<Desc/Clms Page number 1>
FER A SOUDER.
La présente invention est relative à un fer à souder du type compor- tant une résistance électrique de chauffage, logée dans un corps de chauffe pré- vu à l'extrémité d'une tige munie d'une poignée, un tel fer étant spécialement destiné à l'industrie radio-électrique pour les câbleurs et les dépanneurs grâ- ce particulièrement à ses dimensions réduites et à sa faible consommation.
Il a été prévu jusqu'à présent de nombreux fers à souder chauffés électriquement par résistance.
La résistance chauffante est habituellement bobinée sur un support de forme quelconque et la chaleur est transmise au bec à souder ou panne par l'introduction de celle-ci dans le support ou entre les supports suivant le cas
La surface des différents supports est relativement grande de même d'ailleurs que la distance de la source de chaleur à la pointe du fera Une cou- che d'oxyde de plus en plus épaisse recouvre rapidement les surfaces de contact de l'échangeur de température constitué par l'élément chauffant et la panne.
De tels modes de construction de fers à souder permettent des per- tes de chaleur considérables et le rendement desdits fers est déficient ; faut prévoir une puissance absorbée comprise entre 75 et 100 watts, pour les types de fers habituellement utilisés dans l'industrie et l'artisanat radio-é- lectriques, pour l'exécution de travaux de câblage et de dépannage.
D'autre part, l'alimentation se faisant directement par le secteur, les résistances sont en fil très fin et par conséquent fragiles. Les contacts entre les fils d'amenée du courant et les bornes de l'élément résistant se font par simple pression et l'oxydation compromet donc fatalement ces contacts.
De plus, en cas de dépannages, par exemple, lorsqu'il s'agit d'at- teindre des endroits peu accessibles, notamment là où se présentent de nombreux câbles, la position de l'élément chauffant au-dessus et relativement loin de la pointe du fer et la forte chaleur dégagée amenent fatalement des dégâts dans les fils de câblage. Or, actuellement de tels endroits d'accès difficiles se retrouvent de plus en plus fréquemment depuis l'apparition des postes de petit format et l'utilisation généralisée d'éléments de montage de dimensions de plus en plus réduites.
<Desc/Clms Page number 2>
Enfin, dans les fers à-souder des types ci-dessus, des défauts d'i- solement sont fréquents, leurs dimensions et leurs poids sont relativement im- portante et les frais d'entretien et de consommation sont élevés.
D'autres modèles de fer à souder, alimentés sous basse tension, com- portent un élément chauffant à base de graphite, introduit directement dans le bac à souder en cuivre rouge. Ces modèles ont un rendement thermique élevé, toutefois l'élément chauffant est fragile, les dimensions ainsi que le poids restent importants et la consommation est toujours voisine d'une centaine de watts.
La présente invention a pour but de supprimer ou de diminuer consi- dérablement les divers inconvénients ci-dessus.
Le fer à souder, suivant l'invention, est très léger et permet d'at- teindre aisément les endroits peu accessibles des câblages, grâce à sa forme élancée et son faible diamètre. De rendement thermique élevé, il ne demande que 30 watts au transformateur d'alimentation basse tension soit environ le 1/3 de la consommation généralement admise. De plus, entièrement soudé et brasé, les mauvais contacts dûs à l'oxydation ne sont pas à craindre. La résistance chauffante, très robuste, en fil nickel-chrome de 0,5 mm de diamètre ne travail- le qu'à la moitié de sa température de régime et est pratiquement inusable. Un tel fer, suivant l'invention, isolé du réseau par un transformateur d'alimenta- tion, offre--le maximum de sécurité.
Sa pointe, si elle est refroidie pendant les périodes de repos par un support spécial prévu à cet effet, s'use très len- tement. Enfin les frais d'entretien sont faibles et la consommation réduite.
Dans un tel fer, suivant l'invention, le corps de chauffe contenant la résistance électrique est, au moins partiellement, mais de préférence complè- tement enveloppé par le bec à souder ou panne, la solidarisation de ces deux éléments s'effectuant, de préférence, par vissage dudit bec sur le corps de chauffe.
Le corps de chauffe comprend au moins deux parties, l'une filetée extérieurement renfermant la résistance chauffante et sur laquelle se visse le bec à souder, l'autre, de plus grand diamètre et au moins partiellement filetée intérieurement dans laquelle vient se fixer, par exemple par vissage, la tige dudit fer à souder.
La résistance électrique est reliée, d'une part, à la masse, en l'oc- curence à l'extrémité supérieure du corps de chauffe, et, d'autre part, à un élément conducteur de préférence une baguette, traversant la tige du fer à sou- der, un dispositif isolant, par exemple une gaine de verre tressée, étant pré- vu entre ladite tige du fer et ledit élément conducteur.
D'autres détails et particularités ressortiront de la desceiption d'un fer à souder, suivant l'invention, donnée ci-après à titre d'exemple non limitatif et avec référence aux dessins annexés.
La figure 1 représente, à échelle agrandie, une coupe de divers élé- ments constitutifs du fer à souder.
La figure 2 représente, partiellement en coupe, le fer après assem- blage, le bec à souder ayant été enlevé.
La figure 3 est une vue en coupe, à échelle agrandie, du corps de -chauffe.
Dans les diverses figures, les mêmes notations de référence désignent des éléments analogues ou identiques. -
Le fer à souder, suivant l'invention, comprend essentiellement un bec à souder 1 ou panne, un corps de chauffe 2, une résistance électrique de chauffage 3, une tige 4 et une poignée en deux pièces 5 et 12.
Le corps de chauffe 2 se compose de deux parties, l'une filetée ex- térieurement qui renferme la totalité de la résistance chauffante 3 et sur la- quelle se vissera le bec à souder 1, l'autre 7, de plus grand diamètre et par- tiellement filetée intérieurement, qui est destinée à recevoir, dans sa portion supérieure, un cylindre creux 9, isolant et réfractaire, dont le but est de main-
<Desc/Clms Page number 3>
tenir en place et de centrer la résistance 3 et la baguette 8 définie ci-après.
Dans sa portion inférieure, la deuxième partie 7 du corps de chauf- fe recevra l'extrémité de la tige 4, qui s'y fixe, par exemple, par vissage.
Cette tige 4 comprime, entre son sommet et le cylindre 9, un joint réfractaire qui assure l'herméticité du corps de chauffe. Ledit joint sera, par exemple, formé par un ciment durcissant après serrage de la tige 4.
Le bec à souder 1, qui recouvrira donc totalement la partie du corps de chauffe comprenant la résistance 3, est en cuivre rouge rendu inoxydable, par exemple par dépôt galvanique d'argent ou de nickel; le corps de chauffe est en métal inoxydable.
La résistance 3 sera isolée électriquement du corps de chauffe par un petit tube, non représenté, par exemple en mica,. l'extrémité de cette résis- tance située du côté du bec 1 étant destinée à être reliée à la masse, en l'oc- curence au sommet du corps de chauffe 2, par exemple par brasage.
A son extrémité inférieure la résistance 3 est reliée à un élément conducteur 8,de préférence une baguette, traversant la tige 4 du fer à souder, un dispositif isolant, non représenté, par exemple une gaine de verre tressée, étant prévu entre ladite tige 4 et ladite baguette 8. Pour éviter que le cylin- dre 9 ne se déplace sur l'élément conducteur 8, celui-ci sera aplati légèrement juste en dessous du cylindre 9 de manière à former arrêt pour ce dernier ou bien on prévoira un petit arrêt-support 10 calé sur la baguette 8.
Une fois vissé sur la tuge 4, le corps de chauffe 2 peut être rendu tout à fait hermétique, d'une part, à sa base, par brasage avec ladite tige 4 à l'endroit indiqué par 6 ; d'autre part à son sommet par le brasage déjà prévu pour relier, à la masse, soit au sommet du corps 2, l'extrémité de la résistan- ce 3. Une telle herméticité du corps de chauffe permettra notamment la bonne et longue conservation de la résistance chauffante qui n'est donc pas en contact avec l'air.
Il est évident que l'extrémité supérieure de la tige 4 peut être courbée (fig. 2) ou de rester droite (fig.l) suivant les emplois prévus.
La base de la tige 4 du fer traverse l'élément 5 de la poignée, que l'on réalisera par exemple en bois, le second élément 12 de cette poignée s'em- boitant ou se vissant sur le premier.
Comme on le verra à la figure 2, les fils conducteurs de commande seront reliés l'un 13.à la masse, soit à la tige 4, l'autre 14 à la baguette . conductrice 8. Le circuit électrique sera ainsi parfaitement réalisé par le conducteur 14, la baguette 8, la résistance 3, le corps de chauffe 2, la tige 4 et le conducteur 13.
Grâce au mode de réalisation décrit ci-dessus, on obtiendra un fer à souder de rendement élevé dû principalement :
1 ) à la courte distance entre la source de chaleur et la pointe du fer; 2 ) à l'enveloppement complet, par le bec à souder, de la partie du corps de chauffe contenant la totalité de la résistance;
3 ) à l'inoxydabilité du corps de chauffe et du bec à souder;
4 ) à la mauvaise conductibilité relative de la partie inférieure du corps de chauffe et de la tige 4, très peu de chaleur étant ainsi dissipée.
5 ) à l'herméticité complète du corps de chauffe.
Il doit être entendu que l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits ci-avant et que bien des modifications pourraient y être apportées, notamment quant au nombre, à la forme, à la disposition, à la matière, à la grandeur, etc. des éléments constitutifs, sans sortir pour cela du cadre de la présente demande de brevet. '