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SYSTEME D'AMPLIFICATION A REGULATION AUTOMATIQUE, PLUS PARTICULIEREMENT APPLICABLE AUX INSTALLATIONS D'INTERCOMMUNICATION PAR HAUT-PARLEUR.
(Inventeur : R HARDY)
Les moyens de communication employés jusqu'à ce jour, tels que le téléphone, pour relier entre eux certainnombre de correspondants, pré- sentent le grave inconvénient d'occuper au moins une main de chaque corres- pondant, obligé de tenir un combiné téléphonique. On a proposé des disposi- tifs utilisant des amplificateurs et des haut-parleurs qui permettent de pa- lier, dans une certaine mesure, à ces inconvénients, en ce sens qu'un dès deux correspondants, dans un système de communication ainsi réalisé, peut avoir les mains libres, l'autre,'actionnant, selon'qu'il écoute ou qu'il par- le, une pédale ou une clé; habituellement appelée clé "parole-écoute", pour commuter l'amplificateur sur son microphone ou sur celui de son correspondant.
L'inconvénient majeur de ce procédé est d'obliger, malgré tout, un des correspondants à effectuer, en permanence, une manoeuvre alternative, ce qui crée bien crée bien souvent des confusions.
Cette méthode, peu pratique; semblerait pouvoir être évitée par l'utilisation de deux amplificateurs constamment en fonctionnement; mais dès que la puissance de ces amplificateurs est portée à un niveau,déjà bien in- férieur à. celui qui serait nécessaire pour une conversation normale à haute voix, il se produit une réaction d'un amplificateur sur l'autre et il s'amor- ce une oscillation rendant l'installation inutilisable. D'autre part, on ne peut avoir recours aux procédés qui consisteraient à utiliser le principe des amplificateurs, dits "répéteurs" tels qu'on en utilise en téléphonie;avec entrée et sortie en pont sur le même transformateur, permettant d'amplifier à la fois la modulation dans lés deux sens.
Car, dans le cas de plusieurs correspondants le gain maximum que l'on peut tirer de tels engins est-enco- re bien insuffisant en égard à la stabilité nécessaire, et à la difficulté d'effectuer l'équilibre de chaque ligne.
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Dans une autre forme de réalisation, on pourrait utiliser un seul amplificateur de conversation et remplacer la ché "parole-écoute" du système manuel précité par un relais qui ferait automatiquement l'inversion de sens de l'amplificateur, ce relais étant commandé, non pas par une pé- dale ou une clé, mais par deux circuits amplificateurs détecteurs de modu- lation
Le premier des deux correspondants qui parlerait, déclenche- rait le relais en l'un des deux postes ayant l'initiative, afin que sa pa- role mette l'amplificateur à sa disposition;
cet amplificateur branchant au- tomatiquement l'âutre sens, pour qu'on puisse entendre la réponse lorsqu'on s'arrêterait de parler ' Il apparaît, dans la pratique, que ces relais, extrêmement sen- siblés, commandés par des circuits de détection différentielle, ainsi que la complexité de-la réalisation, présentent des inconvénients auxquels s'a joute un défaut primordial qui est la constante de temps d'établissement de la commutation. Celle-ci est très critique. Sa valeur dépend du filtrage de la modulation dans-les circuits de détection. Ce défaut se traduit par la non-transmission des premières syllabes, les sifflantes notamment.
Un chif- fre tel que "sis" transmis brutalement, risque d'être entendu comme " ix "
La présente invention a pour objet un système qui permet de re- médier à tous ces inconvénients, principalement dans le cas des systèmes d'intercommunication remplaçant le téléphone. Elle permet de réaliser des appareils dits :"automatique,s "dans lesquels la clé "parole-écoute" est sup- primée.
La présente invention se caractérise essentiellement par lé fait qu'on supprime le risque d'accrochage entre un haut-parleur et un microphone placés l'un près de l'autre et connectés chacun à un amplificateur, ayant à l'autre extrémité, l'un près de l'autre, dans une autre pièce, par exemple, un microphone et un'haut-parleur. Cet accrochage est supprimé par l'emploi de dis- positifs électroniques et automatiques de compression et d'expansion agissant de manière convenable sur l'un et l'autre des amplificateurs, et dommandés par la parole au cours de la conversation de façon à ce que le gain ou coefficient d'amplification de la chaîne totale soit réglé au repos à une valeur inférieu- re à l'accrochage.
Ce gain se trouve demeurer constant, bien que les gains rés- pectifs de chacun des amplificateurs varient dans de grandes proportions au cours de la conversation.
Cette invention s'applique naturellement à tout problème de commu- nication en général ; sera décrite dans un cas pratique qui est celui de- l'intercommunication par haut-parleur entre bureaux par exemple. Cette applica- tion est donnée à titre d'exemple de réalisation nullement limitative et, à ce titre, afin que l'invention soit bien comprise, elle sera décrite avec référen- ces aux dessins annexés dans lesquels :
La fig. 1 représente sous une forme très schématique deux amplifi- cateurs utilisant un microphone et un haut-parleur reliés au microphone et au haut-parleur d'un correspondant distant et fonctionnant suivant le principe de l'invention.
La fig. 2 représente un moyen de réaliser la commande d'expansion ou de compression suivant l'inventiono
La fig. 3 est un diagramme montrant comment, selon l'invention, la tension d'écran de deux lampes penthodes varie en sens inverse dans une de ses applications.
La ,fige 4 est, selon l'invention, un schéma général d'une variante de réalisation d'un amplificateur.
La figo 5 est un schéma simplifié, montrant un mode d'utilisation d'un amplificateur, réalisé selon le principe de l'invention.
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La figo 6 représente un schéma de commutation, permettant d'utili- ser ou non l'amplificateur dans une des variantes de l'invention.
La fige 7 ainsi que la fig. 8 montrent les modes de liaison dans une application des microphones et des haut-parleurs à l'amplificateur.
La fig 9 représente un croquis d'ensemble de l'équipement d'un poste principal dans une application à un système de commutation par haut- parleur entre bureaux, selon l'invention.
La fig. 10 est un schéma permettant la commutation dans une réa- lisation pratique, selon l'invention, et suivant le croquis de l'appareil re- présenté figo 9.
Sur la fige 1, on a représenté un microphone et un haut-parleur 1 et 2 reliés respectivement à l'entrée et à la sortie des amplificateurs 3 et 4.
Le haut-parleur 5, placé à distance du poste II, reproduit la parole émise de- vant-le microphone du poste 1 Le microphone 6 du poste II transmet au'poste I par le haut-parleur 2 de ce dernier la'voix émise devant le microphone 6 de ce poste II.
Si l'on ne prenait pas de précautions particulières, cette chaîne d'amplification, comme il est dit plus haut, donnerait lieu à des accrochages par la réaction entre eux des microphones et haut-parleurs 1, 2 et 5, 6-placés par couples à proximité les uns des autres. Selon l'invention on décrira ci après une application à l'aide de laquelle on utilise cette dispositiondampli-
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ficateur-aaut-parleurs-microphones, mais en commandant automatiquement dans'le microphone local, par la parole, le coefficient d'amplification de ces amplifi- cateurs.
Dans ce qui va être exposé ci-après, l'amplificateur 3 est'réglé de façonà ce que, au repos, son coefficient d'amplification soit considérablement réduit ; celui de l'amplificateur 4 étant au maximum, il'n'y a aucun effet d'ac- crochage.
Lorsque l'on parle dans le microphone 1, l'amplificateur-3, dont le gain n'est toutefois pas nul, amplifie le signal ainsi produit, et, par un dis- positif schématisé en 10 sur la fig. 1, dispositif qui sera décrit en détail plus loin, il augmente automatiquement son gain pour le porter à,son niveau maximum, point de fonctionnement auquel il reste tant que dure la parole 1 Tandis que cette expansion s'opère automatiquement, une compression schématisée en 9, figol, actionne l'amplificateur 4, dont le gain se trouve automatiquement réduit consi- dérablement, le gain de la chaîne restant constant et en dessous du niveau d'ac crochage.
Lorsque le poste I a fini de parler, le gain de l'amplificateur 3 redevient très faible et celui de l'amplificateur 4 très élevé, lui permettant à nouveau d'entendre le moindre bruit dans le micro du poste 11 Mais, en prati- que, on ne peut se contenter d'une simple variation produite par une compression- expansion issue d'un procédé de contre-réaction. La présente invention, concerné donc un montage dont le but est de permettre la réalisation d'une régulation très énergique par des moyens simples et stables. L'ensemble de la régulation sera dé- crite au moyen du schéma général de la fige 4, mais, au préalable, on examinera le procédé utilisé pour faire varier le gain de l'amplificateur sans introduire de distension notable.
Dans le schéma fig 2, la lampe amplificatrice 11, dans laquelle la cathode 12 est reliée à une polarisation normale 13' (de l'ordre de 1 à 2 volts) la grille 14 retourne à la masse 15 par l'intermédiaire de transformateurs de mi- crophone non représentés. L'écran 16 est relié au point 17 qui, par l'intérmédiai- re d'une résistance 53, retourne à la haute tension hâbituelle 19;un condensateur électro-chimique 18 de forte valeur, empêche toute fluctuation a fréquence vocale d'intervenir sur la tension de l'écran 16 Le signal appliqué à la grille 14,'après amplification sur la plaque 20, qui comporte une résistance dé charge 21, retour- nant à la haute tension 22, est dirigé, au travers de la capacité 23 sur 24, qui peut être à la grille de la lampe de sortie de l'amplificateur.
Le gain général de tout l'amplificateur dépendra tout naturellement, du gain de la lampe 11
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Or, dans le montage représenté fig 2, l'écran 16 aboutit au point 17 qui, non seulement retourne à la haute tension par une résistance 53, mais se trouve aussi connecté à la plaque 25 d'une lampe amplificatrice 26 qui peut être une triode ou une penthode à forte pente appropriée. En faisant varier par un potentiomètre '27 le potentiel de la grille de la lampe 26, potentiel issu d'une polarisation 28, on modifie, pour de faibles variations'de potentiel en 27, la tension d'écran en 17
Et c'est ainsi que sur la figo 3 on a tracé, à titre d'exemple, la courbe du coefficient d'amplification de la lampe 11 en fonction de la tension d'écran de cette lampe.
Sur'la courbe représentée, on voit que pour une tension d'écran de 1'ordre de 80-vblts, avec la lampe considérée, le coefficient d'amplification est, au maximum, voisin de 100 (pour certaines lampes il atteint 120); pour une tension d'écran de l'ordre de 100 volts en 34 le coefficient est inférieur à 20.
Le passage dù point 32 au point 31, c'est-à-dire du gain minimum au gain maximum de l'amplificateur 9, par exemple, s'effectue par une variation d'une vingtaine de volts de la tension d'écran de la lampe 11 de la fig. 2, soit pour une variation très faible du potentiel de grille de la lampe 26.
On'décrira plus loin de quelle manière on intègre cette commande du gain dans les amplificateurs 3 et 4, pour, portant du point 32, porter l'amplifi- cation de l'amplificateur 3 au gain maximum 31 qui ne risque pas d'être déplacé, et, en partant de 31 (sa position de repos) pour réduire le gain de l'amplifica- teur 4, de façon que, descendu au voisinage de 0, il ne puisse tendre qu'à y res- ter, l'ensemble réalise ainsi un système d'auto-compensation et de régulation au- tomatique d'une très grande stabilité.
La fig 4, représente le schéma d'une réalisation du montage fig. 1, dans laquelle on utilise les lampes amplificatrices courantes; l'ensemble réali- sé dans un même coffret d'en encombrement relativement réduit
Les microphones 1, 6 et haut-parleurs 2, 5 qui sont schématisés sont reliés par des câbles. Le microphone 1 et le haut-parleur 2 de l'un des postes I sont à proximité l'un de l'autre, ainsi que 1'amplificateur, tandis que le micro- phone 6 et le haut-parleur 5 du poste correspondant II sont distants et placés dans une autre pièce par exemple.
Au poste I, le microphone 1, par l'intermédiaire d'un transformateur 15, alimente la grille 14 de la lampe 11 Cette lampe 11 fonctionne selon le prin- cipe de la fig 2 Elle comporte un écran 16 alimenté en un point 17 par un pont 52, 53, entre masse et haute tensiono Le point 17 est également connecté par le conducteur 17' à la plaque de la penthode 48. Au repos, le potentiel du point 17 est tel que l'écran de la lampe 11 se trouve aux environs du point 32 de la fig 3. Le coefficient d'amplification de la lampe 11 est donc très réduit.
La plaque 20 de cette lampe 11 est reliée par le circuit de charge 21 et le condensateur de couplage 23 à la grille 24 de la penthode de sortie 35, dans la plaque de laquelle se trouve le transformateur 37, alimentant le haut- parleur distant 50
Au poste II, le microphone 5, par l'intermédiaire d'un transforma- teur 58, alimente la grille de la lampe 56.
Cette dernière comporte un écran ali- menté en 17 par le pont 61, 63 et en 15 par le conducteur 51' aboutissant à la plaque de la penthode 48 La plaque 20 de la lampe 56 est reliée par le circuit de charge 64 et le condensateur 65 à la grille de la pehthode 35 dans la plaque de laquelle se touve le transformateur 70 alimentant le haut-parleur 2 qui appar- tient à l'autre posteo
L'ensemble : transformateur 74, valve 71 et filtres 72, 73 représen- te le système de polarisation automatique des lampes de l'installation. Toutefois, la polarité de la lampe 48 pourrait être obtenue par alimentation indépendante.
Dès que l'on parle dans le microphone 1, un signal alternatif appa- rait sur la charge 36 de la penthode de sortie 35, et le condensateur 38 dirige une fraction de cette modulation sur les deux potentiomètres 39 et 40 qui serviront
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au moyen d'un doublediode 41, 42, à détecter la modulation et à modifier les tensions d'écran par l'intermédiaire de deux lampes 47 et 48
Le signal passant par le condensateur 38 sur les potentiomètres 39 et 40, donnera lieu à une détection négative sur 42, 45 et 47 et à une détection positive simultanée sur 44, 46, 48 La tension de détection néga- tive sur 42 45 et 47 sera inversée sur la plaque de cette lampe 47 qui accu- sera alors une valeur positive'de potentiel,
tandis que la lampe 48 recevra une détection positive et accusera sur sa plaque une diminution de potentiel
La plaque de la lampe 48 est reliée au point 17 et à l'écran'16 de la lampe 11, lequel, en l'absence de modulation, était au point 32 de la fig. 3, c'est-à-dire avec un potentiel relativement élevé d'écran (faible am- plification de la lampe). Ge potentiel va être très rapidement porté négative- ment par le moindre signal de parole détectée au point 31 qui correspond-au gain maximum de l'amplificateur.
Le gain maximum de 1'amplificatuer ne saurait d'ailleurs être déplacé, ce qui évite un auto-accrochage dans 1'amplificateur lui-même.En effet, un des avantages de ce montage réside dans ce fait que le point de fonctionnement 31 étant obtenu, toute augmentation du signal restera sans effet pour modifier le gain, car le point 31 se déplaçant vers lâ fauche sur la courbe 30, le gain ne pourrait tendre qu'à diminuer et, pratiquement, l'écran reste absolument stable en haut de la courbe.
La résistance, unilatérale, très élevée des-diodes et la très for- te capacité de l'écran 17, (capacité 62 ) détermine la constante de temps et d'établissement de ce régime de fonctionnement en même temps que la suppression des composantes de modulation.
Le réglage du point de repos de l'écran 17 s'opère facilement par les résistances 49 et 50 des penthodes 47 et 48.
Tandis qu'augmente le gain de l'amplificateur du microphone 1, on diminue celui du microphone 6, en appliquant au point 51, une variation de tension en sens inverse.
Le microphone 6 est relié par le transformateur 58 à la grille 59 de la lampe amplificatrice 56 qui amène la modulation du microphone 6 par la penthode de sortie 66 sur le haut-parleur local 2.
Avec ce dispositif d'auto-régulation d'une extraordinaire stalli- té et d'Une action très efficace, on peut aller jusqu'à poser chaque microphone au-dessus du haut-parleur, sans crainte d'accrochage, en prenant siujmplemet cer- taines précautions d'isolement mécanique.
Dans la pratique, l'autorégulation ainsi utilisée, présente un au- tre avantage, c'est que la sensibilité de l'amplificateur réglé donne l'impres- sion que la personne qui parle reste toujours à peu près à la même distance du microphone lorsqu'elle se déplace dans certaines limites. La conversation peut s'engager à n'importe quel moment; les correspondants, les mains dans les poches pouvant parler de n'importe quel endroit de leur bureau respectif, voir même d'un couloir attenant.
On a supposé, dans ce qui précède,, que l'appareillage fonctionnait suivant la,partie droite 31, 32 de la courbe d'amplificatin de la fige 3 On peut également réaliser des appareillages utilisant la'partie 30 de cette cour- be (ou l'ensemble de deux pentes de cette dernière) à partir du maximum.31. On peut ainsi détecter avec la même'polarité sur les deux grilles de la lampe 48 afin de mettre à la masse la cathode .......
La fig. 5 représente un dispositif de communication s'avérant com- me nécessaire lorsque, dans une installation, il y a un certain'nombre d'appa- reils principaux, possédant, chacun, un amplificateur, tel que celui de la fig.
4.
Dans le cas de deux postes principaux, si les deux correspondants ne sont pas déjà en liaison permanente, ils peuvent se placer en' position d'at- tente ; c'est-à-dire que chacun branche son haut-parleur et son microphone au
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bout de la ligne. On supposera, par exemple, un poste distant 93 (fig.5) se mettant en position d'attente en branchant son microphone 81 et son haut- parleur 82 au bout des lignes 83 et 84.
Le poste principal 94 qui, lui aus- si au repos, s'était mis en attente, a utilisé une clé 89, déplaçant les la- mes de contact 85, 86, 87, 88 simultanément, de façon à passer directement par les lignes 90 et 91, connectant également le microphone et le haut-parleur 79 et 80 sur les lignes 83, 84. Lorsque le poste 89 veut prendre Il initiative des opérations et appeler le poste 93, il fait passer par les inverseurs 86, 87, 88, le microphone 80 et le haut-parleur 79 sur les circuits 78 et 77 de son ampli- ficatéur, semblable à celui de la figa 4.
Le correspondant 93 S'entendant appe- ler, peut répondre sans se déranger, et la conversation peut s'engager sans qu'il n'y ait aucune manoeuvre, " parole-écoute ", ni réglage a effectuer.
Il est a remarquer que les appareils peuvent rester-branchée dans cette position, et qu'à tout moment, les deux correspondants peuvent se parle, sans aucune manoeuvre, comme s'ils se trouvaient tous deux dans la même pièce.
Le schéma de commutation indiqué sur la fig; 5 est réalisé, dans l'application de l'invention décrite, au moyen d'un relais 95, fig. 6l Ce relais commande les quatre lames 96, 97, 98 et 99, qui-, en position de repos, conec- tent directement le microphone 102 et le haut-parleur 108 sur les bornes de dé- part 104 et 105, sur lesquelles se trouve branché soit un poste secondaire, soit un poste principal en position d'attente avec son microphone 107 et son haut- parleur 108.
Au moyen d'un contact 109 appartenant au dispositif de commutation général, on branche la haute tension 110 sur le relais 95 lorsqu'on veut utili- ser l'amplification pour appeler un correspondant principal ou secondaire.
D'une manière générale, dans l'application décrite, on a figuré de simples lignes pour conduire au microphone ou au haut-parleur. En réalité on utilise des liaisons telles que celles représentées, par exemple, sur les fig 7 et 8, dans lesquelles on a représenté le microphone I et le haut-parleur 5 de la fig. I relié à l'amplificateur 3..-
Pour des raisons de transmission, il est généralement nécessaire d'utiliser un transformateur 111, élevant l'impédance de la bobine mobile du microphone électrodynamique 1 de l'ordre de 2 ou 3 ohms à une valeur de quelques centaines d'ohms, pour ensuite, repartant de cette valeur, l'amener, par un transformateur 112, à une impédance de grille très élevée, de l'ordre de 20.000 ohms.
Le câble sous plomb 113, câble à une paire, réalise la ligne. Le principe est le même pour la sortie de l'amplificateur avec le câble 114. Tou- tefois, dans certains cas, il est possible de réduire le nombre des fils utili- sés, et c'est ainsi que, sur la fig. 8, le microphone 1 sera relié à l'amplifi- cateur 3 par un câble sous-plomb, dont un seul fil sera utilisé, le retour de... masse étant fait par la gaine métallique du câble. Le même principe peut être utilisé pour l'alimentation du haut-parleur. Un des buts de l'invention, dans l'application décrite est la suppression de la manoeuvre " parole-écoute ", ainsi que la simplification des commandes, de manière à rendre plus pratique l'emploi d'appareils de communications,par haut-parleur.
C'est ainsi que, selon l'invention, le dispositif de commutation utilisé se réduit au minimum, et, dans la-variante, ici décrite, permet une réalisation à la fois robuste, économique et d'un maniement particulièrement simple.
Sur la fig. 9 on a représenté schématiquement l'équipement d'un poste principal. Ce poste comprend l'amplificateur 116, amplificateur mural, prenant peu de place, dans lequel sont contenus les éléments de la fig. 4.
L'amplificateur est relié par un câble souple 117 au boîtier de commande 118, placé sur le bureau, et renfermant les différents orgànes destinés au manie-
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ment de l'appareil. Ce boîtier est aussi réduit que possible pour éviter l'en- combrement du bureau. Un haut-parleur 119, généralement fixé au mur, sert à entendre aisément le ou les correspondants avec lesquels se déroule l'entretien.
Le boîtier de commande 118 est relié par un câble souple 120 à une réglette de connexion blindée 121, fixée au mur, et de laquelle partent vers les correspondants ou vers le répartiteur général les différents câbles sous plomb groupés 122 et 123.
Dans le boîtier de commande du poste principal 118 se trouve le mi- crophone 124. Le bouton de mise en marche 125, selon l'invention, pour simpli- fier les commandes, est constitué par un poussoir sur lequel il suffit d'appuy- er pour connecter le secteur alternatif à l'appareil, tandis qu'une lampe témoin placée en dessous du poussoir permet de constater la mise en circuit de l'appa- reil. Il suffira d'appuyer à nouveau sur ce poussoir 125 pour couper l'alimenta- tion.
L'appareil, ci-dessus décrit, est prévu avec une capacité de'six correspondants, reliés, chacun, à une des six touches du clavier 126. Chacune'per- met la prise de ligne d'un correspondant.
Un commutateur glissant 127, à trois positions, commande certaines combinaisons, notamment dans l'amplificateur de réglage de la puissance. Il permet, dans certaines conditions de transmission d'ordres, de donner en l'une de ses po- sitions de la surpuissance ou bien, tout en augmentant la puissance, de réaliser, dans une autre position, une adaptation d'impédance (cas d'une conférence simulta- née avec les six correspondants).
Le bouton glissant 128 complète le boîtier principal. Il peut occuper également trois positions qui sont les suivantes.
En première position, le poste principal est connecté en attente d'ap- pel avec réponse sans secret et conversation non privée. Autrement dit, le relais faisant passer les lignes d'arrivée par l'amplificateur n'est pas alimenté et, de ce fait, l'amplificateur se trouve coupé, tandis que les microphones et haut-parleur locaux sont branchés en direct ou en attente. Dans cette position n'importe quel poste principal distant peut appeler et entretenir une conversation avec le poste local, sans avoir à se déranger, ni à effectuer aucune manoeuvre. Mais, du fait d'avoir branché son microphone et son haut-parleur sur toutes lignes d'arrivée pour ne pas avoir à se déranger pour répondre à un appeleur éventuel, sa réponse peut être entendue par n'importe lequel des autres,correspondants qui se mettraient à l'écoute.
Cet état de chose ne peut présenter aucun inconvénient dans la plupart des conversations de bureau, mais, si l'entretien prend un ton confidentiel, il suffira de faire glisser le commutateur 128 dans la deuxième position. (Ce commu- tateur actionne le galet 137 de la fig. 10).
Dans cette position pour conversation privée avec un poste principal, il n'y a toujours pas de haute tension sur le relais de mise en circuit de l'am- plificateur, qui, de ce fait est coupé. Le microphone et le haut-parleur se trou- vent encore en direct. Pour être isolé de toutes les autres lignes, il faut enfon- cer, sur le clavier, la touche du correspondant appelant.
La.troisième position de cette clé glissante 128 est destinée à mettre l'appareil dans une position de " service général ", notamment par l'appel d'un ou de plusieurs correspondants, voire de tous simultanément, pour tenir par exemple une conférence générale.
Dans cette troisième position, le-poste principal a un rôle actif, contrairement à ce qui se produit en première position où il a un rôle passif d'at- tente.
Lorsqu'il est appelé par un correspondant se trouvant être un poste secondaire, il entend un signal sonore et, observant le clavier, il enfonce la touche sous laquelle subsiste un signal lumineux dû à cet appel, éteignant de-cet- te manière le signal lumineux en prenant la ligne. En effectuant cette manoeuvre il met la haute tension sur le relais et branche son amplificateur ce qui lui per- met ensuite d'entretenir la conversation avec le poste secondaire qu'il a appelé.
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Si le poste principal désire appeler un correspondant secondaire ou principal en attente (ce qui revient au même, car un poste principal en attente se¯transforme en poste secondaire, puisqu'il branche directement sur la ligne son microphone et son haut-parleur), il n'a qu'à enfoncer la touche du clavier reliée à ce correspondant. En l'appuyant à fond il prend la ligne et envoie un signal d'appel qui persiste tant que la touche est maintenue dans cette position. Lorsqu'il la lâche, elle s'enclenche. La conversation terminée, . le fait de remettre la clé glissante 128 dans la position I, remet tout à zéro.
Derrière le boîtier 118 se trouve un écouteur 129 qui permet à tout moment, l'écoute discrète, remplaçant la parole à voix haute, perçue par haut-parleur.
Le schéma de principe de la commutation fig 10, permet de com- prendre le fonctionnement du système.
Les amplificateurs de la fig. 5 sont schématisés en 77 et 78 sur la fige 10. Cet ensemble 77, 78 est représenté en détail avec les circuits de régulation sur la fig 4. Le relais 110 fonctionne comme décrit en référence à la fig 6. Il permet de connecter sur les lignes 133, 134 le microphone local
107 et le haut-parleur 108 soit directement, soit par l'intermédiaire des am- plificateurs. Ce relais 110 est lui-même commandé par le contact 135 de 'la lame
136 qui établit ce contact 'dans la position 3 de la came 137
Cette dernière est solidaire du commutateur glissant 128 de la fig. 9 dont l'usa- ge a été décrit plus haut. L'amplificateur est, en effet, utilisé uniquement dans la troisième position.
Dans la première position de ce commutateur tous les correspondants aboutissent sur'les lignes 138, 139 par les contacts 140 et 141. De ce fait, ils peuvent parler dans le haut-parleur local 108, ainsi qu'écouter le microphone
107 sans qu'il y ait de manoeuvre à effectuer.
Sur cette fig. 10 on a représenté en 140 une des six touches du clavier et le dispositif de commutation 141 qu'elle commande, ainsi qu'une des six lignes 142 conduisant à un des six correspondants 1430
Le correspondant représenté en 143 est un poste secondaire. Lorsqu'il veut appeler le poste principal, il- appuie sur le bouton d'appel et ferme, par le contact 147, le circuit 144 en envoyant une tension alternative de l'ordre de 6 à 8 volts par le conducteur 145 Cette tension alternative, passant par la lame
146 et le contact de repos 147, aboutit à un relais 148 dont la lame 149 se met à vibrer, déclenchant le cliquet 150 et produisant un signal sonore (vibration de la lame 149) Cet appel sonore persiste tant que l'on appuie sur le contact d'appel 144.
Le but de la libération du cliquet 150 est de permettre à la lame
151 de venir fermer le circuit du contact 152 de la lampe 153 sur une source de courant alternatif 154, déjà utilisé pour le chauffage des lampes d'amplification.
La lampe 153 est placée directement sous la touche 140. Elle sert à établir un mémoire d'appel, en ce sens que cette lampe reste allumée ce qui permet de s'apercevoir que l'on a étéappelé, même après s'être éloigné de son bureau.
La touche 140 a plusieurs fonctions qui se manifestent suivant que celle-ci est enfoncée plus ou moins à fond. Dans un premier déplacement, et pour unè course en profondeur d'un m/m environ, avec une pression très légère, on cou- pe, en appuyant sur la lame 151, le contact 152 et, de ce fait, on enclenche à nouveau le cliquet 150 On peut alors laisser la touche 140 revenir au repos.
Si l'on continue d'appuyer ou si on appuie à nouveau pour réaliser un déplacement plus important (4 à 5 m/m par exemple), on agit sur la'lame 155 qui sert à la commutation des lignes. En appuyant à fond (1 à 2 m/m de plus en profondeur) on actionne la lame 156, destinée aux signaux d'appel mais si on ces- se d'appuyer sur la touche 140, un encliquetage automatique (non représenté) con-
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serve la liaison mécanique 156a dans une position telle que la lame 155, entraînant celle 160 pour fermer leurs circuits 158 et 161, libère simul- tanément les contacts 157 et 159.
La liaison mécanique 156 est remise,dans la position de repos, représentée sur la fig. 10 par un encliquetage qui s'effectue par une com- mande mécanique, lorsque la touche 157 est remise dans la position d'attente d'appel I.
Lorsqu'un correspondant 143 a appelé,s'il est un poste princi- pal, il n'y a aucune manoeuvre à effectuer pour entretenir une conversation, puisque, 'la clé 141 étant au repos, les lignes 162 et 163 se trouvent direc- tement connectées par les contacts 158 et 159 sur le microphone et le haut- parleur local. S'il s'agit d'un poste secondaire qui appelle, tel que 143 sur la figo 10, on amènera la touche 137 dans la position III, ce qui mettra l'amplificateur en service. Il suffira ensuite d'enfoncer la touche 140 du clavier qui reste enclenchée, pour que les lignes 162 et 163 en provenance du correspondant soient dirigées par les contacts 158 et 161, et par 164 et 165 sur l'entrée et la sortie d'un amplificateur.
Il est à remarquer que cette connexion s'est établie en passant par la lame 156 et le contact 166, bien que la touche 140 soit enclenchée, mais on a vu plus haut, que la lame 156 n'était actionnée que tout à fait en fond de course de la touche 140 et que cette manoeuvre est destinée aux appels.
En effet, pour appeler le correspondant, on enfonce la touche 140 par exemple, ce qui a pour résultat de brancher l'amplificateur sur ce poste correspondant par les lames 155 et 160, et, en continuant d'appuyer plus à fond, on établit le contact de ces lames avec 167, c'est-à-dire avec la ligne 168, sur laquelle se trouve un vibreur 169, relié à une source alternative 170.
Comme le haut-parleur 171 du correspondant se trouve à la masse par la gaine du fil sous plomb 172, il s'ensuit que chaque fois que l'on produit un signal sonore d'appel dans le haut-parleur 171, tandis que ce signal, du fait du con- tact 167 et de la coupure au contact 166, ne peut remonter vers les lignes générales 138, 139 ou 164, 165, sur lesquelles, suivant la position de la commu- tation peuvent se trouver branchés d'autres correspondants. Ceci évite d'envoyer des signaux d'appel à d'autres correspondants que celui visé.
Lorsqu'on veut parler à plusieurs correspondants simultanément ou par exemple entretenir une conférence, il suffit d'enclencher, sur le clavier, les touches 126 (figo9) de ces correspontants. L'isolement de l'appel par la lame 156, à fond de course, évite de déranger les autres correspondants, lorsqu' un seul ne répond pas, et que 1'on acenfonré un certain nombre de touches'insis- tant pour atteindre celui qui ne répond pas.
Lorsque le correspondant est un poste principal (ou dans le cas par- ticuliers de postes secondaires spéciaux (on utilise un contact de repos 173 pour la touche d'appel du correspondant et un vibreur 174, qui peut être semblable par exemple au vibreur 148, placé sous la touche 140. On utilise ainsi la ligne 145 pour faire l'appel symétrique dans les deux sens. Le vibreur 174 est actionné par la touche 140 à -fond de course, qui met la lame 146 sur le contact 175 relié à la tension alternative 170. Ces deux appels sont transmis simultanément (appel par le vibreur 174 et par le vibreur 169 dans le haut-parleur 171, car il peut- arriver que le correspondant soit déjà en conversation avec un autre correspon- dant et, à ce moment, son haut-parleur peut ne pas être disponible pour rece- voir l'appel par 169.
Il entend alors le vibreur 174 qui libère,.dans le cas des postes principaux, un signal lumineux persistant après l'appel, comme la lampe 153 sous la touche 140.
Les différentes combinaisons décrites ci-dessus, suffiront à faire comprendre le maniement de l'appareil, selon l'invention; mais il est bien évi- dent que bien d'autres combinaisons pratiques d'utilisation découlent du circuit proposé, combinaisons pratiques constituant de nombreux avantages résultant de l'invention.
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Avec le dispositif proposé selon l'invention, chaque poste prin- cipal est autonome et dispose de son système d'amplification. La capacité des appareils est prévue normalement pour six directions mais il est facile de prévoir un plus grand nombre de correspondants, tels que douze, dix-huit ou vingt-quatre, par une multiplication des systèmes individuels de commutation, tout le fonctionnement de l'appareil restant le même.
Les correspondants peuvent être aussi bien des postes principaux que des postes secondaires. Généralement les postes secondaires ou satellites ne peuvent correspondre qu'avec un seul poste principal, duquel ils dépendent.
Le présent dispositif permet l'intercommunication totale d'une installation équipée entièrement de postes principaux, chacun d'eux pouvant appeler un correspondant occupé, ou non. Celui-ci peut répondre s'il le désire.
Des conversations peuvent s'engager simultanément entre plus de deux corrèspon- dants voire avec la totalité, dans le cas d'une conférence par exemple, cas dans lequel toutes les personnes se trouvant' dans chacun des bureaux peuvent cônver- ser comme s'ils se trouvaient tous groupés dans un même hall.
Il est bien évident que les schémas et circuits indiqués ne cons- tituent qu'une variante destinée à donner à l'homme de l'art tous les rensei- gnements lui permettant de comprendre l'invention, il est bien évident que tous circuits et montages connus peuvent être employés sans en modifier le carac- tère propre. C'est ainsi, par exemple, que le système décrit, agissant par ex- pansion ou compression d'amplification, peut s'appliquer à tous systèmes néces- sitant la réduction ou la suppression des bruits de fond (enregistrement phoni- que sur film ou disque, entre autres).
On peut également, dans les schémas d'installation sus-décrits t représentés : a) employer des piles comme source électrique et réaliser ainsi une amplification utilisant des piles ou le secteur en chauffage direct. b) agir sur l'écran des lampes amplificatrices directement par les diodes 41 42 (figo 4) ou par tout autre dispositif équivalent. c) régler les polarités des deux diodes 41 42 par une lampe ampli- ficatrice dont ce serait la seule fonction dans l'installation.
Revendications.
1 / Système de télécommunication comportant au moins deux postes dont chacun comprend un haut parleur et un microphone et dont l'un au moins com- prend un amplificateur caractérisé par le fait que l'on empêche le couplage en- tre le microphone et le haut-parleur des postes comportant un amplificateur au moyen d'un dispositif automatique de réglage du gain fonctionnant par la fait mê- me de la parole de l'usager et cela en accroissant le gain dans la direction al- lant de la personne qui parle vers le poste correspondant et en le réduisant dans le sens opposé pendant que l'usager continue à parler.