<B>Réseau d'intercommunication par haut-parleurs comportant des amplificateurs réglables.</B> Dans les dispositifs d'intercommunications par haut-parleurs, on a proposé des systèmes qui permettent de supprimer la commutation manuelle, dite parole-écoute , commutation au moyen de laquelle on inversait le sens d'un amplificateur sur la ligne de deux correspon dants. La solution la plus élémentaire con siste à utiliser simplement deux amplifica teurs fonctionnant simultanément; mais si les haut-parleurs et microphones se trouvent pla cés trop près les uns des autres et si l'ampli fication dépasse une certaine valeur, des oscillations s'amorcent et l'installation de vient inutilisable.
On est donc amené, pour éviter l'amorçage de ces oscillations, à utiliser un niveau sonore très réduit.
I1 a été proposé des systèmes (le eoinpres- sion et d'expansion ou, autrement dit, de commande automatique dit gain réciproque des amplificateurs commandés directement par la parole; mais leur efficacité n'est bien souvent qu'illusoire et limitée par le fait que leur action, mal conjuguée, ne permet pas d'obtenir un niveau sonore suffisant, donnant à deux correspondants la possibilité de se ré pondre immédiatement ou, encore, de s'inter rompre, en cours de conversation.
La présente invention a pour but de per fectionner un réseau d'intercommunication par haut-parleurs comportant, des amplifica teurs réglables, comme on le verra à l'aide de plusieurs exemples de réalisation décrits avec références aux dessins annexés dans les quels Fig. 1 représente un schéma simplifié de deux amplificateurs reliés entre eux et pou vant être débloqués par la parole.
Fig. 2 représente tin diagramme de varia tion de gain d'une lampe amplificatrice en fonction de la tension-écran de ce tube.
Fig. 3 représente le schéma d'un amplifi cateur et des circuits de blocage et de déblo cage.
Fig. 4 est également le schéma d'un ampli ficateur et des circuits de blocage et de dé blocage.
Fig. 5 représente le circuit d'une clé uti lisée, pour effectuer une commutation.
Fig. 6 représente les appareils d'un poste pour une seule liaison.
Fig. 7 représente un boîtier de commande polir deux liaisons.
Fig. 8 représente un poste secondaire avec son haut-parleur, son microphone et. son bou ton d'appel.
Fig. 9 représente le boîtier d'un poste de commande à six directions.
Fig. 10 est. le schéma d'un commutateur de liaison entre postes principaux et postes secondaires.
Fia. 11 est une variante de réalisation, avec intercommunication totale.
Fil-. 12 est une autre variante pour une installation d'un grand nombre de postes. La fi-. 1 représente schématiquement une installation reliant deux correspondants au moyen d'amplificateurs. Le correspondant 1 parle dans le microphone 3, relié à l'amplifi cateur 4, et se fait. entendre, au second poste, par le haut-parleur 5. Le correspondant 2 parle dans le microphone 6, et, par l'a.mplifi- eateur 7, se fait entendre au premier poste, dans le haut-parleur 8. Dans cette représentation schématique de la fig. 1, le circuit 9 relie les deux amplifi cateurs 4 et 7.
Il a pour but de commander le fonctionnement réciproque de ces deux am plificateurs, de façon à les bloquer (ou ré duire très considérablement leur gain, ce qui équivaut, en pratique, à un blocage), pendant que l'un ou l'autre des correspondants détient la parole. En réalité, lorsque, par exemple, le correspondant 1 parle dans le microphone 3, la modulation se trouve bloquée dans une partie du circuit de 4 et ne peut atteindre le haut-parleur 5 (ou ne l'atteindre que très faiblement) si le circuit 9 n'agit pas ou ne dé bloque pas une partie du circuit 4. En fait, le circuit 9 est lui-même actionné par la con nexion 10, c'est-à-dire par la modulation pro venant de 3, et cette modulation détermine précisément le déblocage de 4, lui permettant.
de la laisser passer: ce processus s'effectue en verrouillant ou bloquant simultanément. l'am plificateur 7, de façon que le gain maximum soit obtenu dans l'amplificateur 4, et que le correspondant 2 ne puisse lui-même, par la. connexion symétrique 11, débloquer son am plificateur 7 et se faire entendre. Le circuit de blocage et de déblocage 9 a, malgré tout, une position d'attente lorsqu'il bloque une voix, tandis que l'autre se fait entendre. Cela permet, dans certaines conditions de couper la parole au correspondant, c'est-à-dire, de prendre la. ligne même quand celui-ci la dé tient à condition de parler plus fort dans son microphone.
Le dispositif de blocage et de déblocage, qui sera décrit ci-après, commande, au moyen de la parole, le fonctionnement ou le blocage de chacun des deux amplificateurs. Dans la description qui va suivre, les réalisations de l'invention prévoient l'emploi d'un circuit de déblocage agissant sur une des électrodes d'une des lampes de chacun des deux amplificateurs de parole. La grille-écran d'une pentode amplificatrice de tension re présente une consommation de courant très faible et un moyen énergique de commander le gain d'un amplificateur.
Ainsi, sur la fig. '?, on a représenté la courbe du gain d'un amplificateur K, en fonction de la tension d'écran y'L. La courbe 12 représente cette variation de gain. Si l'on réduit. à zéro la tension d'éeran, le gain de l'amplificateur sera bloqué, tandis que, pour une valeur de la tension écran 13, on ob tiendra. le gain maximum 14. La tension d'écran nécessaire pour obtenir le gain maxi mum, avec un débit extrêmement faible, est de l'ordre de 20 à 30 volts avec les pentodes classiques d'amplification de tension.
Au moyen d'un circuit de blocage et de déblocage, on produira des tensions appli quées à la grille-écran d'une lampe amplifi- catrice de chacun des deux amplificateurs de parole dont la valeur variera très rapidement. Ce potentiel passera d'une valeur voisine de zéro à celle correspondant au gain maximum et, inversement, selon les bruits enregistrés dans l'un ou l'autre des deux microphones.
Mais il est bien entendu que, l'action des deux microphones sur le circuit. 9 de la fig. 1, per mettra, non seulement le blocage et déblocage des circuits de sortie, mais aussi les verrouil lages nécessaires pour éviter les- réactions qf pourraient. se produire du fait de la réintro duction de la modulation issue d'tui haut- parleur dans le microphone d'une voix déjà bloquée.
Cela risquerait, de déclencher, avec certains circuits autres que ceux formant l'objet de la présente description, des oscilla tions de natures diverses telles que aeci-o- eliages ou motor-boating .
Sur le schéma de la fig. ï, on n'a repré senté qu'une partie des < iiiiplificateiirs de pa role, c'est-à-dire une seule voie, mais on a figuré intégralement le circuit. de blocage et de déblocage (circuit 9 de la fig. 1). Le microphone 14 (constitué à la façon d'un haut-parleur électrodynamique classique, mais de petite dimension) est connecté, par une ligne 15 à basse impédance, au transfor mateur d'entrée 16. Celui-ci est relié, à. la fois, en 17 par un condensateur 18, à la grille 19 d'une lampe amplificatrice 20 et à la grille 21 d'une lampe amplificatrice 22.
La pre inière lampe amplificatrice 20 est reliée par un condensateur à un potentiomètre 23, per mettant de doser l'amplification maximum, et à la grille 24 d'une lampe amplificatrice de puissance 25. Cette dernière contient, dans son cireuit-plaque, le transformateur de sor tie 26, alimentant une ligne à basse impé dance 27, connectée au haut-parleur 28 de l'autre correspondant.
Cet amplificateur fonc tionne normalement. si l'écran 29 de la lampe d'entrée 20, reliée au point 30 a une tension correspondant au point 1.3 de la fig. 2; mais en réalité, en l'absence de parole dans le mi crophone 14, la tension de polarisation de l'écran 29, c'est-à-dire le point 30, se trouve à un potentiel voisin de zéro. Le microphone 14, se trouvant relié à la lampe 20 en même temps qu'à la lampe 22 ne peut transmettre sa modulation à la lampe 25 et au haut-par leur 28 que si son écran se trouve débloqué, c'est-à-dire polarisé convenablement. C'est précisément par le circuit de la lampe 22 que ce déblocage peut se faire. En effet, la lampe 22 est une lampe amplificatrice, dont.
le gain est. toujours réglé au maximum et qui alimente le point 32, c'est-à-dire la grille de la lampe 34 qui constitue un deuxième étage d'amplification, et dont la plaque 35 alimente la diode détectrice 36. Le circuit de charge de cette diode est constitué, d'une part., par une résistance de détection 37 et, d'autre part, par un filtre 38-39, dont les valeurs sont établies de faon que la composante con- tinue de la modulation regressée soit seule utilisée sur la grille 40 de la lampe 42.
Le point 33 est alimenté d'une façon ana logue au point 32 par les signaux provenant du microphone 14a, de ]'autre correspondant. La lampe 44 alimente également la diode 45 et le circuit. 46, 47, 48, ainsi que la grille 41 d'une deuxième lampe particulière 43 fonc tionnant, avec celle 42 et alimentant le point 31, tandis que la lampe 42 alimente le point 30. Le point 31 correspond à. l'écran de la lampe d'entrée de l'amplificateur de parole du deuxième poste non représenté. Lorsque la modulation parvient sur la lampe 22 et sur la grille 35 de la lampe 34, elle est encore am plifiée, puis détectée.
Une tension sensible ment continue correspondant à. la puissance de la parole dans le microphone 7.4, se trouve appliquée sur la grille 40 de la lampe 42. Cette tension, en l'absence de parole des cor respondants, est sensiblement nulle. Le bruit. de fond extérieur, ainsi que les différents parasites et ronflements et le bruit de fond peuvent être réduits en réglant la polarisa tion de la cathode des diodes 36 et 45 au moyen du potentiomètre 49, de manière à ce que, au repos, la grille 40 soit sensiblement au potentiel zéro.
La lampe 42 se trouvant au zéro de grille, le circuit-plaque de cette lampe débite et la tension qui se trouve aux bornes de la résistance 50 est importante du fait de la grande valeur de cette résistance par rapport à la faible valeur de la résistance interne de la lampe 42 lorsque la grille est à zéro volt. Il y aura donc un potentiel relati vement faible au point 51. par rapport à la masse, et comme l'écran 29 de la lampe 20 relié au point. 30 est alimenté par le point. 51 en série avec une résistance 52 de très forte valeur, le potentiel du point 30 sera. presque nul lorsque la grille 40 est. à zéro.
Par sur croît et pour obtenir le blocage complet, on a prévu un potentiomètre 53, qui polarise néga tivement la cathode des lampes 42 et. 43 et qui, par un réglage convenable. permet. en l'absence de signal, d'obtenir un potentiel très légèrement négatif, de l'ordre de un ou deux volts, ce qui a pour effet de rendre l'amplificateur de parole 20 complètement muet.
Dès que ].'on parle dans le inierophone 1.4, le signal détecté rend négative la grille 40 et. l'amplification des lampes 22 et 34 est telle que le signal négatif obtenu sera assez inr- portant pour agir très énergiquement, et rapi dement sur la lampe 42 en la bloquant au cut-off . Le recul de grille de la lampe 42 est de 5 à 6 volts. Une conversation à voix moyenne à plusieurs mètres du microphone, donne facilement un signal détecté de 50 volts.
La lampe 42 étant portée au cut-off le point 51 se trouve au potentiel 55, c'est- à-dire à environ 265 volts positifs par rapport à la masse. De ce fait, le point 30, c'est-à-dire l'éeran 29 de la lampe 20, est porté à la va leur de potentiel correspondant à l'amplifica tion maximum de ce tube. L'amplificateur de parole fonctionnera alors normalement, et ce, tant que l'écran restera à valeur adéquate, c'est-à-dire tant que la grille 40 sera au eut- off .
Il est à remarquer que, à partir d'un ni veau sonore relativement faible, bien déter miné et correspondant au seuil choisi pour le fonctionnement de l'appareil, la lampe 42 reste au cut-off quelles que soient les flue- tuations de l'intensité de la parole. Ceci a pour effet de déterminer un fonctionnement à gain constant de l'amplificateur 20 élimi nant ainsi toute tendance à modulation du gain.
Autrement dit, le niveau sonore nécessaire pour prendre la ligne étant obtenu, l'ani- plificateur est immédiatement porté à son gain normal. Il y reste tant que le correspon dant continue à parler à. un niveau tel que sa voix se maintienne au-dessus du niveau de prise de ligne. Dans le montage décrit, on a prévu que la prise de ligne s'effectuerait avec un niveau sonore bien plus faible que celui d'une conversation tenue à courte dis tance du microphone.
De cette façon, chaque correspondant, placé à distance normale de l'appareil, est assuré, même en parlant. à voix plutôt basse, de conserver la ligne pendant chacune de ses phrases. La. valeur des capa cités de fuite et de filtrage donnent aux dif férents circuits dans lesquels elles se trouvent, des constantes de temps qui déterminent, à la fois, le degré de nivellement de la modula tion détectée, et le temps nécessaire pour la prise ou la libération de la ligne. Le compro- mis est d'autant plus facile à obtenir que le degré de nivellement peut rester très som maire du fait du déblocage par mise au cut- off du point. 40 dès que le signal détecté atteint une faible valeur, les crêtes de la mo dulation n'intervenant pas.
Les deux correspondants ont des circuits de blocage et de déblocage identiques qui leur permettent, respectivement, de déblo quer leur amplificateur pour se faire enten dre. En l'absence de signal, chacun de leur amplificateur est muet, mais il est à remar quer, en reprenant le schéma de principe de la fig. 1 que si le correspondant 1 parle dans le microphone 3 en se faisant entendre dans le haut-parleur 5, le microphone 6 pergoit également les vibrations sonores ainsi pro duites;
il les dirige sur l'amplificateur 7 qui, de ce fait., risquerait de se débloquer à son tour établissant ainsi un cycle de perturba tions qui limiterait considérablement la puis sance dans le haut-parleur 5.
En se référant de nouveau au schéma de réalisation représenté sur la fig. 3, on remar quera que la grille 40 de la lampe 42 est reliée par une résistance 54 à la plaque de la lampe 43 et que, réciproquement, la grille 41 de la lampe 43 est reliée par une résistance 55 à la plaque 51 de la lampe 4L.
Lorsqu'un correspondant parlant. par exemple dans le microphone 14 porte la grille 40 au cut-off , le potentiel du point 57 aug mentant jusqu'à la valeur de la source de haute-tension 55, il s'ensuit que le potentiel de la. grille 41 est maintenu légèrement posi tif par l'intermédiaire de la résistance 55. Il faudrait donc, pour porter le point 41 au cut-off , une détection par la diode 45 d'une modulation importante, issue de la lampe 44, c'est-à-dire du microphone 14cc de l'autre cor respondant, ce qui détermine en quelque sorte un seuil éliminant l'action directe du haut parleur 5 du microphone 6 de la fig. 1.
Le correspondant 1. sur cette figure, par lant dans le microphone 3 débloquera noti seulement son amplificateur pour se faire en tendre en 5, mais auparavant, il verrouillera dans la position du blocage, l'amplificateur 7 pour que celui-ci ne soit pas sensible à la sim ple action directe du haut-parleur 5 sur le microphone 6.
Le verrouillage est effectué au moins en même temps (sinon avant) le déblocage de l'amplificateur de parole, ce qui est absolument indispensable, car, avant d'être verrouillé, le deuxième amplificateur de parole serait entré en action et l'ensemble en oscillation. _A cet effet., la constante de temps des circuits de déblocage des écrans reliées aux points 30 et 37 est. plus grande que celle des ;
ripes -10 et -11, grilles qui sont rapidement. mises au eut-off dès l'appari tion d'un signal, tandis que les points 30 et. 31 n'obtiennent leur potentiel qu'avec un léger décalage dans le temps<B>dû</B> aux résistances 52 et 56, les points 30 et 31 étant eux-mêmes réunis à la masse par des condensateurs.
L'action des résistances 5I et 55 réunis sant respectivement les grilles aux plaques des lampes<B>-1</B>? et 43 leur permet donc le ver rouillage évitant 1'auto-oscillation par réin troduction; mais si le deuxième correspon dant, dont l'amplificateur est maintenu au silence, parle à son tour avec un fort niveau sonore, la modulation ainsi produite (en plus celle du haut-parleur 3) déterminera un signal détecté relativement plus fort, que celui qui lui suffirait pour prendre la voie en temps normal ce qui, dans le cas présent, lui permettra d'annuler la tension de verrouil lage, voire même de prendre la ligne à son tour; cette prise s'opérant d'autant. plus faci lement si le correspondant (qui avait. la li gne) abaisse le ton au cours d'une phrase.
Autrement dit, il suffit à un correspondant de parler plus fort que l'autre pour prendre la ligne à son tour. Cet. avantage considéra ble, résultant du circuit proposé, permet de tenir une conversation même à. voix basse en donnant l'illusion que les correspondants se trouvent dans la même pièce. Les faibles constantes de temps de prise de ligne et de libération de ligne s'ajoutent. encore aux avantages du dispositif proposé et font que les répliques sont pratiquement instantanées. On a donc la possibilité de prendre la ligne et de se faire entendre lorsqu'il j- a déjà du bruit chez le correspondant.
Des interrup- tions intempestives sont évitées, qui se pro duiraient avec des systèmes de blocage et de déblocage à fonctionnement absolu ou par tout. ou rien par lampe dite à bascule ou par relais, de telle sorte que le bruit. ambiani dans un bureau ou dans un atelier, de même que le bruit de la, rue , entendu par une fenêtre ouverte, ne gênent nullement le fonc tionnement de l'appareil. Il suffit alors de parler un peu plus fort ainsi que l'on procé derait si l'on s'entretenait avec un tiers dans un endroit bruyant.
On remarquera que le circuit proposé de blocage et de déblocage utilise des différences de potentiel relatives ou proportionnelles sur les électrodes de telle manière qu'une varia tion de la source initiale de haute tension, relativement importante, ne perturbe pas le fonctionnement de l'appareil, celui-ci ne né- eessitant pas de réglage particulier des sour ces d'alimentation. Les autres parties du cir cuit étant absolument classiques peuvent être réalisées avec des lampes normalisées d'usage courant.
Il en est de même pour celles qui seront utilisées pour les circuits de blocage et de déblocage, mais, dans ce dernier cas, pour des questions d'usure dans le temps et pour des appareils devant fonctionner vingt- quatre heures sur vingt-quatre, il sera préfé rable d'utiliser, pour 42 et 43, une lampe dou ble réalisée dans le même tube ainsi que le montre le schéma fi-. 3. Dans le circuit dé crit, les lampes utilisées sont des lampes dites pour courant alternatif et alimentées avec une haute tension de l'ordre de 300 volts en 57 et points analogues.
Un montage à polari sation individuelle par les cathodes pourrait être employé, mais on peut. également em ployer la polarisation par le retour de grille et c'est cette dernière qui a été représentée sur le montage décrit. La. tension de retour de grille de la lampe de sortie de parole est produite en 58.
Un redresseur branché sur un enroule ment secondaire d'un transformateur visible clans -la fig. 3\1 sert à la production de ten- s ions de polarisation, qui sont prélevées en 59 pour la double diode 36, 45, en 60 pour la cathode de la ,lampe double 42---43 de déblo cage des écrans, en 61 pour le retour de grille des lampes d'entrée 20-22 et en 62 pour le retour des grilles 32 et 33.
Sur la fig. 4, on a représenté une variante de la fig. 3, qui est plus économique et utilise des lampes tous courants employées géné ralement dans les récepteurs de radio alimen tés directement sur le secteur. Les lampes 63 et 64 constituent l'amplificateur de parole dont. l'écran 65 est relié à la plaque de la lampe 66, tandis que la lampe 67 sert au blocage de l'autre amplificateur de parole. Les deux lampes 66 et 67 comportent également des résistances 68 et 69 de verrouillage pour les grilles 70 et 77. La différence de potentiel d'action de la grille 70 est produite par la diode de détection 72 de la lampe 73 qui, avec la lampe 74, constitue l'amplificateur de com mande.
Dans la fig. 41, deux phases d'un ré seau triphase à point neutre mis à la terre sont supposées être appliquées en 75. Par re dressement direct de la tension entre une phase et la terre, on obtient, la haute tension en 76 de l'ordre de<B>1.00</B> volts, les tensions de réglage des seuils des deux lampes de déblo cage 66-67 étant obtenues en 7 7 et 78, par redressement après transformation.
La présente invention peut trouver son application dans tous les réseaux de télépho nie amplifiée à haut-parleurs et, notamment, lorsqu'on veut relier entre eux un certain nombre de bureaux.
Dans le cas le plus simple et lorsqu'il s'agit de réunir deux pièces distantes, les amplifi cateurs pourropt être placés soit à. mi-dis- tance entre les deux pièces, soit à. proximité d'un des deux appareils. Dans le cas où les amplificateurs seraient placés à un poste et. où l'autre poste serait. constitué tout simple ment par un haut-parleur et un microphone, le premier serait appelé poste principal, le second poste secondaire.
Sur la fig. 5, on a. schématisé la commu tation permettant d'utiliser les amplificateurs des fig. 3 et 4 et, cette fig. 5 donne, le moyen de mettre en service ou en attente l'ap pareil principal. Le dispositif d'appel, de si gnalisation ou de commutation de ligne pour plusieurs correspondants seront décrits plus loin. La. même clé de mise en attente ou de service sera utilisée dans différents montages et décrits en premier pour faciliter la com préhension des circuits suivants.
Sur la fig. 5 les deux amplificateurs de parole sont représentés en 83 et 84 et. le cir cuit 104 représente les deux amplificateurs < le commande et de blocage, 79 et 80 repré sentant- respeet.ivement le microphone et le haut-parleur local, 81 et 82 le microphone et le haut-parleur distant. La clé représenté comporte un certain nombre de lames soli daires 96, 97, 98, 99 et<B>1.00</B> et la manette de la, clé peut être mise dans deu\ positions<B>101</B> et 102. La position 102 est celle dite de ser vice dans laquelle les amplificateurs sont branchés et utilisés réunissant, ainsi, les deux locaux entre eux.
La position 101 est une po sition d'attente dans laquelle la clé, abaissée, effectue une modification de commutation, et notamment la coupure de l'alimentation de haute tension en 103, les amplificateurs avant simplement les filaments de leurs lampes ali mentés, la haute tension n'étant branchée que lorsque les appareils sont utilisés. Cette clé est représentée dans la position service . Elle a pour bat, dans le cas où un poste dis tant serait un poste principal, d'effectuer les commutations nécessaires pour mettre les appareils en attente d'appel.
Dans la posi tion d'attente<B>101,</B> le poste principal se trouve transformé en un poste secondaire, c'est- à-dire branché directement sur la. ligne en microphone et. en haut-parleur semblable au poste 81 et 82, de faon à pouvoir recevoir les appels d'un autre poste principal.
Cette clé est disposée sur le boîtier de commande des appareils.
Dans le cas représenté sur la fig. 5 la clé étant mise en position service , on voit que les deux correspondants peuvent converser n'importe quand, sans avoir à faire de ma- n#uvre supplémentaire puisqu'ils se trouvent branchés en permanence l'un avec l'autre. Pour ne pas être espionné, le correspondant 81-82 dispose d'un interrupteur qui coupe son haut-parleur et son microphone. L'inter rupteur relie la ligne 95 à un vibreur.
Pour faire l'appel, le poste principal se sert. de la clé du bouton d'appel 91 au moyen duquel il coupe le contact. 93 et branche la ligne 95 sur une source de courant 92 qui actionne le vibreur. Le correspondant 81---82 peut alors rétablir son circuit normal. D'autre part, pour l'écoute confidentielle des réponses ne devant pas être entendues par- des tiers, le poste principal décroche l'écou teur 85 qui, libérant le crochet. 88, dirige la modulation, non pas sur le haut-parleur 80 par le contact 89, mais par le contact. 90 sur l'écouteur an moyen de la résistance 86 et du condensateur 87 qui ont pour but de limi ter la puissance.
Sur la fig. 6, on a représenté une forme de réalisation industrielle dans laquelle les amplificateurs 83, 84 et. 104 sont contenus dans un boîtier mural 155 relié au correspon dant. distant. par- les lignes sous plomb 156. Un câble souple<B>157</B> relie l'amplificateur mu ral à un boîtier 158 placé sur le bureau. Ce boîtier contient. la clé 159 décrite sur la fig. 5, l'interrupteur 160 de mise en route générale, L'écouteur confidentiel 85.
Le microphone 79, de la fig. 5, se trouve également placé dans ce boîtier. Un voyant lumineux 161 permet de s'assurer de la mise sous tension de l'appareil. Un cordon souple 162 relie le boîtier de commande<B>158</B> par une connexion 163 au haut-parleur 80 placé sur un bafle <B>165</B> et disposé, par exemple, dans un angle de la pièce.
Lorsque le poste principal doit être relié à deux correspondants, on utilisera un boî tier comme celui représenté sur la fig. 7 dans lequel un commutateur 166 permet. d'aiguiller le circuit sur deux postes secondaires. Les postes secondaires sont eonst.itués par un boî tier de bureau ou un boîtier mural qui con tient le microphone et un bouton d'appel clas sique 170 (fia. 8). Ils sont reliés par un cor don souple à une rosace de raccordement. 168 connectée aux lignes sous-plomb 1.69, ainsi qu'au haut-parleur mural d'angle 80.
Dans le cas d'un appareil à nombre de direc tions plus important, soit six ou douze direc tions par exemple, le boîtier du poste prin cipal contiendra un commutateur spécial pou vant. être réalisé avec des boutons-poussoirs 171 (fig. 9), figure sur laquelle on a repré senté un boîtier établi suivant. le même prin cipe que celui de la fig. 6 avec la clé 159 (déjà. décrite fig. 5) et le bouton d'appel<B>11.0</B> au-dessous du contacteur à poussoirs. -En dessous du contacteur à poussoirs se trouvent, autant.
de voyants lumineux 112 que de tou- elres. Sur la figure, on a représenté la deuxième ligne enclenchée.
La fig. 10 représente le schéma du dis positif de commutation dans la. forme de réa-, lisation de l'invention décrite. Les deux am plificateurs sont représentés en 105 et 106. Sur ce schéma, deux boutons-poussoirs 120 et 1.21. ont, été indiqués, sur les six ou douze que contient l'appareil. Sur la droite du schéma se trouve en haut, un poste principal en position d'attente d'appel et, en bas, un poste secondaire, de façon à expliquer le fonctionnement. du dispositif qui permet non seulement la commutation d'un poste princi pal avec les différents postes secondaires qui lui sont raccordés, mais aussi la commutation permettant à plusieurs postes principaux de communiquer entre eux.
Dans le cas du poste secondaire (partie , inférieure de la fig. 10), celui-ci est relié air poste principal par une ligne amenant au contact<B>138</B> une tension d'appel de l'ordre de douze volts. Cette tension de douze volts pro vient. de la barre générale d'appel 119 -reliée à. , la source de courant 111. Le correspon dant. au poste secondaire, désirant appeler le poste principal, appuie sur le bouton 137, ce qui a pour effet de renvoyer le courant d'ap pel par la ligne 130 et. les contacts de repos du, poussoir 121 dans une lampe témoin d'appel <B>131</B> sur un vibreur d'appel 109 (en série avec la résistance 115). Le correspondant au poste principal, entendant le signal et voyant qui l'appelle, enfonce le bouton 121.
Il met. la, clé générale sur la position service , car la couleur de la lampe 113 indique qu'il s'agit d'un poste secondaire, donc d'un poste sans amplificateur. Le bouton 121 étant enfoncé, la ligne 130 se trouve connectée sur la barre de modulation 118 reliée à l'amplificateur 105 et. la ligne l31 reliée d'un côté au haut-par leur 133 et de l'autre côté à la barre de mo dulation 11.7, donc à l'amplificateur 106. On remarquera, sur le poste secondaire 132, l'in verseur 135 qui constitue le refus d'écoute évitant l'espionnage. Il est évident que, lors que le poste secondaire voudra appeler le poste principal, il devra, au moyen de cet. inverseur, mettre sur la ligne le microphone l34.
La conversation peut. alors s'engager et les deux correspondants resteront reliés tant qu'aucune autre manoeuvre n'aura été faite.
On a prévu que la source de courant d'ap pel<B>111</B> sera constituée par un courant alter natif redressé de telle manière que l'on puisse indifféremment. faire fonctionner un indica teur d'appel soit par un ronfleur, tel que 136, soit par un vibreur de type buzer ou encore, dans le cas où l'inverseur 135 a laissé le microphone 134 sur la ligne le signal d'ap pel puisse être entendu dans cet appareil (fonctionnant. en haut-parleur), un. simple courant alternatif à 50 pps. n'étant pratique ment pas audible à puissance égale.
Dans le cas décrit ci-après, il s'agit de la liaison de deux postes principaux entre eux. On a schématisé, en haut et à droite de la fig. 10, un poste principal en attente d'appel. Le poste de gauche voulant appeler un cor respondant enfonce la touche 120 et utilise l'appel vocal , c'est-à-dire qu'il parle dans son microphone.
Si le correspondant. a déjà sa touche 143 enfoncé, il entend directement la parole, niais, en général, au repos, le poste principal correspondant ayant toutes ses tou ches levées pour attendre un appel quelcon que, le signal lui sera envoyé par le bouton 1.10 et s'acheminera par les contacts 124, 125 (le bouton-poussoir 120 ayant été enfoncé au moment de l'appel). La ligne 128 actionnera la lampe témoin d'appél 149 et le vibreur 144.
Il suffira au correspondant de droite, qui se trouve en position d'attente (clé de la fig. 5 dans sa position 1.02), d'enfoncer la touche 1.43 pour que la. conversation puisse s'engager. Ce même poste principal étant en position d'attente, peut appeler le correspon dant de gauche en appuyant sur le bouton 145 lorsqu'il enfonce la touche 143. Il n'y a pas lieu de relier entre eux les postes princi paux par une ligne de courant d'appel, puis qu'ils ont chacun leur source de courant d'ap pel (148 pour le correspondant. de droite).
Dans la réalisation ci-dessus décrite, cha que boîtier de commande ayant un certain nombre de boutons de prise de ligne est. relié à son système d'amplification complet mural tel que représenté dans le cas le plus simple, fig. 6. Lorsque le poste principal comporte un commutateur de prise de ligne à plusieurs directions (fig. 9 par exemple), il peut égale ment disposer de son amplificateur mural et être connecté à six postes secondaires, comme ceux de la fig. 8.
Suivant les schémas des fig. 8 et 10, on voit. qu'il est possible de réaliser des installations dans lesquelles soit des poste principaux, soit des postes secon daires se trouvent reliés entre eux.
Sur la fig. 11, on a représenté le cas où six correspondants ont chacun, un haut-par leur mural 80, ainsi qu'un boîtier de com mande 1.72 semblable à celui représenté sur la fig. 9. L n bâti central 173 peut contenir un ensemble d'amplificateurs, suivant. les principes exposés sur les schémas des fig. 3 et 4: l'ensemble est réalisé au moyen des sys tèmes de commutation bien connus en télé phonie, permettant à chacun des six corres pondants d'appeler l'un des cinq autres.
Des procédés, couramment. utilisés en téléphonie permettront, par exemple, au moyen d'une lampe de signalisation 174 (ou de tout autre système connu) de faire savoir que l'ampli ficateur est occupé donc, pas libre.
Naturellement, on peut se servir de tous procédés connus en téléphonie pour utiliser. clans le bâti central l.73, plusieurs amplifica teurs avec le système de signalisation appro prié, afin de permettre la réalisation d'un certain nombre de communications simulta- nées. Oit peut aussi réaliser, par exemple, un ensemble avec deux amplificateurs pour une capacité de six appareils, comme il est repré senté sur la fig. 9 ou encore trois ott quatre. amplificateurs pour une capacité de douze directions.
Mais pour un nombre important de correspondants, le prix des canalisations peut devenir prohibitif; oit prévoit donc d'utiliser également le système de cadrans d'appel<B>1,17</B> bien connu en téléphonie (ou tout. autre sélecteur) de façon à réduire l'impor tance des canalisations. Cette réalisation est représentée sur la fig. 12 dans laquelle 173a représente un central de communications automatiques du principe utilisé en télépho nie, mais auquel on adjoint. plusieurs ensem bles amplificateurs et les systèmes de signali sation appropriés. De cette manière, un grand nombre de correspondants, tels que 175 ou 176 peuvent. être branchés sur ce commuta teur automatique.
Chaque correspondant, pour appeler un autre correspondant, n'a qu'à composer un numéro exactement, comme pour le téléphone automatique. Le correspon dant obtenu, la liaison se fait, à haute voix comme si les interlocuteurs se trouvaient. dans la même pièce. Toutes précautions devront être prises pour assurer une transmission sans diaphonie. Pour cela, on utilisera des canali sations blindées ou tous moyens de protection connus à cet effet. On multipliera également le nombre de paires de fil autant que néces saire du fait de la présence d'un microphone et d'un haut-parleur reliés à deux voies dif férentes de modulation. Les lignes de trans mission seront de préférence symétriques .
L'invention peut être employée, aussi dans des appareils de communications par courants porteurs par radio ou au moyen de tout autre support pour la transmission à distance de la modulation.