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Semoir mécanique
Les semoirs mécaniques destinés à l'épandage de semences sont généralement construits d'une manière relativement inva- riable. Aucune innovation n'a été introduite dans ce domaine depuis longtemps, et l'évolution de celui-ci a été considérée comme achevée. Or, il a été constaté que les semoirs connus présentent toute une série d'inconvénients, que l'on ne croyait pas pouvoir éliminer à ce jour sans qu'il en résulte une compli- cation considérable de la construction, ou bien, et le plus sou- vent simultanément, une élévation du coût de fabrication de telles machines. La présente invention vise à éliminer un grand nombre de ces inconvénients, sans négliger le point de vue de la simplification de la construction et de la fabrication économique.
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Toutefois, l'invention vise en premier lieu à établir une machine pouvant être assemblée, modifiée et manipulée par un personnel non spécialisé, sans faire usage d'outils et sans connaissances spéciales dans le montage de machines. Par conséquent, la machi- ne selon l'invention comporte une série de modifications essen- tielles par rapport aux machines connues, ces modifications ten- dant à un but commun, à savoir, satisfaire à la condition posée, c'est-à-dire, l'établissement d'une machine capable de résister à une' manipulation par des profanes, pouvant êre construite à peu de frais, et dont l'adaptation demande un temps des plus réduits.
En premier lieu, l'invention prévoit que l'ensemble du semoir, lequel était constitué jusqu'à présent en fer profilé, sera désormais de construction tubulaire. Cette modification entraîne déjà des avantages importants, en ce sens que le mo- ment résistant du profil tubulaire est sensiblement plus élevé que celui des autres profils, notamment en considérant le fait que ces profils travaillent à la fle¯xion dans toutes les di- rections des plans qui leur sont perpendiculaires et, de plus, d'une autre manière, par exemple, à la torsion, à la traction et à la pression.
Le préjugé qui existait vis-à-vis des profils tubulaires, à savoir que les profils à angles permettent de mé- nager de meilleures connexions, vuque les vis utilisées pour l'assemblage des organes présentent une moindre longueur et peuvent être disposées d'une manière plus simple, tout en écartant le risque d'une déformation du profil par un serrage à fond, s'est révélé injustifié, d'autant plus que la construction est établie de telle façon que l'emploi des vis peut être complètement abandonné.
Ceci est réalisé par le fait que l'avant-train est cons- titué principalement par un longeron horizontal auquel est réunie une traverse, par soudure par exemple. Les roues avant sont arti- culées aux extrémités de cette traverse à la manière du système
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de direction pour automobiles. En outre, le longeron porte une colonne de direction. Lors de la fixation de cette colonne, il convient de considérer que celle-ci sera excentrée si le longe- ron est situé suivant l'axe de la machine et vice-versa. De toute façon, il convient de tenir compte de cette circonstance lors de l'établissement du système de direction ou lors de la fixation du longeron dans l'arrière-train.
Cette colonne de direction sera réunie à la traverse par des entretoises, de façon que l'ensemble de la construction, constitué par le longeron, la traverse et la colonne de direction, forme un tout parfaite- ment rigide, la colonne de direction ne devant pas, le cas échéant, être ramenée trop loin vers l'arrière, de telle sorte que la plus grande partie du longeron, située du côté de l'ar- rière-train, reste libre et sans entraves, et puisse servir d'ar- pas bre de torsion. Ceci n'est toutefois/absolument indispensable.
Cette disposition permet cependant d'assurer à la machine, selon l'invention, une rigidité élevée et un bon comportement en tous terrains, pour un poids réduit au minimum, même sans la prévision d'une articulation entre les trains avant et arrière.
Un crochet d'attelage, de préférence à ressort, est appelé à agir sur la colonne de direction, notamment à la partie supé- rieure de celle-ci. Ceci présente une importance particulière, vu qu' ainsi le point d'attaque du crochet d'attelage est élevé au maximum et occupe une position essentiellement différente de celle qui se présente dans les machines connues. Dans ces der- nières, le crochet d'attelage était généralement situé au-dessous de la traverse, de sorte que lors de l'accouplement du crochet à un tracteur ou à un attelage, l'effort de traction tendait toujours à soulever les roues avant du sol.
Comme ces dernières sont déjà d'un poids réduit et que l'avant--train sert en réa- lité exclusivement à recevoir le système de direction et le cro- chet d'attelage, et ne peut donc pas être d'un poids trop élevé, les machines connues avaient tendance à "flotter", et il était souvent difficile de satisfaire aux conditions rigoureuses im- posées à la man#uvre de semoirs mécaniques en ce qui concerne
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le parallélisme des trains. Cette situation est essentiellement modifiée grâce à la disposition selon l'invention.
La conception du système de direction tient également compte de considérations particulières. En premier lieu, le système de transmission des mouvements de braquage du mécanisme de direction aux fusées articulées aux extrémités de la traverse est situé au-dessous de cette dernière. De cette façon, on éco- nomise la moitié des points d'articulation par rapport à ce qui est connu, c'est-à-dire que, dans l'exécution selon l'invention, la bielle de direction attaque directement chaque fusée.
En outre, le système de transmission de mouvement est prévu tel, que le levier solidaire de la colonne de direction, la bielle de direction, la fusée et les éléments indéformables prévus entre le point de montage de la fusée et le point de mon- tage de la colonne de direction, formant de chaque côté un quadrilatère articulé dont les différents éléments sont ajustés les uns par rapport aux autres de telle manière que, lors du braquage des roues directrices, ils se coupent toujours en un point situé sur l'essieu arrière.
Une autre amélioration est prévue à propos du relèvement des coutres. Jusqu'à présent, la pratique courante consistait à faire basculer vers la position inactive un pignon intermédiaire de l'engrenage, simultanément avec le relèvement des coutres, arrêtant ainsi le système distributeur. Toutefois, selon l'in- vention, et comme décrit plus bas, il est fait usage d'un en- grenage particulier, dans lequel l'arbre principal est réuni directement par un pignon à la roue arrière, de sorte que la disposition connue pour l'arrêt de l'appareil distributeur ne peut plus être appliquée. Selon l'invention, l'ensemble de l'en- grenage est basculé vers la position hors prise simultanément avec le relèvement des coutres.
L'avantage de cette disposition réside en premier lieu dans une réduction du jeu et la suppres- sion du pignon intermédiaire utilisé à ce jour; cet avantage
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sera exposé plus amplement lors de la description de la nou- velle disposition de l'engrenage.
De même, la manoeuvre de l'auge est également modifiée.
Jusqu'à présent, 1' auge était souvent amovible et était disposée de telle manière que, dans sa position abaissée, elle se trou- vait derrière les distributeurs. Chaque distributeur était muni d'un .aiguillage appelé, lors de la rotation de la machine, à la main, à diriger le courant de semences vers l'auge. Une fois la rotation à la main terminée, on enlevait l'auge pour la vider.
Selon l'invention, l'auge est fixée au bâti de la machine d'une manière non amovible. Le vidage de l'auge s'opère à l'aide d'un registre ou d'un clapet de fond. Ceci présente l'avantage que 1' auge n'est pas endommagée par l'enlèvement et la remise en place, ni ne peut être utilisée dans un autre but.De plus, les organes de guidage en forme d'aiguillages, utilisés à ce jour, sont supprimés.
On y arrive grâce au montage de l'auge par rap- port au châssis sur des systèmes à quatre articulations, dont un est prévu de chaque côté. L'auge, c'est-à-dire le centre de gravité de celle-ci, décrit donc une courbe complexe qui se présente de telle façon que lors du basculement de 1' auge vers le bas, son bord avant vient se placer sous les distributeurs, tandis que, lors du relèvement de l'auge, celle-ci libère les ouvertures de sortie des distributeurs. La position relevée de l'auge est assurée, comme d'habitude, par un cliquet.
De plus, on prévoit une position moyenne, également assurée par un cli- quet, dans laquelle l'auge est légèrement basculée vers le bas autour des points d'articulation situés au voisinage de ses bords antérieurs, de sorte que le préposé, tout en se tenant à la dis- tance habituelle de la machine, peut observer librement l'ensem- ble de l'appareil distributeur, sans toutefois que ce dernier soit complètement mis à jour. Finalement, dans la troisième posi- tion, l'auge est orientée horizontalement, après avoir été bascu-
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lée vers le bas jusqu'à sa position extrême. Le mode d'articu- lation, décrit ci-dessus, de l'auge au châssis, implique une liaison particulière entre les entonnoirs et les autres orga- nes de la machine.
Selon l'invention, les entonnoirs sont arti- culés au bord avant de l'auge, autour d'un axe horizontal.Idi on entend toujours par "avant" le sens de l'avancement de la ma- chine. On conçoit que, grâce à une telle articulation entre les entonnoirs et l'auge, toute perte de semences lors du déplace- ment de l'auge est complètement éliminée et que, de plus, soit les entonnoirs, soit 1' auge se trouvent toujours au-dessous des distributeurs.
La construction de l'engrenage de transmission est en rap- port direct avec la conception de l'auge et des entonnoirs selon l'invention. Conformément à celle-ci, cet engrenage est établi sous la forme d'une transmission double connue en soi, alors que l'application de tels engrenages dans le domaine des machines agricoles, notamment les semoirs mécaniques, était en principe écartée jusqu'à présent, car on croyait augmenter ainsi le coût de la machine et la rendre plus compliquée. Par conséquent, on travaillait à ce jour avec des transmissions simples et l'on rem- plaçait les rapports de transmission manquants par l'adjonction d'un jeu de pignons de changement de vitesse.
Cette solution n'était que peu satisfaisante, étant donné qu'elle nécessitait le transport d'organes séparés et d'outils, et de plus, exi- geait un temps assez long à chacun des fréquents montages et démontages des pignons de changement de vitesse. Selon l'inven- tion, la transmission double, dont on a déjà dit qu'elle consis- tait en un engrenage basculable, comporte une boite de vitesse Norton à gradation précise et un engrenage multiplicateur à gradation grossière, chacun de ces engrenages pouvant être ma- noeuvré séparément à l'aide d'un levier, les gradations et les rapports de transmission étant établis de telle façon que l'on obtient, aux dépens de l'engrenage multiplicateur à degrés gros- siers, une gradation telle,
que celle-ci est réalisée chaque fois @
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complètement par l'engrenage Norton à degrés précis et sans sauts de transmission particuliers, de même que sans aucun "croisement" de vitesses. Le changement du réglage de l'engre- nage est obtenu à l'aide de deux leviers attribués aux deux élé- ments de celui-ci et réglables à l'aide de crans. A l'extrémité d'un arbre d'engrenage est fixée une manivelle qui pe-rmet de tourner la machine à la main après que l'engrenage a été basculé vers sa position hors prise (après relèvement des coutres) sans qu'il soit nécessaire de mettre la machine sur crics ou trai- teaux, comme c'était souvent le cas jusqu'à présent.
La manoeuvre de cet engrenage, et donc celle de la machine, est extrêmement simple :
Pour mettre la machine au point, on fait basculer l'auge vers l'intérieur et les entonnoirs vers l'extérieur. D'autre part, les coutres occupent à ce moment la position relevée, de sorte que l'engrenage est hors de prise avec les roues arrière cependant que l'on peut tourner la manivelle et faire tomber ain- si les semences directement dans l'auge. Un tableau indique exactement la mise au point qu'il convient d'adapter pour réali- ser une densité d'épandage donhée.On peut alors appliquer cette mise au point et effectuer un essai en tournant à la manivelle, la disposition étant telle que, en cas de variations dans la grosseur des semences ou analogues, on peut modifier la position des engrenages, en s'écartant du tableau théorique.
Cette façon de procéder est nouvelle en ce sens que, jusqu'à présent, une telle mise au point nécessitait des manoeuvres fastidieuses. Ainsi, il était nécessaire de mettre la machine sur crics et de faire tourner la machine à la main en actionnant la roue arrière déta- chée du sol et qui était accouplée à l'engrenage. Cette rotation à la main est désormais sensiblement simplifiée.
Le tube de descente prévu entre les entonnoirs et les cou- tres est en rapport logique avec ce qui vient d'être exposé.
Comme le soulèvement des coutres est accompagné d'un déplacement, inconnu à ce jour, des entonnoirs, il est nécessaire d'appliquer @
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ici des dispositions particulières Celles-ci consistent par la prévision, entre chaque coutre et l'entonnoir correspondant, d'un tube télescopique réuni à mouvement universel à chacun de ces deux éléments. Il importe peu que cemontage universel, qui comporte deux axes de rotation qui se coupent ou se croisent, soit établi de telle façon que le point d'intersection ou de croi- sement soit situé sur l'axe du tube. Au contraire, et aux fins de simplification, les articulations seront situées en-dehors de cet axe sans qu'il en résulte le moindre inconvénient.
Une telle liaison universelle est nécessaire, cela non seulement pour la raison que les entonnoirs effectuent désormais un déplacement; au contraire, il était déjà connu d'appliquer une articulation, à savoir dans les cas où les entonnoirs étaient fixes car, ici également, il se produisait un mouvement relatif, bien que dans une mesure moindre, vu que les coutres étaient relevés et abais- sés, alors que les entonnoirs restaient immobiles. Toutefois, l'articulation était souvent constituée à ce jour par des tubes flexibles établis en bandes enroulées en hélice.
Ces tubes con- venaient pour faire la transition entre la section de passage étroite des entonnoirs et la section de passage,plus grande, des coutres qui s'étendent jusqu'aux bords extrêmes des roues; cependant, le déplacement des semences dans ces tubes n'était pas aussi exempt de remous que dans les tubes télescopiques.
Afin d'améliorer davantage la tranquillité et l'uniformité du mouvement des semences et de réaliser un transport parfaite- ment régulier de celles-ci, l'invention propose d'établir les au- gettes ou berceaux en tôle de fer émaillée, en matière synthétique ou en toute autre matière convenable, résistante, non oxydable et dont la surface demeure invariablement lisse. On a déjà employé précédemment des augettes émaillées; celles-ci étaient en fonte, car on craignait que les augettes en tôle pourraient se gauchir dans le four à émailler. Toutefois, on a constaté que l'on pou- vait parfaitement adopter cette dernière exécution, si l'on pre- nait les dispositions décrites ci-après en détail.
Par ailleurs, il convient d'ajouter ce qui suit concernant les points exposée
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plus haut: La liaison articulée entre le longeron de l'avant- train et l'arrière-train sera non pas rigide comme jusqu'à pré- sent, ni, de préférence telle que décrite plus haut, à savoir en tirant parti de la torsion du longeron, mais se fera par l'intermédiaire d'une articulation proprement dite et consistera en une plaque rigide disposée verticalement sur l'arrière -train et munie d'un orifice. Le longeron pénètre dans cet orifice et est assujetti contre tout déplacement axial, Un tel assujettis- sement peut être réalisé à l'aide de colliers, goupilles et ana- logues, sans nuire à la simplicité de la construdtion.
Il est en outre recommandé que le crochet d'attelage à res- sort relié à l'extrémité supérieure de la colonne de direction fixée au longeron ne soit pas attachée rigidement à cette colonne mais réunie à cel le-ci à os-cillation libre. Par conséquent, l'os- cilla¯tion de ce crochet sera indépendante tant du semoir que de la direction de celui-ci, de sorte que la direction est assu- rée de la manière connue,exclusivement par le conducteur, et il n'est pas à craindre que le semoir soit influencé par le tracteur ou l'attelage animal.
Cependant, il y aura une certaine interdé- pendance entre le crochet d'attelage et la direction, en ce sens que le crochet présente un prolongement orienté vers l'arrière et qui est à même d'entrer en contact avec deux butées d'extrémité prévues sur la couronne du mécanisme de direction, ceci dans les deux positions angulaires extrêmes admissibles du crochet d'at- telage par rapport à l'axe de la machine.
Cette disposition a pour effet que, vu l'existence d'un certain angle entre la di- rection d'avancement des animaux et l'axe longitudinal de la ma- chine, il n'est plus à craindre que ceux-ci renversent le semoir; au contraire, avant qu'un tel incident ne se produise la di- rection sera entrainée par le crochet d'attelage, par l'intermé- diaire du prolongement postérieur de cel ui-ci et des butées pré- citées, et la machine exécutera un virage. Afin d'accentuer davan- tage l'indépendance du crochet d'attelage par rapport à la cou- ronne de direction située directement au-dessus de lui, on inter-
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pose entre ces deux éléments un galet destiné à réduire le frot- tement et fixé au prolongement postérieur du crochet d'attelage.
Une autre caractéristique essentielle de la machine réside dans la disposition du mancheron, laquelle constitue une améliora- tion par rapport à ce qui est connu. Jusqu'à présent, le mancheron était ou bien réuni rigidement à la direction, ou bien établi de telle façon qu'il devait être dévissé spécialement. Conformément à la solution proposée ici, le mancheron est réuni amoviblement à la direction, à l'exclusion de toute liaison à vis. Pour réaliser cet objectif, on prévoit à l'extrémité avant du mancheron une four- che orientée verticalement, dont une extrémité est située au-dessus et l'autre au-dessous, de cette extrémité du mancheron. Cette four- che est constituée en un profilé plat et soudée au mancheron.
L'ex- trémité supérieure de la fourche présente un orifice qui embrasse un tenon approprié de la colonhe de direction ou, de préférence, de l'arbre de direction monté à rotation dans cette colonne, tan- dis que l'extrémité inférieure de la fourche est elle-même bifur- quée et présente une branche de droite et une branche de gauche.
Cette bifurcation de l'extrémité inférieure de la fourche est ap- pelée à engager la colonne ou l'arbre de direction de part et d'autre, de sorte que le mancheron peut être monté d'un seul mou- vement sur la colonne ou l'arbre de direction, sans nécessiter des dispositifs de liaison quelconques. Ceci suffit pour assujettir le mancheron contre tout déplacement transversal et longitudinal et pour le maintenir dans une certaine mesure dans la position hori- zontale. Or, l'arbre de direction est réuni de la manière connue en soi à une couronne de direction, déjà mentionnée, située au- dessus du crochet d'attelage, et qui peut être établie en un fer plat cintré en demi-cercle.
Cette couronne de direction, au-dessous de laquelle est situé le crochet d'attelage prévu pour agir sur les butées, orientées vers le bas, de la couronne de direction, présente sur son bord supérieur des encoches connues en soi, dans lesquelles peut s'engager une saillie appropriée du mancheron, afin de réaliser un assujettissement sûr du mécanisme de direction.
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Grâce à cette coopération de la saillie du mancheron avec les encoches de la couronne de direction on réalise une liaison en- tre ce dernier et la colonne de direction et, de plus et avant tout, un maintien sûr du mancheron dans la position horizontale.
Comme on le sait, le réglage par plusieurs encoches a pour but de permettre au conducteur de marcher soit au milieu, derrière la machine, c'est-à-dire dans l'axe de celle-ci, soit à droite ou à gauche de la machine, tout en pouvant manoeuvrer à volonté un mancheron orienté obliquement, sans nuire à l'avancement de la machine en ligne droite.
Les augettes peuvent également faire l'objet d'une amé- lioration par rapport à ce qui est connu, en ce sens que, con- formément à l'invention, ces augettes seront fixées, d'une ma- nière réglable et élastique, sur une barre horizontale rotative.
Dans ce cas, et lorsque des différences quelconques surviennent dans l'intérieur des augettes ou dans la position des distribu- teurs, on peut apporter une modification au réglage des augettes individuelles. D'autre part, et lorsque toutes les augettes sont ajustées uniformément, un déplacement de la barre sur laquelle ces augettes sont fixées, permet de régler la distance entre les augettes et les roues des distributeurs. A cette fin, on peut prévoir par exemple une échelle indicatrice et un dispositifde calage du levier pour la mise au point des augettes.
Finalement, il convient de remarquer que les roues distri- butrices pour petites semences reçoivent une conformation spé- ciale. Ces roues consistent en trois éléments, à savoir, la roue dentée proprement dite destinée au transport des semences et deux disques plus larges prévus de part et d'autre de cette roue et qui tournent librement sur celle-ci, cependant que cette roue est entrainée en rotation sur l'arbre du système distributeur par l'intermédiaire d'un dispositif de commande. Selon l'invention, ces trois roues sont maintenues assemblées à l'aide d'un étrier ou d'une bague fendue ou à détente, qui maintient ensemble les deux roues extérieures lisses. De cette façon, les roues peuvent
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être aisément conservées, sans que l'on risque de les égarer.
Par ailleurs, cette particularité de l'invention est essentielle- ment caractérisée en ce que les roues distributrices présentent des échancrures en forme de segments, de sorte que les jantes dentées des roues médianes restent ouvertes vers le côté. La disposition doit être telle que, lorsque les bagues à détente ou les étriers butent contre les paliers des roues distributrices, ces échancrures en forme de segments soient situées à peu près à proximité du point d'application des augettes sur la roue dis- tributrice et à l'intérieur même de la masse de semences. Dans ce cas, les semences peuvent s'introduire entre les dents en tou- te certitude et des deux côtés, et les semences seront toujours transportées en quantité requise.
Les semences transportées en excès ne seront pas détériorées mais quitteront librement la roue par les échancrures précitées.
Les dessins annexés représentent quelques exemples de réa- lisation de l'invention, à savoirs
La fig. 1 est une vue perspective d'un semoir mécanique selon l'invention.
La fig. 2 est une élévation de cette machine.
La fig. 3 représente l'arrière-train avec coutres abais- sés, et
La fig. avec coutres relevés.
La fige 5 montre un coutre, en faisant ressortir particu- lièrement le point de fixation du tube de descente au coutre.
La fig. 6 est une vue en coupe du tube de descente.
La fig. 7 montre un berceau à position réglable.
La fig. 8 représente le système de mise au point de tous les berceaux, tandis que finalement,
La fig. 9 est une vue schématique de la double transmission par engrenages.
Comme montré dans la fig. 1, la traverse 11 est soudée à l'extrémité avant d'un longeron 10. A l'extrémité de cette tra- verse sont articulées les roues 12 par 1 'intermédiaire du sys-
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tème de direction 13 courant dans les automobiles, avec pivots de direction 14 et bielles de direction croisées 15. Les lon- gueurs des leviers d'attaque 16 et les distances entre les points d'attaque 17 des bielles de direction 15 et le centre de l'arbre de direction 18 sont inégales et sont réglées de telle façon que le braquage des deux roues avant 12 s'opère non pas dans une po- sition parallèle de celle-ci, mais de façon à réaliser un pivo- tement parfait autour d'un centre commun, sans décalage latéral des roues.
Cette disposition est également appliquée pour la pre- mière fois dans la construction de semoirs mécaniques, cela sans l'emploi de courbes de commande ou analogues.
L'arbre de direction 18 est monté dans la colonne de di- rection 19 soudée au longeron 10. Cette colonne est réunie à la traverse 11 par deux entretoises 20 et 21, soudées à chacun de ces éléments. A l'arbre de direction 18 est réunie par sou- dure, par l'intermédiaire d'une traverse 22, une couronne de di- rection 23 présentant des encoches 24. Cette couronne comporte en outre deux butées 25. Entre ces ferrures de butée 25 courbées en U et la traverse 22 de la couronne de direction est monté, sur la colonne de direction 19, un crochet d'attelage 26, par l'intermédiaire d'un ressort de traction 27, ce crochet présen- tant un prolongement postérieur 28.
Ce dernier peut rouler sur la couronne de direction à l'aide d'un galet 29, sans influencer cette couronne, la disposition étant telle que ce prolongement n'entrainera le semoir dans le sens du braquage qu'après que le crochet d'attelage aura occupé une position fortement oblique par rapport à l'axe de la machine, ce qui permet d'éviter un ren- versement de cette dernière dans le cas où le conducteur aura raté par inattention, la manoeuvre de direction dans des courbes accentuées. Finalement, la couronne de direction présente deux forages 30 servant au montage d'un timon lors du transport sur route, afin de rendre superflue toute manoeuvre de braquage par- ticulière.
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Le mancheron 31 présente à son extrémité avant une fourche 32. Celle-ci est située de telle manière que sa branche supé- rieure 33 se dirige obliquement vers le haut et est munie d'un forage, tandis que sa branche inférieure se subdivise en deux branches qui embrassent l'arbre de direction 18 tandis que le forage précité engage cet arbre. Par conséquent, la fourche est mise en place obliquement par en haut, et est ainsi assurée dans sa position. Une came non représentée de cette fourche s'engage dans les encoches 24 de la couronne de direction.
Sur l'arrière-train est prévue une tôle de retenue rigide et verticale 35, fixée d'une part à la barre 36 servant au mon- tage des coutres, et d'autre part à une entretoise 37 en arc de cercle, aboutissant à l'essieu arrière. Le longeron 10 traverse un orifice 38 prévu dans cette tôle, comme il ressort notamment de la fig. 2, et est maintenu par une goupille 39, ainsi qu'un collier de serrage non représenté. En plus. du rail 36, et comme il ressort des fig. 3 et 4, l'arrière-train comprend les coutres 40 et leur dispositif de relèvement 41. Le coffre à semences 42 avec l'agitateur 43, les berceaux 44, les distributeurs 45 et les entonnoirs 46, est également représenté.
Les tubes télesco- piques 47 réunissent les entonnoirs 46 aux coutres 40, dont les crochets 48 peuvent porter des poids. L'auge 49 est maintenu dans la position horizontale représentée, à l'aide d'un cliquet 50.
Les entonnoirs 46 sont articulés au bord antérieur 51 de l'auge.
Comme il ressort de la fig. 4, le cliquet 50 peut être déclenché lors du relèvement des coutres (ou indépendamment de cette manoeuvre), et l'auge 49 abaissée jusque dans sa position finale inférieure, dans lequel cas l'auge parvient en-dessous des distributeurs 45, tandis que les entonnoirs 46 sont basculés vers l'avant, c'est-à-dire en dehors de la portée des distribu- teurs. Dans le mode d'exécution représenté, les berceaux 44 @ prévus sur une barre 52 sont écartés par basculement en même temps que l'auge, de sorte que la totalité des semences descend dans l'auge, sans qu'il soit nécessaire de prendre des mesures particulières à cet effet.
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Comme il ressort de la fig. 5, la liaison universelle entre le tube de descente 47 et le coutre 40 est constituée uni- quement par une cornière 53? soudée au canal, et fixée à un ori- fice du coutre de fortes dimensions, à l'aide du boulon 54.
Le pivotement ainsi rendu possible, suffit complètement pour les deux sens de rotation.
La suspension universelle supérieure du tube de descente est représentée dans la fig. 6 . Celle-ci représente l'entonnoir 46, dont l'extrémité postérieure, qui est située ici du côté gauche, est munie d'un étrier 55 par lequel l'entonnoir est sus- pendu à la barre de renforcement 56 prévue à l'extrémité avant 51 de l'auge 49. A - angle droit par rapport à ce dispositif se trouve la liaison lâche à rivets entre l'entonnoir 46 et la par- tie supérieure évasée 57 du tube de descente 47 proprement dit.
Ce dernier consiste en trois parties télescopantes 58, 59 et 60.
La fig. 8 représente la barre 52 déjà représentée dans la fig. 5, tout en montrant la manière dont cette barre peut être manoeuvrée à l'aide d'un boulon 61 avec écrou-papillon 62. La manoeuvre est indiquée sur une échelle 63, la rotation de cette barre assurant l'abaissement simultané de tous les berceaux. Le dispositif décrit permet d'opérer le déclenchement à l'aide de la manette 64.
La fig. 7 montre en détail la barre 52 et sa liaison avec un berceau 44. A la barre 52 est soudé un fer plat 65 qui reçoit une vis 66 munie de contre-écrous 67 et d'un ressort de pression 68. Le berceau 44 est pressé par ce ressort contre un fer plat 69 parallèle au fer plat 65, la distance étant réglable à l'aide de la vie 70 munie d'un contre-écrou.
Le schéma du système de renvoi selon la fig. 1 se comprend sans difficulté. La partie 71 représente une boite de vitesses Norton, tandis que la partie 72 représente un engrenage multipli- cateur. 73 désigne les roues d'accouplement allant à l'agitateur 74 et à l'arbre 75 du système distributeur, tandis que 76 désigne le pignon de commande accouplé à une roue arrière. Le débrayage
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qui a lieu lors du basculement du système vers sa position inac- tive se produit donc au point 77.
La transmission est manoeuvrée à l'aide de deux poignées représentées schématiquement et munies dd pignons, dont l'une, 78, pour la boite Norton et l'autre, 79, pour l'engrenage multiplicateur. 80 désigne les six vitesses gros- sières de l'engrenage multiplicateur, tandis que 81 désigne les huit vitesses de précision qui s'intercalent entre chaque deux vitesses grossières.
Revendications.
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