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PERFECTIONNEMENTS APPORTES AUX MACHINES POUR SCIER DU MARBRE ET AUTRES
PIERRES DURES. -
On sait que toutes les machines ou dispositifs, utilisés jus- qu'ici pour le travail du marbre ou d'autres pierres aussi dures, com- portent un cadre supportant un nombre plus ou moins grand de lames pa- rallèles écartées les unes des autres suivant l'épaisseur que l'on veut donner aux tables que l'on taille dans les blocs de pierre. Ce cadre est généralement suspendu à des bielles et est ainsi animé d'un mouvement al- ternatif ou oscillant par une commande comprenant une bielle actionnée par un excentrique, une manivelle ou autre.
Les points de suspension des bielles sont prévus sur un chariot qui descend progressivement le long des montants d'un bâti robuste de sorte que le cadre descend avec la progressivité nécessaire à mesure que les lames pénètrent dans le bloc travaillé.
Ce dispositif, généralement appliqué, ne convient toutefois qu'à une production très limitée car il présente l'inconvénient que la lame,au lieu de se déplacer suivant un trajet absolument rectiligne et comme cela se produit par exemple pour une lame qui scie du bois, décrit un arc de cercle dans les rainures ou traits qu'elle trace, au cours du travail, dans le bloc-. Pour cette raison la lame touche le fond de ces rainures ou traits seulement en un point à tout moment.Elle touche et agit plus spécialement au point de tangence à l'arc de cercle décrit par tous les points de la lame travaillante sur le fond rectiligne de la rai- nure tracée.
Un soulèvement de la lame est nécessaire, toutefois, pour permettre au sable ou toute autre matière abrasive, utilisé,pour facili- ter le travail, de pénétrer sous les lames pendant chaque mouvement os- cillant.Cependant, on constate, si la plus grande partie du cadre oscil- le avec une amplitude d'environ vingt centimètres, par exemple, que le travail effectif est limité théoriquement à un point du parcours et se ré- duit en pratique à quelques millimètres'seulement à l'endroit ou. la lame est abaissée au maximum.
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Toute la partie restante de la course de la lame se fait inutilement, c'est-à-dire à vide.
L'invention permet d'écarter cet inconvénient et a pour ob- jet un dispositif à l'aide duquel le cadre portelames effectue un mou- vement alternatif de va-et-vient pendant lequel les lames glissent sui- vant un mouvement rectiligne sur le fond des rainures tracées au cours du travail, avec une amplitude beaucoup plus grande et qui peut être rendue telle que l'on puisse utiliser, au besoin, presque toute la cour- se de va-et-vient au cours de laquelle se produit un soulèvement, de courte durée, des lames sur la hauteur que l'on juge nécessaire pour permettre au sable ou à la poudre abra'sive de s'engager sous ces lames pendant chaque course alternative.
Conoformément à l'invention on obtient ce résultat en suppri- mant la suspension du cadre à l'aide de bielles pendulaires et en le scu- tenant convenablement à l'aide de rouleaux ou analogues qui se déplacent sur des surfaces d'appui convenablement profilées.Lorsque, par exemple, ces surfaces d'appui sont simplement rectilignes, le cadre avance et re- cule sans être soulevé. Par contre, si à une extrémité ou aux deux extré- mités et/ ou au milieu du trajet les surfaces comportent une saillie, il se produit un soulèvement de courte durée et qui permet à l'abrasif de pé- nétrer sous ces lames. Si les surfaces d'appui ont un profil en arc de cer- cle, le cadre peut aussi être animé d'un mouvement pendulaire analogue à celui de cadres suspendus à quatre bielles. Toutefois ce profil, comme dé- jà dit, n'est pas celui qui convient le mieux.
Le dessin ci-annexé montre, à titre d'exemple, quelques modes de réalisation de l'invention.
La fige 1 montre, en élévation (parties en coupe), un cadre uti- lisé peur le sciage d'un bloc de marbre ou de pierre.
La fige 2 montre, semblablement, une partie de ce cadre et pour lequel les organes d'appui sont établis selon une variante.
La fige 3 montre, en coupe transversale et en coupe longitudinale, un autre mode de réalisation des organes d'appui avec des organes de sécu- rité pour empêcher le rebondissement des rouleaux.
La fig. 4 montre, en élévation (parties en coupe) un agencement des organes d'appui par lequel on obtient un soulèvement temporaire en vue de permettre la pénétration de l'abrasif dans les rainures tracées par les lames.
Pour l'exemple montré sur le dessin, le cadre 1 est destiné au sciage d'un bloc de pierre, par exemple de marbre et est agencé de manière à pouvoir supporter un certain nombre de lames dont une est seulement mon- trée Star la fige 1 en étant désignée par 2' alors que les autres sont paral- lèles à celle-ci. Le cadre est soutenu par une ou plusieurs traverses 2, qui sont animées d'un mouvement de va-et-vient à l'aide d'une ou plusieurs bielles 3, convenablement commandées, par exemple par des excentriques 4 entraînés en rotation par un moteur approprié.
La ou les traverses 2 et, par conséquent, le cadre, reposent par des rouleaux 5, destinés à glisser sur des surfaces d'appui 6 auxquelles on donne un profil approprié quelconque. Pour l'exemple selon la fige 1 ces surfaces eomportent une partie plane centrale reliée, aux deux extrémi- tés, par des rampes à des saillies 6'. Il en résulte que, au cours du mou- vement du cadre, celui-ci se déplace dans son plan quand les rouleaux 5 se meuvent sur les parties planes 6 des surfaces d'appui et se soulève plus ou moins quand les rouleaux s'engagent sur l'une ou l'autre des rampes in- oclinées. Il est évident que lorsque le cadre se déplace dans son plan, les lames glissent suivant un mouvement rectiligne sur le fond des rainures en effectuant tint, travail actif sur toute leur longueur.
Par contre, quand les rouleaux 5 rengagent sur les saillies 6' prévues aux extrémités de leur coursé, ils entent sur ces saillies et soulèvent les lames pendant un court @
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moment pour permettre au sable ou toute autre matière abrasive, qui peut avantageusement être mélangé à l'eau, de pénétrer à mesure sur les lames.
L'avantage principal, obtenu par le mode de travail indiqué ci- dessus, réside dans le fait qu'il permet d'utiliser la plus grande partie de la course des lames pour tracer des rainures dont le fond est linéai- re et qu'il permet d'obtenir une oscillation du cadre qui est notablement inférieure à celle obtenue quand le cadre est suspendu à des bielles pen- dulaires et qui se produit seulement quand les rouleaux s'engagent sur les saillies 6' prévues aux extrémités du plan 6. Pour l'exemple montré, on peut obtenir une efficacité maximum pour le travail avec un mouvement de va-et-vient de quelques centimètres, par exemple de six centimètres seu- lement, comparativement à la course d'environ vingt centimètres qui est nécessaire quand on se sert d'un cadre à mouvement pendulaire.
Puisque la course est notablement inférieure, avec le nouveau dispositif, il est aus- - si possible de doubler ou de tripler le nombre des mouvements alternatifs du cadre pour obtenir ainsi une production de travail notablement plus grande pendant une même période.
La machine doit, évidemment, être complétée par des organes usu- els par lesquels on obtient l'abaissement du cadre à mesure que le travail avance. A cet effet les surfaces d'appui 6 sont prévues sur des glissières
7 engagées sur des montants verticaux 8. La descente progressive de ces glissières est obtenue, comme connu, par des tiges filetées 9, vissées dans les glissières et actionnées simultanément par des engranages 10 ou par d'autres moyens appropriés-quelconques, qui ne font pas partie de l'objet de l'invention.
Puisque l'amplitude du mouvement oscillant du cadre 1 est bien plus petite que celle des cadres pendulaires usuels, les bielles de comman- de 4 et les excentriques 3 ont des dimensions moindres que celles des ca- dres usuels. Pour cette raison, l'ensemble du mécanisme de commande, cons- titué par les bielles, les excentriques, les bagues d'excentriques, l'arbre d'entraînement et le moteur, peut être monté sur une consolle 11, solidaire d'une des glissières 8 qui supportent le cadre 1. Cette dernière particularité de la nouvelle machine permet de réduire le prix de revient et de diminuer le poids, et, par conséquent, la dépense de matières. De plus l'usage prati- que de la machine est plus commode à cause de son encombrement notablement moindre, ce qui permet de l'établir dans des locaux peu spacieux.
Pour l'exemple selon la fig. 2, l'ensemble constitué par les rou- leaux et les glissières est inversé en ce sens que les rouleaux 13 sont mon- tés sur les glissières -7- et que le cadre 1 avec la ou les traverses 2, qui en sont solidaires, supportent les surfaces d'appui profilé -14-.
Une autre variante est montrée sur la fig. 3 et elle comporte un dispositif de sécurité pour les rouleaux. En fait, il est possible, lorsque les rouleaux s'engagent sur les rampes ou saillies inclinées, qu'ils rebon- @ dissent.
Pour éviter cet inconvénient on peut adjoindre aux surfaces d'appui -15-, qui reposent sur les 'rouleaux -16-, des butées -17- qui agissent sur des rou- leaux de retenue -18-. De cette manière le cadre porte-lames est convenable- ment soutenu et retenu par les paires de rouleaux-16- et -18- et par les deux guides-15- et -17-.
Sur la fig. 4 la surface d'appui -19- comporte deux parties recti- lignes terminées aux extrémités de la surface par des saillies et séparées entre elles par une petite saillie supplémentaire de sorte qu'on obtient'le soulèvement des lames pour permettre l'introduction de la poudre abrasive sous les lames,en deux endroits de chaque course et après chaque opération de travail utile.
Le dispositif de commande du cadre, qui constitue la caractéristique essentielle de la machine, peut subir évidemment d'autres modifications uti- les, en plus de celles indiquées à titre d'exemple.
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Les surfaces d'appui peuvent avoir des profils ou des formes quel- conques.Pour des traits à fond plan ou à fond curviligne qui se raccordent plus ou moins aux premiers on peut adopter pour chaque course du cadre une phase pour laquelle la lame se déplace suivant un trajet rectiligne, sur le fond de la rainure, ce que l'on ne peut pas obtenir avec les cadres actuels, à suspension pendulaire..
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Comme il va de soi et comme il résúlts;' d8ai11eurs;- déjà de ce qui précède,: l'invention ne se limite aucunement à celui de ces modes d'applica- tion non plus.quy%a ceux des modes de'réalisation de ses diverses parties " # ' #- ayant -,p.yas-1-Weialement été indiqués ; elle en embrasse, au contraire, -toutes les variantes.
R e v e n d i cations.
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1) Machine pour scier du marbre et autres pierres dures, à grande production, caractérisée par le fait de comporter des moyens par lesquels les lames sont déplacées suivant un mouvement rectiligne de va-et-vient et qui peut s'étendre sur toute la course ainsi que des moyens pour soulever mo- mentanément les lames pour permettre à l'abrasif, mélangé à l'eau, de péné- trer peu à peu sous les lames au cours du travail.