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MONTAGE EN SERIE ,DE DEUX TUBES A DECHARGE PAR ARC.
L'invention concerne un montage en série de deux tubes à décharge par arc. L'amorçage de ces tubes nécessite une tension qui soit au moins égale à la somme des tensions d'amorçage des tubes. Des interrupteurs, shun- tant temporairement les tubes, permettent de réduire la tension d'amorçage totale requise. Ces interrupteurs ont une durée de vie assez courte ; enoutre, cet agencement nécessite des précautions spéciales contre la surchar- ge, par exemple lors du refus de tubes.
Suivant l'invention.. l'un des tubes comporte une électrode auxi- liaire intérieure qui est reliée galvaniquement à l'intérieur de la chambre de décharge, à l'une des électrodes principales et qui est isolée de l'autre électrode principale de ce tube ; montage comporte en outre un condensateur de-0,2 à 0,8 microfarad qui shunte l'autre tube et qui est monté en série avec le premier tube.
La description qui va suivre en .regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du texte que du dessin faisant,, bien entendu, partie de ladite invention.
Sur la figure, le montage en série de deux tubes à décharge 1 et 2, est branché, en série avec une bobine de self 3, sur les bornes 4 et 5 d'un secteur à courant alternatif de 220 V, 50 p/s.
Les tubes sont des tubes à décharge dans la vapeur de mercure à basse pression ; ils ont une longueur d'environ 60 cm et un diamètre d'environ 38 mm.
Ils contiennent, outre une petite quantité de mercure, un gaz inerte à une pression de quelques millimètres Les parois des tubes peuvent être revêtues de substances qui convertissent les rayons engendrés dans la décharge en des rayons de plus grande longueur d'onde..Les tubes comportent en outre des élec- trodes principales 6, 7 repctivement 8, 9, activées par exemple à l'aide de
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composés de baryum et de stontium, ainsi que des électrodes auxiliaires respec- tivement 10 et 11 montées à proximité des électrodes 6 et 8 et reliées à l'in- térieur de la chambre de décharge aux autres'électrodes principales 7 et 9.
L'amorçage de chacun des tubes nécessite une tension alternative d'environ 150 V.
Le tube 1 est shunté par un condensateur 12.
Le dispositif fonctionne de la manière suivante.
Aux bornes du tube 2 est appliquée, par l'intermédiaire du conden- sateur 12, la tension totale du secteur, de sorte qu'une décharge auxiliaire se produit entre l'électrode auxiliaire 11 et l'électrode principale 8, chaque fois que l'électrode principale 8 fait office de cathode. Cette déchar- ge auxiliaire redressée entraîne la charge du condensateur 12. Dès que la ten- sion aux bornes du condensateur dépasse la tension d'amorçage du tube 1, ce tube amorce et les décharges auxiliaires dans les deux tubes se transforment en décharges par arc entre les électrodes principales 6, 7 et 8, 9.
Dans le dispositif, on utilise donc l'effet redresseur de la déchar- ge auxiliaire dans le tube 2.
Pour obtenir une décharge auxiliaire dans le tube 2, il suffit d'une petite capacité. Pour transformer cette décharge auxiliaire, qui se manifeste sous forme d'une décharge par lueur,en une décharge par arc, il a suffi' d' une capacité d'environ 0,2 F. Si l'on veut aussi tenir compte de l'éventua- lité que la tension du secteur tombe à environ 190 V, la capacité doit être plus grande; on a constaté que pour tous les cas pratiques, une valeur d'environ 0,5 F est largement suffisante. L'emploi de capacités supérieures à environ 0,8 F n'entraîne plus d'avantage particulier; en régime, ces condensateurs prélèvent beaucoup de courant du tube 2.
Le dispositif fonctionne aussi d'une manière très satisfaisante lorsque la bobine de serf-induction 3 est remplacée par une résistance appropriée à la stabilisation, par exemple une lampe à incandescence. En régime, avec un condensateur 12 de 0,5 F et avec une bobine de self servant d'impédance auxiliaire, l'intensité du courant dans le condensateur était de 8,5 mA, cel - le du courant dans le tube 1 de 405 mA, et celle du courant dans le tube 2, de 410 mA. Un montage comportant le même ondensateur, mais dans.lequel l'im- pédance auxiliaire est remplacée par une lampe à incandescence a fourni les résultats suivants; intensité du courant dans le condensateur 15 mA, intensi- té du courant dans le tube 1 : 427 mA, et intensité du courant dans le tube 2 : 430 mA.
Le dispositif s'avéra approprié à l'amorçage de tubes par une ten- sion continue. Avec une capacité d'environ 0,5 pF., les tubes s'amorcèrent sous une tension continue de 260 V, mais en l'absence du condensateur 12, l'amorçage nécessitait une tension continue de 340 V. Dans le premier cas l'amorçage du tube 2 nécessitait la présence d'une électrode auxiliaire, ce qui provoquait une charge du condensateur 12; un effet redresseur de la décharge auxiliaire du tube était cependant superflu, vu que la source de courant était une source de courant continu.
Il y a lieu de noter que, bien que sur la figure, le tube 1 soit représenté sous forme d'un tube à électrode auxiliaire interne;, ceci n'est nullement indispensable pour le bon fonctionnement du dispositif; il suffit que le tube soit tel qu'il s'amorce à la tension du condensateur. Lorsqu'on utilise deux tubes à électrodes auxiliaires internes, il n'est pas nécessaire que les tubes soient montés de façon que les électrodes auxiliaires 10 et 11 aient la même polarité à chaque alternance du courant d'alimentation.