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L'invention concerne un dispositif comportant deux tubes à décharge dans le gaz et/ou dans la vapeur, l'un à stabilisation capa- citive et l'autre à stabilisation,inductive, tous deux munis d'élec- trodes thermioniques connectées aux enroulements secondaires d'un transformateur dont l'enroulement primaire est monté en série avec l'impédance auxiliaire du tube à stabilisation inductive. Un tel dis- positif est décrit dans le brevet anglais n 601.720, Fig. 2.
Ce dispositif offre plusieurs avantages: bon facteur de puis- sance, faible effet stobostopique, et transformateur de chauffage com- mun qui ne peut être surchargé par la composante courant continu du tube à stabilisation capacitive.
Le montage en série de l'impédance auxiliaire de tube à sta- bilisation inductive et de l'enroulement primaire du transformateur de chauffage forme un diviseur de tension inductif. De ce fait, lors de la mise sous tension, il se produit aux bornes de lenroulement primai- re une tension plus petite que la tension d'alimentation, de sorte que le tube à stabilisation inductive, monté en parallèle avec l'enroulement primaire, amorcera bien moins que sous la pleine tension d'alimentationo Il est vrai que l'on peut augmenter, par transformation, la tension aux bornes de ce tube; toutefois, dans ce cas, le courant de décharge du tube traverse les enroulements de courant de chauffage, ce qui implique une surcharge indésirable de ces enroulements.
L'invention obvie- à ces inconvénients. Elle est caractérisée en ce que le circuit du tube à stabilisation capacitive est connec- té, en série avec une partie de l'impédance auxiliaire du tube à stabilisation inductive, aux organes de connexion du dispositif, et qu'en outre les enroulements de chauffage du tube à stabilisation capacitive sont connectés de façon que lors de la mise sous tension du dispositif, il se produise, aux bornes du tube à stabilisation capacitive, une tension plus grande que celle obtenue aux organes de connexion, tandis que les enroulements de chauffage du tube à stabilisation inductive sont connectés d'une façon telle que lors de la mise sous tension il se produise, aux bornes du tube à stabilisation inductive,
une tension qui ne dépasse pas celle obtenue aux bornes de l'enroulement primaire du transformateur de chauffage.
De ce fait, on obtient une tension plus élevée pour l'amor- çage du tube à stabilisation capacitive, qui amorcera donc le premier.
Après cet amorçage, le courant de décharge de ce tube traverse une partie de l'impédance auxiliaire du tube à stabilisation inductive et cette partie forme l'enroulement primaire d'un transformateur qui, pour provoquer l'amorçage du tube à stabilisation inductive, fournit une tension plus élevée.
Le courant de décharge d'un tube à décharge passe par les extrémités des électrodes thermioniques entre lesquelles règne la plus grande différence de potentiel. L'enroulement primaire du transformateur de chauffage commun étant monté en parallèle avec le tube à stabilisation inductive, les tensions de tous les enroulements de chauffage sont, en régime normal, en phase avec la tension de fonctionnement de ce tube. De ce fait, les enroulements de chauffage du tube à stabilisation capacitive n'augméntent plus, en régime normal, la tension aux bornes de ce tube de sorte que ces enroulements ne sont pas plus traversées par un courant de décharge que ceux du tube à stabilisation inductive.
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Il y a lieu de noter que, par le brevet anglais n 563.376, fig. 1, il est connu de connecter le circuit du tube à stabilisation capacitive, en série avec une partie de l'impédance auxiliaire du tube à stabilisation inductive, aux organes de connexion du dispositif.
Afin de favoriser l'amorçage du tube à stabilisation capacitive, le nombre de spires de courant de chauffage de ce tube peut être plus grand que celui du tube à stabilisation inductive.
La description du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent dans du texte que du dessin faisant, bien entendu, partie de l'invention.
La fig. 1 est un schéma de montage d'un dispositif confor- me à l'invention ; lafig. 2 est un diagramme des tensions obtenues en régime normal dans ce dispositif.
Sur la fig. 1 les deux tubes sont des lampes à décharge dans le gaz et/ou la vapeur 1 et 2, par exemple des lampes fluorescentes de 40W, c'est-à-dire des lampes à décharge dans la vapeur de mercure à basse pression d'environ 120 cm de longueur et d'environ 4 cm de diamètre, contenant également un gaz rare, par exemple de l'argon à une pression de quelques millimètres de mercure et dont la paroi est revêtue de substances qui convertissent le rayonnement engendré par la décharge en un rayonnement de plus grande longueur d'ondes. En régime normal, la tension de fonctionnement du tube est d'environ 110 V et l'intensité du courant de décharge est d'environ 0,43 A.
Le tube 1 est connecté aux organes de connexion 3 et 4 du dispositif par l'intermédiaire du montage en série d'une self-induction 5, d'un condensateur 6, et d'une partie d'une self-induction 7.
La capacitance du condensateur 6 est plus grande que l'inductance totale de la self-induction 5 et de la partie de la self-induction 7 comprise entre les points 3 et 71, de sorte que le tube 1 est stabilisé de manière capacitive, c'est-à-dire que son courant de décharge est décalé en avant par rapport à la tension d'alimentation d'environ 220V, 50 p/s, appliquée aux organes 3 et 4. Il y a lieu de noter que l'ordre de succession des éléments 5 et 6 ne joue aucun rôle.
Le tube 2 est stabilisé inductivement par la self-induction 7.
Les tubes comportent des électrodes thermioniques 11 et 12, respectivement 21 et 22, qui sont connectées aux enroulements secondaires 13 et 14, respectivement 23 et 24, d'un transformateur 8 dont l'enroulement primaire 9 est relié, par l'intermédiaire de la self-induction 7, aux organes 3 et 4.
Cet enroulement primaire 9 shunte directement le tube 2.
Les extrémités de l'enroulement primaire forment en même temps les enroulements de chauffage 23 et 24; au besoin, ceux-ci pourraient être réalisés sous forme.d'enroulements séparés connectés à l'enroulement primaire de façon que la tension maximum appliquée au tube 2 ne dépasse pas la tension de l'enroulement primaire 9.
Les enroulements de chauffage 13 et 14 sont réalisés sous forme d'enroulements séparés. Ils sont connectés au condensateur 6 respectivement à l'organe de connexion 4, de façon que la tension aux bornes du tube 1 non encore amorcé soit plus grande que la tension entre les organes de connexion 3 et 4. Dans un cas concret, le dis-
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positif prévu pour une tension d'alimentation de 220V, 50 p/s et l'em- ploi de deux tubes fluorescents de 40 W était dimensionné de la maniè- re suivante:
La self-induction 5 était d'environ 250 ohms pour 0,44 A, le condensa- teur 6, environ 630 ohms pour 0,44 A et la self'-induction 7, environ
420 ohms pour 0,44 A avec 1530 spires au total, dont 300 entre les points 3 et 71.
Le transformateur de chauffage 8 comportait 1720 spires pri- maires dont chaque fois 60 spires étaient utilisées aux extrémités com- me enroulements de chauffage 23 respectivement 24.
De plus, le transformateur comportait deux enroulements sé- parés 13 et 14, chacun de 100 spires.
Lors de la mise sous tension du dispositif, une tension d'en- viron 232 V est appliquée au tube 1, et une tension d'environ 196 V au tube 2. Le dispositif n'absorbe qu'un courant primaire d'environ 0,1 A du transformateur de chauffage; l'intensité du courant de chauffage des électrodes 11 et 12 est d'environ 0,43 A et celui des électrodes 21 et
22 d'environ 0,35 A. Dans ces conditions, le tube 1 amorce le premier.
Son courant de décharge traverse la partie comprise entre les points 3 et 71 de la self-induction 7, ce qui porte la tension aux bornes de l'enroulement 9 et du tube 2 à environ 236 V et l'intensité du courant de chauffage dans les électrodes 21 et 22 à environ 0,42 A. De ce fait, le tube 2 amorce lui aussio Dans la position de fonctionnement normale ainsi obtenue, la tension aux bornes de l'enroulement primaire 9 n'est que la tension de fonctionnement d'environ 110 V du tube 2, de sorte que les intensités du courant de chauffage des électrodes baisseront en conséquenceo
La fige 2 donne le diagramme des tensions du dispositif à l'état de régime. Pour simplifier le diagramme, on a supposé que le point 3 coïncide avec le point 71.
La tension d'alimentation E3-4 est décalée en arrière d'environ 60 par rapport à la tension de fonctionnement El du tube 1 stabilisé par voie capacitive et est décalée en avant d'environ 60 par rapport à la tension de fonctionnement E2 du tube 2 stabilisé par voie inductive. E5-6 est la tension aux bornes des éléments 5 et 6 et E7 oelle aux bornes de la self-induction 7.
Les tensions E13, E14, E23, et E24 des enroulements de chauffage correspondants ont le même sens que la tension de fonctionnement E2 du tube à stabilisation inductive.
La décharge se produit aux extrémités des électrodes entre lesquelles règne la plus grande différence de potentiels Comme le montre la fig. 2 tant dans le tube 1 que dans le tube,?,ce sont les extrémités des électrodes qui sont reliées directement à une impédance auxiliaire respectivement à la tension d'alimentation. Il ne circule donc pas de courant de décharge dans l'enroulement de chauffage.
Les enroulements de chauffage du tube à stabilisation capacitive étant montés sur un transformateur dont l'enroulement primaire shunte le tube à stabilisation inductive, ces enroulements de chauffage peuvent être montés de façon à fournir une tension d'amorçage plus élevée, sans qu'ils soient parcourus par le courant de décharge.
Pour faciliter l'amorçage, les tubes peuvent comporter des électrodes d'amorçage appliquées sur la paroi du tube et au besoin re-
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liées à la terre ou à une électrode thermionique.