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PONCEUSE PORTATIVE.
L'invention est relative aux machines à poncer portatives, et con- cerne en particulier les machines qui sont actionnnées pneumatiquement et propres à être utilisées pour les opérations de ponçage ou de polissage.
On connait déjà des machines à poncer portatives dans lesquelles les patins frottants sont actionnés par un moteur à cylindres jumelés fonc- tionnant pneumatiquement, et dans lesquelles l'admission et l'émission de fluide dans et à partir des cylindres du moteur sont contrôlées par une valve tournante qui est amenée en oscillation par des moyens mécaniques reliés aux dits patins.
Un objet de l'invention est de prévoir un éhcappement perfec- tionné et des dispositions constructives pour de telles machines.
L'invention consiste en une machine à poncer portative compre- nant un moteur du type à cylindres jumelés à pistons opposés, actionné pneu-. matiquement, comprenant une valve manuellement actionnée, pour contrôler l'ad- mission de fluide au moteur, et une valve mécaniquement actionnée, disposée centralement, pour contrôler l'admission et l'émission d'air alternativement dans et à partir des espaces cylindres situés entre et aux extrémités ex- ternes des dits pistons, en combinaison avec des coulisseaux et des patins frottants, dans laquelle les coulisseaux sont directement reliés aux pis- tons à l'aide de piliers qui font saillie à travers le fond de l'ensemble moteur, et les coulisseaux sont-reliés aux patins frottants par des embases traversant des ouvertures pratiquées dans une plaque de fermeture,
la machine étant caractérisée par le fait, que le bas ou fond de l'ensemble moteur et la plaque de fermeture sont, en association, propres à provoquer l'échappe- ment du fluide à évacuer à travers les dites ouvertures, et que les dimen- sions des dites ouvertures sont choisies, en relation avec l'écoulement du fluide d'échappement, de manière telle que le fluide s'échappe avec une vitesse suffisante pour empêcher la pénétration des poussières par les dites ouvertures pendant le fonctionnement.
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Les passages destinés au fluide peuvent être tous ou être en partie formés à l'aide de tubes établis séparément du corps de la machine, et coulés en place dans le corps ou bâti du moteur lorsque ce corps ou bâti est coulé.
Les ouvertures pratiquées dans le fond du corps du moteur peuvent avoir la forme de fentes à travers lesquelles font saillie les pi- liers reliant chacun des patins avec son piston, et dans lesquelles les dits piliers sont propres à aller et venir lorsque la machine est action- née.
La valve à action manuelle peut être actionnée par un levier, conformé pour constituer une partie déprimable de la poignée de la machine, l'agencement étant tel que le levier soit écarté élastiquement du corps du moteur dans une position pour laquelle la valve contrôlant la fourniture de fluide au moteur est fermée et qu'il puisse être abaissé dans la position pour laquelle il ouvre la valve. Des moyens de verrouillage peuvent être .prévus, qui sont propres à maintenir le levier dans la position abaissée ou partiellement abaissée.
Dans une disposition de l'invention on prévoit également dans la machine des passages propres à fournir du liquide à partir d'une source extérieure d'alimentation, à un ajutage qui est voisin des surfaces actives des patins frottants, et la fourniture de liquide peut être contrôlée par une autre valve d'alimentation, pouvant être actionnée par le même levier que celui qui actionne la valve contrôlant la fourniture de fluide au moteur.
Dans une autre disposition de l'invention on munit les patins frottants d'attaches élastiques actionnées par genouillière, et propres à maintenir une matière en feuille en contact avec les patins frottants.
Alternativement, ou supplémentairement aux dites attaches, on peut prévoir des patins frottants ou des coulisseaux détachables,'et les coulisseaux ou patins frottants peuvent dans ce but être fixés aux piliers par des chevilles à vis de verrouillage, ou d'autres moyens de fixation faci- lement accessibles et actionnables.
La pression de travail agissant dans une direction normale aux surfaces frottantes, peut être transmise à partir des coulisseaux, au corps du. moteur à l'aide de paliers linéaires, qui peuvent être en forme de barre ou de coussinets linéaires à billes ou à rouleaux, ou de tout autre type d'usage courant.
La particularité grâce à laquelle le fluide d'échappement est conduit à travers des ouvertures pratiquées dans le fond de l'ensemble mo- teur, - ouvertures dans lesquelles vont et viennent les piliers reliés aux coulisseaux - avec une vitesse suffisante pour empêcher la poussière et la matière abrasive de pénétrer à l'intérieur de la machine lorsqu'elle est en fonctionnement, procure une machine à poncer qui est simple et de fonctionne- ment sûr, et qui peut être fabriquée à peu de frais et rapidement sur une grand échelle.
Une disposition exemplative de l'invention va maintenant être décrite en référence aux dessins d'illustration annexés, sur lesquels :
Fig. 1 - est une vue perspective, obtenue à partir d'une extré- mité et d'un des côtés d'une machine à poncer portative réalisant une dispo- sition préférée de l'invention;
Figs. 2 et 3 - sont des vues en élévation en bout, fragmentai- res d'une portion de la structure illustrée dans la fig. l, et dans lesquel- les on a indiqué différentes positions des organes mobiles;
Fig. 4 - est une vue en plan, du dessus, de la structure repré- sentée dans la fig. 2 ;
Fig. 5 - est une vue générale de côté, en coupe plus ou moins médiane, de la machine à poncer portative illustrée dans la fig. 1 ;
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Fig. 6 - est une vue en bout fragmentaire, avec arrachement partiel, obtenue sensiblement dans l'emplacement indiqué par la ligne 6-6 dans la fig. 5, en regardant comme il est indiqué par les flèches d'accom- pagnement;
Fig. 7 - est une vue en élévation de côté, fragmentaire, d'une partie de la structure représentée dans la fig. 5 et dans laquelle une por- tion a été arrachée pour illustrer certains détails de la structure interne;
Fig. 8 - est une vue en élévation par bout, obtenue sensible- ment comme il est indiqué par la ligne 8-8 dans la fig. 7 et les flèches d'ac- compagnement;
Fig. 9 - est une vue en coupe obtenue sensiblement suivant la ligne 9-9 de la fig. 5 en régardant dans la direction indiquée par les flè- ches;
Fig. 10 - est une vue en coupe, obtenue sensiblement suivant la ligne 10-10 de la fig. 5 et en regardant dans la direction indiquée par les flèches;
Fig. 11 - est une perspective fragmentaire, développée, indi- quant certaines dispositions préférées d'organes, et leur ordre et agence- ment préférés de montage en vue de l'utilisation dans une machine à poncer portative selon l'invention;
Fig. 12 - est une vue en plan, du dessous, obtenue sensiblement à l'emplacement indiqué par la ligne 12-12 dans la fig. 5 et en regardant dans la direction des lfèches d'accompagnement; et,
Figs. 13 et 14 - sont des vues en coupe, fragmentaires, de des- sus, indiquant différentes positions de fonctionnement des organes de la structure qui est illustrée dans la fig. 11.
D'une manière générale la réalisation exemplative de-la machine à poncer portative qui est représentée aux fins d'illustration par les des- sins annexés, comprend un corps 20, qui est extérieurement délimité par des surfaces lisses et arrondies, et par des dépressions latérales telles que 22, de manière que le corps, outre d'autres.destinations, serve de poignée grâce à laquelle la machine est manipulée en service. A une extrémité du sommet du corps un organe de manoeuvre 23 est monté de manière mobile dans un évidement 24 en vue de contrôler le fonctionnement de la machine.
De préférence, cet organe de manoeuvre est disposé sensiblement de niveau avec les surfaces voi- sines du corps et s'adapte généralement au contour de ce corps, de manière que non seulement il soit accessible pour son fonctionnement par une action de prise convenable mais également de manière que la saillie qu'il forme sur la surface du corps soit insuffisante pour que l'intérieure et les parties associées de la machine puissent être endommagées si la machine venait à tomber. La machine décrite est établie pour être actionnée par de l'air sous pression, et elle est appropriée aux opérations de ponçage soit'humides soit sèches.
Le corps sert de bloc ou de partie stationnaire pour un moteur ac- tionné à l'air comprenant des organes à mouvement alternatif auxquels sont attachés des patins frottants 26 et 25, les patins frottants 25 et 26 étant normalement espacés l'un de l'autre et de préférence actionnés suivant des cycles opposés de mouvements alternatifs. Un ajutage à liquide 27 est fixé d'un côté du corps et s'étend entre les patins frottants, pour appliquer du liquide sur la surface de la pièce d'ouvrage durant les opérations de ponçage humide.
Les patins frottants 25 et 26 sont de structure identique, de sorte que la description de l'un d'eux suffira pour les deux patins.
Chacun des deux patins comporte une plaque de patin 28 de forme généralement rectangulaire, et présente une surface inférieure pratiquement plane 29 sur laquelle est fixée une garniture ou tampon 30, en une matière relativement molle, comme du caoutchouc ou du feutre, pour la plupart des opérations de ponçage. Une matière en feuille 32, comme du papier émeri, est appliquée de façon amovible sur les patins frottants, de manière à
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recouvrir la face opposée du tampon ou garniture, et s'étendre vers le haut sur les extrémités opposées découvertes des patins frottants comme il est représenté dans la fig. 1. A ces extrémités opposées découvertes de chacun des patins frottants on utilise des attaches manuellement libérables 33 pour fixer la matière en feuille aux dits patins frottants.
Comme il est représenté dans les figs. 1 à 4, le dispositif d'at- tache préféré comprend un bloc 34, et est rapporté sur/ou établi solidaire de la surface supérieure de la plaque de patin. Ce bloc présente une surface de prise terminale 35 tournée vers l'extrémité voisine de la plaque de patin, et cette surface forme de préférence un angle aigu avec la surface supérieure de la plaque de patin. De plus, le bloc est de préférence disposé dans un em- placement tel que la surface de prise 35 de ce bloc se trouve déplacée vers l'intérieur par rapport à la surface terminale voisine de la plaque de patin.
Dans un emplacement écarté de la surface de prise 35, le bloc comporte une ouverture formant palier 36, dont l'axe est sensiblement parallèle à la sur- face de prise 35. Un maillon 37, de forme allongée et généralement rectan- gulaire, a un de ses côtés supporté de manière à permettre un mouvement de rotation limité dans l'ouverture formant palier, 36, du bloc. Le côté opposé du maillon est en prise mobile avec des boucles 38 et 39 formées d'une pièce aux extrémités opposées d'un élément d'attache ayant sensiblement la forme "C", 40, cet élément d'attache étant de préférence établi dans un métal en feuille présentant une certaine élasticité.
Un talon 42 est formé d'une pièce sur l'élément d'attache 40, et fait saillie vers le haut dans un emplacement situé entre les boucles 38 et 39, afin de fournir une sorte de poignée pour l'actionnement de l'attache entre les positions de fermeture et d'ouverture illustrée respectivement dans les figs. 2 et 3. Les blocs, maillon et élément d'attache sont disposés et proportionnés de manière qu'un bord de prise 43 de l'élément d'attache engage fermement et intimement une portion marginale de la matière en'feuille lorsque le maillon est basculé dans une position s'écartant de la surface de prise 35 du bloc et au voisinage de la surface supérieure de la plaque de patin 28, grâce à quoi la matière en feuille est serrée entre le bord de prise 43 et la surface de prise 35, comme il est représenté dansla fig. 2.
En faisant basculer le maillon vers le haut, avec l'aide du talon 42, comme représenté dans la fig. 3, la matière en feuille peut être rapidement libérée. Il est à noter que lorsque l'élément d'attache se meut,vers sa position de prise, il tend à tendre la matière en feuille sur la face du tampon 30 du patin frot- tant.
En se référant plus spécialement aux figs. 5 à 10 des dessins, le corps 20 de la machine à poncer portative, est constitué par un moulage en métal de conformation rappelant celle d'un bloc qui est dessiné non seulement de manière à présenter un aspect net et galbé et convenant en ser- vice,mais également de manière à réduire le poids et en outre, notablement, les opérations d'usinage nécessaires, telles par exemple que celles de fo- rage. Un bloc principal 44 comporte une perforation longitudinale 45 s'é- tendant d'une surface terminale plane 46 à une surface terminale plane op- posée 47. Aux extrémités de la perforation longitudinale 45 des chemises de cylindres 48 et 49, en forme d'enveloppes cylindriques, sont pressées dans la perforation de manière à délimiter des cylindres co-axiaux 50 et 52.
Des cavités internes 53 et 54 du bloc principal 44, encerclent des parties supérieures et latérales des chemises des cylindres 48 et 49, respectivement, pour limiter le poids du corps de même que pour assurer un équilibre longi- tudinal la cavité 53 étant plus grande que la cavité 54 qui est voisine de l'évidement 24 à une extrémité du bloc.
Au milieu environ de chaque chemise de cylindre 48 et 49, et à l'emplacement qui est normalement le côté inférieur ou bas de la machine, des fentes allongées dans le sens de la longueur, 55 et 56, s'étendent à travers les chemises des cylindres. En alignement avec ces fentes, et dans l'alignement longitudinal du corps, sont prévues des fentes 57 et 58 tra- versant une paroi inférieure ou de fond 59 du bloc principal. Comme il est indiqué dans la fig. 9, un passage 60 pratiqué dans le bloc principal procure
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une. communication pour l'écoulement de. l'air vers la fente 57 à partir de-la cavité 53.
Dans la portion médiane du bloc, et dans ce qui constitue norma- lement le sommet de celui-ci, un évidement 62 procure une cavité de valve,- comportant une portion inférieure sensiblement cylindrique 63 'et une portion supérieure filetée 64. Suivant l'axe de la cavité de valve, s'étend une ou- verture formant palier 65 qui traverse le corps dans une direction normale à l'axe de la perforation longitudinale 45. Un manchon formant palier 66, est monté dans cette ouverture 65,et s'étend à travers de la portion médiane de la perforation longitudinale entre les chemises des cylindres 48 et 49.
A l'effet de réduire le nombre des opérations de forage dans le bloc principal, et en particulier dans le cas de passages de grande longueur, et de ceux comprenant des portions disposées angulairement, ce qui compli- querait leur forage, la structure représentée comprend des tubes métalliques, qui sont mis en place dans le moule destiné au bloc, de manière que ces tu- bes soient moulés dans le bloc lorsque ce dernier est confectionné. Comme il est représenté dans les figs. 6, 7, 8, un tube 67 est moulé dans le bloc prin- cipal afin de procurer un passage d'écoulement pour l'air s'étendant à partir d'un côté de la surface terminale plane 47 jusqu'à la partie inférieure cy- lindrique 63 de la cavité de valve.
Un autre tube 68 s'étend à partir de la surface terminale plane 47 du bloc jusqu'à la portion médiane d'un des côtés du bloc, au voisinage du bas de ce dernier, afin de procurer un passage pour l'écoulement d'un liquide utilisé dans les opérations de ponçage humide. Com- me il est représenté dans les figs. 7, 8 et 9, un troisième tube 69, s'étend à partir d'une surface terminale du bloc principal jusqu'à l'autre surface terminale, sensiblement parallèlement à la perforation principale 45. Un pas- sage perforé 70 procure une communication pour l'écoulement de l'air à partir de la face inférieure de la cavité de valve vers le tube 69.
Un autre passa- ge perforé 72 s'étend à partir de la face inférieure de la cavité de valve jusqu'à la perforation principale 45, dans la portion médiane de cette perfo- ration principale. Un autre passage perforé encore, 73, qui communique avec la cavité de valve, comme représenté dans la fig. 5, rejoint un passage.dis- posé angulairement , 74, afin de procurer une communication entre la cavité de valve et la cavité interne 53 du bloc principal.
Des pistons 75 et 76 sont montés pour aller et venir, en phase opposée, dans les cylindres 50 et 52 procurés par les chemises 48 et 49 aux extrémités opposées de la perforation longitudinale 45. Des segments de pis- ton 77 et 78, placés aux extrémités opposées de chacun des pistons,' et montés dans des rainures de segments, servent à empêcher les fuites d'air sous pres- sion autour des pistons respectifs.
A l'effet de réduire la vibration résul- tant du mouvement alternatif rapide des pistons dans les cylindres, de même que pour améliorer le rendement mécanique et limiter le poids de la machine, il est préférable d'utiliser des pistons ou semblables comportant des por- tions terminales creuses 79 et 80, qui sont fermées aux extrémités opposées des pistons par des plateaux métalliques 82 et 83 pressés dans des évidements annulaires 84 et 85 pratiqués aux extrémités opposées des pistons respectifs.
Les longueurs et les courses des pistons sont en relation telle avec les longueurs des fentes 55 et 56 des chemises des cylindres que les pistons re- couvrent des fentes dans tous les emplacements de leurs courses respectives.
A mi-chemin entre les extrémités des pistons des cloisons $6, d'épaisseur notable, s'étendent transversalement-à ces pistons entre leurs portions creuses terminales. Ces cloisons comportent des perforations 87, propres à recevoir et à s'ajuster étroitement sur des portions terminales de piliers d'entraînement 88 et 89, ces piliers d'entraînement étant de préférence main- tenus en place dans les pistons par des chevilles 90 et 92 traversant les piliers et longitudinalement les cloisons des pistons. Les piliers d'entrai- nement 88 et 89 se prolongent à l'extérieur du bloc principal, à travers les fentes 55 et 56 des chemises des cylindres et à travers les fentes ali- gnées 57 et 58 du bloc.
A leurs extrémités découvertes, les piliers d'entraî- nement comportent, dans la structure représentée, des queues destinées à re- cevoir des coulisseaux , 93 et 94, de même que des embases de support de pa- tins, 95 et 96, formées d'une pièce avec les piliers.
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Bien que les cylindres opposés, destinés aux pistons respectifs, puissent être complètement séparés l'un de l'autre par une cloison, avec des ouvertures pour l'air et des lumières de valves séparées destinées à l'écou- lement de l'air vers et à partir des espaces situés aux extrémités des deux pistons, la structure de valve est simplifiée, et le nombre de passages et de lumières requis est réduit en supprimant une telle cloison comme dans la structure représentée, de manière que l'air destiné au fonctionnement soit amené entre et s'échappe de l'espace situé entre les extrémités opposées des deux pistons.
Les pistons étant de préférence déplacés suivant des cy- cles opposés pendant le fonctionnement, on comprendra que l'introduction d'air sous pression entre les extrémités opposées des pistons, provoque leur déplacement vers l'extérieur dans des directions opposées. Aux extré- mités opposées du bloc principal, les cylindres sont fermés par les cha- peaux terminaux 97 et 98. Comme représenté dans la fig. 7, les chapeaux terminaux 97 et 98 comportent des canaux 99 et 100 formés dans leurs faces internes, afin de procurer une communication entre les extrémités opposées du tube 69 et les extrémités externes des cylindres, grâce à quoi de l'air sous pression amené par le tube 69 assure les déplacements vers l'intérieur, opposés, des pistons, tandis que le mouvement vers l'extérieure de ces pis- tons assure l'échappement de l'air par le même tube.
Comme il est représenté dans les figs. 5 et 6, le chapeau ter- minal 98 de la structure représentée comporte des lumières de valves voisi- nes et sensiblement parallèles, 102 et-103, s'étendant vers l'intérieure à partir d'un évidement supérieur 104 qui forme une continuation de l'évidement 24 pratiqué dans le bloc.
Le fond de chaque évidement communique avec une perforation la- térale telle que 105, se prolongeant jusqu'à l'extérieure du chapeau terminal, et propre à recevoir un raccord fileté tel que 106 appartenant à un conduit souple ou analogue. Des sièges de valve 107 et 108 sont montés dans les lu- mières 102 et 103, et ils sont maintenus en place par des bouchons à vis 109 et 110. Des éléments de valve mobiles 112 et 113 sont supportés par les sièges de valve 107 et 108 et sont influencés par des ressorts 114 et 115 de manière telle qu'ils ferment normalement des passages 116 et 117 pratiqués dans les sièges des valves. Le siège de valve 107 comporte un passage 118 qui communi- que avec l'extrémité ,du tube 67, de manière que la valve puisse contrôler l'écoulement de l'air dans ce tube vers la cavité de valve 62.
D'une manière analogue, le siège de valve 108 comporte un passage 119, communiquant avec une extrémité du tube 68 pour contrôler l'écoulement d'un liquide à travers ce tube pendant les opérations de ponçage humide. Les tiges de valve 120 et 122 s'étendent à partir des éléments de valve mobiles 112 et 113, à tra- vers les bouchons à vis 109 et 110, et font saillie dans l'évidement 104 dans des emplacements voisins.
Bien que des organes de manoeuvre séparés puissent être prévus pour assurer le contrôle manuel des éléments de valve mobiles 112 et 113, on préfère actionner les deux valves par un organe de manoeuvre unique 23, de manière que le contrôle de l'écoulement du liquide pour le ponçage humide soit effectué simultanément au contrôle de l'écoulement de l'air qui assure le fonctionnement de la machine à poncer . L'organe de manoeuvre 23 dans la structure représentée, comprend une enveloppe présentant une paroi découverte 123 s'adaptant à la conformation générale du corps, et des parois latérales 124 qui s'étendent dans les évidements alignés 24 et 34 pratiqués dans le bloc et le chapeau terminal.
Une lame 125, fixée aux surfaces inférieures des parois latérales 124 de l'organe de manoeuvre présente à une extrémité une portion recourbée 126, venant en engagement avec une broche transversa- le 127 disposée à l'extrémité interne de l'évidement, de manière à supporter l'organe de manoeuvre en lui permettant un mouvement de basculement limité dans l'évidement. A l'extrémité de la lame qui est opposée à la broche 127, cette lame vient en engagement avec les extrémités saillantes des tiges 120 et 122.
Dans un emplacement intermédiaire entre les extrémités de l'organe de manoeuvre, on prévoit dans les parois latérales des fentes alignées 128, venant en engagement avec des chevilles faisant saillie vers l'intérieur, 129, disposées sur des côtés opposés de l'évidement, afin de guider l'organe
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de manoeuvre et de limiter son mouvement vers l'extérieur. On observera que les ressorts de valves 114 et 115, en plus d'influencer les éléments de valve mobiles en direction 'de leurs positions de fermeture, sollicitent normalement l'organe de manoeuvre vers une position faisant quelque peu saillie à l'ex- térieur à partir des parois du corps.
Ainsi, le mouvement vers l'intérieur de l'organe de manoeuvre,par application manuelle d'une pression sur cet organe, ouvre les valves pour l'air et pour le liquide.
Extérieurement au corps, la portion inférieure 59 présente de préférence une surface sensiblement plane, 130. Comme il est illustré dans les figs. 5, 9, 10 et 12, cette portion inférieure 59 du corps est pôurvue de gorges ou rainures 132 et 133 qui sont également espacées sur des côtés opposés des fentes 57 et 58, et qui s'étendent suivant la longueur du corps, en substance parallèlement à l'axe de la perforation longitudinale 45. Dans le présent cas, ces rainures sont de profil arqué, et présentent une hauteur ou profondeur sensiblement moindre qu'un demi cercle.
Elles portent des bar- res de glissement 134 et 135 de section circulaire, qui sont fixées en place par des bandes de serrage transversales, terminales, 136 et 137, maintenues en position par des moyens de fixation tels que des vis 138.,Comme il est représenté dans les figs. 5, 9, 10, 11 et 12, un coulisseau 139 comporte des gorges de profil arqué, parallèles, 142 et 143, propres à s'ajuster pour coulisser à l'une des extrémités des barres de glissement 134 et 135. D'une manière analogue, un coulisseau 140 comporte des gorges parallèles et de profil arqué, 144 et 145, qui sont propres à s'adapter pour coulisser sur l'autre extrémité des barres de glissement 134 et 135.
Dans la disposition telle qu'elle est représentée dans les figs. 5 et 9, des ouvertures 146 et 147 pratiquées dans les coulisseaux, s'adaptent sur les portions formant queues, 93 et 94, des piliers d'entraînement 88 et 89, et ces coulisseaux sont fixés en position contre les embases 95 et 96 de ces piliers par des moyens de fixation tels que des vis 148.
Des bras pratiquement parallèles 149 et 150 s'étendent à par- tir des extrémités voisines des coulisseaux 139 et 140 respectivement, et sont normalement disposés avec leurs parties terminales voisines et placées côte à côte. A leurs extrémités adjacentes, et à l'opposé l'un de l'autre, les bras 149 et 150 comportent des rainures transversales 152, 153, recevant des blocs coulissants destinés à se déplacer dans une direction transversale à celle des mouvements de coulissement des coulisseaux 139 et 140. Un arbre oscillant 15.6 est monté dans le manchon-palier 66. A une extrémité, cet arbre oscillant comporte une tête transversale 157, y assujettie pour se déplacer avec lui, tandis que l'autre extrémité de l'arbre pénètre dans la cavité de valve 62.
A ses extrémités opposées, la tête transversale 157 comporte des ergots 158 et 159, en saillie sur cette'tête et s'étendant dans des.perforations formant paliers, 160 et 162, formées dans les blocs .coulissants 154 et 155 respectivement. Comme il est illustré par les figs.
10 et 12, les barres de glissement 134 et 135 comportent dans leurs por- tions médianes des encoches de forme arquée, 163 et 164, laissant librement passer les extrémités opposées de la tête transversale 157. Comme les piliers d'entraînement 88 et 89 sont directement fixés aux pistons 75 et 76, des mou- vements alternatifs de ces pistons provoquent des mouvements de va et vient analogues des coulisseaux 139 et 140. Les bras 149 et 150 se meuvent avec les, coulisseaux, et dans des directions opposées pour déterminer un mouvement de rotation oscillant de la tête transversale 157 et de l'arbre 156, étant enten- du que les blocs coulissants 154 et 155 procurent la compensation entre les mouvements linéaires des bras 149 et 150 et les mouvements circulaires des ergots 160 et 162 portés par la tête transversale 157.
En plus de faire office de guides pour les mouvements de's pa- tins frottants, les coulisseaux 139 et 140, agissent par l'intermédiaire des bras 149 et 150 pour assurer les mouvements d'oscillation circulaire de l'ar- bre oscillant 156, dont la fonction est d'actionner une valve de manoeuvre 165 disposée dans la cavité 62 pour contrôler l'écoulement de l'air vers et à partir des cylindres, aux extrémités opposées des pistons, en relation de temps avec les mouvements des pistons. Comme il est représenté dans les figs. 11, 13 et 14, la cavité de valve 62 présente une surface de fond plane
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167 à travers laquelle s'étendent les passages 70, 72 et 73, dans des em- placements espacés l'un de l'autre.
Dans la disposition représentée, les passages 70, 72 et 73 sont disposés concentriquement à l'axe de l'arbre oscillant 156, et sont écartés approximativement de 90 l'un de l'autre.
Dans un emplacement écarté de ces ouvertures, une cheville 168 est montée dans une ouverture pratiquée dans le bloc principal et fait saillie dans la cavité de valve, à un endroit espacé de l'arbre oscillant.
Afin de prévenir l'usure d'une portion du bloc lui-même, et afin de procurer une pièce d'usure, dure et remplaçable, un plateau de valve stationnaire 169 est monté dans la cavité de valve contre la surface de fond plane 167, cette plaque de valve stationnaire comportant une ouverture 170 qui s'ajuste exactement sur la cheville 168 pour maintenir la plaque sta- tionnaire. Dans l'alignement des passages 70 et 72, la plaque de valve sta- tionnaire comporte des lumières 172 et 173 la traversant en direction axiale, ces lumières étant de préférence à bords latéraux droits afin d'améliorer leur action à la fermeture et l'ouverture. Au centre, la plaque de valve stationnaire comporte une ouverture 174 traversée par l'arbre oscillant 156. Entre les lumières 172 et 173, et en communication avec le passage 73, la plaque stationnaire comporte une fente arquée 175.
Un rotor de valve 176 comporte une ouverture centrale 177 qui est traversée par l'arbre oscillant 156 de manière qu'il puisse y tourner li- brement. Ce rotor de valve comporte une rainure arquée 178 ménagée dans sa surface inférieure, qui est propre à assurer la communication entre la fente arquée 175 et l'une ou 1'autre des lumières 172 et 173 de la plaque de valve stationnaire 169. La rainure 178 ne traverse pas le rotor de valve mobile, car sa destination principale est de procurer une communication vers le pas- sage d'échappement 73 à travers lequel de l'air est évacué à partir d'une extrémité de chacun des pistons, tandis que de l'air sous pression est amené à l'autre extrémités de ces pistons.
D'autre part, des encoches 179 et 180 sont prévues dans des emplacements espacés, séparés des extrémités de la rainure 178, pour contrôler l'écoulement de l'air vers l'une ou l'autre des lumières 172 et 173. En ce qui concerne l'utilisation de la rainure pour contrôler l'é- coulement de l'air vers le passage d'échappement, par contraste avec l'uti- lisation d'encoches dans la plaque de valve mobile afin de contrôler l'écou- lement de l'air vers les lumières d'entrée, on se souviendra que la cavité de valve contient, pendant le fonctionnement, de l'air sous pression, y amené par le tube 67. Les deux positions extrêmes de la plaque de valve mobile sont illustrées dans les figs. 13 et 14.
Dans la fig. 13, de l'air sous pression venant du passage formé par le tube 67, est fourni aux extrémités externes des cylindres par le passage 70 tandis que de l'air est évacué d'entre les pistons par le passage 72 et le passage 73. Dans la position représentée dans la fig. 14, l'échappement se fait à partir des extrémités des cylindres tan- dis que l'amenée d'air sous pression se fait vers l'espace entre les pistons.
En ce qui concerne l'air évacué, on observera que cet air, s'é- coulant vers l'extérieur à travers le passage 73 dans la cavité de valve, et le passage 74, comme montré dans les figs. 5 et 9, s'écoule dans la'cavité '53 du corps. A partir de cette cavité, comme il est représenté dans la fig.
9, l'air s'écoule par le passage 60 dans la fente 57, d'où il s'échappe à partir de la partie inférieure de la machine autour des coulisseaux et au voi- sinage des patins. Ainsi le corps agit à la manière d'un silencieux pour rendre moins bruyant ou adoucir le fonctionnement de la machine.
Comme il a été expliqué, l'arbre oscillant 156 est actionné en relation de temps avec les mouvements des pistons. Comme il est représenté dans les figs. 5 et 11, l'arbre oscillant comporte une extrémité encochée 182 présentant une surface d'entraînement plane dans la cavité de valve. Cette extrémité encochée s'adapte dans une ouverture de conformation correspondante 183 pratiquée dans une came de manoeuvre de valve 184. Dans le montage de la valve, la plaque mobile 176, repose sur la plaque de valve stationnaire 169, et la came de valve est disposée contre la plaque de valve mobile 176 tandis qu'elle engage l'extrémité encochée 182 de l'arbre oscillant.
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La plaque de valve mobile 176 comporte un ergot 185 se projetant vers le haut à partir de la surface supérieure de cette plaque, entre les en- coches 179 et 180, cet ergot s'engageant dans une fente 186 pratiquée dans la came 184. Grâce à cette combinaison, les parties mobiles de la valve sont entraînées en relation de temps avec les mouvements des pistons, et de ce fait assurent une inversion efficace et effective de l'écoulement de l'air sous pression et de l'air d'échappement vers et à partir des cylindres aux extrémités opposées des pistons, en sorte de produire des mouvements alter- natifs des pistons suivant des cycles opposés.
A l'effet de maintenir les organes de la valve dans leurs positions ou situations d'assemblage, comme montré dans la fig. 5, de même que pour fermer la cavité de valve, un cha- peau de valve 181 est vissé dans la portion supérieure 64 de la cavité de valve. Un ressort de compression 191 est disposé entre le chapeau de valve 181 et la came 184, dans un évidement 201 de ce chapeau de valve, à l'effet de presser les organes de la valve en engagement ferme entre eux. La struc- ture de valve peut être facilement désassemblée, par enlèvement du chapeau 181, de sorte que le ressort-et les organes de la valve sont aisément acces- sibles.
Comme il est représenté dans les figs. 5, 9 et 10, il est pré- férable de prévoir une sorte de tablier ou chape 187 comportant des rebords latéraux 188 qui s'adaptent sur des portions marginales inférieures du corps de la machine, ainsi qu'une face 189 qui recouvre les coulisseaux et comporte des ouvertures 190 et 192 pour le passage des embases 95 et 96. Des garni- tures 193, 194 et 195, en feutre ou analogue, sont interposées entre la face de la chape et les faces inférieures des coulisseaux et de leurs bras. Ces garnitures en plus de contrôler l'écoulement vers l'extérieur de l'air d'é- chappement pendant le fonctionnement de la machine, servent à empêcher les poussières de pénétrer dans les organes en fonctionnement de la machine.
Supplémentairement aux plaques de patins 28 et tampons 30 pré- cédemment décrits, chacun des patins 25 et 26 comporte une plaque supérieure 196 y assujettie par des moyens de fixation tels que des rivets 197 comme montré dans la fig. 5. Une cheville de support de patin, 198, comportant une tête 199, est maintenue en place et s'étend vers le haut à partir de chaque patin, pour servir d'élément de montage en vue de l'assujettissement des patins aux embases 95 et 96. Une encoche 200 est prévue dans un côté de chacune des chevilles. Les embases 95 et 96 comportent des ouvertures axiales 202 qui s'adaptent étroitement aux chevilles' saillantes.
Pour fixer les patins frottants en place, une vis d'arrêt 203 et engagée dans une ex- trémité externe de chacun des coulisseaux et comporte une extrémité cônique propre à s'engager dans l'encoche 200 de la cheville, pour ramener celle-ci vers l'intérieur lorsque la vis est serrée. Des ouvertures alignées 204 et 205 pratiquées dans la chape et dans des bande's de serrage transversales, procurent l'accès aux extrémités des vis d'arrêt afin de permettre l'enlè- vement et la fixation des patins sur la machine.
Bien que l'on ait représenté une réalisation préférée de l'in- vention, celle-ci n'est pas limitée aux détails précis de la construction définie et de nombreuses modifications pourraient y être apportées sans se départir de l'esprit de l'invention.
REVENDICATIONS.
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