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DISPOSITIF DE COMMANDE POSITIVE DES ENSOUPLES DE METIERS TEXTILES.-
La présente invention dûe à Monsieur C COQUERELLE, Professeur à l'Ecole Supérieure des Textiles de Tournai, a pour objet un dispositif de commande des ensouples des métiers textiles tels que les métiers de bonnete- rie à ensouples, les métiers à tisser, été...
Dans certaines métiers de bonneterie, tels que les métiers Ra- chel ou chaîne, les ensouples doivent avoir un déroulement tel que les lon- gueurs de fils alimentés soient constantes pendant tout le tricotage des pièces de même texture. Pour cela, l'angle de déroulement doit augmenter proportionnellement à la diminution de l'en souple.
Les métiers actuellement utilisés ne possèdent pas de disposi- tifs réglant le déroulement avec exactitude surtout lorsque les fils de l'en- souple sont constitués de fils élastiques ou spéciaux qui ne peuvent pas supporter la moindre traction.
La présente invention a pour but de remédier à cet inconvénient et de procurer un dispositif qui commande le déroulement de l'ensouple sui- vant des longueurs constantes réglables éventuellement, quelque soit le diamètre de l'ensouple sur son support.
Dans ce but, le dispositif objet de l'invention est caractérisé en ce qu'il comporte un organe d'attaque du. support d'ensouple du type tor- pedo dépendant du mouvement du métier et n'agissant que dans le sens du dé- roulement,dont l'amplitude d'oscillation dépend de la position d'un tam- bour tateur en contact permanent avec l'ensouple, à l'intervention de le- viers oscillants agissant sur un levier de commande solidaire de l'organe d'attaque.
Dans la réalisation pratique de l'invention la transmission du mouvement du métier àu levier de commande est,effectuée par un excentrique agissant sur l'un des leviers oscillant dont une extrémité est maintenue fixe lors de l'action de l'excentrique, tout en dépendant de la position du tambour tateur tandis que l'autre extrémité agit par une tringle sur le levier de commande solidaire de l'organe d'attaque.
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Le levier oscillant solidaire du tambour tateur présente à l'ex- trémité opposée à celui-ci, une base du type torpedo susceptible de se dé- placer sur une surface d'appui dans un seul sens opposé à celui du tambour tateur et d'y être maintenue en position contre un retour en arrière pour permettre l'action oscillante du levier attaqué par l'excentrique.
Le levier attaqué par l'excentrique présente une coulisse dans laquelle se trouve engagée une tête se déplaçant elle-même dans une coulisse perpendiculaire à la première de manière à permettre d'une part le déplace- ment du levier dans le seul sens de la première coulisse suivant le déplace- ment du tambour tateur et d'autre part le mouvement d'oscillation de ce le- vier par le déplacement de la tête dans la coulisse perpendiculaire à la première.
Le levier de commande de l'organe d'attaque présente également une coulisse qui reçoit une tête solidaire de la tringle de transmission de manière à permettre de fixer cette tête devant une échelle graduée en vue de régler la valeur du déroulement de l'ensouple.
Afin de bien faire comprendre l'invention on en donnera ci-après un exemple- d'exécution dans le cas d'un métier de bonneterie.
La fige 1 est une vue en élévation de face du dispositif de com- mande positive de l'ensouple.
La fig. 2 montre une vue en élévation de côté avec coupes partiel- les suivant le plan II-II de la figo 1
La figo 3 est une coupe suivant le plan III-III de la. fige 1
Comme le montrent ces figures, un arbre 1 se trouve disposé dans le prolongement de l'axe d'une ensouple 2. Celle-ci est rendue solidaire de l'arbre 1 par l'intermédiaire de broches 3 solidaires du support 4 de l'en- souple 2 et qui pénètrent dans des trous 5 d'un plateau 6 fixé sur l'arbre 1 par une goupille 7.
Sur le même arbre 1 sont fixés également le plateau 8¯d'un système tor- pedo à galets 9 sous l'influence de ressorts 10 et un tambour de frein ll L'arbre 1 tourne dans un palier 12 d'un bâti 13 suffisamment long pour gui- der parfaitement cet arbre. Le plateau 8 est entouré d'une bague 14 en acier très dur, qui est elle-même entourée d'un manchon de serrage 15 qui se pro- longe par un bras 16 formant coulisse 17. L'ensemble constitue un entraîne- ment dit "torpedo" dans lequel les galets 9 sont toujours poussés par les ressorts 10 dans l'angle formé par les encoches 18 du plateau 8 et la par- tie intérieure de la bague d'acier 4
Le bras 16 est animé d'un mouvement oscillant autour de l'arbre 1 et pour modifier l'amplitude de cette oscillation suivant le déroulement de l'ensouple,
et la diminution de son rayon en découlant, il est fait usage d'un tambour tateur 19 en métal léger tournant autour d'un axe 20 fixé à l'extrémité d'un levier 21 pivotant autour d'un axe 22 et maintenu continuel- lement contre l'ensouple 2 par un ressort 23 fixé à l'autre extrémité 24 du levier 21 et accroché à un point fixe 25 d'un bâti 26. De cette manière le tambour tateur 19 se déplace continuellement vers l'axe de l'ensouple au fur et à mesure du dévidage de celle-ci.
A l'extrémité 24 du levier 21 se trouve d'autre part fixé un le- vier horizontal 27 présentant une coulisse 28 et dont l'autre extrémité 29 est reliée par une tringle 30-à une tête 31 logée dans la coulisse 17 du bras 16.
Le levier horizontal 27 peut être animé d'un déplacement hori- zontal grâce à une tête 32 logée dans la coulisse 28 du levier 27 et fixée d'autre part au bâti 26 de telle sorte que dans ce bâti, elle ne puisse se déplacer que verticalement. A cet effet, la tête 32 se trouve dans un palier guide dans une coulisse 33 du bâti 26 et cette tête coopère avec un galet 34 qui est continuellement en contact avec un excentrique 35 à l'intervention d'un ressort 36 L'excentrique 35 est fixé à serrage sur un arbre 37,com-
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mande.par chaîne à partir de l'arbre principal du métier et fait le même nom- bre de tours que ce dernier soit, en pratique, un tour par rangée de mailles.
Le galet 34 a donc un mouvement de montée et de descente qui est communiqué au levier 27. Il résulte de cette construction que le galet 34 n'a aucun mou- vement latéral et que ce sont les extrémités 29 et 24 du levier 27 qui se déplacent horizontalement par rapport à la tête 32. A partir de l'extrémité 29 le mouvement d'oscillation du levier 27 est transmis au levier 16 par la tringle 30.
Lorsque le rayon de l'ensouple diminue, l'extrémité 24 se dépla- ce vers le bâti 26 et est fixée dans sa nouvelle position par l'action d'un système torpedo constitué par un pied ou base 38 solidaire de cette extrémité et d'une surface 39 à surface circulaire de centre 22, à l'intervention de billes 40 sous l'action de ressorts 41
Si l'on désigne par e le rayon de l'ensouple
Y l'amplitude de l'oscillation du levier 16
EX le grand rayon de l'excentrique 35 ex le petit rayon de cet excentrique
1 la distance séparant les extrémités 24 et 29 du levier 27 d la distance séparant l'extrémité 24 de la tête 32 on a la relation
Y = (EX- ex) 1 d
Or d est proportionnel ou égal à e Comme les autres éléments de cette relation sont des constantes,
il en résulte que Y augmente propor- tionnellement à l'inverse de e c'est-à-dire à la diminution de e
Dans le dispositif, on voit immédiatement que d peut être rendu égal à e si les deux branches du levier 21 sont égales de part et d'autre de l'axe de pivotement 22
Plus le rayon de l'ensouple diminue, plus l'amplitude de l'os- cillation du bras 16 augmente en vue de dérouler d'une manière positive, une même longueur d'ensouple sur le métier.
Il est possible enfin de régler la quantité de fil à dérouler par le simple déplacement de la tête 31 dans la coulisse 17 A cet effet cette tête est pourvue d'un écrou de serrage et porte un index 42 qui se déplace devant une graduation.43.
Il est également possible de placer sur l'arbre 1 un organe intermédiare constitué de pignons dentés qui modifient l'importance de l'an- gle de rotation de l'ensouple.
Enfin un système de crochets, non représentés, permet de met- tre les galets 40 du pieds 38 hors d'action et de ramener ainsi tout le mécanisme à sa position de départ.
Le dispositif décrit pour le déroulement des ensouples des mé- tiers de bonneterie est applicable sur les métiers à tisser.
Sur ceux-ci (non représentés) le déroulement doit se faire à l'ouverture de la chaîne avant le passage de la navette. Au moment de la fermeture de cette dernière, après le passage de la navette, l'ensouple doit enrouler une partie de la chaîne qui avait été déroulée, la différen- ce déroulement-enroulement étant la longueur de fils de chaîne nécessaire a une croisure.
Pour arriver à ce résultat deux dispositifs sont nécessaires: le premier pour le déroulement, le deuxième pour l'enroulement. Ces dispo- sitifs agissent en sens inverse l'un de l'autre.
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De plus, la mise en action de le-on'nécessite la mise hors d'ac- tion de l'autre.
Un frein maintient toujours l'ensouple dans la position reçue.
Grâce à ce dispositif, il est possible
1) de travailler des fils élastiques ou spéciaux sur lesquels aucune traction ne peut s'exercer sans inconvénient.
2) de dérouler facilement.des ensouples garnies de fils peut ré- sistants.
3) de dérouler des ensouples à compte réduit de fils.
4) de régler, avec facilité., l'importance du déroulement.
5) de dérouler constamment la même longueur de fils lors du tri- cotage ou du tissage des pièces ayant la même texture sur toute leur lon- gueur.
6) de dérouler des longueurs de fils variables, mais exactement fixées suivant le liage différent des tissus ou tricots à certains endroits des pièces. A cette fin, un plateau concentrique à l'excentrique, fou sur l'arbre, mais commandé et garni de sections réglables en hauteur peut être ajouté au mécanisme afin de limiter la descente du galet en agissant sur son axe et de là faire varier l'oscillation du bras du torpédoo Ceci a éga- lement son utilisation pour les tissus comptant des serres différentes à certains endroits.