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EPLUCHEUSE A POMMES DE TERRE-UTILISANT SON EAU DE LAVAGE COMME FORCE MOTRICE.
On sait. que la plupart des machines à éplucher les pommes de ter- re fonctionnent sur le principe de l'usure des tubercules provoquée par le frottement de ces derniers sur des surfaces recouvertes d'une matière abra- sive.
Dans les éplucheuses couramment fabriquées, les tubercules sont placés dans un cylindre dont le fond est animé d'un mouvement de rotation rapide, cette rotation étant obtenue par un moteur électrique indépendant ou par une manivelle. Pour éviter l'encrassement des surfaces abrasives, il est nécessaire d'arroser côpieusement ces surfaces pendant le fonction- nement, afin de leur conserver le mordant nécessaire.
La présente invention est relative à un perfectionnement dis- pensant de devoir raccorder l'éplucheuse à la fois sur une canalisation d'eau de lavage, pour arroser les surfaces abrasives, et à une source d'é- nergie séparée, pour la rotation des parties mobiles de la machine.
Selon la présente invention, l'éplucheuse à pommes de terre est caractérisée en ce que les parties rotatives sont entraînées par une tur- bine à eau, actionnée par une distribution d'eau sous pression, l'eau étant utilisée, à la sortie des aubes de la turbine, pour arroser les surfaces abrasives épluchant les tubercules et pour nettoyer ces tubercules.
L'emploi de cette turbine présente deux grands avantages. Tout d'abord, elle utilise une force motrice absolument gratuite, étant donné que l'eau nécessaire à son fonctionnement doit quand même être déversée dans la machine pour le lavage. Le second avantage est celui d'une distri- bution infiniment plus rationnelle de l'eau dans l'éplucheuse. En effet, en sortant de la turbine, l'eau est pulvérisée par la force centrifuge sur la paroi abrasive qu'elle arrose d'une manière bien uniforme, ce qui pro- voque un nettoyage complet et permanent de cette matière.
La plupart des éplucheuses mécaniques sont constituées d'un cy- lindre vertical dont le fond est formé d'un disque tournant. La paroi in- térieure du cylindre et la face supérieure du disque sont recouvertes de
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matière abrasive. Le disque est en outre pourvu d'un ou plusieurs épaule- ments destinés à faire sauter les tubercules et les projeter sur les parois du cylindre. Un arrosage intense de l'ensemble nettoie les parois rugueuses et assure le lavage des pommes de terre.
L'éplucheuse qui fait l'objet de la présente invention ne diffè- re de ces machines classiques que par son moteur. Ce dernier est constitué d'une turbine hydraulique dans laquelle on fait passer l'eau sous pression et à grande vitesse avant qu'elle n'assure le lavage de la machine.
Afin d'obtenir une force motrice suffisante, il est nécessaire d'augmenter considérablement la vitesse de l'eau. On y parvient en lui fai- sant traverser un ajutage convenable qui dirige,sur les aubes de la turbi- ne, un jet à grande vitesse, de forme appropriée et dont l'axe fait avec la tangente à la turbine, un angle déterminé.
Quant à la turbine, elle doit être adaptée à la vitesse de l'eau à la sortie de l'ajutage. Le nombre et la forme de ses aubes ont une très grande importance. Le rendement'de ce moteur hydraulique dépend¯essentiel- lement de quatre points : la vitesse de l'eau à la sortie de l'ajutage, l'angle d'attaque du jet sur les aubes, le nombre et la forme de ces aubes, le diamètre de la turbine.
A titre d'exemple non limitatif, la machine prototype qui fait l'objet de la présente invention, utilise une turbine tangentielle du type "Roue de Pelton". Il est certain cependant que d'autres types de turbines convenablement étudiées peuvent fournir à la machine une vitesse en charge suffisante.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple non limitatif, u- ne forme de réalisation d'un prototype d'éplucheuse utilisant son eau de la- vage comme force motrice.
Les organes fixes de la machine comportent un cylindre vertical C fermé à ses deux bases et présentant cinq ouvertures. En E une trémie est destinée à l'introduction des pommes de terre. En 0 une ouverture est prévue pour leur sortie après épluchage. Cette ouverture est masquée pendant le fonc- tionnement de la machine par un volet étanche V. En A est fixé l'ajutage qui donne au jet d'eau sa vitesse et son angle d'attaque. Une tubulure X permet l'évacuation vers l'évier de- l'eau qui a traversé la machine. En B se trou- ve un trou de passage de l'axe tandis qu'une partie de la paroi intérieure du cylindre est recouverte d'une matière abrasive en R.
Quant aux parties mobiles de la machine, elles sont fixées sur un axe vertical P dont l'extrémité inférieure pose dans une crapaudine K mu- nie d'un roulement à billes. Le plateau L est calé sur l'axe à une hauteur convenable. Il comporte un épaulement et est recouvert de matière abrasive.
Son poids lui fait jouer le rôle de volant régulateur. La turbine T est ca- lée sur l'axe à hauteur de l'ajutage A. Elle est du type tangentielle à au- bes fortement incurvées. Un roulement à billes en B assure le maintien la- téral de l'axe. L'extrémité supérieure de cet axe est munie d'un bouton qui permet la manoeuvre manuelle de l'ensemble.