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PROCEDE ET DISPOSITIFS POUR LA PRODUCTION D'ACETYLENE AU MOYEN DE
GARBURE DE CALCIUM ET D'EAU.
La présente invention a pour objet un procédé pour la production d'acétylène au moyen de carbure de calcium et d'eau, avec récupération simul- tanée dhydrate de chaux ses, et les dispositifs pour Inapplication du pro- cédé.
Peur les procédés et dispositifs connus jusqu'à présent et des- tinés à la production d'acétylène au moyen de carbure de calcium et d'eau, avec réoupération simultanée d'hydrate de chaux secs on emploie toujours des granulations déterminées de carbure en poudre ou de granulation plus ou moins forte. La préparation de granulations déterminées rend cependant néces= saire un triage du garbure concasse ou obtenu par refroidissement direct de la matière en fusion;, provoquant ainsi des frais supplémentaires et des per- tes de gaz inutiles.
De morne:, si, lors de remploi des différents générateurs à sec connus la gazéification est réalisée en tambours cribleurs, tamis vibreurs, etc.et si de petites quantités de par(ioules- c'est-à-dire de carbure fine- ment granulé ou en poudre - se forment par le mouvement du carbure employé dans la granulation déterminée, cesi est une manifestation fâcheuse rendant nécessaire la séparation du carbure en grains fins contenu dans 19hydrate de chaux, au moyen d'un sélecteur à vent ou par décomposition ou gazéification spéciale ultérieure, ce qui ne conduit cependant que rarement au but poursui- vi.
Ou bien, il subsiste encore des quantités réduites de carbure dans l'hy- drate de chaux, après le sélectionnement à vert, ou bien la décomposition ul- térieure est exécutée au moyen de quantités deau insuffisantes pour,conduire à la décomposition complète du carburé. Ceci se pratique afin d9éviter une humidification excessive de l'hydrate de chaux qui ne contient que de petites quantités de carbure et ne dégage ainsi qu'une chaleur de réaction réduite.
L'hydrate de chaux trop humide encrasse notamment très facilement les mailles du tamis, les grilles, etc. causant ainsi des interruptions de service désagréa- bles. Si des quantités insuffisantes d'eau sont employées pour la décompositi-
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on du carbure restant, on obtient un hydrate de chaux qui ne contient plus pra- tiquement deau libre,mais encore des quantités réduites de carbure. Une ga- zéification du carbure restant dans 1?hydrate de chaux humide ne peut, dans ce cas, plus se réaliser. Ce mode de travail a été jusqu'à présent appliqué par- ce qu'un dosage exact de l'eau pour la gazéification ultérieure n'est pas pos- sible par suite du volume réel variable du carbure du commerce et des quan- tités toujours variantes du carbure contenu dans 1?hydrate de chaux.
Ce dosa- ge de l'eau se fait notamment en général;, suivant la quantité d'acétylène dé- gagée par unité de temps. Comme la quantité d9acétylène dégagée ici ne peut pas être mesurée séparément de la quantité totale de gaz lors de l'applicati- on des méthodes en usage jusqu'à présent pour la gazéification ultérieure, il n'est absolument pas possibleg à la longue, de doser exactement l'eau néces- saire pour la gazéification ultérieure, de sorte que du carbure non gazéifié , reste dans l'hydrate de chaux ou bien, l'hydrate de chaux est humidifié d'une façon non souhaitable, ce qui conduit à des difficultés pour le transport ul- térieur.
Si on essaye de résoudre cette difficulté par mise en service d'un appareil de gazéification ultérieure, séparé du générateur principale ceci con- duit à des pertes de gaz et peut entraîner des dangers très graves. En effet, si le carbure est décomposé au moyen d'eau, notamment à des températures éle- vées, et si on obtient un mélange réactionnel très sec, comme cela se pratique lors de la gazéification dans des gazogènes munis de tamis ou de dispositifs similaires, toujours dans le but d'éviter l'obstruction des ouvertures d'éva- cuation, et si des restes de carbure sont encore contenus dans l'hydrate de chaux et se gazéifient, il se forme un hydrogène phosphoré s' enflammant spon- tanément à l'air. Diaprés le procédé du brevet belge 358177,
on peut en tout cas éviter ces difficultés car, à un certain stade, on obtient ici un hydrate de chaux exempt de carbure. Ce procédé ne peut cependant être appliqué avec succès que pour la gazéification de carbure finement granulé.
Or, on a trouvé que l'on peut éviter les difficultés et désagré- ments décrits et que l'on peut obtenir des avantages techniques importants, lors de la production d'acétylène au moyen de carbure et d'eau avec récupéra- tion simultanée d'hydrate de chaux sec. Dans ce cas, la chaleur de réaction produite est évacuée par évaporation d'un surplus d'eau déterminé et la dé- composition se fait par séparation continue de 1?hydrate de chaux formé,si on entreprend les gazéifications principale et ultérieure, comme jusqu'à pré- sent, dans un seul appareil et si on conduit dans deux courants de gaz séparés l'un de l'autres l'acétylène produit dans le premier stade de gazéification par décomposition du carbure au moyen d'eau et l'acétylène produit au second stade de gazéification par cécomposition au moyen d'eau,
du carbure encore con- tenu dans l'hydrate de chaux déjà séparé. De ce fait,la quantité de gaz pro- duite, le cas échéant pour chaque température souhaitée de chaque courant de gaz peut être déterminée parfaitement et à tout moment, et la quantité d'eau nécessaire pour la décomposition du carbure restant, peut être fixée avec exac- titude. Les deux chambres à gaz requises à cet effet se reforment continuel- lement grâce au joint étanche aux gaz, d'une hauteur minima déterminée, pro- duit par le mélange réactionnel solide, à savoir par l'hydrate de chaux sépa- ré au premier stade de gezéification et par le carbure à granulation fine non décomposé.
Le mélange solide de réaction n'entre ainsi pas en contact avec l'air extérieur ou avec du gaz de protection, ce qui permet d'éviter des per- tes de gaz et des dangers considérables.
D'après ce procédé, du carbure non trié peut également être em- ployé sans difficultés. Il est même avantageux et souhaitable que ce dernier contienne beaucoup de carbure en poussière ou de granulation fine. Ceci cons- titue un grand progrès technique puisque, lors de la fragmentation du carbu- re se pratiquant par concassage des blocs de carbure ou par refroidissement direct du carbure en fusion, on tend à obtenir la quantité la plus grande pos- sible, de carbure fin. Jusqu'à présent, on était toujours obligé, lors du concassage des blocs de carbure ou lors de la fragmentation de celui-ci dans un tambour de refroidissement, de choisir le système opposé et de s'efforcer d'obtenir la quantité la plus réduite possible de carbure très fin, ce qui n'était pas toujours aisé.
En choisissant un concasseur appropriée comme par
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exemple un concasseur giratoire, le concasseur à cône Symons connu et l'ap- pareil du type "Short Head Type Cône Crusher fournissant une proportion en- core plus grande de produits fins, on peut obtenir un carbure très riche en poussière avec une granulation maxima de 30 à 35 mm par exemple, avec une dé- pense relativement réduite dénergie électrique, De même, en faisant varier le nombre de tours du tambour de refroidissement du carbure et l'inclinai- son du tambour,, on peut obtenir aisément un carbure de granulation relative- ment fine.
Il est nécessaire, dans ce cas, que la hauteur de joint en matiè- re solide séparant les deux chambres à gaz lune de 1?autre, sélève au moins à 2 me
Le nouveau procédé ne peut cependant être parfaitement appliqué que lorsquedans les deux stades de décomposition, la quantité d'eau ser-- vant à la décomposition primaire du carbure au premier stade de gazéification, et avant tout, à la gazéification totale du carbure restant au second stade, et servant aussi à 1?évacuation de la chaleur de réaction produite aux-deux stadespeut être exactement réglée,, vu que, dans le cas inverse, spécialement au second stade, l'hydrate de chaux obtenu nest pas absolument exempt de car- bure ou présente une humidité Indésirable,
ce qui conduit encore à des diffi- cultés d'ordre technique lors de 1?extraction de l'hydrate de-chaux humide des appareils de gazéification et lors du transport ultérieur. Il est donc absolument nécessaire que l'acétylène, dégagé par unité de temps dans les deux stades de gazéification séparés l'un de 19autre d9une manière étanche au gaz, mais parcourant un trajet commun pour le mélange de réaction solide, puisse être mesuré exactement autant que possible à la température voulue.
Autrement, il est impossible de déterminer surtour la quantité d'eau nécessaire pour le deuxième stade de gazéification ce qui a pour con- séquence une fluctuation inopportune de la quantité d'eau libre contenue dans 1?hydrate de chaux,
En dehors des avantages précités, le nouveau procédé offre égale- ment l'avantage d'éliminer les perturbations provoquées par le démélange du carbure s'avérant inévitable lors du transport de carbure non trié, très pous- sièreux, et provoquant de sérieuses difficultés en opérant suivant les pro- cédés connus jusqu'à ce jour.
Comme il sera exposé plus loin, plus en détail, pratiquement tout le carbure en poudre ou finement granulé contenu dans la ma- tière non triée, est déjà tamisée au début du premier stade de gazéification, avant d'entrer en contact avec, 1-'eau provoquant la décomposition, ce qui per- met, entre autres, d9éviter des coups de gaz violents au premier stade. Du reste, le procédé est précisément adapté à la gazéification du carbure con- tenant le plus de poussière possible et il est souhaitable, 'pour la gazéifica- tion dans le second stade, d'obtenir de l'hydrate de chaux contenant le plus possible de carbure fin, conditions de travail que l'on s'efforçait d'éviter soigneusement dans les procédés en usage jusquà présent.
Une teneur plus éle- vée en poussière de carbure est également très souhaitable pour le mélange de réaction solide arrivé au second stade de gazéification, puisqu'elle donne naissance à une chaleur de réaction suffisante pour échauffer les appareils au point d'empêcher la formation de 'boue. A ce point de vue également, le présent procédé offre un progrès technique considérable, Il possible également sur le procédé diaprés le brevet belge 358177, entre autres, l'avantage d'é- viter les frais de broyage et de ce fait des pertes de gaz supplémentaires qui en résultent.
Gomme il ressort de l'exposé ci=dessus, l'application du procédé n'est pas limitée à des types d'appareils déterminés. On peut employer, pour le premier stade, des tambours rotatif sle cas échéant légèrement inclinés, munis de tamis,de barreaux, de grilles de 1 entes, de trous, etc. ce qui produit une séparation continue de l'hydrate de haux résultant de la décom- position du carbure par l'eau et du carbure fin non décomposé. On peut cepen- dant encore employer des cribles mûs régulièrement ou irrégulièrementéventu- ellement disposés l'un au-dessus de l'autre, plans ou bombés, se composant de treillis, de 'barreaux,
de grilles de tôles à fentes ou à trous, etc., permet-
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tant de réaliser une séparation constante de l'hydrate de chaux produit lors de la décomposition du carbure par l'eau et du carbure fin non décomposé. Ces cribles exécutent des oscillations, des secousses, des vibrations, ou d'au- tres mouvements s'adaptant aux conditions de travail et au carbure dont on dispose.
La gazéificat-ion au premier stade, peut cependant se faire égale- ment dans un sélecteur à vent fonctionnant à l'acétylène mis en circulation à l'aide d'un ventilateur, cependant que le carbure en grains fins encore con- tenu dans l'hydrate de chaux et qui n'a pas été gazéifié au premier stade, est dirigé vers le second stade par l'intermédiaire d'un joint étanche aux gaz et formé par ces matières. Pour le travail avec le sélecteur à vent con- vient plus spécialement un tuyau conique s'élargissant faiblement à sa partie supérieure et placé verticalement. L'acéthylène conduit en circuit est admis à la partie inférieure, alors que le carbure non trié est introduit en conti- nu dans la partie inférieure du tuyau formant environ le dernier tiers de ce dernier.
L'eau peut être ajoutée au courant d'acétylène ou être introduite dans le tuyau sous la forme d'un brouillard finement pulvérisé. Dans ce cas les gros morceaux de carbure tombent dans le fond étroit du tuyau conique, où ils sont peu à peu décomposés. Ils sont, en même temps, mis constamment en mouvement par le courant d'acétylène, ce qui a pour conséquence la formation de petites particules emportées par le courant d'acétylène avec la plus gran- de partie du carbure en poudre;, ces particules n'étant que très peu décompo- sées.
Le mélange formé de carbure finement granulé non décomposé et d'hydrate de chaux, est collecté pour former un joint de matière étanche aux gaz entre les deux chambres à gaz, et décomposé complètement au deuxième stade, dans la seconde chambre de gazéification qui contient soit une vis sans fin, un tambour rotatif ou des plateaux disposés alternativement comme dans le four "Wedge". Ici se fait l'addition de l'eau nécessaire à la décomposition du carbure restant et à 1-'évacuation de la chaleur de réaction dégagée. Les pla- teaux du gazogène peuvent être disposés de manière fixe et des bras agitateurs rotatifs avec aubes fixées en biais de façon appropriée, mettent en mouvement le mélange de réactiono Ils peuvent également pivoter, et des bras fixes ou des vis sans fin placés latéralement produisent alors le mouvement.
Le joint étanche aux gaz entre les deux chambres de gazéificati- on séparées est formé, pour le second stade, au moyen d'un réservoir placé au-dessus du dispositif de gazéification, dans lequel est maintenue constam- ment une hauteur de matière de 2 m au minimum. La matière fine séparée au pre- mier stade de gazéification est amenée sans interruption dans ce réservoir au moyen d'un système de transport placé obliquement ou verticalement et est con- duite de ce réservoir par l'intermédiaire d'un dispositif de distribution ré- glable, dans le dispositif de gazéification pour le second stade.
Le réservoir permet de former une réserve facilitant remarqua- blement la gazéification et, avant tout, le réglage de l'eau dans le second stade,de sorte qu'on obtient un hydrate de chaux parfaitement exempt de car- bure et dont la teneur en eau libre peut être variée à volonté.
Le joint étanche aux gaz peut cependant être également formé vers le bas et on peut se passer de système de transport, si le mélange solide de réaction produit au premier stade de gazéification est versé dans un réservoir circulaire ou d'une autre section quelconque et si, dans ce réservoir, on main- tient constamment une hauteur déterminée de matière, de 2 m minimum. Le réser- voir peut être élargi à sa partie supérieure, de façon qu'il puisse servir en même temps de silo à réserve. La matière est conduite avantageusement sur un dispositif réglable de distribution adapté sous le réservoir et par lequel le mélange hydrate de calcium - carbure du premier stade de gazéification est amené régulièrement au moyen d'un dispositif de transport, au second stade de gazéification.
Pour déterminer exactement l'addition d'eau nécessaire à la décom- position du carbure et à l'évacuation de la chaleur de réaction pour le second stade de gazéification, et surtout pour apprécier plus facilement la teneur en eau libre de l'hydrate de chaux, la dépense d'énergie du dispositif comman-
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dant l'agitation ou le brassage est constamment contrôlée et l'addition d' eau est augmentée dans la mesure de l'augmentation de la dépense d'énergie, Cela peut se faire soit en mesurant la dépense momentanée en watts pour la commande électrique du dispositif d'agitation ou de brassage soit pour une commande ave engrenage à vis sans fin;
, en mesurant la pression exercée par l'arbre à vis sans fin, au moyen d'un manomètre très sensible. Cela se réa- lise le mieux, si l'extrémité de l'arbre à vis sans fin est reliée solide- ment à une membrane très sensible, la transmission de la pression se fai- sant au moyen d'un liquide à haute viscosité. Lorsque la dépense d'énergie est plus grande, 19arbre à vis sans fin est poussé légèrement vers l'exté= rieur et reprend sa place, lorsque la charge décroît.
Si l'hydrate de chaux est très humide, il faut plus d'énergie pour mettre en mouvement cette matière plus adhérente que ne l'exige 1?hydrate de chaux sec coulant à la manière d' un liquide et ne nécessitant pour être mis en mouvement qu'une quantité d'é- nergie sensiblement plus petite.
Comme toutes les mesures permettant de juger avec exactitude la teneur en humidité du mélange de réaction, facilitent leréglage d'addition de leau des thermomètres électriques peuvent être aménagés dans les endroits où la décomposition du carbure se fait de préférence,, spécialement dans le voi- sinage des tuyères réglables pour l'adduction d'eau. Si la gazéification se fait, par exemple, avec une quàntité insuffisante d'eau, la température s'é- lève à un point essentiellement supérieur à celui donné par expérience, alors que dans le das contraire elle est plus basse.
En observant ces températures, on peut déterminer, après un temps court, la teneur en humidité du mélange de ::réaction, ce qui facilite remarquablement le service du gazogène. Ce mesurage de la température s'effectue avantageusement tant au premier qu'au second sta- de de gazéification.
Afin de conserver à l'état non décomposé la plus grande partie possible de carbure fin pour la décomposition dans le second stade de gazéifi- cation, il est utile que l'eau nécessaire pour la gazéification primaire du premier stade de gazéification soit seulement ajoutée, bien répartie, à par- tir du premier tiers ou quart du dispositif de gazéification en forme de ta- mis.
Il est avantageux de répartir les ouvertures de décharge, pour la matiè- re finement granulée, sur l'ensemble du dispositif de gazéification, de sor- te que tout le carbure fin, contenu dans le carbure non trié, soit séparé dans le premier tiers ou quart. Les ouvertures doivent avoir une largeur d9 au moins 3 mm, pour obtenir une décharge la plus grande possible de la matière fine et notamment du carbure fin.
Après la brève description d'une série de types de gazogènes uti- lisables pour le nouveau procédé, on va décrire dans ce qui suit -un type de gazogène partioulièrement approprié pour la mise en oeuvre du procédé objet de l'invention, cette forme de réalisation étant, indiquée à titre non limi- tatif.
Dans le dessin schématique ci-joint la figure 1 représente une coupe longitudinale du dispositif et la figure 2, une coupe transversale d'u- ne partie de celui-ci,
Le sarbure non trié est amené par un réservoir à carbure 1, mu- ni à la partie Inférieure et à la partie supérieure de fermetures à bille, dans le réservoir à carbure 2 place en-dessous du premier conduit par le barillet réglable 3, continuellement par la rigole à secousses 4, dans le tambour 5 ro- tatif et légèrement incliné- muni sur toute la surface de fentes de 3 à 4 mm de largeur.
Une grande partie du carbure finement granulé et de la poussière tombe, non décomposée:! par les fentes,du tambour, directement dans le disposi- tif de transport 6 placé en=dessous du tambour cribleur et servant en même temps de dispositif méleageur, l'addition d'eau au carbure ne se faisait qu'à la suite du premier tiers environ du tambour à fentes. l'hydrate de chaux for- médans le tambour par la décomposition du carbure et le carbure fin resté à peu près non décomposé sont versés dans ce dispositif de transport par les fentes du tambour.
Le tambour cribleur rotatif 5 se trouve dans une enveloppe 7 fixe, étanche aux gaz, se terminant en cône tronqué vers le bas,, de sorte que le dispositif de transport 6 forme le fond de l'enveloppe 7. L'eau nées-
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saire à la décomposition d'une grande partie du carbure introduit est répar- tie, à travers l'arbre creux 8, par les tuyères de pulvérisation 9,sur le carbure se trouvant dans le tambour à fentes.Pour chaque tuyère individuelle, est prévue une conduite spéciale, non représentée dans le dessin, les différen- tes conduites sont réunies en un tuyau.
Les tuyères sont individuellement réglables et l'eau peut être mesurée pour chacune d"entre elles, de sorte qu' il est possible de réaliser un réglage d'adduction d'eau, adapté aux condi- tions de service. Ce réglage est encore facilité au moyen de thermomètres à contact par frottement, aménagés dans le voisinage des tuyères et permettant de mesurer la température de réaction. Ces thermomètres ne sont pas représen- tés dans le schéma, --'acétylène dégagé quitte le tambour, par le tuyau 10 mu- ni d'un transporteur à vis sans fin 11 peur éviter des obturations.,Il par- vient dans la tour de lavage 12, dans laquelle, l'acétylène est libéré par ruissellement d'eau de chaux de la poussière et du sulfure d'hydrogène entraî- nés.
De ce fait, les particules de carbure emportées sont gazéifiées. Le refroi- dissement du gaz à la température désirée se fait dans la tour de réfrigéra- tion 13, installée au-dessus. L'eau de chaux est mise en circulation par des pompes, purifiée dans des bacs de curage et bien répartie sur la section de la tour de lavage 12 par des distributeurs 14 facilement interchangeables pen- dant le service et insensibles au bouchage en raison de leur construction. Pour empêcher l'eau. de lavage de pénétrer dans le tambour de gazéification, le dé- flecteur 15 est installé dans la tour de lavage.
L'eau de lavage quitte la tour par le joint hydraulique 16 et est remise en circuit. La quantité de gaz déga- gée en 1 heure est mesurée par la chicane 17 après avoir été amenée à la tem- pérature voulue par refroidissement direct à l'eau froide dans la tour de ré- frigération..
En mesurant la quantité d'acétylène dégagée par heure et les tem- pératures aux divers endroits, et en tenant compte de la quantité de carbure introduite dans le système par unité de temps, on peut calculer et établir la quantité d'eau devant être admise par heure pour la décomposition du carbure, Le carbure fin passé par les fentes du tambour et le mélange hydrate de chaux - carbure sont conduits par le dispositif mélangeur et transporteur 6 dans le réservoir 18 placé en-dessous.
Le joint étanche aux gaz peut être réalisé d'une manière sûre lors- que la matière destinée à constituer ce joint forme une hauteur minima de 2 m environ, le dispositif pour mesurer la hauteur étant décrit dans ce qui suit au sujet de l'écluse à hydrate de chaux installée sous l'appareil à plateaux.
Ce joint se forme aussi automatiquement, de sorte que l'opérateur de l'appa- reil a uniquement à compenser les variations légères de l'amenée de la matiè- re solide par réglage correspondant de l'adduction d'eau. D'ici le mélange est transporté par la roue de distribution à augets ou barillet réglables 19 et par la vis sans fin de transport 20, dans l'ouverture 21, au générateur d'acé- tylène 22 dans lequel s'opère le second stade de gazéification. Ce gazogène consiste en neuf plateaux 23 disposés l'un en-dessous de l'autre comme dans le four "Wedge".
La totalité de l'eau nécessaire à la décomposition du carbure formant le résidu du premier stade et à l'évacuation de la chaleur de réacti- on est amenée sous forme de brouillard par des tuyères 24 sur le plateau su- périeur de l'appareil à plateaux, et la matière solide est transportée progres- sivement dans tout le générateur, au moyen des bras mélangeurs 25 munis d'au- bes placées obliquement, et cela alternativement, sur chaque plateau, de l'in- térieur vers l'extérieur et de l'extérieur vers l'intérieur, etco Pour éviter le bouchage des chambres intérieures de décharge pour la matière, des aubes racleuses 26 sont adaptées de façon à atteindre le bord des plateaux. Pour éviter le bouchage de la chambre extérieure de décharge, on utilise des aubes racleuses 27 similaires.
Par suite de la surface relativement grande, que pré- sente le carbure fin par rapport au carbure à gros grains, le carbure fin se gazéifie dans un temps très court et l'hydrate de chaux arrive, exempt de car- bure,dans l'écluse à hydrate de chaux 28 installée en-dessous du dernier pla- teau.
Or, pour garantir constamment l'absence totale de carbure dans l'
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hydrate de chaux, et e s a même lorsque on opère avec du carbure se gazéifiant lentement l'hydrate de g=havJ séjourne environ. 1 heure dans aette écluse - suivant le rendement de gazéification du générateur -, et est transporté hors du générateur, par une vis sans fin 29 dont le nombre de tours est réglable., Le réglage de la quantité d'eau nécessaire à la décomposition du carbure ré-
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;,iduail'e -lontenu dans le mélange hydrate de chaux-carbure se fait de la fa- çon déjà. décrite:, .;
,1Pes'S=à=dir8 en mettant en rapport la quantité d9aétZrlVne dégagée par heure avec la quantité d'hydrate de chaux-carbure admise par heure et en vérifiant en outre, par une mesure de l'énergie électrique absor-
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bée par l.9agitateur$ ainsi que des températures de réaction en différents endroits du plateau supérieur, si la quantité exacte d'eau nécessaire à la décomposition du carbure à 1?évauation de la chaleur de réastion et à la -teneur désirée en humidité de l'hydrate de chaux a été fournie.
Il est aisé de déterminer par expérience quelle doit être la dépense en kilowatts requi-
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se par le moteur de 1-'agita,teur pour une teneur en humidité donnée de 1 :(a drate de chaux, ela pour chaque capacité de gazéification et pour chaque gé- nérateuro Lorsque >etté dépense s2Jélève par exemple à 18 kw, il faudra pour une dépense de <-o1wan't, plus élevée par exemple 19,5 kw, réduire d'une façon correspondante 1adduction de l'eau, et inversement. Quant à la teneur en #ïu midité de lejydrate de chaux on tiendra compte d'une façon analogue, des tem- pératures de réaction mesurées aux divers endroits.
Pour éviter une fuite d' acétylène l'hydrate de chaux est maintenu;, dans l'écluse, à une hauteur cons- tante de 2 m au moins. La mesure de la hauteur de l'hydrate de chaux se fait au moyen du pendule 30 à oscillations périodiques dont l'extrémité se ter- mine par une large surface de contact. Chaque mouvement du pendule indique
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la hauteur momentanée de 1" hydrate de chaux dans l'écluse 0 L' os cillement du pendule est transmis par un arbre sur une échelle de mesure et (ou) automa- tiquement sur un dispositif enregistreur pour permettre un contrôle -permanent.
On peut évidemment utiliser d'autres dispositifs de mesure. La décharge de l'hydrate de chaux peut être réglée automatiquement de façon à ce qu'elle soit
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toujours en rapport avec la hauteur de 1-'hydrate de chaux dans 1-lérluse. La poussière d'hydrate de chaux emportée par le gaz dégagé est séparée en majeu- re partie,, dans la partie supérieure élargie de l'écluse, par la diminution sensible de la vitesse du sourant de gaz. L'acétylène quitte le générateur par le tuyau 31 et est débarrassé des dernières traces de poussière et du sulfure
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d9hydrogène dans la tour de lavage 32 comme décrit pour le premier stade de gazéification.
La mesure de la quantité de gaz dégagée par heure se fait au moyen d'une chicane 33, une fois le gaz refroidi à la température voulue par refroidissement direct au moyen d'eau dans une deuxième tour de lavage.
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Le silicium ferreux non décomposable s5accumulant dans le tam oour à fer-l'es du premier stade est évacué après un court arrêt de l'appareil à des intervalles détermsés vers 1écluse z. placée convenablement sous le