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AILETTE POUR BANC A BROCHES.
Les ailettes pour bancs à broches comportent une partie cen- trale (ou moyeu), destinée à être montée sur l'extrémité supérieure de la broche, un bras tubulaire à l'intérieur duquel se meut la mèche pendant sa révolution autour de la bobine en formation, un compresseur articulé à l'ex- trémité inférieure du bras tubulaire qui amène la mèche à la bobine, et un bras massif servant de contre-poids au bras tubulaire.
Dans les constructions connues, le bras tubulaire présente une fente longitudinale sinueuse étroite s'étendant le long du côté extérieur du bras, à travers laquelle on introduit la mèche dans le bras. L'intérieur du tube, ainsi que la fente, doivent être parfaitement polis pour ne pas arrêter les fibres qui, en se feutrant, forment des queues. Ces queues s'u- nissent assez souvent à la mèche, en altèrent le titre et forment parfois un bouchon qui produit la rupture de la mèche.
Le constructeur doit donc donner beaucoup de soin au polissage de la surface intérieure du bras tubulaire et de sa fente. Cette opération est longue, coûteuse et imparfaite, et n'est complétée qu'après un usage prolongé du banc, par la mèche même, qui parvient avec le temps à polir la surface sur laquelle elle glisseo
L'invention se propose d'éliminer ces difficultés, en rem- plaçant la fente étroite et sinueuse par une ouverture très large, de façon à obtenir une section en C du bras, au lieu d'une section annulaire comme jusqu'ici.
Cette ouverture est telle que la mèche, tout en étant guidée à partie du moyeu jusqu'au compresseur, est maintenue appliquée contre le fond de la section en C par la pression de l'air pendant la rotation de l'ailette, aidée en cela par la force centrifuge.
Les avantages résultant de la forme en C du bras sont les sui- vants :
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a) réduction du coût de la fabrication du bras ouvert, grâce à la suppression de la fente et à la facilité de forgeage, - - b) possibilité de polir parfaitement la surface intérieure du canal en C, d'une manière rapide et efficace, pour empêcher la formation des queues de fibres et les inconvénients qui en dérivent; o) possibilité de chromer ou de- nickeler parfaitement la sur- face sur laquelle passe la mèche; d) facilité de mise en place de la mèche dans le bras de l'ai- lette ; e) moins de ruptures de la mèche et, conséquemment, moins d'ar- rêts de la machine grâce à la disparition des queues; f) ailette plus légère, le bras porte-mèche étant allégé, et le bras plein d'équilibrage étant conséquemment de poids réduit;
g) réduction de la quantité de métal employé.
Les dessins annexés montrent une ailette dé banc à broches sui- vant l'invention.
La figure 1 est une vue frontale de l'ailette de banc à broches du tupe généralement utilisé jusqu'ici.
La figure 2 est une vue frontale de l'ailette perfectionnée se- lon l'invention.
Les figures 3 à 5 sont trois sections transversales à plus gran- de échelle du bras tubulaire de l'ailette de type connu, respectivement par a-a, b-b et c-a de la figure 1, et montrent les positions prises par la mè- che pendant la rotation de l'ailette.
La figure 6 est une coupe transversale du bras guide-mèche de l'ailette perfectionnée suivant la figure 2 et montre la position de la mè- che, respectivement dans les sections d'extrémité d-d et intermédiaire e-e.
Sur la figure 1, 1 indique la partie centrale ou moyeù de l'ai- lette, et 2 le bras creux de guidage de la mèche. Dans les ailettes connues jusqu'ici, le bras est tubulaire, comme le montrent les figures 3 à 5, et est muni du côté extérieur, dans le plan moyen dune fente 3 servant à in- troduire la mèche pour l'exécution du travail.
Dans l'ailette perfectionnée selon l'invention (figures 2 et 6), par contre, le bras 2 de guidage de la.mèche présente une section en C, com- me le montre la figure 6, ce qui permet d'-obtenir., dans le sens de la rota- tion, une ouverture très large, comme indiqué par x sur la figure 6. Grâce à cette ouverture large, il est possible de polir à la perfection la surfa- ce 4 du fond de la section en C et,si nécessaire, même de la chromer ou de la nickeler d'une manière parfaite, avec la certitude dès le début de l'ab- sence de toutes aspérités qui puissent créer des obstacles au glissement des fibres de la mèche et donner lieu aux inconvénients mentionnés ci-dessus.
Sous l'effet de la pression de l'air, et grâce à la force centri-' fuge, la mèche 9 se maintient contre le fond de la section en C, comme l'in- dique la figure 6, au lieu de prendre les positions indiquées sur les figu- res 3 à 5 dans les bras tubulaires des ailettes connues jusqu-'ici,.qui sont fermés et dans lesquels la pression de l'air ne peut agir sur la mèche.
La figure 3 montre la position prise dans la construction con- nue par la mèche 9 dans les sections d'extrémité a-a; la figure 4 montre la position prise par la mèche dans les sections intermédiaires b-b; la.figu- re 5 montre la position prise par la mèche dans la section centrale .c-c.
Dans la .construction selon l'invention, la mèche 9 prend dans les sections d'extrémité la position indiquée sur la moitié gauche de la figure 6, et, dans la section intermédiaire, la position indiquée sur la moi- tié droite de la figure 6.
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Sur les figures 1 et 2, 5 indique le compresseur articulé en 6 au bras porte-mèche 2.7 indique la masse du compresseur laquelle produit, par l'action de la force centrifuge pendant la rotation.de l'ailette, la pression de la mèche sur la bobine. 8 indique enfin le bras massif, soudé au moyen de l'ailette et destiné à équilibrer le système pendant la rota- tion lequel, comme le montre clairement la comparaison des figures 1 et 2, est plus court dans l'ailette perfectionnée suivant l'invention.