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Appareil pour raboter les parquets.
La présente invention se rapporte à un appareil servant à raboter les parquets et autres surfaces analogues.
Elle a pour but de substituer au racloir utilisé habituellement et actionné des deux mains par l'ouvrier travaillant à genoux un appareil simple et pratique per- mettant à l'ouvrier de travailler debout.
Elle a également pour but de fournir au racloir l'élasticité nécessaire pour empêcher l'accrochage c'est-à- dire de retarder son avancement sous l'action d'une résis'-
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tance trop forte et d'éviter que le racloir ne traine sur le parquet pendant la reprise de manière à ne pas détrui- re son tranchant.
En vue de la réalisation de ces buts, l'appareil objet de l'invention, est caractérisé essentiellement par un ou plusieurs outils à montage élastique portés par un support et de préférence par un chariot tracteur ou un cadre destiné à être déplacé sur le parquet. et
En pratiquer/notamment lorsque ce déplacement a lieu à la main, il est fait usage d'un porte outil qui est attelé à l'arrière du chariot de traction avec une certaine inclinaison par rapport à la verticale.
En outre, deux leviers coudés oscillants sont situés sur les flancs du chariot et sont pourvus chacun d'un galet pouvant prendre appui sur le sol pour soulever le chariot lorsque ces deux leviers sont soulevés simulta nément sous l'action d'une commande commune agissant sur leur extrémité opposée aux galets,,
Dans le cas d'une commande par moteur, il est fait usage de deux porte.+outils qui sont fixés d'une ma" nière élastique à un balancier qui peut osciller à l'inw térieur d'un cadre ou chariot mobile et perpendiculairem ment à celui-ci. Ce cadre porte au milieu de deux de ses côtés parallèles des colonnes sur lesquelles oscille le balancier et peut se déplacer le long de glissières.
Ce mouvement est commandé par un arbre s'étendant perpendi- culairement aux glissières et portant un tambour sur le- quel s'enroule ou se déroule un câble métallique ou un organe analogue relié au balancier et passant sur un galet situé à l'extrémité des glissières et porté par celles-ci A chaque changement de marche le câble en tirant sur le
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balancier le fait incliner d'un côté ou de l'autre et de ce fait soulève l'un des racloirs tandis que l'autre est mis en prise et ce mouvement de pivotement est obtenu par la coopération d'un tourillon dont est muni le porte-ou. til avec les faces intérieures de butées en forme de V portées par l'une des glissières,
Les dessins ci-joints montrent à titre d'exem- ple deux formes de réalisation de l'invention.
La figure 1 est une coupe longitudinale de l'en semble de l'appareil dans le cas où le porte-outil est fi- xé à l'arrière d'un chariot déplacé à la main.
La figure 2 est une vue en plan correspondant à la figure 1.
La figure 3 montre schématiquement la forme et les proportions des leviers servant au soulèvement de 1' outil et leur schéma de fonctionnement à la fin de chaque course de travail.
La figure 4 est une coupe longitudinale montrant l'ensemble d'un appareil actionné par un moteur.
La figure 5 est une vue en plan correspondant à la figure 4 et la figure 6 une vue de côté.
Les figures 7 et 8 sont des vues de détail du chariot porte-outil,
Les figures 9 et 10 sont des vues de détail du mécanisme de renversement de la marche.
Comme le montre la figure 1, l'appareil compor- te un porte-outil 1 qui est fixé à l'extrémité d'un orga- ne élastique 2 constitué par exemple par une ou plusieurs
3 lames flexibles (figure 1) et qui comprend une plaque/in- clinée à 12 environ sur la verticale et portant deux oreilles 4 et 5 disposées perpendiculairement à son plan..
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Une plaque 7 munie de deux encoches dans les.. quelles s'engagent les oreilles 4 et 5 appuie, sous la pression d'un excentrique 6 monté entre ces 01 cilles, un outil ou racloir R contre la plaque 3,
L'ensemble du porte-cutil est fixé par l'organe élastique 2 a un chariot tracteur 9 en un métal quclcon- que, muni en son centre d'une cavité 10 qui estpourvue a son extrémité opposée au porte-outil de deux rotules billes 11 et 12.
Dans les parois latérales du chariot sort percées deux mortaises 13 et 14 et dans son fond est pra- tiquée une entaille.25. Une fourche 16 est fixée au cha.. riot 9 par ses deux banches à l'aide de deux axes 17 et 18 etporte une douille conique 19 etune douille cylin- drique 20 située dans le même axe que la douille 19,
Deux leviers 21 et 22 montés sur les côtés du chariot peuvent osciller en 20 et 24 et sont munis de ga- lets 25 et 26. Ces leviers sont rendus solidaires l'un de l'autre par une tige 27 qui pénètre dans les deux mortai ses 13 et 14 et dans l'entaille 15.
Un manche creux 30 est forcé dans la douille 19 et posséda une longueur convenable pour permettre à un ou- vrier se trouvant debout de manipuler l'appareil. A l'in- térieur du manche passe une tige métallique 31 qui peut tourner à l'intérieur de la douille 20 et qui porte une poulie 32 munie d'une broche 33 servant d'organe de fixa- tion à une courroie 34 dont l'autre extrémité est fixée à la tige 27. Une poignée 371 est à son tour calée sur la tige 31.
Un évidement 35 est pratiqué dans le chariot 9, un second 36 l'est dans la plaque 7 et un troisième est prévu dans la¯plaque 3. En passant un doigt dans ces é=
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videments on peut mettre en place ou enlever le racloir R.
L'appreil fonctionne de la manière suivante;
En supposant que le manche est incliné dans le sens indiqué à. la figure 1, que la tige 27 touche le fond de l'entaille 16 et que les leviers 21 et 22 et les galets 26 et 26 occupent les positions indiquées en pointillés à la figure 3 on voit que seules les rotules 11 et 12 du chariot s'appuient sur le parquet à l'avant tandis que le raoloir est à l'arrière en contact avec celui-ci et est pressé par le poids du chariot qui agit sur lui par l'in tormédiaire de l'organe élastique 2,
En supposant le racloir pris dans le bois on comprend que pour effectuer le travail l'ouvrier pousse l'appreil devant lui et que le copeau qui est enlevé se dégage latéralement.
Peu avant la fin de la course, l'ou- vrier imprime un mouvement de rotation partielle à la poi- gnée 371 et ce mouvement est transmis par la tige 31 la poulie 32 et la courroie 34 à la tige 27 qui se soulève en entraînant avec elle les leviers 21 et 22 qui oscil- lent en 23 et 24. De ce fait,, les galets 25 et 26 s'a- baissent viennent en contact avec le sol et deviennent deux points d'appui permettant de soulever le chariot et par conséquent en même temps le racloir.
Dans ces conditions, on comprendra que le ra oloir quitte graduellement le contact avec le parquet c'est-à-dire qu'il perd graduellement sa coupe tout en coupant le copeau qui sans cela resterait adhérer au pars quet, et on évite ainsi la formation d'une petite saillie pouvant marquer l'arrêt de la course. Lors de la reprise du travail, l'ouvrier ne modifie tout d'abord pas la po sition du mécanisme et fait rouler le chariot à la fois
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.sur les deux rotules 11 et 12 et sur ces deux galets 25 et 26.
Il fait ensuite tourner la poignée en sens inver- se, ce qui permet au racloir de se remettre graduellement en prise avec le parquet et de couper un nouveau copeau,
Dans le cas où le poids du chariot serait insuf- fisant par exemple pour le travail de certaines qualités de bois on augmente ce poids par des plaques de plomb ou en un autre métal de forme appropriée que l'on place dans la cavité 10.
Au lieu d'actionner l'appareil à la. main, on peut aveoir recours à. un moteur, ainsi que le montrent les figur- res 4 à 6.
Dans cette forme de réalisation, un ou deux porte- outils munis de racloirs R sont fixés à un balancier 37 oscillant sur deux tourillons 38 et 39 situés à la partie supérieure de deux colonnes 40 et 41, montées sur un cha riot 42 pouvant glisser sur des traverses 43 et 44 faisant partie du bâti de la machine.
Le balancier 37 porte à sa partie inférieure une chape 371 de forme triangulaire à laquelle est fixé par des vis le ressort 2 aux extrémités duquel sont à leur tour vissés les porte-autils.
Un tambour 45 est calé sur un arbre 46 pouvant tourner dans deux coussinets 47 et 48 montés sur le bati, Cet arbre porte à son extrémité deux poulies fixes 49 et 50 et.une poule folle 51. Un moteur M pourvu d'une poulie 52 ayant une largeur égale à la largeur totale des trois poulies 49, 50 et 51 transmet son mouvement à ces dernières, directe soit par une courroie/52 , soit par une courroie croisée 53.
D'autre pa.rt, une poulie 54 dont le diamètre est égal à celui du tambour 45 est calée sur un axe 57 supporté par
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les traverses 43 et 44 tournant dans des paliers 55 et 56
Un câble métallique ou tout autre organe de trac- tion est fixé au balancier 37 (en 58) et l'un de ses bouts
59 est fixé au tambour 45, tandis que son autre extrémité 591 contourne la poulie 54 et retourne ensuite au tambour 45 auquel il est fixé et sur lequel il s'enroule de telle manière qu'un brin s'enroule tandis que l'autre se déroula
Avec la colonne 41 fait corps une butée 60 et une tringle 611 peut coulisser dans des alésages ménagés dans les paliers 47 et 55 Cette tringle porte une butée fixe 61 et un curseur 62 ainsi que deux plans inclinés 63 et 64 En outre,
un contrepoids 65 peut osciller en 66 et trans- mettre son mouvement à une tige d'embrayage 67 qui peut glisser librement dans un palier 68 Cette tige est desti née à agir sur les courroies 52 et 53
Deux butées en forme de V dont l'une 69 est fixe et dont l'autre 70 est mobile sont disposées sur la glis- sière 44. Les deux porte-outils sont de leur côté munis chacun d'un tourillon 71 et l'ensemble de l'appareil c'est à-dire le bâti portant le moteur et formant les glissières 43 et 44 est monté sur deux roues 72 et 73
Un support 74 portant une rotule à sa base est fixé à la glissière 43 et sa position on hauteur peut être réglée de manière à permettre à l'appareil d'exercer une pression appropriée sur les racloirs,
Comme on le comprendra, au commencement du tra vail,
la poulie 50 commandée par la courroie 52 tourne dans le sens indiqué par la flèche R, et met en rotation l'ar bre 46 et le tambour 45. De ce fait, le brin 59 du câble s'enroule sur le tambour 45 et tire sur le balancier 37 ce qui abaisse le racloir de droite et lui permet de venir en contact avec le sol. A peu près à la fin de la course du
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cadre, le tourillon 711 du portemoutils s'engage dans le V 70 glisse sous la branche supérieure de celui-ci qui par sa pente abaisse le tourillon 71. Dans ces conditions, le racloir de droite se soulève et coupe le copeau. A ce mo- ment aucun des racloirs ne touche donc le parquet et le tourillon 71 arrive ainsi au fond du V 70.
Pendant ce temps, la butée 60 qui agit sur la bu- tée 61 fait glisser la tringle 61; le plan incliné 64 par son action sur la tige du contrepoids 65 lui fait prendre la position indiquée en traite pleine à la figure 6. De ce fait, l'embrayage met la poulie 49 en action et celle-ci cst alors commandée par la courroie croisée 53 de sorte que le sens de rotation de l'arbre 46 est renversée
Le tambour 45 tire alors sur la brin 591 qui par l'intermédiaire de la poulie 56 exerce une traction sur le balancier 37 qui provoque tout d'abord le pivotement du balancier de manière à mettre le racloir de gauche graduel- lement en prise par le glissement du tourillon 71 sur la branche inférieure du V et produit ensuite le déplace ment du cadre ou chariot le long des glissières. Le même fonctionnement a lieu à l'extrémité opposée.
Il y a lieu toutefois de noter que la course peut être réglée suivant la position occupée par le curseur 62 et le V mobile 70
Le plan incliné 64 (figures 9 et 10) sert à rame. ner le contrepoids 65 dans sa position primitive ce qui supprime la commande par la courroie croisée et rétablit celle par la courroie 521
Comme on le comprendra quelle que soit la diapo sition adoptée, l'appareil permet d'effectuer le travail d'une manière particulièrement aisée et sans nécessiter d'effort inutile de la part de l'ouvrier.
En outre, groe au montage élastique du porte-outil, le racloir peut rota
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der son avancement sous l'action d'une résistance trop forte du bois et ce retard qui l'oblige à accentuer sa Trente tout en lui faisant perdre une partie de son mordant évite ainsi tout accrochage.
REVENDICATIONS
1) Appareil pour le rabotage des parquets, caractérisé par un ou plusieurs outils à montage élastique porté par un dé support et de préférence par un chariot destiné à être/placé sur le parquet.
2) Appareil suivant la revendicationl, caractérisé en ce que le porte outil est attelé à l'arrière d'un chariot de traction avec une certaine inclinaison par rapport à la verticale ,
3) Appareil suivant les revendications 1 et 2; caractéw risé en ce que le chariot est muni à l'avant de deux rotules portantes à billes et est pourvu d'un manche destiné à im- primer au chariot un mouvement de va et vient.
4) Appareil suivant les revendications 1 à 3, caracté- risé par deux leviers coudés oscillants situés sur les flancs du chariot et pourvus chacun d'un galet pouvant prenw dre appui sur le sol pour soulever le chariot lorsque ces deux leviers sont soulevés simultanément sous l'action d'une commande commune agissant sur leur extrémité opposée aux galets.