BE500442A - - Google Patents

Info

Publication number
BE500442A
BE500442A BE500442DA BE500442A BE 500442 A BE500442 A BE 500442A BE 500442D A BE500442D A BE 500442DA BE 500442 A BE500442 A BE 500442A
Authority
BE
Belgium
Prior art keywords
cast iron
elements
iron
alloy
manufacturing
Prior art date
Application number
Other languages
English (en)
Publication of BE500442A publication Critical patent/BE500442A/fr

Links

Classifications

    • BPERFORMING OPERATIONS; TRANSPORTING
    • B01PHYSICAL OR CHEMICAL PROCESSES OR APPARATUS IN GENERAL
    • B01JCHEMICAL OR PHYSICAL PROCESSES, e.g. CATALYSIS OR COLLOID CHEMISTRY; THEIR RELEVANT APPARATUS
    • B01J19/00Chemical, physical or physico-chemical processes in general; Their relevant apparatus

Landscapes

  • Chemical & Material Sciences (AREA)
  • Organic Chemistry (AREA)
  • Chemical Kinetics & Catalysis (AREA)
  • Refinement Of Pig-Iron, Manufacture Of Cast Iron, And Steel Manufacture Other Than In Revolving Furnaces (AREA)

Description


   <Desc/Clms Page number 1> 
 



  PROCEDE DE FABRICATION 'DE FONTE NODULAIRE ET PRODUITS OBTENUS PAR
CE   PROCEDE   
La présente invention est relative à un procédé de fabrication de 
 EMI1.1 
 fonte nodulaire et aux produits obtenus par ce procédé. 



   Les quelques 200 publications des deux dernières années et les mé- moires descriptifs déposés à l'appui de différentes demandes de brevets ont suffisamment fait connaître les fontes nodulaires. 



   Nous disons que la fonte nodulaire est une fonte dont la grande majorité du graphite se présente sous forme de sphères plus ou moins parfaites; 
 EMI1.2 
 ces particules de graphite sont appelées : nodules5) sphérulesy sphéroîdesq sphé-   rolites, etc....   



   Plusieurs éléments sont capables de forcer la cristallisation sphé- 
 EMI1.3 
 rolitique du graphite; nous citerons les suivants : Ce, Mge Li Cap Sra Ba, Na, K, Te. Be9 etc... 



  Le demandent, a découvert que les effets de ces éléments ou au moins de certains d'entr'eux s'additionnent et a réussi à produire des fontes nodu- laires par i'e't;-comb3.né des éléments Ca, Li, Sr, Ba9 Na, K et lg soit deux à deux, ttoisàà trois, quatre à quatre, cinq à cinq;, six â six ou même par l'effet combiné de ces septs éléments tout en limitant l'intervention du Mg 
 EMI1.4 
 à un maximum de 09 02 % de Mg résiduel. 



   Ces éléments sont reconnus universellement comme éléments.réducteurs et   désulfurants   et leur solubilité   dsns   la fonte est extrêmement faible ou peut être même   inexistante.   
 EMI1.5 
 



  Additionnés à la fonte ces élémentsréâgissent avec l'oxygène dis- sous ou combinédans les suspensions oxydées, telle la silice, avec le soufre etc... pour former les combinaisons oxydee sufure e 000 insolubles dans la fon- te et précipitant per ascensum aussi longtemps que la fonte est liquidée . Gé- néralement cependant les particules les plus petites n'auront guère le temps 
 EMI1.6 
 de s'éliminer de la masse pour se rassembler dans la tête (coaodo dsne la par- tie supérieure de la pièce coulée, éventuellement la masselotte). Ainsi se 

 <Desc/Clms Page number 2> 

 trouve posée la question de l'existence d'une teneur résiduelle d'un de ces élémentso Il importe de définir ce qu'on entend par teneur résiduelle de ces éléments réputés insolubles dans le fer. 



   Personne n'a jusqu'à présent donné une définition précise de la teneur résiduelle en Ce, en Mg, en Ca etc....mais aucun spécialiste ne consi- dère la quantité de cet élément qui est liée au soufre comme faisant partie de la teneur résiduelleo 
Il est de pratique courante de préléver le métal destiné au dosage de la teneur résiduelle d'un de ces éléments dans un endroit de la pièce présen- tant le maximum de garantie quant à la précipitation des sulfures et antres composés de l'élément considérée Dans le cas du Mg on coule par exemple un tronc de cône ayant un diamètre de petite base de 50 à 60 mm, une hauteur de 300 mm et un diamètre de grande base de 100 à 120 mmo Le tronc de cône est disposé verticalement, la grande base en haut. Il importe que la fonte soit suffisamment fluide pour garantir un temps de précipitation suffisait.

   Pour le dossage du Mg résiduel par exemple on prélèvera le métal à la base,   c.a.d.   au maximum à quelque 2 à 4 cm de la section inférieure qui a un diamètre de 50 à 60 mmo On admet généralement que la teneur en Mg ainsi trouvée représen- te ce qu'on appelle le Mg résiduel.

   Dans l'état actuel de nos connaissances, cette notion de teneur résiduelle d'un élément tel que Mg, Ca, Li ....est donc assez vague Ceci est encore plus vrai pour les éléments   Ca,   Li, Ba, Sr, Na et K dont on ne connaît gaZre de méthode précise de dosage pour des proportions de l'ordre de grandeur de quelques millièmes à quelques centièmes de   poureenta   Il est de fait cependant que, lorsque ces éléments sont additionnés à la fonte, on peut en retrouver des traces   dans   cette fonte par l'analyse spectrale qua-   litative.   Les méthodes d'analyse quantitative actuellement connues ne permet- tant pas de déterminations précises de la teneur résiduelle de ces éléments dans la fonte traitée en vue de l'obtention de graphite nodulaire. 



   La présente invention se rapporte à une méthode de fabrication de   fnntes   nodulaires par l'effet combiné de 2 à 7 éléments précités. A une fonte à faible teneur en S (de préférence même un soufre inférieur à   0,02 %),   on additionnera, suivant l'invention, de   0,05 %   à 2 % d'une somme de 2 à 7 de ces éléments, sous forme d'éléments ou   d'alliages,   mais de préférence sous forme d'un alliage renfermant les éléments en question, et en ayant soin de limiter l'addition de l'élément Mg de façon à ne pas dépasser un Mg résiduel, détermi- né comme exposé   ci-dessus,   de 0,020 %. 



   A   l'analyse   spectrale qualitative on retrouvera des traces de   cha-   cun des éléments additionnés. 



   L'avantage de la limitation du Mg résiduel réside principalement dans la possibilité de se passer de l'inoculation secondaire tout en obtenant une fonte nodulaire grise. 



   Dans le même but il est intéressant de limiter également le Li. 



  Les autres éléments ne semblent pas stabiliser les carbures ou tout au moins ne les stabilisent pas dans la même mesure. 



   L'inventeur a reconnu qu'il était désirable sinon nécessaire de partir d'une fonte fluide à très faible teneur en soufre. 



   Dans le cas des modes opératoires I et 2, décrits   ci-après,   et qui possèdent le grand avantage de ne pas nécessiter d'inoculation secondaire, le soufre de la fonte fluide à traiter sera de préférence inférieur à 0,02 %; le traitement de nodulation éliminera d'ailleurs une partie du soufre et la teneur de cet élément dans la fonte nodulaire obtenue sera généralement inférieure à 0,015 %. 



   Dans le cas du mode opératoire n  3 la fonte liquide à traiter pour- ra éventuellement .accuser une teneur en soufre supérieure et l'obtention du résultat visé,   c.a.d.   le graphite nodulaire, reste parfaitement possible moyen- nant des additions plus importantes d'alliages plus riches en Li éventuellement en Mg; dans ce cas il devient difficile de contrôler ou de limiter le Li rési- duel et il s'en suit que, pour obtenir la fonte nodulaire grise, l'inoculation 

 <Desc/Clms Page number 3> 

 secondaire ou Si redevient nécessaire. 



   Il est donc important de disposer d'une fonte fluide à basse teneur en S et de préférence aussi basse   qu'il   est possible de la   réalisero   A cet effet il est conseillé d'élaborer la fonte au cubilot basique avec un laitier basique et autant que possible réducteur donc   désulfurant;   le laitier basique s'obtient par addition suffisante de fondants basiques et son caractère réduc- teur peut être obtenu ou renforcé en mélangeant par exemple du carbure de cal- cium aux cokes. 



   Il est actuellement démontré que par ce mode opératoire on peut 
 EMI3.1 
 obtenir une fonte titrant à la piquée du cubilot moins de 001 % de So 
On peut évidemment opérer la désulfuration par une des nombreuses méthodes classiques faisant usage soit de   laitiers   de composés (la soude) ou 
 EMI3.2 
 d'éléments (Mg, Liooo) désuifurantso 
En dehors du soufre il n'y a guère de limitations rigoureuses dans la teneur des autres éléments habituels de la fonte; il est avantageux cepen- 
 EMI3.3 
 dent, surtout en vue de bonnes propriétés mécaniques,j1 de limiter la teneur en phosphore à 0 z3 % maxomum étant donné que l'allongement sera d'autant plus éle- vé que le phosphore est plus   bas;   de préférence on réalisera un phosphore infé- 
 EMI3.4 
 rieur à 0,1 %. 



  Le carbone sera généralement compris entre 2 et 4,5 %, le silicium 
 EMI3.5 
 entre 0 ,et 4 , le manganèse entre 0 et 1,2 %0 
Dans la plupart des cas d'application on soumettra au traitement de nodulation qui sera décrit plus loin une fonte dont la composition sera com- prise entre les limites suivantes : 
 EMI3.6 
 C = 2e8 à 4e2 %   Si. -   0,5  à   2 % 
 EMI3.7 
 Mn = 0:,>1 à l % P = 0 à   0,2 %   S = 0 à 0,02% 
 EMI3.8 
 A l'exception de la teneur en S aucun des autres éléments courant n'est critique. 



   Il est d'autre part évident-que la fonte peut-éventuellement être alliée. 



   La présente invention comprend un grand nombre de modes d'applica- tion possibles, en faite autant qu'il y a de combinaisons de 7 éléments pris 
 EMI3.9 
 2 à 2, 3 à 39 4 à 4, 5 à 59 6 à 6, en y ajoutant la combinaison des sept ensem- ble. 



   Il est évident cependant que certaines combinaisons sont plus avan- tageuses soit parce que donnant de meilleurs résultats techniques,!) soit parce que plus économiques, soit parce que les deux avantages se trouvent réuniso 
Ainsi l'on décrira trois modes opératoires qui peuvent actuellement être considérés comme étant des plus avantageux. 
 EMI3.10 
 



  Il est établi (voir notamment Solo De Sy : I) inoculation et gra- phite des fontes grises" Mémoire Belge d'échange au Congrès de Paris (9 Octobre 1948) publié dans "fonderie" n  37s anvier 1949, 2) "Quelques résultats de recherches belges sur les fontes nodulaires" preprint n  20 au congrès inter- national de fonderie à Amsterdam,j1 Août-Sept 1949s 3) "La contribution Belge dans l'étude des fontes nodulaires" Revue Universelle des Mines, Août 1950), que l'addition de calcium en quantité suffisante à une fonte fluide pauvre en 
 EMI3.11 
 soufre et à température normale (1300 à 1500oC) permet l'obtention du graphite   sphérolitiqueo   
L'addition de Ca (sous forme de siliciure) à la fonte fluide est appliquée depuis quelque 25 ans dans les fontes que l'on appelle souvent "Mee-   hanite";

     à composition égale ces fontes ont une résistance plus élevée parce que, grâce au traitement par le Cas le graphite est rendu plus compact et pré- sente par conséquent un effet d'entaille moindre 

 <Desc/Clms Page number 4> 

 
Il est extrêmement difficile cependant d'atteindre, par l'addition de siliciure de calcium, le degré de compacité du graphite correspondant à une fonte à caractère nodulaire, c.à.d. présentant des phérolites de graphite et du graphite compact. 



   Au contraire si l'on fait usage d'un alliage ternaire   Ca-Si-Cu   ou   Ca-Si-Ni   par exemple,, ou quaternaire Ca-Si-Cu-Ni par exemple en incorporant un ou deux des éléments   véhiculants   Cu et Ni, on peut obtenir systématiquement une fonte nodulaire en traitant une fonte à basse teneur en soufre avec une quantité suffisante, généralement 3 à 4 %, de l'alliage de nodulation. 



   Comme alliage de nodulation on choisira avantageusement un alliage dont les limites de composition sont : 
Ca= 10 à   40 %   
Si = 30 à 80 % 
Cu = 0 à   40 %     Ni =   0 à   30 %   
Voici à titre d'exemples non limitatifs quelques alliages ayant donné de bons résultats :   Ca   Si Cu Ni   1 24 56 20 --    
2 26 59 -- 15 
3 20 46 20   14   
Comme exemple concret d'un résultat citons le cas d'une fonte à 0,017% de S traitée avec 4   %   de l'alliage n  1 et ayant donné lieu à l'obten- tion de la structure nodulaire avec 54   kg/mm2   comme résistance à la traction et 5 % d'allongement brut de coulée sans inoculation secondaire ; le soufre final était de 0,012   %.   



   La production de fonte nodulaire par le traitement au Mg est suf- fisamment connue actuellement pour qu'il ne soit pas nécessaire de la décrire ici. 



   Suivant un premier mode opératoire préféré de l'invention, on fera usage de l'effet combiné des éléments Ca et Mg en utilisant de préférence pour le traitement de nodulation un alliage contenant à la fois les éléments Ca et Mg, ce dernier étant limité à une quantité garantissant un Mg résiduel inférieur à 0, 02 %. 



   Par rapport au traitement par le Ca seul, le traitement combiné au   Ca-Mg   présente le grand avantage de donner le résultat cherché coàodo la fonte nodulaire., pour une addition d'alliage sensiblement deux fois moindre,   coàodo   dans le cas de l'exemple concret ci-dessus 1,5 à 2 % au lieu de 3 à 4 %.4 Comme les alliages préconisés pour le traitement au Ca seul d'une part et pour le traitement au   Ca-Mg   d'autre part sont d'un prix de revient pratiquement i- dentique, il en résulte tout d'abord un avantage économique que l'on peut   éva-   luer actuellement à 600 à 800 francs la tonne de fonte traitée.

   D'antre part si on considère l'effet de refroidissement de la fonte résultant d'une addition aussi massive que 3 à 4 % et la repercussion de cet effet sur la coulabilité et finalement sur les rebuts, on se rend compte aisément que l'avantage de la plus faible addition est plus important encore que l'économie directe évaluée ci-dessus. 



   Par rapport au traitement par le Mg seul le traitement au Ca-Mg présente les avantages suivants : 
I ) pas d'inoculation secondaire; 
2 ) aucun effet violent comme dans le cas du Mg seul, 
3 ) les alliages sont plus économiques. 



   On peut conclure en disant que la méthode du traitement combiné et principalement celle au   Ca-Mg   présente des avantages qui justifieront son application dans certains cas en rapport avec l'effet final visé,   caàodo   les propriétés de la fonte produite. 

 <Desc/Clms Page number 5> 

 



   Suivant ce premier mode opératoire le traitement de nodulation con- siste en   l'addition   à la fonte liquide d'un alliage contenant le Ca et le Mgo Il est conseillé de faire usage d'un alliage ternaire, quaternaire au quinte- 
 EMI5.1 
 naire des éléments Cal) Nige Si, Cu et Ni contenant de préférence au moins un des véhiculants lourds Cu et Ni et dont les limites de composition sont les sui- ventes :   Ca -   5 à   40 %   
Si = 30à   80 %   
Cu = 0 à 40 % 
 EMI5.2 
 Ni - 0 à 30 % 
Mg = I à 10 % 
Voici à titre d'exemples non limitatifs quelques alliages ayant donné de bons résultats :

   
Ca Si   Mg   Cu Ni 
1 33 64 3 -- - 
2 24 54 2 20 
3 26 57   2,5   -- 14,5 
4 22 51 2 15 10 
5 26 57 2 15 - 
La quantité de l'alliage à ajouter est fonction de la composition de la fonte, principalement de la teneur en S et en   Si.,   et du but poursuivi : l'obtention d'une matrice ferritique ou à prédominance de ferrite 'ou de perlite avec graphite nodulaire ou éventuellement même la variété intermédiaire dési- 
 EMI5.3 
 gnée généralement par un des noms i quasi-flakes compact, vermiculaire., etc..,, 
Cette dernière variété peut être obtenue systématiquement en fai- sant des additions insuffisantes pour forcer la cristallisation sphérolitique du graphite;

   il y correspond un S final généralement un peu supérieur à celui qu'on trouve dans   a   fonte franchement nodulaire   coàodo   donc à prédominance de graphite   sphérolitique.   



   L'avantage principal de l'effet combiné du Ca et du Mg avec limi- tation du Mg consiste en l'obtention de la fonte grise de coulée sans inocula- tion secondaire; celle-ci peut cependant être appliquée si on désire une fonte 
 EMI5.4 
 plus douce coaodo plus ferritique 
Ainsi donc d'après la composition de la fonte et le but que l'on s'est fixé au point de vue nuance de la fonte produite, on fera des additions 
 EMI5.5 
 de 0,2 % à 5 % d'un des alliages de la série précitéeo 
Dans beaucoup de cas I à 2 % de l'alliage de nodulation sera lar- gement suffisante 
Comme exemples citons les compositions et les propriétés de deux 
 EMI5.6 
 fontes nodulaires obtenues par addition de I % de l'alliage n  2 ci-dessus :

   CJ cg Si% Mn% S% Cu% Mg% Cs% R t au a) 3,76 3,39 . 1,93 0,19 0,013 0,2 0,011 présent 49 9 b) 3,07 2,59 2,41 0,40 0,009 0,22 0,018 fi 56 4 Suivant un second mode opératoire préféré de l'invention on fera usage de l'effet combiné des éléments Ca et Li en utilisant de préférence pour le traitement de nodulation un alliage contenant à la fois les éléments Ca et Li, ce dernier étant limité en quantité additionnée de façon à obtenir la struc- ture grise de solidification sans recourir à l'inoculation secondaire. 



   Le traitement de nodulation consiste en l'addition à la fonte li- quide de l'alliage contenant à la fois les éléments Ca et Li. Il est conseillé de faire usage d'un alliage ternaire, quaternaire ou quintenaire des éléments 
 EMI5.7 
 Cay Li, Sig Cu et Ni contenant de préférence au moins un des véhiculants lourds Cu et Ni et dont les limites de compositions sont les suivantes : 

 <Desc/Clms Page number 6> 

   Ca -   5 à 40%   Li =   2 à 10% 
Si = 30 à   80 %   
Cu = 0 à 40%   Ni =   0 à 30% 
Voici à titre d'exemples non limitatifs quelques alliages ayant donné de bons résultats : 
Ca Si Li Cu Ni 
1 22 50 5 23 -- 
2 24 53 5 18 
3 20 46 4 . 15 15 
La quantité de l'alliage à ajouter est fonction de la composition de la fonte, principalement de la teneur en S et en Si, et du but poursuivi :

   obtention d'une matrice ferritique ou à prédominance de ferrite ou de perlite avec graphite nodulaire ou éventuellement même la variété intermédiaire dési- gnée généralement par un des noms : quasi-flake, compact, vermiculaire,   etc...   



   Cette dernière variété peut être obtenue systématiquement en faisant des additions insuffisantes pour forcer la cristallisation sphérolitique du graphite; il y correspond un S final généralement un peu supérieur à celui qu'on trouve dans la fonte franchement nodulaire,   coàado   donc à prédominance de gra- phite   sphérolitiqueo   
L'avantage principal de l'effet combiné du Ca et du Li avec   limi-   tation du Li consiste en l'obtention de la fonte grise de coulée sans inocula- tion secondaire ; celle-ci peut cependant   !.être   appliquée si on désire obtenir une fonte plus douce, c:à.d. plud ferritique. 



     .ainsi   donc d'après la composition de la fonte et le but que l'on s'est fixé au point de vue nuance de la fonte produite, on fera des additions de   0,2 %   à 5 % d'un des alliages de la série précitéeo 
Comme exemples citons les compositions et les propriétés de deux fontes nodulaires obtenues par l'addition de 2 % de l'alliage n  1 :

   
Ct% Si% S% Cu% Ca% Li%   Rtkg/mm2   A% a)   4,26   1,93   0,011   0,45 présent présent 42 4,2 b) 3,35 2,40 0,012 0,49 "   "   57 1,3 
Suivant un troisième mode opératoire préféré de l'invention on fera usage de l'effet combiné des éléments Ca et Li ou Ca, Li et Mg en utilisant de préférence pour le traitement de nodulation un alliage contenant à la fois le Ca et le Li ou le ca, le Li et le Mg, ce dernier, c.à.d.le Mg, étant limité à une teneur résiduelle de   0,02 %   au maximum, le Li n'étant pas limité. 



   Comme le Li est un stabilisateur de carbures assez puissant, il pourra advenir, spécialement dans le cas du traitement de fonte fluide à teneur en S sensiblement supérieure à 0,025 5, que la quantité d'alliage à additionner en vue de l'obtention de la fonte nodulaire sera telle qu'il en résultera un Li résiduel incorporé tel qu'on obtiendra une structure blanche ou truitée à la solidification; lorsqu'on désire une structure grise de solidification on sera donc amené parfois à pratiquer l'inoculation secondaire au Si. 



   S'il est vrai que, par rapport aux modes opératoires I et 2 à li- mitation du   Mg   et du Li, le mode opératoire n  3 sans limitation du Li présente, surtout dans le cas du traitement d'une fonte à S sensiblement supérieur à   0,02%,   par exemple   0, 03   à   0, 05     %,   l'inconvénient de nécessiter l'inoculation secondaire en vue de l'obtention de la structure grise de solidification, le mode opéra- toire n  3 présente par contre, par rapport aux modes opératoires n  1 et 2, l'avantage de mieux convenir pour le traitement des fontes à soufre sensible- ment supérieur à 0,02 %. 



   Le traitement de nodulation dans le mode opératoire n  3 consiste en l'addition à la fonte liquide d'un alliage contenant à la fois le Ca et le Li ou le Ca, le Li et le Mgo 

 <Desc/Clms Page number 7> 

 
Il est conseillé de faire usage d'un alliage contenant outre les éléments d'influence Ca et Li ou Ca, Li et Mg, un, deux ou trois des véhiculants, Si, Cu et Ni. 



   Les limites de composition des alliages seront les suivants : 
Ca = 5 à   40 %   
Li = 3 à 30%   Mg   = 0 à 10 %   Si =   30 à 80% 
Cu = 0 à 40 %   Ni =   0 à 30 % 
A titre d'exemples non limitatifs, voici quelques alliages ayant donné de bons résultats :

   
 EMI7.1 
 
<tb> Ca <SEP> Li <SEP> Mg <SEP> Si <SEP> Cu <SEP> Ni
<tb> 
<tb> 
<tb> 
<tb> 
<tb> 1 <SEP> 20 <SEP> 10 <SEP> 2 <SEP> 48 <SEP> -- <SEP> 20
<tb> 
<tb> 
<tb> 
<tb> 
<tb> 
<tb> 2 <SEP> 21 <SEP> 10-- <SEP> 49 <SEP> 20
<tb> 
<tb> 
<tb> 
<tb> 
<tb> 3 <SEP> 20 <SEP> 10 <SEP> 2 <SEP> 48 <SEP> 20 <SEP> -
<tb> 
<tb> 
<tb> 
<tb> 
<tb> 4 <SEP> 18 <SEP> 15 <SEP> 2 <SEP> 40 <SEP> 12 <SEP> 13
<tb> 
<tb> 
<tb> 
<tb> 
<tb> 5 <SEP> 22 <SEP> 6 <SEP> 3 <SEP> 51 <SEP> 18
<tb> 
<tb> 
<tb> 
<tb> 
<tb> 6 <SEP> 18 <SEP> 15 <SEP> -- <SEP> 44 <SEP> 5 <SEP> 18
<tb> 
<tb> 
<tb> 
<tb> 
<tb> 7 <SEP> 20 <SEP> 15 <SEP> 4 <SEP> 48 <SEP> 13
<tb> 
 
La quantité de l'alliage à ajouter est fonction de la composition de la fonte fluide et principalement de la teneur en S;

   suivant la composition de la fonte fluide d'une part et de l'alliage de   nodulation   d'autre part on fera une addition de 0,3 à 5 % d'un des alliages précitéso 
Comme exemples concrets citons les résultats de trois traitements différents appliqués à une même fonte de base titrant : 
Ct = 3,30% 
SI 1,20 %   Mn =   0,30% 
P = 0,07 % 
S = 0,033% Traitement a) : addition de 1,8 % de l'alliage n  3. éprouvette coulée après ce traitement = truitée inoculation secondaire :0,4% de Si; éprouvette coulée après inoculation secondaire : grise structure obtenue : graphite sphérolitique et graphite compact ou vermiculaire Composition finale : 
Ct = 3,32% 
Si = 2,405   Mn -   0,29 % 
P   -   0,07% 
S = 0,022 % 
Mg 0,009%   Ca -   présent. 



   Li = présent Propriétés : 
 EMI7.2 
 charge de Jpture Rt 39 kg/mm2 allongement 1% = 096 % dureté Brinell A 17Ù ô . 



  , Traitement b) : addition de 2,25 % de l'alliage n  30 éprouvette coulée après ce traitement = truitée inoculation secondaire : 0,4% de Si. éprouvette codée après inoculation secondaire :grise. 

 <Desc/Clms Page number 8> 

 



  Structure obtenue : graphite sphérolitique, c.à.d. donc fonte nodulaire propre- ment dite. 



  Composition finale : 
Ct =   3,26 %   
Si =   2,49 %   
Mn = 0,29% 
P = 0,07 % 
S = 0,016% 
Mg = 0,012% 
Ca= présent 
Li = présent Propriétés : 
Et = 52 kg/mm2 
A% =   2,2 %   
 EMI8.1 
 Dureté Brinell û = 214 Traitement c) : addition de 3 % de l'alliage n  3 éprouvette coulée après èe traitement : truitée. inoculation secondaire =   0,4 %   de Si. éprouvette coulée après inoculation secondaire : grise. 



  Structure obtenue : graphite sphérolitique,   coàodo   donc fonte nodulaire propre- ment dite. 



  Composition finale : ct = 3,16% 
Si =   2,59 %     Mn =   0,29% 
P = 0,07% 
S =   0,014 %   
Mg =   0,019 %   
Ca= présent. 



     Li =   présenta Propriétés :   Rt =   56 kg/mm2 
A% = 2. 



  Dureté Brinell   #=   2370 
Il est bien entendu que dans les mélanges dont il est question dans la présente description et dans les revendications subséquentes, les proportions en pourcentages sont évaluées en poids., 
REVENDICATIONS. 



   1. Procédé de fabrication de fonte nodulaire, caractérisé en ce qu'on ajoute à la fonte liquide au moins deux éléments quelconques   d'une   série d'éléments comprenant le   calcium   le lithium, le strontium, le baryum, le so- dium, le potassium. 



   2. Procédé de fabrication de fonte nodulaire, caractérisé en ce qu'on ajoute à la fonte du magnésium et au moins l'un quelconque des éléments d'une série comprenant le calcium, le lithium, le strontium, le baryum, le so- dium et le potassium, la quantité de magnésium étant réglée pour que la teneur de la fonte coulée en magnésium résiduel, mesurée comme décrit ci avant, reste inférieure à 0,02%. 

**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.

Claims (1)

  1. 3. Procédé de fabrication de fonte nodulaire suivant l'une quelcon- que des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les dits éléments ajoutés à la fonte liquide sont incorporés à un alliageo 4. Procédé de fabrication de fonte nodulaire., suivant l'une que-1- <Desc/Clms Page number 9> conque des revendications précédente-se caractérisé en ce que le pourcentage total des dits éléments ajoutés à la fonte liquide est compris entre 0,05 % et 2%.
    5. Procédé de fabrication de fonte nodulaire, suivant l'une quel- conque des revendications 2, 3 et 4, caractérisé en ce que les éléments d'ad- dition choisis sont le magnésium et le calcium, incorporés à un alliage compre- nant de préférence au moins l'un des élément cuivre et nickel, et dans lequel les teneurs en éléments précités ont respectivement l'une quelconque des valeurs suivantes Ca = 5 à 40 % Mg = 1 à 10 % Si = 30 à 80 % Cu = 0à 40 % Ni=0 à 30% la somme des proportions formant 100%.
    60 Procédé de fabrication de fonte nodulaire suivant la revendica- tion 5, la proportion d'alliage ajoutée à la fonte liquide étant comprise entre 0, 2 et 5%.
    7. Procédé de fabrication de fonte nodulaire, suivant l'une quel- conque des revendications 5 et 6, caractérisé en ce que l'addition des agents nodulants précités est suivie d'une inoculation secondaire de la fonte liquide par au moins un corps, tel que par exemple du silicium.
    8. Procédé de fabrication de fonte nodulaire., suivant l'une quel- conque des revendications 1, 3 et 4, caractérisé en ce que les éléments d'ad- dition choisis sont le calcium et le lithium, incorporés à un alliage compre- nant de préférence au moins l'un des éléments, cuivra et nickel, et dans lequel les teneurs en éléments précités ont respectivement l'une quelconque des valeurs suivantes : Ca = 5 à 40 % Li = 2 à 10 % Si = 30 à 80 % Cu = 0 à 40 % EMI9.1 Ni = 0 a 30 % la somme des proportions formant 100 %.
    9. Procédé de fabrication de fonte nodulaire, suivant la revendi- cation 8,la proportion d'alliage ajoutée à la fonte liquide étant comprise entre 0,2 et 5%.
    10. Procédé de fabrication de fonte nodulaire, suivant l'une quel- conque des revendications 8 et 9,caractérisé en ce que l'addition des agents nodulants précités est suivie d'une inoculation secondaire de la fonte liquide par au moins un corps, tel que par exemple du silicium.
    11. Procédé de fabrication de fonte nodulaire, suivant l'une quel- conque des revendications 1, 3 et 4, caractérisé en ce que les éléments d'addi- tion choisis sont le calcium et le lithium, incorporés à un alliage comprenant de préférence au moins l'un des éléments cuivre et nickels et dans lequel les teneurs en éléments précités ont respectivement l'une quelconques des- va leurs suivantes :
    Ca - 5 à 40 % Li - existant en % quelconque Si - 30 à 80 % Cu = 0 à 40 % Ni - 0 à 30 %. la somme des proportions formant 100 % 120 Procédé de fabrication de fonte nodulaire, suivant la rvendi- cation 11, la proportion d'alliage ajoutée à la fonte liquide étant comprise entre 0,3 et 5 %. <Desc/Clms Page number 10>
    13. frocédé de fabrication de fonte nodulaire, suivant l'une quel- conque des revendications 11 et 12, caractérisé en ce que l'addition des agents nodulants précités est suivie d'une inoculation secondaire de la fonte liquide par au moins un corps, tel que par exemple du silicium.
    14. Procédé de fabrication de fonte nodulaire,. suivant l'une quel- conque des revendications 2, 3 et 4., caractérisé en ce que les éléments d'addi- tion choisis sont le magnésium, le lithium et le calcium, incorporés à un allia- ge contenant de préférence au moins l'un des éléments cuivre et nickel, et dans lequel les teneurs en éléments précités ont respectivement l'une quelconque des valeurs suivantes : Ca= 5 à 40 % Li = existant en % quelconque, de préférence 3 à 30 % Si = 30 à 80 % Cu = 0 à 40 % Ni = 0 à 30 % la somme des proportions formant 100 %.
    15.Procédé de fabrication de fonte nodulaire, suivant la revendi- cation 14, la proportion d'alliage ajoutée à la fonte liquide étant comprise EMI10.1 entre 0, 3 et 5 %,.
    16. Procédé de fabrication de fonte nodulaire, suivant l'une quel- conque des revendications 14 et 15caractérisé en ce que l'addition des agents nodulants précités est suivie d'une inoculation secondaire de la fonte liquide par au moins un corps.. tel que par exemple du silicium.
    17. Produits obtenus par l'emploi d'un procédé suivant l'une quel- conque des revendications précédentes.
BE500442D BE500442A (fr)

Publications (1)

Publication Number Publication Date
BE500442A true BE500442A (fr)

Family

ID=142544

Family Applications (1)

Application Number Title Priority Date Filing Date
BE500442D BE500442A (fr)

Country Status (1)

Country Link
BE (1) BE500442A (fr)

Similar Documents

Publication Publication Date Title
CN104903470B (zh) 球状石墨铸铁金属熔液的球状化处理方法
TWI421349B (zh) 製造鑄鐵之改良方法
JP2008303434A (ja) 耐摩耗性に優れた高強度球状黒鉛鋳鉄品
US20180148805A1 (en) Method for treating molten cast iron
US6177045B1 (en) Composition and method for inoculating low sulphur grey iron
CN109988964A (zh) 球墨铸铁材料、其制备方法和应用
CN102031450A (zh) 硅镇静钢线材和弹簧
CN108465791A (zh) 一种低镍高氮奥氏体不锈钢连铸结晶器保护渣
CN103589943B (zh) 采用稀土处理铸铁的方法
JP7818574B2 (ja) 球状黒鉛鋳鉄、球状黒鉛鋳鉄の製造方法及び球状化処理剤
JP5282546B2 (ja) 耐摩耗性に優れた高強度厚肉球状黒鉛鋳鉄品
JP2007245217A (ja) 圧延用複合ロール
BE500442A (fr)
CN107177785A (zh) 衬套及衬套的制备方法和装置
JPS59140318A (ja) 高強度フェライト地ダクタイル鋳鉄部品とその製造方法
JP5282547B2 (ja) 耐摩耗性に優れた高強度厚肉球状黒鉛鋳鉄品
CN101982555B (zh) 耐疲劳特性优异的硅镇静钢线材和弹簧
EP0069026A1 (fr) Méthode pour améliorer la formabilité des alliages du type aluminium-magnésium-silicium
BE514115A (fr)
US2501138A (en) Globular inclusion control for steel making
SU1656004A1 (ru) Лигатура дл чугуна
CN101553587A (zh) 耐疲劳特性优异的硅镇静钢线材和弹簧
BE408854A (fr)
CN120591650A (zh) 一种孕育剂及其在制备机床铸件中的应用
SU95169A1 (ru) Алюминиевый литейный сплав