumées d'une température de 200 , des @ tuiles de toit y introduites étaient parfaitement sèche au bout de quelques heures déjà, sans avoir pris du retrait ou manifesté des fissures.
L'extraordinaire diminution de la quantité de cha- leur qu'il faut employer maintenant pour le séchage sui- vant le nouveau procédé, conduit à une amélioration nota- ble du bilan thermique des installations de traitement de céramique, car maintenant les chaleurs perdues de l'installation de cuisson suffisent amplement à réaliser complètement le processus de séchage.
Les installations nécessaires pour réaliser le nou- veau procédé sont de la plus grande simplicité et consis- tent par exemple en chambres verticales, couvertes au dessus, de préférence à fentes, possédant des ouvertures réparties tout au'cour et ayant une section appropriée, dans lesquelles la matière à sécher est introduite, après quoi les chambres sont fermées en bas et on procède au séchage.
Le procédé a été en fait mis sur pied en premier lieu pour le séchage de matières céramiques, mais peut être employé aussi dans d'autres cas où se présentent des conditions correspondantes, avec des avantages égaux ou correspondants.
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Le terme de "matière" employé dans le présent mémoire se rapporte aussi bien aux objets ou ébauches à sécher qu'à la matière qui les constitue .
REVENDICATIONS
1. Procédé de séchage , en particulier de matières céramiques, caractérisé en ce que l'évacuation de l'humidité se fait en atmosphère pratiquement calme simplement par échauffement de la matière à sécher, la vapeur d'eau qui se produit s'écoulant par une ouver- ture supérieure hors de la chambre contenant la matière à sécher, suivant la quantité nouvellement formée, de façon continue , de cette vapeur.