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GABLE ELECTRIQUE A GAINE METALLIQUE ETANCHE.
La présente invention concerne les câbles électriques du type pour- vu d'une gaine métallique étanche aux fluides et dotée d'une résistance méca- nique suffisante pour lui permettre de résister de fagon permanente sans arma- ture de renforcement à des pressions internes considérables supérieures à la pression atmosphérique.
Dans la technique de la fabrication des câbles électriques pourvus d'une gaine-somme il vient d'être dit, il s'est avéré difficile de les fabri- quer dans des conditions telles que, tout en conservant une solidité appropriée pour résister à la pression interne, ils soient cependant suffisamment souples:
pour pouvoir être enroulés sur des tambours ou bobines de dimensions raisonna- bleso En outre, dans les câbles de ce genre,? il faut que la gaine possède une robustesse suffisante dans le sens longitudinal pour pouvoir résister non seu- lement à la composante longitudinale de la pression interne mais également à tous les autres efforts longitudinaux auxquels elle peut être soumise lorsqu'on tire sur le câble pour le poser dans des tranchées ou des conduites ou pour toute autre cause. Les câbles de gros calibres de ce type tels qu'ils ont été établis jusqu'ici n'ont pas donné satisfaction à cause de la courbure irrégu- lière et de la déformation latérale de la gaine qui risque de se produire quand le câble est enroulé sur des tambours ou bobines de diamètre normal.
Le but essentiel de l'invention est de permettre la réalisation d'un câble possédant les particularités désirables qui ont été indiquées mais sans présenter les inconvénients mentionnés.
L'invention est matérialisée dans un câble électrique du type sus- indiqué mais pourvu d'une gaine formée de deux gouttières longitudinales dont les bords longitudinaux de chacune sont rabattus vers l'extérieur pour former des brides qui sont respectivement soudées auxbrides correspondantes de la gouttière conjuguée la base et les côtés de la gouttière étant ondulés trans- versalement, les ondulations des côtés des gouttières étant placées en quincon- ce par rapport aux ondulations de leur base.
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Le terme "soudé" employé dans le présent texte doit être interpré- té d'ailleurs non pas dans un sens restrictif mais dans un sens général c'est- à-dire comme englobant les divers genres de soudures avec ou sans métal d'ap- port, la brasure et les modes de jonction analogues, la fagon de procéder étant déterminée en fait par la nature de la matière constitutive de la gaine ou par d'antres conditions opératoires variables qui peuvent se présenter dans tels ou tels cas particuliers. Dans tous les cas, les brides réunies comme décrit ci-avant constituent un rebord sensiblement inextensible servant à empêcher l'allongement longitudinal de la gaine et qui est indésirable.
Dans le brevet belge ? 491295 du 23 septembre 1949 appartenant à la même Société et ayant pour objet : "câble électrique à remplissage d'hui- legg est décrit un câble électrique comportant un remplissage d'huile et pourvu d'une gaine métallique qui, suivant une des réalisations possibles, est formée de deux gouttières dont les bords sont rabattus vers l'extérieur et soudés l'un à 1' autre, la base de chaque gouttière étant munie d'une série de nervures s'é- tendant vers l'extérieur à partir des âmes enveloppées du câble. Mais une pa- reille construction du câble présente l'inconvénient sus-rappelé quand le câ- ble est enroulé sur une bobine ou autrement ployé.
Au contraire, grâce au mode de constitution perfectionné que prévoit la présente invention, le ployage du câble est facilité par le fait que les ondulations intéressant la base de chaque gouttière sont disposées de telle sorte par rapport à celles de ses côtés qu'elles ont une structure semblable à celle des soufflets des caméras ou des appareils analogues, tout gondolage ou autre déformation étant par là même évitée En ce qui concerne les rebords constitués de chaque côté par les brides juxtaposées et réunies l'une à l'autre, on peut étudier la fabrication de manière que, quand le câble est ployé par exemple autour d'une bobine, elles se trouvent sur l'axe de ployage neutre de la gaine et ne soient pas soumises à une extension ou bien à une contraction qui tendrait à entraver le pbyage du câble.
Suivant une autre proposition appartenant également à la technique antérieure, on a muni certains câbles à plusieurs conducteurs d'une gaine sen- siblement plane formée de deux rubans métalliques appliqués contre les faces opposées des ânes et combinés et réunis par une jointure longitudinale s'éten- dant le long de chaque côté du câble et obtenue en rabattant le bord d'un des rubans par rapport à celui de l'autre. En outre, pour augmenter la souplesse, les rubans en question peuvent être plissés transversalement de distance en distance., les rainures constituant ces plis ayant leur maximum de profondeur suivant les surfaces planes et allant en diminuant graduellement de profondeur vers les jointures où elles disparaissent.
Dans un câble comportant les particularités de l'invention, les gouttières sont, comme indiqué ci-avant, réunies par soudage et les ondulations sont, de préférence, étroitement espacées dans le sens longitudinal, de façon qu'il n'y ait pas de longueur appréciable des gouttières qui ne soit ondulée.
Si, comme indiqué ci-avant, les ondulations sont disposées transversalement, il n'est pas essentiel qu'elles soient rigoureusement perpendiculaires à l'axe longitudinal du câble; elles pourraient être placées obliquement à luio
Pour la facilité de la compréhension et de la réalisation industriel- le de l'invention, elle est décrite plus complètement ci-après en regard du dessin annexé qui représente, à titre d'exemples, deux modes de réalisation du câble à gaine métallique en question.
Les figs. 1, 2, 3 et 4 sont respectivement une vue en élévation de face., une vue en élévation de côté, une vue en coupe par la ligne III-III et une vue en perspective d'un câble à trois conducteurs.
Les figso 5 et 6 sont respectivement une vue en perspective et une vue en section droite d'un câble à un seul conducteuro
Comme le montrent les Figso 1 à 4, le câble comprend trois âmes c'est-à-dire trois conducteurs 1 dont chacun est de constitution normale et formé d'une série de fils métalliques entourés par un isolant approprié, ces trois conducteurs étant placés parallèlement de façon que leurs axes se trou-
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vent dans un même plan.
La gaine métallique établie suivant l'invention est constituée par deux gouttières 2 sensiblement identiques dont les bords sont rabattus vers l'extérieur pour constituer des brides 1 qui s'étendent le long de chacun des cotes de la gaine et qui sont soudées l'une à l'autre. Dans la base 'de chacune des gouttières 2 sont formées une série d'ondulations transver- sales .4 constituées par des nervures ou crêtes s'étendant vers l'extérieur à partir des âmes du câble et par des dépressions intermédiaires en contact avec elles. Chacun des côtes de chaque gouttière 2 présente une série d'ondulations 5 placées en quinconce par rapport aux ondulations 4.
Autrement dit, si l'on considère les sections transversales successives du câble, les crêtes de la série 4 correspondent aux creux ou dépressions de la série 5 et vice versa.
La profondeur et (ou) la largeur des ondulations 2, est ou sont graduées dans toute leur longueur, le maximum se trouvant à la limite entre les deux séries d'ondulations ± et 2, avec une diminution graduelle vers zéro à la hauteur de la ligne de rencontre entre les condulations 5 et les brides 3.
Suivant le mode de constitution.du câble qui est représenté dans les fige. 5 et 6 où les mêmes chiffres de référence désignent des parties si- milaires la longueur de chacun des côtés de chacune des gouttières est sensi- blement égale à celle de la base. Il en résulte que la section de la gaine est approximativement celle d'un hexagone régulier;., ce qui la rend particuliè- rement appropriée dans l'hypothèse d'un câble à un seul conducteur. La cons- truction et la disposition relatives des séries d'ondulations -4 et se compren- nent d'elles-mêmes sans autres explications.
La profondeur d'ondulation requise pour un rayon donné de ployage de la gaine varie avec la distance mesurée à partir de l'axe deplbyage neutre.
C' est pour cette raisonque les ondulations intéressant les côtés des gouttiè- res sont, de préférence., fuselées comme décrit ci-avent, depuis une valeur zéro à la hauteur de l'axe neutre jusqu'à unecertaine profondeur au point de ren- contre' des bases des geuttières, profondeur qui est égale à celle des ondulations des baseso La profondeur effective de l'ondulation ainsi réalisée est déterminée par la profondeur de la gaine depuis l'axe neutre jusque la base de la gout- tière et par le rayon selon lequel la gaine doit être ployéeo
Les ondulations peuvent être obtenues par compression gaufrage ou laminage ou par un autre procédé; elles peuvent avoir une forme semi-circulai- re;
trapézoïdale ou toute autre forme convenable, celle-ci étant choisie de manière à assurer la combinaison requise au point de vue souplesse longitudi- nale et robustesse leur permettant de résister aux pressions internes.
Le mode de constitution du câble que prévoit l'invention le rend Spécialement applicable dans l'hypothèse de câbles à remplissage d'huile en raison de l'aptitude de la gaine, surtout si elle a une forme aplatie à s'ac- oomoder d'elle-même à la variation volumétrique de son contenu par suite d'une flexion transversale des bases et à un degré moindre des côtés des gouttières.
Ici encore, une vaste gamme de relations entre le volume interne et la pression interne de la gaine peut être obtenue en donnant une forme convenable aux ondu- lations et en choisissant comme il faut la matière employée et son épaisseur.
Le laiton, le cuivre,: le bronze, l'aluminium ou tout autre métal doté d'une élasticité suffisante peut être employé pour constituer la gaine.
Mais la matière à laquelle il convient de donner la préférence est l'acier inoxy- dableo En effet5 cette matière possède de bonnes propriétés d'élasticité, est facile à souder à la hauteur des jointures et est dotée d'excellentes qualités de résistance à la corrosion.
La gaine en métal peut être protégée extérieurement par l'adjonc- tion d'une étoffe composée usuelle quelconque, ou par des rubans de caoutchouc ou de matière plastique se chevauchant ou par toute autre combinaison des mé- thodes connues de protection contre la corrosion. Ceci peut être nécessaire même avec l'acier inoxydable à titre de protection contre les attaques chimi- ques ou électrolytiques.