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PROCEDE DE FABRICATION DE PLAQUES, EN PARTICULIER D'IMITATION DE
MARBREE;, ET PRODUIT OBTENU PAR CE PROCEDE.-
La présente invention est relative à un procédé de fabrication de plaques, en particulier d'imitation de marbres, consistant à mélanger des matériaux agglutinants et des matériaux fibreux, de manière à obtenir des masses, au moins une partie de celles-ci étant teintes en au moins une cou- leur.
L'invention, qui a fait l'objet d'une précédente demande de brevet au nom de la demanderesse, a pour but de créer des plaques en un ma- tériau de revêtement d'un prix de revient peu élevé, ayant à s'y méprendre, par sa texture et ses veines, l'aspect extérieur de marbres véritables de toutes les variétés possibles.
Jusqu'à présent, on a fabriqué des marbres artificiels ne pré- sentant pas les qualités précitées.
Cela provient spécialement du fait que l'obtention des veines n'était possible que d'une manière beaucoup plus compliquée et nécessitait d'ailleurs un travail manuel coûteux.
La présente invention remédie à ces inconvénients en créant un procédé de fabrication tel que la masse entière ou au moins une couche de la plaque présente les caractères d'aspect du marbre naturel avec ses colora- tions et ses veines, variables de type à, type. C'est l'intervention de la méthode de fabrication ci-après et entre autre l'emploi de matières fibreu- ses et l'application d'un système à secousses ou à vibrations qui permet l'obtention de veines les plus semblables à celles du marbre.
A cet effet, suivant l'invention, les opérations suivantes sont prévues : on comprime le mélange susdit en une couche grâce à un laminage par rouleaux, à écartement de préférence réglable ; on répand ladite couche sur une plaque de support, ladite couche formant,, avant d'être 'répandue, un angle avec ladite plaque, afin d'obtenir des crevasses, lors du redressement de la couche sur la plaque; on asperge avec un liant liquide pour remplir
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lesdites crevasses, une opération de vibration étant de préférence prévue.
Dans une forme de réalisation particulièrement intéressante de l'invention, ladite plaque de support est soumise à un déplacement, de préférence avec une vitesse linéaire supérieure à la vitesse d'alimentation de la couche susdite.
D'autres détails et particularités de l'invention ressortiront de la description d'un procédé de fabrication conforme à l'invention, don- ±le ci-après à titre d'exemple non limitatif et avec référence aux dessins ci-annexés.
La fig. 1 montre les différentes phases d'un procédé mécanique d'obtention de marbre artificiel, selon l'invention.
La fig. 2 représente une variante de la figure 1.
Les figs. 3 et 4 donnent des détails.
Comme il est représenté à la fig. l, on verse dans un tambour 1, des masses plus ou moins agglomérées 2 formées de matières fibreuses et de matières agglutinantes, par exemple asbeste et¯ciment, avec une ajoute éventuelle de matières solides, telles que le sable, colorées, humidifiées et mélangées d'une manière adéquate, de façon connue., d'après le type de marbre à obtenir.
La proportion d'eau de ce ciment varie naturellement d'après le type du marbre. Pour un marbre présentant des plages de grandes dimen- sions, on mouillera très fort, moins dans le cas contraire.
On fait subir à ces masses mélangées et agglomérées 2 un lamina- ge par des rouleaux 3, pourvus chacun de râcloirs 10, ces rouleaux étant é- cartés suivant l'épaisseur de la plaque que l'on désire obtenir. Il est a re- marquer que les masses pourraient être placées directement à la main sur les rouleaux lamineurs 3 sans qu'il soit donc absolument nécessaire d'uti- liser un tambour.
La matière 4 se répand sur une plaque de support en fibro-ciment 5 ou un autre type de support, tel un plateau métallique huilé, disposé sur un chariot 12 se déplaçant dans le sens de la flèche 13. Au cours de l'opé- ration de laminage, la matière a tendance à adhérer au rouleau 3 mais en est détachée grâce aux grattoirs 10. La couche 4 se présente donc sensiblement verticalement et, en se redressant à l'horizontale sur le support, elle cra- que à plusieurs endroits d'où formation de crevasses.
De plus, en donnant au chariot une vitesse de déplacement linéai- re supérieure à celle d'alimentation de la couche 4, ladite couche craquera encore plus, et il se formera des crevasses plus longues et plus larges que celles pouvant être obtenues avec une vitesse de déplacement du chariot 12 égale à celle d'alimentation de la couche 4. En conclusion, une modification de la vitesse amenera une modification du nombre et de la forme des veines.
On obtient donc ainsi un ensemble de plages plus ou moins grandes, séparées par des interstices, qui formeront les veines du marbre. On coule sur au moins une partie de la surface de cette plaque un lait, par exemple, de ciment, avec ou sans sable et avec ou sans asbeste. Ce lait de ciment peut être coloré ou non, suivant le cas.
D'autre part, le chariot est disposé sur un dispositif générateur de chocs, par exemple une table vibrante 15 commandée par une came rotative 16. Dès que le lait de ciment coule d'un tambour 14 et se répand sur la cou- che déposée et crevassée, la table vibrante 15 entre en action et, résultat de la vibration, le lait de ciment remplira tous les interstices tandis que l'eau superflue apparaîtra à la surface.
De plus, avant ce coulage, on peut, soit à la main, soit mécani- quement, tracer encore en plus, dans la couche étendue sur la plaque de sup- port, des veines caractéristiques du type de marbre à obtenir.
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Une fois au repos, après le coulage du liant liquide et après avoir été secouée ou vibrée, la masse ainsi préparée renferme encore un certain pourcentage trop élevé d'eau. Si cet ensemble était pressé ainsi, cette eau superflue empêcherait la bonne marche de l'opération. Pour y re- médier, on saupoudre le tout, avant pression, par exemple d'une couche de poudre de craie, matière absorbante et facile à enlever. Après l'absorp- tion désirée, on presse la plaque marbrée qui est plus tard polie après durcissement.
Dans certains cas, on peut armer la matière 4 lors de la mise en place de la couche 4 marbrée, par une armature 9 qui peut être textile ou métallique. Parmi les armatures textiles, citons la t ile de jute.
D'autre part, pour faciliter la fixation de la plaque .-, sur un mur par exemple, on peut prévoir des attaches 8 noyées dans la masse.
La fig. 2 donne un autre exemple de fabrication, les masses sont malaxées dans le tambour 1 possédant une ouverture 11, celle-ci étant ré- glée suivant les nécessités. Dans ces conditions, le laminage par les rou- leaux 3 n'est plus nécessaire.
La fig. 3 montre en coupe une plaque de marbre artificiel dont une des faces seule est munie d'une plaque 5 de support. On noie dans celle- ci des attaches 8 dont les bouts libres sortent de cette plaque et peuvent être noyés dans un motier revêtant un mur par exemple. La surface marbrée sera ainsi seule visible.
Pour pouvoir faire des cloisons marbrées des deux côtés (fig. 4), on applique une seconde couche 4 marbrée sur la seconde face de la plaque de support.
Comme matières inertes, ajoutées lors de la fabrication de la masse, on peut par exemple aussi faire usage de liège en poudre. Celui-ci donnera au produit obtenu les qualités d'un bon isolant thermique.
Il doit être entendu que l'invention n'est nullement limitée à la forme d'exécution décrite ci-avant et que des modifications peuvent y être apportées, sans sortir du cadre de la présente demande de brevet.
C'est ainsi que les rouleaux de laminage pourraient être dis- posés à un autre angle que 90 par rapport à la table de réception, comme ils sont représentés à la fig. 1. De plus, il est évident que les vibra- tions peuvent être données à la table en même temps que le laminage ou après celui-ci ou encore seulement au moment où l'on prévoit l'aspersion par liant liquide. Le moment de départ de la vibration n'a en effet guère d'importance puisque, la matière laminée et crevassée contenant des fibres qui empêchent toute transformation de la couche, il n'y a aucun risque de voir les crevasses se refermer ou diminuer de profondeur si l'on prévoyait la vibration avant l'aspersion par liant liquide.
REVENDICATIONS.
1. Procédé de fabrication de plaques, en particulier d'imita- tion de marbres, consistant à mélanger des matériaux agglutinants et des ma- tériaux fibreux, de manière à obtenir des masses, au moins une partie de celles-ci étant teintes en au moins une couleur, caractérisé par les di- verses opérations suivantes : on comprime le mélange susdit en une couche grâce à un laminage par rouleaux, à écartement de préférence réglable ; on répand ladite couche sur une plaque de support, ladite coucher formant, avant d'être répandue, un angle avec ladite plaque, afin d'obtenir des crevasses, lors du redressement de la couche sur la plaque; on asperge avec un liant liquide pour remplir lesdites crevasses, une opération de vibration étant de préférence prévue.